Titre : Chroniques de sombres illuminés
Base : Harry Potter
Rated : M (homophobes s'abstenir)
Couple : Harry/Draco et d'autres
Diclaimer : Harry Potter est frais, Draco Malfoy est doux, mais ce magnifique fandom, n'est vraiment pas à moi.
Bonsoir à toutes et à tous, autant prévenir, certains auront seulement dû voir les deux premiers chapitres, et je ne sais pas pourquoi, c'est sans doute un bug dans mon upload de fichier. J'en sais rien. Je suis désolée si j'ai déçu les personnes qui n'auront pas eu l'update de ce chapitre, et qui pensent que je ne faisait que ça dans un but d'avoir plus de reviews.
A écouter en boucle, comme d'hab, Pastorale rondo! Et aussi un peu de Chopin, pour la fin, si l'envie vous prend.
Chroniques de sombres illuminés : chapitre 2: Les chroniques des coquelicots.
Blaise Zabini était dans un champ.
Un joli et paisible champ de coquelicots. Une légère brise venant lui titiller les oreilles. Aucun signe de civilisation aux alentours. Aucun cri. Aucun tremblement de terre. Rien qui ne pouvait venir le perturber. Dans l'air, le gazouillement des oiseaux, le bruissement des feuilles d'arbres. De ci de là, une abeille venant butiner une fleur. Non, il n'y avait vraiment rien pour déranger ce tableau idyllique. Pas de pollution, pas de bruit malvenu, pas de violence.
Et par-dessus tout, pas de Draco Malfoy.
Tiens, ça c'était bizarre. Il aurait juré qu'il avait vu le blond quelques minutes auparavant. Blaise soupira. Il l'avait encore égaré. Sur l'échelle du chiantisme, le blond atteignait des sommets. Mais chut, il ne fallait rien dire, de peur d'être décapité sur place par sa Sainteté…
N'empêche, quel drôle d'endroit, se dit-il. Il ne se souvenait pas de ce champ. Et puis, comment y était-il arrivé ? Pourquoi était-il seul ?
Soudain, il sentit une violente douleur à la joue droite. Il tomba à terre sous le coup du choc, et n'eut pas le temps de se plaindre qu'un deuxième choc sur la joue gauche, cette fois-ci, lui fit presque voir les étoiles.
Droite. Gauche. Droite. Gauche. Droite. Gauche.
Mais, mais, que se passait-il, bordel ?! On venait l'agresser alors qu'il pouvait enfin avoir une minute de paix !
Hé ! Oh ! Réveille-toi, ducon ! J'ai besoin de toi ! Oh !
Tiens, il entendait des voix ! Sans doute la voix du Seigneur qui venait le délivrer de son supplice.
Droite. Gauche. Droite. Gauche.
Allez, merde, Zabini, fais pas le con, c'est pas l'heure de roupiller !
Vraiment, il trouvait que le Tout-Puissant était bien vulgaire !
Droite. Gauche. Droite. Gauche.
Aïe ! Quelque chose lui tirait les paupières ! Et cette voix, qui lui hurlait sans cesse de se réveiller ! Mais il était réveillé ! Il était dans un champ, dans un endroit inconnu, tout seul, et totalement réveillé !
Droite. Gauche. Droite. Gauche.
Quoique. Pourquoi avait-il aussi mal sur le haut du crâne ? Il devait se souvenir… Allez, un effort…
Ah. Voila pourquoi.
Il était dans les vapes. C'était pour ça. Mais alors, comment était-il…
Droite. Gauche. Droite. Gauche.
Quelle question. Draco Malfoy.
Toujours et encore Lord Malfoy, dernier du nom. Pas un jour ne s'était passé sans accro concernant le blond.
Il avait mal aux joues, bordel !
Droite. Gauche. Droite. Gauche.
Bon, il fallait se concentrer pour oublier la douleur, et pour se souvenir des derniers événements. Et vite, de préférence.
Ah, ça y est, ça lui revenait.
Pansy et lui venaient de sortir de Grimmauld quand ils avaient entendu le cri strident et si connu de leur cher ami blond. Ils avaient alors accouru dans sa chambre, puis sur son balcon, pour le voir allongé de tout son long sur quelqu'un d'autre, essayant tant bien que mal de l'étrangler avec sa force sur-moustiquienne. Blaise n'aurait su dire ce qui avait était le plus ridicule dans cette situation : les petits cris que le Draco enragé faisait lors de sa parade meurtrière, le fait que la personne en dessous du blond ne se débattait pas et laissait le blond se déchaîner contre lui, ou bien, après s'être rapproché de plus près, le fait que ladite personne soit Harry Potter.
Sur le coup, Blaise maudit le destin. Et aussi l'architecte de la résidence.
Pourquoi avait-il fallu qu'il fasse de si petits écarts entre les balcons ? N'avait-il pas prévu que les habitants pourraient tenter de s'entretuer ?
Bref.
Pansy avait alors déchaussé un des ses escarpins pour taper sur le blond dans l'espoir de le faire lâcher prise, et Blaise avait pris une photo.
Parce qu'on ne savait jamais ce que l'avenir leur réservait.
Il avait ensuite aidé Pansy à tirer sur Draco, de plus en plus énervé, qui proliférait des conneries sans queue ni tête, comme quoi il n'était pas un clochard, et autres déjanteries Draconiennes. Draco en disait souvent, des conneries. Blaise n'arrivait jamais à distinguer si Malfoy Jr était sérieux ou non. Il se souvenait d'un jour ou Draco lui avait sorti, le visage impassible, les yeux rivés sur une partition de piano : « Tu sais, Zab', je suis sûr qu'avec des cheveux aussi frisés que les tiens, on pourrait faire des pulls en laine. ». Et il s'était alors tût jusqu'à la fin de l'heure d'étude.
Et c'était à ce moment que les choses avaient empiré. Si si, c'était possible.
Les deux fidèles acolytes de Potter avaient débarqué. Bordel, comme si la situation n'était pas assez cocasse d'avance. Et qu'est-ce qu'ils faisaient là, ceux-là ? Eux aussi devaient respecter les heures de visite, non ?
Ron Weasley était un grand roux, encore plus grand que Potter, et son visage était maculé de tâches de rousseur. Malgré sa carrure assez imposante, il était d'un naturel assez calme et posé, presque blasé. Cela provenait sans doute par le fait qu'il venait d'une fratrie de sept rouquins, et qu'il était le plus jeune garçon. Ou peut-être le fait que sa copine était une Miss-Je-Sais-Tout.
Hermione Granger était une jeune femme brune, aux cheveux si touffus que Blaise était sûr qu'elle aurait pu cachait ses livres de cours dedans. Elle était la plus douée dans sa branche, l'économie avancée. Blaise ne l'avait jamais vu sans un ou deux bouquins dans les bras. Et c'était encore le cas en ce moment.
« Harry ! Que se passe-t-il ici ? S'écria-t-elle en lâchant ses manuels scolaires sur le pied de son petit-ami, qui en hurla de douleur.
-Granger, pas le temps pour les explications, nous aider à calmer Draco tu dois ! Et toi aussi, Weasley ! Avait alors dit Pansy, tentant tant bien que mal de dégluer le blond de Potter.
-Tu ne me donnes pas d'ordre, Parkinson ! Et puis toi, là sur Harry, tu vas te calmer, et vite fait ! »
Si un regard pouvait tuer, celui d'Hermione Granger lança aurait été un génocide entier. Cependant, si Granger n'avait dû savoir qu'une seule et unique chose sur Pansy Parkinson, c'était le fait que lui donner des ordres la transformait en une sorte de Hulk sur hauts talons.
« Pardon ? Avait alors murmuré Pansy.
-Mais grouille-toi, aide-moi ! Et puis toi aussi Ronald, fais quelque chose ! »
Mais alors que Weasley s'était apprêté à lui attraper Draco, Pansy avait taclé Granger.
Littéralement taclé.
Les deux avaient alors commencé à se battre à coups de griffes et de tirage de cheveux. Puis Pansy avait enlevé sa deuxième chaussure. Et Granger avait dégainé son arme ultime. L'Histoire de Poudlard. Cette dernière fût la plus rapide à tirer. Mais Pansy, elle fût la plus rapide à se baisser.
Et ce fût Blaise qui se mangea l'encyclopédie en pleine tête.
Il ouvrit alors les yeux, pour apercevoir une énorme mimine arriver à toute allure vers sa joue droite. Ladite mimine appartenant à Weasley. Pourvu qu'il se rende compte qu'il venait de se rév…
Aïe.
« Ah ! Putain, Zabini, tu m'as fait quoi là ! Mec, aide-moi à faire quelque chose, ton pote essaye toujours d'étrangler le mien, et ma copine mors le mollet de la tienne ! »
Blaise soupira, se releva, prit une photo de Granger et Pansy, aussi au cas où, attrapa sa fiancée par le col de chemise, la souleva de terre, et l'enferma dans la chambre. Merde, maintenant ils étaient tous coincés sur le balcon !
« Bon, ça suffit tout ce cirque. »
Oh Dieu. Pour la première fois depuis une bonne vingtaine de minutes, Potter venait de prouver qu'il était toujours vivant.
Il se releva légèrement, forçant Draco à s'assoir sur ses cuisses au lieu de son ventre, le pris par dessous les bras et le souleva de terre tout en se mettant debout. Plus personne n'osait parler.
Draco était furieux ! Comment se déchet osait-il ne pas réagir ! Il continua à taper et crier le plus fort possible sur cet énergumène. Il avait vaguement senti quelqu'un tentant de le décrocher, et avait vaguement aperçu Pansy se battre avec une fille qui ressemblait trait pour trait à un castor.
S'était à ce moment-là que ce mec décida de parler.
Oh, pas une grande phrase, pas une grande pensée philosophique non plus.
Sauf que Draco n'arriva plus à penser à autre chose que cette voix grave qui venait d'être émise à moins de vingt centimètres de ses oreilles. Cette voix, elle était parfaite.
Enfin, musicalement parlant, entendons-nous bien.
Le déchet l'avait alors soulevé de terre comme s'il soulevait un sac en pastique vide, et l'avait fixé.
Vert. Trop de vert. Et trop proche.
« Tu as fini ? C'est bon, t'es calmé ? Je n'ai pas que ça à faire, moi, comparé à toi. »
Draco devait répondre quelque chose, et vite.
Vite !
« Potter, je suis désolé, je ne sais pas ce qui lui a pris.
-Harry, lâche-le, il devient de plus en plus blanc, si c'est encore possible. »
Le dénommé Potter le reposa à terre, et déverrouilla ses fenêtres pour rentrer dans sa chambre.
«Je n'ai pas le temps pour vos enfantillages à tous. Ron, viens, on doit y aller, on est déjà en retard. Et toi, je te préviens, ne te mets plus au travers de mon chemin, je n'aime pas les gens qui se croient supérieurs aux autres alors qu'ils ne sont rien. »
Draco était tétanisé. Que venait-il de dire ?
Il rattrapa Potter, et lui attrapa le bras pour le retourner vers lui violemment.
« Ecoute-moi bien, espèce d'immondice. A partir d'aujourd'hui, tu vas prier. Oh oui, crois-moi, tu vas prier. Car crois-moi, vu ce que tu vas subir à partir de maintenant, tu vas supplier les Dieux de venir te chercher plus tôt. Prépare-toi, déchet, ton Enfer vient de commencer. »
Et sur ce, Draco sortit de la chambre, ne laissant à personne le temps de répliquer.
Bordel, qui était ce mec ? Comment avait-il osé dire que lui, Draco Malfoy, héritier de la grande famille Malfoy n'était rien ?! Il allait payer.
Tu n'es rien. Ne l'oublie jamais. Tu n'es que poussière dans ce monde. Un minuscule grain de poussière insignifiant.
Il entendit la porte de la chambre s'ouvrir sur ses deux meilleurs amis.
« Blaise, j'ai besoin d'un piano. Maintenant. »
Il sentit la main froide et douce de Pansy se glisser dans la sienne, et le retourner lentement vers eux. Celle-ci avait les cheveux ébouriffés et il lui manquait une chaussure. Blaise, quant à lui, arborait un énorme cocard.
« Viens, on va te montrer la salle de musique, lui avait dit le métis, en plus, le soir, le cercle des Forte se réunissent.
-Les Forte, ce sont les meilleurs élèves de la section musique. Tu peux assister à leur réunion, si tu veux. »
Ils se dirigèrent alors vers une vieille bâtisse en pierres noires, et aux étroites fenêtres, d'où la nocturne Op.9 no.1 pouvait se faire entendre doucement, arrivant à percer les barrières de cette forteresse miniature.
Ron Weasley nageait. Enfin, il tentait tant bien que mal de suivre le rythme de son meilleur ami.
Deux, douze, ou bien peut-être quarante longueurs ? Il ne savait plus trop. Il ne comptait plus non plus.
Tout ce qu'il savait, c'est qu'Harry était encore plus rapide que d'habitude.
Lorsqu'ils s'arrêtèrent contre le bord, essoufflés mais détendus, Ron entama la conversation.
« N'empêche, c'était quand même un truc de dingue ce qui s'est passé tout à l'heure. Ce mec est un vrai psychopathe !
-Je ne sais pas. Je l'ai trouvé, comment dire, un peu… vide.
-Vide ?! Au contraire, il m'avait l'air bien rempli, celui-là ! Un malade je te dis !
-Tu as regardé ses yeux ?
- Non, pourquoi ?
-Je te l'ai dit, ils étaient vides. »
Ron ne comprit pas ce que venait de dire Harry. Il était même surpris. Surpris de cette drôle de rencontre.
Mais ce qui le surprenait le plus, c'était le fait qu'Harry Potter se soit intéressé aux yeux de quelqu'un.
Fin du chapitre 2
Notes de fin:
L'été enfin fini, la Dilynus Flemmardus sort enfin de sa léthargie due à la soudaine montée de température sur le littoral du Nord de la France. Après avoir passé un été à jouer à Skyrim dans la pénombre de sa chambre, la Dilynus Flemmardus a enfin rejoint les bancs de l'école pour sa deuxième année.
Bref, vous l'aurait compris, pour moi, l'été, c'est mortel. Vraiment. Je tiens quand même à m'excuser de cette si longue attente. Et je voudrais aussi remercier tous les lecteurs qui m'ont reviewé. Comme je l'ai dit dans mon autre fic, je prendrais le temps à la fin d'un prochain chapitre de tous vous répondre. Encore merci pour toutes vos reviews, vraiment.
Un biiiiiiiiig poutou on the cheek pour KairiYuwe52 qui a trouvé le disclaimer du chap' précédent! A qui le tour?
Ah! J'oubliais, je suis à nouveau en recherche d'une (ou d'un) gentille Beta, qui saura supporter mes idées légèrement saugrenues!
Citation du soir: Kakakakaka AU VOL! Au VOL! Bob Lennon vole des trucs, c'est un malade mental, c'est un psychopaaathe! Il tague les murs, il chie sur les meubles, il renverse les poubeeeeelles kakaka ! (Le crâne.)
Fin alternative:
Rusard, caché derrière la porte d'Harry, a tout entendu de la scène, et décide de tous les enfermer dans les cachots pour que tout ce petit monde travaille dans sa culture d'herbe à chat pour Miss Teigne.
Draco, au lieu de rejoindre de Blaise après son entrevue avec Dumbigle, décida d'enrôler la secrétaire dans la production de dindons en plastique pour le bain. Depuis, Mr Malfoy est multimilliardaire et a définitivement banni les canards en plastique.
Ah oui, et la quinquagénaire prépare toujours sa vengeance terrible.
FUS ROH DA !
Paix et prospérité,
DuneILoveYou.
