Je t'attendrai

Ecrite par LenjaKa et traduite par Didine22


Petite note : A partir de ce chapitre, tous les dialogue en italique et entre des *, sont les pensées des personnages.

Réponses aux reviews anonymes :

- Galadriel098 : Merci pour cette longue review malgré un bug que tu as eu. ^^

Pour répondre à ta question, le langage qu'utilise Lenja à si jeune âge, n'est pas volontaire; elle est écrite ainsi dans la fic originale. Donc, j'essaie d'être le plus fidèle que possible pour avoir une traduction correcte. Il est vrai que certaines expressions que vous lirez, son étrange voir bizarre. Je ne connais pas forcément toutes les expressions ou citations de la langue française. ^^

En tout cas, je suis ravie qu'elle te plaise autant. Je ferai de mon mieux pour poster le plus souvent possible. ^^

Je remercie également aliena wyvern pour sa review. ^^


Bonjour/Bonsoir,

voici enfin le 2e chapitre de cette traduction.

Elle aurait dû être publier depuis un moment, mais comme expliquer dans une note dans une autre de mes fics,

car j'ai perdu tous les chapitres que j'avais déjà tapé à l'avance.

Donc, j'ai dû retapé tout lorsque mon planning me le permettait.

J'espère que cette suite vous plaira. ^^

Si vous remarquez des incohérences ou des imperfections au niveau de la langue,

faites- le moi savoir. ^^

Je vous souhaite un bon week- end et à la prochaine pour la suite !


Chapitre 2 : Pourquoi je ne suis pas un garçon ?

La mère de Lenja était une fière Naine. Láfa était la sœur aînée de Balin et Dwalin et elle n'avait pas moins d'entêtement que ses frères. Un large problème très étendu parmi les Nains.

En ce qui concernait sa fille, elle avait eu la chance d'avoir hériter de ses parents, la double quantité d'obstination.

Bien entendu, s'était toujours la faute de l'autre, quand Lenja dépassait les bornes. Láfa reprochait alors à son mari, de n'avoir pas assez de temps pour son enfant et à travers son absence, en tant que personne autoritaire, le besoin d'attention de sa fille se renforçait. Il lui répliquait, que c'est le devoir d'une mère de s'occuper de l'éducation de sa progéniture. Ce genre de conversation frappait durement le cœur de la petite Lenja.

Rien n'avait plus de sens que de voir ses parents heureux. Mais ses envies d'aventure, elle ne pouvait les réprimer. Elle avait essayé. D'innombrables fois, elle avait tenté de s'auto-discipliner et de faire ce qu'on attendait d'elle. Elle avait tout de même conscience, ce que signifiait avoir un comportement correct en tant que Naine.

De sa Mère et des amies de cette dernière, elle avait suivi plus ou moins des discussions intéressantes, lorsque les femmes se rencontraient.

*Des affaires de bonnes femmes*, comme aimait les nommer Oncle Dwalin. *Probablement Dwalin n'a jamais eu le plaisir d'assister à une assemblée de femmes*, pensa Lenja.

Alors il aurait su, comment s'était horriblement ennuyeux pour sa jeune nièce. Elle ne se sentait plus libre, mais emprisonnée.

Non, pour le meilleur du monde, elle se sentait dans un autre univers, un univers inconnu, lorsqu'elle écoutait discrètement les conversations des femmes. Par contrainte, Lenja devait toujours venir avec, puisqu'il fallait après tout, qu'elle devienne une Naine respectable. Et cela était par ailleurs, un essaie désespéré de sa mère de la discipliner, indirectement bien sûr.

C'est ainsi que la jeune Lenja accompagna, dans sa plus belle robe, sa Mère –dont l'état de grossesse était très avancée- cette fois-ci aussi, chez ses amies Dís, la petite- fille du Roi, et Reya, la femme d'un guerrier très estimé. La Princesse était dans l'assemblée des femmes, la plus jeune et par rapport aux deux autres, non-mariée.

Lenja et sa Mère se faisaient déjà attendre lorsqu'elles pénétrèrent dans le séjour réchauffé de la Princesse.

« Comment allez- vous ma chère Láfa ? Votre accouchement approche à grands pas, n'est- ce pas ? », remarqua Reya quand la mère de Lenja s'installait dans un fauteuil, reconnaissante de la gentillesse de son amie.

Sa fille s'assit comme à son habitude, un peu à l'écart du groupe de femmes, à proximité de la cheminée. Elle adorait la chaleur et le craquement du bois, comme lors de ces visites secrètes à la Forge. Jamais, Lenja n'aurait dis un mot à ses parents, au sujet de ses excursions pour voir son oncle Dwalin, lorsqu'il était là- bas en train de travailler sur ses haches. Ce secret devait rester entre elle et son Oncle.

Un sourire glissa furtivement sur le visage de Lenja quand elle pensait à cacher cette nouvelle pour l'éternité au ''club des femmes''.

« Oui, c'est pour bientôt et Asgrímur aura enfin son Héritier. Un garçon est bien ce que chaque Nain aspire. Un Héritier, dont il poursuivra la lignée. Je n'ai presque plus cru que c'était possible ! Cependant avec cette naissance, j'espère aussi que la relation et la cohésion se renforce à l'intérieur de la famille. », expliqua Láfa.

Lenja ne croyait pas ses oreilles. Discrètement, elle tourna un peu sa tête en direction des trois femmes, assises ensemble à la table. Avait- elle bien compris, là ? Le bébé, enfin son frère, avait, aux yeux de leur Père et de leur Mère, plus de valeur qu'elle ? Elle, qui n'était qu'une simple fille ? Cela ne pouvait pas être, le sérieux de ses parents ! Qu'est- ce que cela était comme monde, qui se dilatait et qui se mettait à tourner autour d'elle ?

Lenja reprit lentement de l'air. Elle ne voulait et ne pouvait pas ridiculiser l'annonce de sa Mère devant ses amies. Pas maintenant en tout cas. Surtout si cela s'avérait exact. Elle risquerait de mettre encore plus en danger, sa relation avec ses parents, après qu'elle commence tout juste à comprendre leurs véritables intentions.

« C'est exact., ajouta Reya aux dires de Láfa. Egalement chez mon Mari et moi s'était épuisant, lorsque je lui donne enfin un Fils. Vous savez, nous avions déjà deux filles jusqu'à ce que notre Fils s'annonce. J'avais déjà douté de moi à mes capacités d'épouse. Bien que je m'occupe de tout dans le foyer, une petite étincelle de doute persistait si j'étais une bonne épouse, si je pouvais donner de descendant. »

Pardon ? Le sentiment indolent dans le ventre de Lenja s'intensifia à chaque parole venant de Reya. Profondément enfouie en elle, elle espérait être dans un mauvais rêve et qu'elle se réveillerait d'un moment à l'autre. Elle comptait dans sa tête jusqu'à trois, mais rien ne se produisit. Cela devait donc être la réalité.

« Peut- être que vous exagérez un peu toutes les deux., débuta Dís qui avait remarqué une partie de l'agitation de Lenja. « J'ai également deux frères aînés, qui sont naturellement avant ma personne dans la succession au trône. Toutefois, je ne peux affirmer, que je dois justifier mon existence de femme.

- Je vous en prie, Dís. Vous le savez très bien, que cela dépends seulement de Thorin. Vous, en tant que plus jeune enfant, vous n'avez pas à supporter la pression venant de votre mère. Elle avait déjà remplie son devoir lors de son premier accouchement. », répliqua Reya mielleusement.

Un regard désespéré de Dís traversa la salle et resta accrocher au dos de Lenja. La petite s'était davantage pétrifiée lorsque Reya parlait. Láfa ne l'avait donc pas remarqué ? N'avait- elle pas vu, que sa fille, son unique enfant, souffre à chaque paroles des femmes ?

*S'il vous plaît, Mère ! … Maman, dis quelque chose*, supplia Lenja dans ses pensées. *Dis que tu m'aimes, que tu m'aimeras autant, comme mon frère à naître !*

Le combat désespéré de retenir ses larmes, Lenja l'avait perdu. La première larme lui coula sur la joue gauche lorsque sa mère, paraissant avoir entendu ses pensées, se mit à parler.

« Reya a raison. Vous n'êtes pas mariée, et ne connaissez pas cette pression. Un Fils est le pilier d'un bon mariage et quand cette partie tombe, alors vous pouvez vous tourner et bouger comme vous le voulez. Si ce n'est pas le cas, alors tout le monde vous observe davantage. Vous avez le sentiment que vous avez commis une erreur… »

UNE ERREUR !

A ces mots, Lenja ne pouvait plus se tenir. Comme piquée par une araignée, elle sursauta de sa place, près de la cheminée. Elle traversa d'un pas rapide le séjour, direction la porte. Elle n'avait aucune envie de discuter ou de parler. Elle pensait savoir enfin, pourquoi ses parents étaient toujours si sévères avec elle. Elle était une erreur de production. Quelque chose qui n'aurait pas dû être créé. Pas encore. Pas en tant que première née en tout cas.

« Tiens, Lenja trésor, que se passe- t- il ?, demanda sa Mère, inquiète.

- Je me sens mal. Je dois aller à l'air frais. », dit Lenja court pour le protocole, avant de sortir telle une furie, hors de la salle.

Elle voulait crier, hurler, mais quelque chose lui coupa l'air. Elle était trop bouleversée pour sortir le moindre son. Comment sa Mère pouvait dire une telle chose et ensuite être inquiète, comme si rien ne s'était passé ?

Lenja descendit précipitamment les couloirs. Elle ne pouvait plus réfléchir. Elle voulait seulement partir. Simplement laisser tout derrière elle. Ses larmes coulèrent à flot sur son visage, pendant qu'elle filait aussi vite que lui permettait sa robe, à travers les couloirs royaux.

Comme télécommandée, elle courut tant bien que mal le chemin familier. Vers où courrait- elle exactement ? Automatiquement, elle prit le chemin en direction de la Forge. Elle espérait trouver Dwalin là- bas. Son Oncle lui donnerait de la solidité. Elle l'espérait en tout cas.

Pressée à travers les sombres couloirs, elle atteignit enfin sa cible. Elle ouvrit brutalement la prote d'entrée et fonça tête baissée, à cause de son empressement, contre un Nain. Pas contre son Oncle. Et pas contre n'importe lequel contre le Prince Héritier en personne : Thorin, Fils de Thráin.

Complètement perplexe, Lenja regarda dans les yeux bleus du Prince. Elle s'excusa un instant pour son inattention avant de reprendre rapidement son chemin, néanmoins plus lentement qu'auparavant vers l'arrière de la Forge, où elle supposerait trouver son Oncle.

Et c'est là qu'elle le trouva. Profondément concentré dans l'art de l'affûtage. Étonné, Dwalin leva les yeux lorsqu'il remarqua sa nièce, et sa respiration se bloqua quand il aperçut ses yeux larmoyants et sa détresse.

« Lenja, que s'est- il passé ? Dis- le enfin ! Y- a- t- il quelque chose avec ta Mère ?, sortit Dwalin, visiblement inquiet.

- Elle… elle… ne m'aime pas. Je… suis une moins que rien. Pas un garçon… Une fille… Père ne m'aime pas non plus… 10 ans il a dû attendre… Le bébé… a plus de valeur… Je ne veux pas, que ça vienne au monde… Ca doit rester où pousse le poivre… », moucha Lenja avec une voix tremblante et chercha désespérément les yeux de son Oncle.

Dwalin laissa tomber son travail et vint vers sa nièce.

*Enfin*, pensa Lenja et était hyper- heureuse quand il la prit dans ses bras. Des larmes lui coulèrent en flot sur le visage. Au moins son Oncle l'aimait, comme elle était. On pouvait compter sur lui. Les petits bras se posèrent autour de son large cou et respirait profondément.

Lentement, et seulement très lentement, elle commençait à se calmer. Il n'avait besoin de rien dire. Sa présence lui suffisait. Cela était bien plus qu'elle avait espéré après l'aveu de sa Mère.

Dwalin lui caressa légèrement le dos. Lenja souleva la tête de son épaule et le regarda dans les yeux quand elle lui demanda, s'il ne pouvait plus lui montrer, comment on utilisait les épées et les haches.

Durant une fraction de seconde, il réfléchit, ce dont il allait pouvoir lui répondre. Au fond de lui, il l'avait présagé, que sa nièce allait venir sérieusement, un jour avec cette demande vers lui. Pas comme Lenja le faisait à son habitude, quand elle se battait contre lui par plaisanterie.

Un silencieux, presque un murmure, ''Oui'' était la réponse de Dwalin. Lenja se serra à nouveau dans ses bras. Heureusement, elle pouvait compter sur son Oncle.

A suivre...