Avant d'avoir pu décider quoi faire, son ami le repéra et Camus sourit a la visible indécision, courte certes mais repérable. Son confident s'approcha de la table, sourcil levé en signe de surprise mais lui aussi apparemment savait, et il semblerait que ni lui, ni le verseau ne voulait perdre leur confident.
- Camus ? fit l'homme arrivé à la table.
- Sei… seigneur Hadès, répondit le Français en lui faisant signe de s'assoir.
Le dieu grimaça, sourire amusé.
- pas de ça entre nous, tu as lues toutes mes jérémiades.
Camus sourit, il retrouvait bien là son correspondant.
- le destin a un drôle d'humour.
- ça c'est le moins qu'on puisse dire. Milo ? ajouta-t-il doucement.
- Perséphone ? répondit Camus de même.
Ils soupirèrent de concert.
- bon, je vois qu'on a fait quelques progrès fit Hadès amusé vu que pendant quelques temps la moindre évocation de son ex mettait Camus en rage.
- on peut dire ça comme ça. Comment as-tu su pour Milo ?
Hadès sourit tristement.
- tu es mort Camus. Votre relation est inscrite dans ton dossier de jugement. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle Rhadamanthe ne voulait pas que je te reveille, il était persuadé que tu ne pourrais pas t'en prendre au scorpion.
Camus grimaça mais il avait posé la question, il ne pouvait s'en prendre qu'à lui pour le réveil de ses mauvais souvenirs, il décida de changer de sujet. Alors que le serveur revenait avec le café commander plus tôt.
- Alors comme ça on lit Dante ? Tu ne connais pas assez ton royaume ? fit-il ironique.
- Oh ça va, hein ! Je trouve justement amusant de chercher les différences, répondit le dieu sombre avec un sourire.
- et y en a-t-il ? Pour le peu que j'ai vu, on pourrait croire qu'il y est vraiment allé.
- va savoir ! fit Hadès ironique.
- Ta majesté redevient sadique.
- Ce n'est… il vit la lueur amusée dans les yeux de Camus et il se mit à rire. Oh, je vois, tu vas t'en servir pour t'amuser.
- ben tiens, tu oublies que je t'ai lu te plaindre qu'on te traitait comme un bébé. Tu crois quand même pas que je vais résister.
- ça m'aurait étonné.
Ils éclatèrent de rire, le verseau vit clairement que son ami n'allait pas bien, mais il savait qu'ils n'en parleraient pas ici.
- j'n'aurais jamais pensé que c'était toi.
- pareil pour moi Camus. Mais bon en dehors de notre naissance, nos lieux de vie et nos pouvoirs, nous sommes des êtres normaux.
- pas humains ? demanda Camus du rire dans la voix.
- pas pour moi, répondit Hadès en riant.
- cela te gènes, Camus ?
- de quoi ?
- que ce soit moi, ton confident?
Le verseau baissa la tête avant de dire doucement.
- ça devrait mais non. De plus, nous sommes en paix et… je me sens vraiment proche de toi.
Hadès posa sa main sur celle de Camus, qui releva la tête pour le regarder.
- moi aussi, tu sais. Je sais que je peux tout te confier, que rien ne sortira et que tu ne me jugeras pas.
La douleur dans la voix du Dieu s'était faite plus présente, très profonde, le verseau serra la main de l'olympien.
- on parlera de ce qui t'amène ici dans la chambre. Là-bas, tu ne seras plus obligé de te cacher, d'accord ? fit Camus avec sollicitude.
Hadès baissa la tête et opina, reprenant sa main pour boire son café et se donner une contenance. Camus observa le seigneur des enfers en face de lui et grimaça intérieurement, son ami n'allait vraiment pas bien, il retint un sourire, cela lui faisait bizarre de mettre le mot ami sur le visage d'Hadès, mais c'est ce qu'il était, le Français se souvient de son soutien tous ces mois passé, maintenant c'était son tour. Lorsqu'il vit que le dieu avait fini son café, il se leva.
-Viens, on va rejoindre notre auberge, tu as besoin de te reposer.
Hadès acquiesça silencieusement.
- j'espère qu'elle va te plaire.
- je ne me fais pas trop de souci pour ça, tu as des gouts sûrs, fit Hadès avec un petit sourire avant d'ajouter, en règle générale.
Camus sourit à l'allusion à son ex.
- je devrais te gronder mais tu n'as pas tort.
Ils restèrent silencieux le reste du trajet, puis Camus se gara devant son auberge, Hadès sourit.
- tu as bien choisi c'est l'une des plus réputés de Larcana.
- notre hôte est gentille et serviable tu verras, elle a été parfaite avec moi.
Ils entrèrent dans l'auberge, Camus récupéras sa clé avec un sourire pour la tenancière qui regarda les deux hommes tour à tour, et eu un petit sourire triste pour Camus.
-votre ami souffre beaucoup, fit-elle, profitant que le brun se soit éloigné.
- c'est pour ca qu'il est la.
L'aubergiste opina.
-prenez soin de lui et si vous avez besoin de quoi que ce soit...
-je n'hésiterais pas, finit Camus avec un petit sourire.
Il rejoignit Hadès et le conduisit à leur chambre. Une fois entré, il ferma la porte avec un soupir intérieur, priant la déesse de lui permettre d'aider son ami.
-installe-toi, j'ai juste mis mes affaires dans l'armoire. Quel lit veux-tu?
Hadès posa don sac au sol et s'assit sur chaise.
- peu importe, marmona-t-il en se prenant la tete dans les mains.
Camus s'assit sur le siège à cote.
-vas-y. Vide ton sac, libère-toi.
Le Dieu des enfers prit une grande inspiration, les larmes perlaient déjà à ses yeux.
- elle s'est foutue de moi, Camus. Elle n'a jamais été sincère avec moi, commença –t'il doucement. Moi, qui l'ai vénérée, mise sur un piédestal, moi qui ai tout sacrifié. MOI, qui l'ai aimé plus que tout, cria-t-il presque, des larmes et de la rage dans la voix. Elle ne m'a jamais aimé, elle m'a trahie dès le début de notre mariage. Apparemment dès qu'elle repartait sur l'Olympe, elle prenait un amant, jamais le même. Elle est passée de lit en lit toutes ces années, alors que je l'attendais impatiemment, que je devenais fou de ne pas l'avoir à mes côtés, que je me repliais sur moi-même. Mais quel idiot…
La voix du dieu s'était faite rauque et Camus sentit son cœur se serrer.
- pas idiot, amoureux. Tu ne pouvais pas imaginé qu'elle serait ainsi.
- ça c'est sûr, fit Hadès mordant. Elle qui paraissait si innocente, si fragile, si… pure. Une belle garce, oui! Ça explique pourquoi Poséidon m'a toujours mis en garde contre elle, j'aurai dû l'écouter.
- tu pensais qu'il faisait ça pour te faire du mal.
- oui, mais Hestia aussi a tenté de me prévenir. C'est aussi pour ça qu'on s'est brouillé pendant un temps. Perséphone a tout fait pour me séparer de ma famille, pour que je n'apprenne pas la vérité.
-mais pourquoi ?
- mon royaume est riche, Camus, ironisa le brun. Elle voulait profiter des largesses mais sans en subir les inconvénients… mais il y a pire que ça.
- pire ? demanda le verseau avec appréhension, passer pour un con et être joué par la femme qu'on aime était déjà énorme, il n'osait imaginer ce qu'Hadès allait dire.
- Héra est venue me voir, apparemment Zeus court de nouveau après Perséphone et ça ne lui plait pas, pour se venger elle m'a révélée quelque chose. Et elle espère que je me prenne ma revanche.
- c'est quoi ? fit le Français doucement, encourageant.
- tu sais… j'ai toujours rêvé d'avoir un enfant avec elle, j'étais même prêt à accepter l'enfant qu'elle a eu de Zeus, mais non elle m'a dit que ce n'était pas possible, qu'elle voulait qu'on en ai un à nous. Un enfant, c'était mon plus cher désir et elle…
Hadès s'effondra en larmes, Camus eut juste le temps de le rattraper et il finit assis sur le sol un dieu inconsolable dans les bras.
- elle est tombé enceinte… et… elle a… elle a… avorté ! Formula Hadès d'une voix mourante.
Camus eut une réaction de choc, il ne pouvait croire que la déesse avait été aussi cruelle avec Hadès. Il sera le dieu sombre contre lui, le berçant, le consolant, le rassurant sur le fait qu'il n'était pas seul, pas coupable de ce qu'avais Perséphone. Le sol devenant inconfortable, Camus réussit à prendre le brun dans ses bras pour le porter sur un des lits, mit la couverture placé au pied du lit a porté de main et il s'installa confortablement à la tête du lit, plaçant Hadès contre lui, assis entre ses jambes puis il prit la couverture pour les recouvrir avec. Le dieu s'était laissé faire comme un enfant et une fois sur le lit, plaça son visage contre le torse du Français, qu'il inondait de ses larmes. Les sanglots déchirants et entrecoupés de hoquet de son ami déchirèrent le cœur du verseau.
Hadès finit par s'endormir, épuisé. Camus le regarda avec un petit sourire amusé et étonné, si on lui avait dit qu un jour, lui, un chevalier d'or ayant participé à la guerre sainte aurait le dieu des enfers endormi comme un enfant dans les bras... Et que celui ci serait un ami, il n'y aurait jamais cru, il posa la tête sur le mur avec un rire étouffé. Non décidément le destin avait vraiment un drôle d'humour.
Le matin les trouva endormis l'un contre l'autre, dans la nuit Camus avait tenté de rejoindre le deuxième lit, mais même dans son sommeil Hadès avait refusé de le lâcher, le Français avait néanmoins réussi à s'allonger. Lorsque le dieu des ténèbres s'éveilla, il était bien, confortable et se sentait en sécurité, il avait la tête sur le torse de Camus, le chevalier d'or du verseau, son ami, son soutien. Le dieu eut un petit sourire en voyant que le Français était paisiblement endormi, il le trouvait beau.
- pas étonnant qu'il ait autant de succès au sanctuaire. Il est si gentil, si attentionné, toujours prêt à écouter et a conseiller. Je ne sais pas ce que j'aurais fait si je ne l'avais pas trouvé, pensa Hadès.
En voyant l'air paisible du Français et se souvenant de la chaleur de ses bras et du le réconfort de ses paroles, il ne put s'empêcher de déposer un baiser sur les lèvres fraîches. Ce geste fit frémir le chevalier qui commença à s'éveiller, avant qu'il ne puisse dire un mot, Hadès lui avait saisi les lèvres dans un baiser vorace. Camus ne savait que penser, il ne s'était pas attendu à ça, il sentit le désespoir dans l'étreinte du dieu, et bien que pris par surprise lorsque les mains de son ami commencèrent à le caresser, il s'écarta.
- non, Hadès.
- mais je... commença le dieu d'une voix implorante.
Camus posa un doigt sur ses lèvres, le faisant taire.
- non, tu vas le regretter après, expliqua-t-il avec un sourire, et moi aussi. Notre amitié m'est trop précieuse pour la mettre en danger. Tu es trop fragile, ce n'est pas une bonne idée.
Hadès baissa la tête, penaud.
- tu as raison. Je ne sais pas ce qui m'a pris, pardon.
Camus lui caressa la joue.
- ce n'est rien, tu as juste eu besoin de tendresse, t'embrasser je ne peux pas. Par contre te garder dans mes bras est une chose que je peux faire.
- c'est vrai ? Questionna Hadès plein d'espoir, il s'était senti vraiment bien dans l'étreinte du Français.
Camus opina et pour le prouver attira le dieu contre lui, qui une fois de plus ne put retenir ses larmes, mais il ne savait plus si c'était à cause de la douleur causé par Perséphone ou si c'était à cause de la douceur du Français.
Ils restèrent allonges une bonne partie de la matinée, Hadès n'ayant pas faim et Camus n'ayant eu le Coeur de le laisser ils ne descendirent pas manger. Alors que le dieu somnolait, profitant de la chaleur et de la caresse des doigts de Camus dans ses cheveux, le Français lisait paisiblement.
- tu lis quoi?
- tu vas te moquer!
Intrigué le dieu se redressa et effectivement éclata de rire.
- et tu dis sur mes lectures? L'âme du diable de Chattam n'est pas très gaie comme lecture et si je me souviens bien... L'enfer de Dante y est mentionné, fit-il ironique.
Camus sourit content que son petit jeu est marché.
- oui, je sais mais que veux-tu, en ce moment, c'est ça qui me plait.
Hadès opina, rigolant doucement, il avait compris que le Français avait sorti ce livre exprès car ce n'était pas celui qu'il avait avec lui la veille. Camus réussi à convaincre le dieu qu'ils devaient sortir un peu, que rester dans cette chambre n'était pas bon.
Au fil des jours, Hadès reprenait vie, semblait moins affecté et la présence du Français n'y était pas pour rien. Ils se promenaient, visitaient, échangeaient et alors que Camus mettait Shura au courant des dernières nouvelles sans pour autant nommer son ami, le capricorne fit une remarque qui surpris le verseau mais surtout l'amena à se dire que peut-être son compagnon d'armes n'avait pas tort. En effet, l'Espagnol avait dit qu'il lui semblait que Camus avait craqué pour son compagnon, et bien que le Français fit semblant d'en rire il savait que son frère était perspicace et surtout Shura le connaissait bien, c'est lui qui avait compris avant tout le monde ses sentiment pour le scorpion, bien avant Camus lui-même, se pourrait-il que cette fois encore le capricorne ai raison? C'est la question que le chevalier se posait alors qu'il admirait/ regardait Hadès qui se reposait allongé sur le sable à ses côtés, profitant du soleil. Le Français commença à réfléchir sur sa relation avec le dieu,
-c'est vrai que depuis qu'on se parle je suis plus heureux, plus serein, Hadès me comprend, m'écoute, on a de nombreux points communs, on peut discuter de tout et de rien, pensa-t-il et il eut un petit sourire en se rappelant leur folles discussions. Et puis il est beau, très attirant même, si je veux être honnête, je me souviens encore du baiser ce matin-là et de sa réaction. Si je ne tenais pas autant à son amitié, je ne pense pas que je l'aurais repoussé, s'avoua-t-il.
Tout le temps de sa réflexion il avait gardé les yeux sur le corps, parfait, alangui à côté de lui, Hadès sentant le regard insistant leva les yeux sur son ami et vit que celui-ci était perdu dans ses pensées, pourtant ses yeux avaient une drôle de lueur.
-tout va bien Camus?
La voix douce du dieu fit sortir le Français de ses rêveries, il sourit au brun.
-oui, j'étais juste perdu dans mes pensées.
- à quoi tu pouvais bien penser? Tu avais l'air bien loin.
- Shura m'a dit quelque chose qui me fait réfléchir c'est tout.
- et ce quelque chose à un lien avec moi, affirma le dieu
- pourquoi dis-tu ça?
- à cause de ta façon de me regarder.
Camus soupira.
-c'est rien te met pas martel en tête.
Hadès se redressa, légèrement agacé.
- pourquoi tu ne me dis pas ce qui se passe? Ne me fais-tu pas confiance?
Camus secoua la tête.
-ne dis pas de bêtises, ce n'est pas important c'est tout, ou plutôt ce n'est pas encore très clair.
-qu'est ce qui n'est pas clair?
- ah ça! Des que je le saurai je te le dirai, fit Camus avec un sourire auquel le dieu ne put répondre. Il avait la sensation que le chevalier lui cachait une chose importante et se senti trahi. Camus vit le regard triste d'Hadès et se maudit de lui faire de la peine, le seigneur des ténèbres avait déjà beaucoup souffert.
- Hadès... Je...
Et ne trouvant pas les mots pour exprimer son souci, le Français se pencha et l'embrassa chastement. Le dieu se laissa faire et eut un petit sourire tendre pour le chevalier.
- toi aussi tes sentiments ont changés?
-il semblerait bien qu'ils évoluent vers plus que de l'amitié en effet, mais je ne veux pas te perdre, ajouta til doucement. Hadès posa une main sur la joue du Français
-je ne pense pas que ça arrivera. Ce que je ressens pour toi est très différents de ce que j'ai connu. Mais il serait bon qu'on prenne notre temps et qu'on soit sûr de nous.
Camus sourit.
- je suis content que ce soit différent et je suis d'accord pour le temps, mais vas-tu résister? Après tout c'est toi qui a essayé de me déshabiller dès le premier jour, taquina le verseau avant de s'éloigner, Hadès rit.
- Ouh toi ! Tu vas voir, menaça-t-il le Français alors qu'il s'élançait à sa poursuite. Ils s'amusèrent à se courir après pendant un moment avant de s'assoir, essoufflé.
- Alors qu'a dit Shura?
- qu'il avait l'impression que j'avais craqué pour toi.
- et? C'est vrai?
Camus se détourna du regard plein d'espoir du dieu.
- oui, mais comme je te l'ai dit...
Hadès interrompit le Français en l'obligeant à lui faire face.
- ne t'inquiète pas, on va prendre notre temp parce qu'on a tous les deux eu très mal. Mais je remercierai Shura parce que j'ai l'impression que sans lui tu te voilerais encore la face.
Camus grogna
- tout comme toi!
Hadès haussa les épaules
- probablement. J'avais trop peur de perdre ton amitié pour y réfléchir trop.
- et même là, on est sûr de rien, on s'entend bien en ami, mais…
- Camus ! L'interrompit le brun. Il y a toujours des risques, mais penses-tu honnêtement, avec tout ce qu'on sait déjà l'un de l'autre que ça tournera comme avec nos ex ?
Le Français secoua la tête, en signe de négation.
- non, il n'y a vraiment aucune chance… cela veut-il dire que tu veux tenter ? Tu sais qu'il va y avoir beaucoup de voix contre.
Hadès soupira.
- je sais, mais bon, il sourit amusé, ce n'est pas comme si c'était nouveau pour moi.
Camus éclata de rire.
- oui, c'est vrai.
- c'est plus pour toi que ça m'inquiète.
Le verseau haussa les épaules.
- tu sais, j'en ai entendu de belles sur mon compte que ce soit avant ou après la résurrection. Démon, insensible, arrogant, traitre… je n'en ai jamais tenu compte tant que j'avais mes amis et ma déesse à mes côtés…
- oui mais là…
- rien du tout. Oh ! Ils vont gueuler, être choqués, surpris tout ce que tu veux, Athéna va surement être la première à nous accepter.
- malgré tout ?
- elle t'a proposé la paix, non ?
Hadès opina.
- si elle sait que nos sentiments sont purs et vrais elle acceptera et c'est pareil pour les autres. Je sais que Shura sera de mon côté quoiqu'il arrive, il sera notre meilleur avocat.
- comment peux-tu en être aussi sûr ?
Camus rigola légèrement, faisant sourire Hadès.
- pour Shura la seule chose qui compte c'est que je sois heureux, il te donnera certainement du second et troisième degré pour s'assurer de tes sentiments, mais après…
- je vois. Et les autres ?
- ils finiront par accepter, Milo n'a rien à dire vu qu'il s'est remis en couple et je sais que malgré tout il me veut heureux. Les plus durs seront certainement Hyoga et Saga.
- Hyoga ? Chevalier du cygne ?
- oui, c'est mon élève et il me considère comme son père et j'admets le voir comme un fils. Il voudra être sûr que tu ne me feras pas de mal.
- tout à fait normal et Saga… je sais pourquoi c'est lui que tu as repoussé.
- oui, affirma Camus. Et ton côté ? Ça va pas être simple non plus.
- non c'est sûr mais je suis leur Dieu et comme pour toi, tout ce qui compte pour eux c'est que je sois enfin heureux. Et pareil, certains viendront te… parler.
- qu'ils viennent je n'ai peur de personne.
Camus posa la main sur celle d'Hadès et vit que celui-ci était vraiment inquiet.
- ne t'en fais pas, j'ai bien réfléchi, je suis bien avec toi, je me sens en paix et heureux. Rien, ni personne, ne me fera fuir. Si tu le veux bien sûr ? Finit-il dans une voix douce et inquiète.
La réponse d'Hadès fut plus qu'éloquente, il embrassa fougueusement le Français, le renversant sur le sable ce qui les fit rire quand ils se séparèrent.
- ben, ça c'est de la réponse, s'amusa Camus.
- tu te plains ? fit le dieu heureux.
- du tout ! répondit Camus dans un rire.
Ils profitèrent de leur après-midi en amoureux, une promenade sur la plage, un petit dîner. Les jours s'écoulèrent paisiblement, ils n'avaient pas été plus loin que quelques baisers, ni l'un ni l'autre n'étaient encore prêt. Leurs jours ensemble était des plus précieux mais les vacances devaient avoir une fin. Hadès savait que ces moments idylliques s'arrêteraient et il s'en inquiétait, Camus le sentit.
- il va falloir que je rentre.
- je sais, mais…
- viens avec moi ?
Hadès regarda Camus surpris.
- que… quoi ?
- viens avec moi, tu n'as pas besoin de rentrer maintenant, si ? Et puis tu vas probablement recroiser certains membres de ta famille et je ne veux pas te récupérer en morceaux encore. Même si je sais que tes sœurs, Pandore et Hestia veille sur toi…
- ce n'est pas pareil, ajouta le dieu, et le verseau acquiesça.
- exactement. Laisse-moi demander à Shion, mais je pense qu'il n'y aura pas de problème.
Hadès grimaça.
- il n'acceptera jamais.
Camus ricana
- j'ai plus d'un tour dans mon sac, je ne lui dirai pas qui tu es, juste que j'ai un nouveau compagnon et que j'ai besoin qu'il vienne avec moi. Je vais lui dire que je veux que tu rencontres ma famille.
Le dieu siffla devant le machiavélisme de son amour.
- tu peux être vache quand tu veux.
Camus éclata de rire.
- je suis un chevalier d'or, pas un bisounours.
- je vois ça, ironisa Hadès avant d'embrasser celui qui lui avait enfin apporté la sérénité et l'amour qu'il cherchait depuis si longtemps.
Pour prouver ses dires, Camus décida d'appeler le sanctuaire.
- Bonjour Shion.
- bonjour Camus, ça va ?
- très bien, tu sais mon confident anonyme.
- oui et bien ?
- il m'a rejoint et il s'avère qu'on est plus proche que prévu.
Camus entendit le petit rire ravi du pope.
- en tout cas tu as l'air heureux, je suis ravi. Tu veux prolonger tes vacances ?
- non, je voudrais qu'il vienne avec moi au sanctuaire.
- heu Camus, tu es sûr ?
- oui, il sait que je vis dans un endroit spécial, Camus fit un clin d'œil à Hadès qui dut retenir son rire, mais vous êtes ma famille et je veux qu'il vous rencontre.
- deux minutes, je demande à son altesse.
-Il demande à Athéna, expliqua le Français à son bien-aimé.
-Camus ? Notre déesse est d'accord et elle est heureuse pour toi. Rentre quand tu veux, mais préviens-moi un peu avant. Veux-tu qu'on organise quelque chose ?
- remercie notre déesse pour moi, et non, on arrivera pour un repas de midi cela sera plus simple. Je pense qu'on rentrera dans deux ou trois jours.
-très bien. Vas-tu prévenir les autres ?
-juste Shura.
- je m'en doutais, à bientôt.
- à bientôt.
Une fois qu'il eut raccroché, il déposa un baiser fugace sur les lèvres d'Hadès qui sourit.
Le verseau envoya un sms à son ami.
-Shura, je rentre dans deux ou trois jours, j'ai quelqu'un à vous présenter.
- donc j'avais raison ?
- oui, comme toujours. Mais prévois les premiers secours… ça va en choquer plus d'un.
- je vois, mais du moment que tu es heureux. A bientôt.
- à bientôt.
Le Français montra les messages au seigneur sombre qui sourit à la réponse du capricorne.
- c'est vraiment un ami fiable.
- le meilleur, s'il n'y avait pas eu Milo pour moi et un amour impossible pour lui, on aurait peut-être eu une histoire.
- il est amoureux ?
Camus soupira, triste pour son ami.
- désespérément, mais persuadé de n'avoir aucune chance il n'a jamais rien dit. Pire, je suis sûr qu'il l'a consolé quand je l'ai rejeté.
- Shura est amoureux de Saga ? demanda le dieu surpris.
- oui, depuis tout jeune, il l'a toujours admiré.
- on devrait voir s'il n'a vraiment aucune chance, après tout on ne sait jamais.
Camus regarda le dieu amusé.
- toi, tu veux jouer les marieuses, ironisa-t-il.
- et pourquoi pas, je lui dois bien mon bonheur.
Cette réponse encouragea Camus à l'embrasser fougueusement, le dieu se laissa faire ravi.
Ils profitèrent de leurs derniers jours pour se gaver de soleil et de paix, ils savaient qu'au sanctuaire ça ne serait pas de tout repos. Ils firent leurs bagages à regret et remercièrent chaleureusement leur hôtesse qui sourit en les voyant partir main dans la main. A l'aéroport, Camus téléphona à Shion pour le prévenir qu'ils seraient au repas du midi.
Plus l'heure approchait, plus Hadès était anxieux, Camus le sentit mais ne pouvait rien faire d'autre que de lui tenir la main, tentant de le rassurer.
Les deux hommes passèrent des gardes éberlués mais silencieux, et rejoignirent le treizième temple, derrière les portes de la salle à manger, ils entendirent le brouhaha d'hommes joyeux.
- je rentre le premier, reste de ce côté-là, on va bien les surprendre.
- sadique ! Marmonna Hadès, Camus rigola.
Il était encore en train de rire lorsqu'il ouvrit la porte, sa présence et son rire attira tous les regards. Camus salua la déesse qui avait rejoint les ors, impatiente elle aussi de connaitre l'homme qui avait soigné le cœur meurtri de son verseau.
- ça fait plaisir de te voir comme ça, l'accueillit Shura venant à lui pour une accolade que lui rendit le Français.
- merci, Shura. Je suis heureux c'est tout.
- ça se voit, fit Milo qui ne savait quoi penser.
- merci Milo.
- et ton faiseur de miracle, il est où ? Ironisa l'Espagnol, faisant rire à nouveau le Français, c'est fou ce que cela faisait plaisir à l'Ibérique de voir le onzième gardien ainsi.
- impatient capricorne ! Je vais vous le présenter mais je vous préviens, vous dites un seul mot qui puisse le blesser, je vous congèle tous, menaça –t-il de sa voix glaciale, celle qui disait je ne plaisante pas.
Tous promirent de ne rien dire, Shura était de plus en plus intrigué qui pouvait bien être cet amant pour que le verseau prenne autant de précaution, Camus retourna vers la porte et fit signe à la personne derrière le battant fermé.
- viens.
- je ne sais pas, j'ai des doutes là.
Cette voix interpella Athéna, Shion et Saga, Shura sentant le coup venir se mordit les lèvres pour ne pas rire, lui il l'avait reconnu, et il ne savait pas trop quoi penser, bien qu'il allait laisser le bénéfice du doute à cette personne, après tout Camus avait vraiment l'air serein.
- rien à faire, tu m'as promis de faire la route avec moi et elle passe par cette pièce, argua le Français.
Tous entendirent un soupir et virent une main saisir celle du Français, mais lorsque la personne se montra à la vue de tous, le silence se fit assourdissant.
alors cette surprise? hihi
