Base : Bleach

Genre : OS romance…

Pairing : Byakuya/Renji

Raiting : par anticipation, pas tout public

Disclaimer : naaaooonnn !! ils sont pas (pleure) mais alors pas du tout (snirfle) pas du tout à nous (ooouuuiiinnn) mais à Tite Kubo et lui seul (va mettre fin à ses jours).

réponses à des reviews... c'est pas bien, c'est pas permis mais si les gens laissent pas d'adresse, comment on fait pour leur dire qu'on les aime, hein ? d'abord merci à Catsumi d'aimer autant le byaren et désolée, mais tout le monde n'est pas en vacance, même à Noël, snif, c'est ça aussi de travailler plus ! Quant à odt, merci pour la review, vive les rois du vocabulaire et puis, c'est exprès d'avoir un pseudo en forme de format texte ?

SEPT JOURS POUR GUERIR

Troisième Jour


Renji se réveilla apaisé. Il avait eu deux jours entiers pour mettre à l'épreuve sa chance de cocu. S'il avait eu quelqu'un dans sa vie, il aurait fallu qu'il vérifie sérieusement ses fréquentations. La chance de cocu, ça se tenait : il avait toujours finit par cocufier ses partenaires. Il en avait fait part à ses premiers visiteurs du matin.

- Ça ne s'applique pas dans ce sens là, Renji. Avait rectifié Yumichika. Mais c'est vrai que tu dois t'estimer heureux si ce que tu nous as expliqué à propos de Rukia est exact.

Renji avait vainement tenté de dissimuler ce pourquoi Rukia avait eu l'air si pressée de venir lui rendre visite.

« Merde, c'est ma meilleure amie, elle s'inquiète pour moi, c'est légitime !

- N'essaie pas de faire le malin avec tes grands mots, on sait bien qu'elle se fout de ta santé comme de sa première brosse à cheveux !

- Tu peux pas trouver des expressions un peu plus dignes, Yumichika ?

Ikkaku avait brièvement acquiescé, sans pour autant lâcher le morceau. Ils voulaient savoir le pourquoi du comment, ils le sauraient, même s'il fallait pour ça venir harceler le shinigami tous

les jours, dès six heures du matin. Même si ça leur faisait rater des entraînements, sacrés, comme nul ne l'ignore, dans la onzième division.

- Bon, elle est secrètement folle de moi et meurt de ne pas pouvoir être près de moi une seule seconde.

- Admettons, mais dans ce cas, comment tu expliques la tête de six pieds de long qu'elle tirait hier ? La joie refoulée ?

- C'est une fille, on ne les explique pas, c'est tout....

Ça aurait pu marcher, si Ikkaku n'avait pas eu une si bonne mémoire.

- A moins, justement qu'elle s'explique. On t'a trouvé près de chez Kurosaki. Tu vas chez Ichigo et Rukia fait la gueule. Cause, effet ?

Finalement vaincu, il avait tout expliqué, sur le ton d'un type qu'on vient de torturer à mort.

- Elle va t'achever. Avait conclu Yumichika.

- Une veine pareille, ça ne peut pas durer. Avait complété Ikkaku.

Sur ce funeste augure, Renji fit signe à ses amis de la fermer devant tous les autres visiteurs qui arrivaient juste. Si effectivement il bénéficiait d'une chance immérité, autant que personne ne lui en fasse plus la remarque pour la journée.

Un sourire narquois illumina son visage en voyant Izuru et Hinamori entrer dans la pièce : une corbeille de fruit dans les bras de son amie, un paquet ficelé dans ceux de Kira. Selon toute apparence, la jeune femme avait culpabilisé toute la nuit et prit la ferme résolution d'apporter un cadeau par jour au blessé, entraînant un Kira soumis et transis dans sa crise de bonté. Momo posa religieusement la corbeille à côté de son futon, avec un sourire navré qui s'excusait d'être venu les mains vides la veille.

- Arrête avec cette gueule d'imbécile heureux, tu mérites rien de ce qu'on t'apporte.

Joignant le geste à la parole, Shuhei brisa un pur moment d'autosatisfaction en attrapant le présent et distribuant les pommes, ananas, bananes du panier aux autres visiteurs, pas mécontents d'en priver l'arrogant blessé.

- Merci, fit l'intéressé, toutes ses velléités de rébellion étouffées dans l'œuf par une Rangiku attentive et assise sur ses jambes.

- Pas de quoi. C'est quoi, Izuru ? Fit Shuhei en montrant le deuxième « cadeau ».

- Pour pas qu'il s'ennuie, fit Kira en découvrant un plateau de jeu sous l'emballage.

- Et nous, on est là pour la déco ?

La vague de gratitude qui avait envahi Renji devant la délicate attention de Kira fut rapidement anéantie par la réponse de celui-ci.

- Je compte pas rester ici toute la journée. Pas vous ?

L'approbation générale donna le signal du départ, sous le sourire hypocrite de Renji qui se jura de tuer deux de ses amis au moins dès qu'il serait de nouveau sur pied. Si tant est qu'il soit lui même toujours en vie, vu que Rukia n'avait pas suivi le mouvement et le dévisageait intensément, un air suspicieux sur le visage, si on aime les euphémismes. Renji se dit que, définitivement, il avait eu une chance de cocu d'y avoir échappé pour deux jours mais, la chance tourne, le sort s'abat parfois sur les plus faibles et qu'à moins d'un miracle gros comme une maison, il allait y passer.


Byakuya Kuchiki avait fait semblant de méditer presque deux heures, avant de constater que tout le temps de réflexion qu'il s'accordait avait pour double effet pervers de faire s'accumuler une pile de dossiers colossale sur son bureau et de ne lui apporter aucune réponse satisfaisante.

Il devait se bouger. Pas pour traiter les dossiers en retard, Renji aurait tout le temps de s'en charger une fois en état de travailler, il en aurait pour quelques semaines pour rattraper le retard accumulé. Une manière comme une autre de ne pas laisser sa désobéissance impunie. Non, il devait trouver le fin mot de l'histoire, et pour cela, il devait obtenir des explications de son ancien professeur et de son vice-capitaine.

Il se rendit donc à la capitainerie d'Ukitake. Il était prioritaire, vu que Renji n'allait pas s'envoler, pas vivant en tout cas.

Le jeune shinigami de la douzième division qui l'avait accueilli était seulement à moitié mort de peur lorsque Kiyone intervint. Dommage, songea Byakuya en son fort intérieur. Terroriser ses interlocuteurs plus faibles avait souvent été un moyen imparable pour obtenir ce qu'il en attendait. Il se rappela que Renji avait déjà fait une remarque à ce sujet.

-Navrée, capitaine Kuchiki, le capitaine est alité, il a eu une rechute hier, pas de visite.

Le shinigami accueilli la nouvelle avec un haussement de sourcil plus que dubitatif. La remarque de Renji lui revint : « ça marche cette technique d'intimidation, sauf si le gars se rend inaccessible ». Effectivement, Ukitake avait brillamment anticipé sa réaction. Il se retrouvait avec deux « malades », interdits de visite, lui dissimulant probablement une ou deux choses pas très nettes.

La remarque de Renji était juste, autant aller directement voir celui qui était le plus accessible. Forcer la porte d'un capitaine ferait mauvais effet.

- Faites-lui savoir que je repasserais.

Kiyone devait se rappeler de cet épisode comme d'une intervention particulièrement menaçante d'un capitaine hors de son « pré carré », le pauvre shinigami fut traumatisé à vie, certain de devoir encourir la colère éternelle de Kuchiki pour lui avoir refusé l'accès à sa capitainerie.

Indifférent aux tourments psychologiques qu'il provoquait, Byakuya s'en alla vers l'hôpital, à la recherche d'une nouvelle victime.


- Heu... Rukia, je... enfin, pour cette histoire avec Ichigo... je...

Rukia baissa les yeux, essayant de dissimuler son inquiétude.

- Dis-moi juste, Renji, pas besoin de me ménager.

- Heuu... fit le shinigami nerveusement, en essayant désespérément de se souvenir de quoi il était question entre ses deux amis. Et biennn... c'est pas simple.

- Dis-moi la vérité, franchement, je ne veux pas que...

L'aura qui précéda de quelques secondes l'entrée de Byakuya dans la chambre fit taire Rukia, et Renji bénit les cieux et tous les dieux qu'il connaissait de cette intervention providentielle.

- Mon frère...

- Capitaine.

Byakuya sourit imperceptiblement à Rukia et lança un regard outré à son vice-capitaine qui faisait semblant d'être content de le voir. Or, Renji ne faisait absolument pas semblant, il était tout à fait reconnaissant à son capitaine d'avoir choisi ce moment précis pour intervenir. Sauf qu'il n'allait sûrement pas expliquer pourquoi.

- Laisse-nous, Rukia.

La jeune femme inclina respectueusement la tête en direction de Byakuya et lança à son ami un regard sans équivoque qui voulait à peu près dire « tu perds rien pour attendre, toi ».

Renji se contenta d'observer les deux visiteurs qui se relayaient sur le tabouret à côté de son lit. Il songea brièvement qu'il avait une chance de ... pendu. Vu qu'il n'échappait à Rukia que pour tomber entre les griffes de son frère. Il s'était une ou deux fois posé la question de savoir qui de l'un ou de l'autre était le plus à redouter, et il n'allait pas tarder à en avoir la réponse, même s'il n'était pas pressé.


Quelques minutes passèrent avec la lenteur d'une tortue asthmatique dans un silence lourd comme trois éléphants. Kuchiki passa d'abord un moment interminable à inspecter son officier des pieds à la tête, comme pour vérifier qu'il ne manquait ni un bras, ni une jambe. Sous cet examen, Renji rougit, déglutit, se tortilla, toussota, regarda ailleurs... mais ce ne fut rien à côté de l'état de nervosité dans lequel le plongea le regard glacé de son capitaine qui finit par le fixer longuement, le défiant de détourner les yeux.

Finalement, et au plus grand soulagement de Renji, Kuchiki inspecta la pièce du sol au plafond, cherchant les premiers signes du chaos domestique qui accompagnait inévitablement un Renji Abarai en bonne santé. La relative netteté des lieux le convainquit que son officier n'était pas encore au mieux de sa forme. Au détour de son examen, il jeta un regard suspicieux sur le goban qui trônait au pied du lit.

Suivant des yeux l'inspection son capitaine, Renji expliqua immédiatement, trop heureux de trouver un prétexte pour briser le silence qui était définitivement pesant.

- C'est Kira qui me l'a apporté.

Byakuya leva un sourcil étonné.

- Tu joues au go ?

- Un peu.

C'était une découverte assez inattendue pour le capitaine. De l'avis même de son vice capitaine, il se moquait de ce qui se passait autour de lui mais cela ne l'empêchait pas pour autant de connaître un minimum ses hommes. Il considérait que connaître l'essentiel était largement suffisant, pour le peu qu'il aurait à traiter avec les simples hommes de troupe : leur nom, prénom, âge, situation familiale mais pas grand chose de plus. Il croyait connaître plus ou moins son premier officier. C'est-à-dire qu'il connaissait de lui plus que ses nom, prénom, âge et situation familiale. Il savait plus de choses sur lui qu'il ne voulait bien l'admettre mais il ne pouvait pas nier que certaines zones d'ombre sur des aspects de sa personnalité. Ses activités, ses passe-temps, il n'en connaissait rien, ou si peu, vu que le peu qu'il connaissait n'était pas à l'avantage de Renji. Il découvrait.

- Ah oui ?

Renji le surprit une nouvelle fois en acquiesçant avec un petit sourire effronté.

- Je me débrouille pas mal.

Et s'attirant par là même un nouvel haussement de sourcil dubitatif.

Comme toute personne élevée dans les us et coutumes de la noblesse, Byakuya avait été initié très tôt à tous les jeux de stratégie et de réflexion. Cela n'avait jamais été une grande passion chez lui mais si on le lui demandait, il se considérait comme bon joueur, d'un niveau tout à fait respectable. Et s'il voulait être franchement honnête, il se trouvait excellent à ces jeux. Alors entendre un homme sorti du Rukongai lui faire plus ou moins comprendre qu'il pourrait être aussi bon (voire meilleur, mais c'était tout bonnement impossible) que lui ne pouvait rester sans réponse. Et puis, cela constituait au moins un domaine dans lequel il pouvait clouer le bec de son officier sans risquer d'aggraver son état de santé.

C'est pourquoi il s'installa face à Renji, tirant le goban entre eux, avant de commencer une partie.

Revenu de sa surprise, Renji posa à son tour une pierre, tant qu'il ne se faisait ni engueuler, ni tuer, n'importe quelle activité lui convenait.

Le capitaine avait entamé son jeu par une figure plutôt classique, quoiqu'un peu vieillotte mais la réponse du vice capitaine le désarçonna. Au bout de cinq ou six coups, il interrompit sa manœuvre, forcé d'adopter une stratégie défensive tant Renji le poussait dans ses retranchements.

Après son dixième coup, il leva un regard perçant à son adversaire : il était en train de perdre. Bien sûr, il pourrait encore se défendre un peu, mais l'essentiel de ses territoires était bel et bien perdu. Il devait admettre, bien malgré lui, qu'il avait sous estimé son adversaire et cela lui avait coûté la victoire.

Sans plus insister, il s'inclina. Cela lui coûtait mais s'acharner aurait été une preuve de vanité bien pire encore que la défaite.

- J'ai perdu.

Tout en récupérant ses pierres, Renji acquiesça.

- En effet. Mais vous ne jouiez pas sérieusement, n'est-ce pas ?

Il avait également réalisé cela, alors qu'ils avaient peu joué et n'aurait jamais osé le faire remarquer à un homme comme Kuchiki en temps normal. Sauf qu'il avait passé trois jours à mettre sa chance de tordu à l'épreuve, il pouvait bien continuer un peu. Byakuya surprit une trace de regret sur l'expression de son vice capitaine et devinant intuitivement ce qui en était la cause, il se força un peu à répondre.

- Excuse-moi. Je ne sous-estime jamais deux fois le même adversaire.

A sa grande surprise de Renji, un sourire amusé se dessina sur le visage de son supérieur Et ils se lancèrent dans une nouvelle partie.

Au fur et à mesure de leur jeu, il découvrait un aspect nouveau et stupéfiant de son vice capitaine. Il le savait intelligent. Pas plus que d'autres mais pas moins. Malgré les apparences de simplicité qu'il se donnait, héritage de son enfance et, plus probablement encore, de son passage dans une certaine division, Abarai Renji était capable de raisonnement complexe, voir tordu selon les situations. Depuis longtemps Byakuya avait cessé de considérer son vice capitaine comme la brute épaisse pour laquelle il passait souvent aux yeux du monde.

Ce qu'il découvrait était d'une toute autre nature. Pour la première fois, il voyait en Renji le tacticien et non plus le combattant. A travers son jeu, il pouvait suivre les longs cheminements de sa pensée, les choix cruciaux, les sacrifices qu'il était amené à faire et plus que tout, le talent qu'il déployait à toujours se sortir des situations les plus fermées. Comment avait-il pu passer à côté de ça si longtemps ? En fait, il ne se posa même pas la question, il savait pertinemment que son lieutenant n'était pas du genre à agir toujours aussi stupidement qu'on voulait bien le croire. Il l'avait accepté comme vice-capitaine, ce n'était pas par hasard ; il n'aurait jamais toléré un transfuge de la onzième division s'il ne décelait en lui aucune aptitude à l'exercice de son jugement.

Ce fut en ramassant les pierres après cette deuxième partie que cela arriva. D'ailleurs, Renji finit par considérer que c'est là que tout avait commencé. C'est là qu'ils auraient pu décider que rien ne se passerait. C'est là qu'ils en avaient décidé autrement. En rassemblant les pierres de son côté, Renji sentit quelque secondes durant le contact des doigts de son adversaire. Un contact parfaitement naturel, sans rien de spécial, aurait-il dû se dire. Seulement, cela n'avait rien d'innocent ni de naturel, c'étaient les mains de son capitaine et les frôler avait, pour un instant, fait cesser les battements de son cœur. La première fois, il fit comme de rien n'était, s'attendant à ce que cela ne se reproduise plus. Puis la seconde et la troisième fois… et puis chaque fois qu'ils récupéraient leurs pierres, le même effleurement se reproduisait, troublant Renji un peu plus à chaque fois, à tel point qu'il se sentait rouge de confusion. Pourtant, il ne faisait rien pour l'éviter, fasciné par cette liberté qui lui était permise d'accéder à l'individu le plus inaccessible qu'il connaisse.

Ils jouèrent ainsi, partie après partie, longtemps après la fin du jour, échangeant peu de mots, concentrés sur leurs coups, ils demeuraient si parfaitement droits et immobiles qu'un observateur extérieur les aurait cru pétrifiés. Plus encore que l'intensité qu'ils mettaient dans leur jeu et que leur attitude trahissait, ce qui ressortait de chacun de leur geste était la concentration qu'ils prenaient à jouer ainsi et déployer ensemble leur talent pour donner une partie à la hauteur de leur adversaire. Chaque ramassage de pierre donnant lieu à cette étrange confusion où chacun faisait semblant de ne rien voir.

Étrangement, Renji avait l'impression de franchir une limite extrêmement importante. Il ne faisait rien de blâmable. D'une certaine manière, il ne faisait qu'obéir à un ordre de son supérieur si on considérait que Kuchiki ne lui avait pas laissé le loisir de refuser de jouer. Malgré cela, il aurait fallu mettre à mal toute sa bonne foi pour admettre qu'il trouvait cela normal. C'était tout bonnement incongru. Limite indécent. Il avait été éduqué dans l'idée de ne jamais se sentir l'égal de quelqu'un comme Byakuya Kuchiki, il ne se passait pas une journée sans que son capitaine ne lui fasse sentir le fossé qui les séparait. Ça pour lui faire sentir qu'il était à des lieux de lui ! Alors forcément, la proximité soudaine n'arrivait pas à combler ce fossé de manière rationnelle. Pourquoi avait-il tant l'impression de perpétrer un crime en savourant cet instant ?

Renji avait arrêté de compter les parties, mais comprit qu'ils étaient arrivés à égalité, pour la première fois de la soirée. Comme si c'était ce qu'il avait cherché dès le début, Kuchiki releva la tête du goban et annonça l'égalité. En même temps, il sembla réaliser qu'il se faisait tard alors que Renji avait eu, toute la soirée, la conscience aiguë du temps qui passait.

- Il est plus que temps de rentrer.

Le vice-capitaine garda le silence, avant de réaliser qu'on attendait une réponse de sa part. Il arracha son regard à la place vide que laissait Kuchiki en face de lui.

- Vous devez avoir raison.

Byakuya tira la porte mais s'immobilisa. A l'origine, il était venu pour entendre une explication et pour infliger un blâme sévère à son officier le plus indiscipliné. Il faisait nuit noire, un peu tard pour des choses sérieuses, se surprit-il à penser.

- Je pense que le capitaine Unohana ne verra aucune contre-indication si je te fais porter quelques dossiers à traiter, demain.

A l'air sidéré de Renji, il déduisit que ce n'était pas exactement ce genre de « bonsoir » qu'il attendait. Mais les attentes de son vice-capitaine étaient le cadets de ses soucis, surtout qu'il pouvait s'estimer heureux de s'en tirer à si bon compte.

Il sortit sans attendre les salutations de son officier et sans s'arrêter au bureau du capitaine Unohana, de toute façon, avec ou sans son accord, il apporterait du travail à Renji : les dossiers s'entassaient.

Tout de même, songeait-il sur le chemin du retour, en observant une fenêtre encore éclairée du haut d'une passerelle, survivre à de telles blessures, se disait-il en voyant l'occupant de la chambre éclairée repousser un tabouret et un plateau de jeu loin de son lit, il a une chance intolérable.

A SUIVRE ....