Alcool triste, alcool gay

Note aux lecteurs : Me revoilà ! J'ai eu un mal fou à écrire ce chapitre... Enfin, surtout la partie entre Draco et Harry... J'avais écrit un...truc tellement guimauve que j'ai tout recommencé... Enfin, ce n'est pas parfait, mais il y a quand même un mieux... ^^

Dédicace : Merci à fidjet pour sa relecture et ses conseils avisés...

Bonne lecture à tous !

Chapitre 3 :

Salle de Bal, Manoir Malfoy, soirée du mariage :

« Pas question. »

La réponse avait été unanime. C'était un non catégorique émis par quatre poitrines en accord pour la première fois de leur vie. Le jour n'était pas encore arrivé où Harry J. Potter et Draco L. Malfoy accepteraient de danser ensemble. Il en était de même pour Sirius O. Black et Severus T. Snape.

Quelques minutes plus tard, trois couples évoluaient gracieusement (ou pas) au milieu de la piste de danse, entourés d'un cercle de convives extrêmement amusés par la situation...

« Ton presque-père nous a eu Potter.

« Sans blague ? Tais-toi et danse Malfoy. »


« Snape ?

« Quoi, Black ? Déjà fatigué ?

« C'était quoi cette histoire de dîner avec Lucius ?

« Occupe-toi de tes puces et contente-toi de mener. Je n'ai pas envie de rentrer dans quelqu'un. »


« Amour ?

« Mmmh ?

« Tu y a peut-être été un peu fort avec Severus non ?

« Il n'aurait pas accepté sans ça, et puis, ton chantage sur Potter n'était pas mal non plus... Si j'avais su que tu avais des gènes Serpentard, je t'aurais épousé plus tôt... »

Salon Vert, Manoir Malfoy, quelques heures plus tard :

« Si mon ami, me dit au revoir... Je serais seul, au monde... (nda : j'ai piqué les paroles à un trèèès grand film... Vous voyez de quoi je parle... ^^)

« Tiens, tiens, mais qui avons nous là ? J'ai bien fait de préparer un surplus de potion anti gueule de bois parce que je sens que tu vas vider la moitié de mon stock à toi tout seul, Black...

« Oh la ferme Snape, c'est pas le moment.

« C'est toujours le moment quand il s'agit de t'insupporter. Mais tu devrais me remercier, je viens de te sauver d'une cuisante humiliation...

« Qu'on s'occupe de moi m'aurait permis d'oublier...

« Oublier quoi ? Que tu es un abruti d'ivrogne ? Je crois que c'est trop tard malheureusement, parce maintenant que je le sais, je vais me faire un plaisir de te le rappeler...

« Meuh non... Et puis d'abord, je suis pas un ivrogne ! Enfin, pas trop. Je veux juste oublier que j'ai honte...

« Honte de quoi ? Suis-je bête, quand on s'appelle Sirius Black, on a tellement de raisons d'avoir honte qu'on est obligé de boire pour en oublier la moitié...

« Ça t'excite d'humilier un homme à terre hein ? Et bien, si tu veux tout savoir, j'ai honte d'envier le bonheur de mon meilleur ami. Je devrais être content pour lui, sourire, le serrer dans mes bras, le féliciter ! Et moi qu'est-ce que je fais ? Je bois parce que je suis trop lâche pour prendre mon courage de Gryffondor à deux mains et aller dire à l'homme que j'aime que j'ai affreusement besoin de lui... » Il renifla et explosa brusquement en sanglots.

« Euh Black ?

« Je suis malheureux... Je suis siiii malheureux...

Severus Snape ce serait attendu à tout de la part du cabot, mais certainement pas à ça. Le dernier des Black s'était effondré sur une table basse où gisaient pêle-mêle plusieurs bouteilles d'alcools différents, vides. Et Severus n'avait aucun doute quant à l'identité de celui qui était à l'origine de cette hécatombe...

Le maître des potions était totalement dépassé par la situation. Il pouvait faire face à un Black sûr de lui, railleur, voire charmeur mais là... Il ne savait pas quoi faire. Bizarrement attendri par l'air désespéré de son plus vieil ennemi, il s'assit à côté de lui dans le sofa en soupirant et prit une bouteille de Whisky Pur Feu qui était, miraculeusement, encore à moitié pleine...ou à moitié vide, en fonction de l'état d'esprit de celui qui buvait. Il se servit un verre qu'il vida rapidement pour se soutenir moralement et il jeta un coup d'oeil à Black qui serrait contre lui un coussin à frange beige comme si c'était son doudou.

« Je suis pathétique...

« Tu es surtout bourré. Ça ira mieux demain, tu verras... »

Dans un élan incontrôlable, Severus passa son bras autour de l'épaule de l'animagus pour le rapprocher de lui. Sirius posa sa tête sur son épaule et se serra contre lui en continuant à pleurer doucement...

« Mais qu'est-ce qu'il fabrique ! Il était censé me repousser en criant au meurtre, pas poser sa tête là comme si j'étais... Comme si j'étais quoi d'ailleurs ? Et puis qu'est-ce qui m'a pris à moi aussi ? Si je commence déjà à perdre le contrôle de mon corps, je pense que je peux dire que je suis mal...

« Merci. Je suis désolé.

« Pour quoi ?

« La Cabane Hurlante. J'ai été stupide.

« La Cab... Mais c'était il y a vingt ans !

« Je sais. Mais il fallait que je te le dise. Les conditions sont favorables. Et puis...il faut croire que l'alcool me donne du courage. Si je n'avais pas plus de Whisky que de sang dans le corps, tu peux être sûr que je t'aurais déjà insulté et que tu serais parti furieux, comme à chaque fois...

« Ç'aurait été dommage.

« Toi aussi tu trouves ? Je regrette qu'on s'entende aussi mal quand on est sobres. Parce que tu es un peu bourré toi aussi hein ?

« Possible.

« J'aimerais que tu mes prennes sans tes bras plus souvent. Je suis bien là...

« Moi aussi. Ça y est, je suis perdu. J'ai dit que j'appréciai la compagnie de Black. J'espère qu'il ne se souviendra de rien demain. Il y a de fortes chances remarque...

« Je suis content. C'est une grande première tu sais ? D'habitude j'ai l'alcool triste...

« J'ai constaté en effet.

« Tu restes là ? S'il te plaît, ne me laisse pas tout seul...

« Je reste là Black. Te toute façon, tu m'écrases, je ne peux pas bouger.

« C'est bien. Parce que demain, quand je me réveillerais, j'aurais sans doute tout oublié. Je te dirais que je ne veux pas te voir, alors qu'en fait, je rêve d'être dans tes bras depuis près de vingt ans... » Sirius se tut et se pelotonna encore plus contre le maître des potions. Quelques minutes plus tard, l'alcool aidant, il était profondément endormi.

Severus n'osait regarder celui qu'il tenait dans ses bras. Est-ce qu'il avait bien compris ? Est-ce que Sirius Black venait bien de lui faire une déclaration digne de quelqu'un atteint de Poufsoufflite aigüe ? Et surtout, pourquoi souriait-il comme un débile ! Il ne devrait pas être content que son ennemi l'aime, il ne devrait pas se réjouir de le tenir dans ses bras, il ne devrait pas souhaiter ne jamais le laisser partir... Et pourtant, c'était le cas. Et Severus était perdu. Alors dans le doute, il se laissa bercer par la respiration calme de l'homme à ses côtés et s'endormit à son tour, la joue contre les cheveux de l'ex-Gryffondor.

Fumoir, Manoir Malfoy, au même moment :

Harry se jeta dans la première pièce qu'il trouva ouverte et referma vivement la porte derrière lui. Il s'y adossa et se laissa glisser au sol en soupirant. Il gémit quand il vit que la pièce n'avait qu'une issue...qu'il venait de condamner. Mais les bruits de pas au dehors le dissuadèrent de tenter une sortie. Pour se remonter le moral, il se dit que la situation aurait pu être pire. Qu'il aurait pu se retrouver avec...

« Alors Potter, on s'est perdu ? »

Rectification, la situation était désespérée. En voyant son pire ennemi sourire depuis le fauteuil ou il s'était affalé, il gémit de nouveau et mit sa tête dans ses genoux.

« Et bien ? Tu as perdu ta langue ? Ce serait dommage parce que j'avais plein de projet pour elle...

« Je ne veux même pas savoir ce que tu entendais par là... Dis-moi, tu es vraiment fiancé avec Parkinson ?

« Passe pas trop du coq à l'âne Potter, je ne suis pas en état... Pourquoi tu me demandes ça ?

« Parce qu'elle vient de me courir après à travers la moitié du manoir déguisée en soubrette.

« Ah. Non, je ne suis, et n'ai jamais été d'ailleurs, fiancé avec elle. Elle a tendance à se faire des films... En soubrette dis-tu ? Ça me donne des idées...

« Merlin sortez-moi de là, je dois choisir entre le pervers et la nymphomane...

« Tsss... Je te sens stressé Potty, tu veux un verre pour te détendre peut-être ? »

À ces mots, Harry releva la tête et tourna son regard vers la table à côté du blond. Une bouteille de Whisky vide et une à peine entamée y trônaient. Et la lumière se fit dans son esprit.

« Malfoy, tu es ivre ?

« Un Malfoy n'est jamais ivre. Il est passablement éméché.

« Si tu le dis...

« Tu es vraiment sûr que tu ne veux rien ?

« Non vraiment je... Oh et puis merde ! »

Il se leva, prit le verre que lui tendait le blond, tout sourire, et le vida cul-sec (nda : tous des alcooliques... XD). Il tendit le bras et, son verre de nouveau plein, il s'assit dans le fauteuil en face de celui de sa Némésis. Un ange passa.

« Alors Potter, dis-moi tout. Pourquoi as-tu refusé ce que te proposais notre chère Pansy ? Je parle d'expérience quand je te dis que c'est d'enfer avec elle au pieu... Même s'il vaut mieux mettre les choses au clair dès le départ, je te l'accorde.

« Je ne sais pas comment tu fonctionnes Malfoy mais je ne suis pas trop adepte des coups d'un soir...

« Je vois. Monsieur Potter est un grand romantique. On n'en fais plus beaucoup des comme toi. Je devrais peut-être te garder ici... Rien que pour moi... », rajouta-t-il avec un sourire inquiétant. Harry déglutit.

« Tu n'es pas dans ton état normal Malfoy. Demain tu regretteras et tu te détesteras de m'avoir fait des avances alors que tu étais bourré...

« Juste éméché s'il te plaît. Et non, je crois que je m'en voudrais surtout si je n'aboutis à rien... »

Harry, peu rassuré par le sourire carnassier qu'affichait son vis-à-vis, déglutit bruyamment et tenta, en vain, de se fondre dans son fauteuil. Il regarda d'un air suspicieux le blond remplir son verre et se rasseoir. Il le vit croiser les jambes avant de remonter les yeux au niveau du visage qui lui faisait face. Remonter en passant par une chemise blanche arborant quelques boutons ouverts sur une peau pâle, et qui laissait peu de place à l'imagination... Il déglutit de nouveau. Un sourire lubrique et deux orbes métalliques amusées furent la réaction du Serpentard qui semblait de plus en plus ravi de la situation. Avisant cela, Harry se leva, trop brusquement pour que cela paraisse naturel, et dit dit d'un ton nerveux :

« Bon ben... Elle... Elle doit être partie maintenant... Je vais y aller alors... Et... Merci pour le whisky... »

Il s'apprêtait à poser son verre sur la table lorsque le blond dit d'une voix détachée en observant le liquide ambré contenu dans le sien :

« Une fois, elle attendu devant ma porte pendant un week-end entier. Elle s'était cachée et elle m'a sauté dessus dès que j'ai posé le pied dehors. Je n'ai rien pu faire. Elle est plutôt douée quand il s'agit de désarmer un adversaire. J'avoue que ça a rajouté une forme de...piquant aux rapports qui on suivi mais, si j'ai bien compris, les coups d'un soir, c'est pas trop ton truc n'est-ce pas ? »

Il finit en regardant fixement Harry et en levant un sourcil made in Malfoy. L'air de rien, Harry se rassit et demanda :

« On parlait de quoi déjà ? »

Draco sourit narquoisement et vida tranquillement son verre de whisky. Harry soupira discrètement avant de faire de même.

Un long silence et quelques soupirs plus tard, le blond reprit la parole, légèrement agacé :

« Oh allez Potter, ne me dis pas que ma compagnie t'es si désagréable...

« Non, du tout, ce n'est pas comme si j'étais tranquillement en train de me soûler avec mon pire ennemi pour oublier qu'une psychopathe perverse à tête de bouledogue veut me bouffer tout cru de l'autre côté de la seule putain de porte de cette putain de pièce ! »

Au cours de sa tirade, Harry avait peu à peu élevé la voix pour finir par crier les derniers mots. Ayant perdu son agacement mais étant définitivement amusé, le blond observa sa Némésis s'énerver tout seul en les resservant en Whisky. Harry vaincu, tendit son verre et le vida d'une traite.

« Potter, Potter, Potter... Tu penses trop. Et crois-moi, un Serpentard qui dit ça à un Gryffondor, c'est assez rare. Allez... Ne fais pas cette tête... C'est le mariage de ta figure paternelle quand même... Je suis sûr que dans dix ans, tu riras de ton emportement avec ta femme et tes enfants... »

Et Draco bénit son père de lui avoir appris à masquer ses émotions car prononcer cette dernière phrase lui fit l'effet d'un couteau en plein coeur qu'il se serait enfoncé lui-même... Mais le Survivant répondit en grognant :

« Ça risque pas... »

Se reprenant rapidement, et se morigénant pour sa faiblesse, le blond lui demanda, sarcastique :

« Et pourquoi cela Potter ? Tu as décidé d'entrer dans les ordres ? »

Mmmmh... Potter en robe...

« Malfoy, comment deux hommes font-ils pour avoir des enfants ?

« Potter, il me semblait t'avoir dit de ne pas changer de sujet trop brusquement...

« Répond à ma question.

« Et bien soit ils adoptent soit ils ne font pas ! Quoique maintenant j'ai entendu parler d'une potion de... Mais c'est pas le sujet ! T'as encore d'autres questions débiles ?

« Non, mais j'ai répondu à la tienne. »

Le temps que les neurones de Draco fassent leur travail, Harry s'était resservi et avait vidé son verre. Il observa ensuite le blond avec un petit sourire en coin. Celui-ci fronçait légèrement les sourcils, comme s'il était perturbé ou bien plongé dans une réflexion délicate. Alors... Pas de femme + sans doute pas d'enfants + deux hommes = mais ça veut dire que... Il est gay ! Draco releva vivement la tête et s'écria :

« Tu es gay ?

« C'est là que je prends pleinement conscience du retard que j'ai sur toi niveau alcoolémie Malfoy... Oui effectivement, je suis homosexuel. Un problème avec ça peut-être ? Mais bon, au moins je sais que, vu tes fréquentations, ce n'est pas par homophobie...

« Mais... Tu n'étais pas avec la belette femelle ?

« Elle s'appelle Ginny et c'est en partie à cause d'elle que j'ai viré de bord...

« Mais...

« Oh tais-toi Malfoy ! Si c'est pour être aussi constructif, tu ferais mieux de garder le silence... »

Mais Draco n'entendait déjà plus ce que disais le brun en face de lui... Il venait de se rendre compte que ses chances, qui jusque là avaient été infinitésimales, étaient devenues minimes... Il se retenait à grand peine de danser la lambada devant la cheminée et de chanter sa joie à tue tête lorsque Harry lui adressa de nouveau la parole, l'inquiétude transparaissant dans sa voix :

« Euh Malfoy ? Ça va ? Tu fais presque peur là...

« Mais tout va très bien Potter. Je dirais même que je ne me suis pas senti aussi bien depuis très longtemps... »

Pour un peu, Harry aurait juré que le blond s'apprêtait à se frotter les mains en ricanant de manière machiavélique...

« Et si nous buvions Potter ?

« C'est pas déjà ce qu'on fait ?

« Non, je veux dire : et si nous prenions la cuite du siècle ?

« Euh... »

Harry était complètement déstabilisé par l'attitude du blond. S'il avait cru à un moment reprendre la main dans leur joute verbale, il se rendait compte à présent à quel point il s'était trompé. Il en vint presque à regretter que Malfoy ne fut pas sobre. Il était sûr que ivre, où même passablement éméché, il était plus inquiétant que d'habitude. Le Whisky semblait le rendre fou... Et Harry était de moins en moins rassuré par l'attitude contradictoire du blondinet. Il tendit pourtant son verre, afin de se rendre irresponsable de ses éventuels actes futurs...

Une demi-heure plus tard, les deux «ennemis» riaient comme des bossus. Harry avait cessé de compter au bout du dixième verre et Draco n'avait même pas essayé de commencer. La bouteille avait été miraculeusement remplacée après avoir été vidé par nos deux disciples de Bacchus (nda : il s'agit du dieu du vin, de l'ivresse et de la folie dans l'Antiquité romaine, son nom grec est Dionysos) et le Whisky coulait à flot.

« Dis Potter, tu crois qu'on se souviendra de ce qu'on a fait demain ?

« Je sais pas...et je veux pas le savoir... »

Harry rigola stupidement et Draco le suivit rapidement dans son hilarité. Il n'en connaissait absolument pas la cause, mais quelle qu'elle fut, il était certain qu'elle devait être excellente...

Quelques verres plus tard, Harry reprit :

« Et si on faisait un jeu ?

« Un strip poker ?

« Naon ! Tu penses vraiment qu'à...hips...qu'à ça ! Et maintenant à cause de toi j'ai le...hips...hoquet !

« Héhéhé... Pas d'ma faute si tu tiens pas l'alcool mon cher PPP...

« Cher...hips...quoi ?

« PPP comme Petit Pote Potter...

« M'appelle pas...hips...comme ça !

« J't'appelle comme je veux d'abord, na ! (tirage de langue puéril)

« Elle est belle la...hips...jeunesse malfoyenne... Et pis d'abord, je...hips...tiens mieux l'alcool que toi !

« Mais bien sûr... Contrairement à toi, je peux encore marcher, moi ! »

Sur ces mots, Draco se leva, fit quelques pas en titubant et retomba lourdement sur les genoux de Harry qui riait sous cape et qui émit un grognement étouffé quand un poids lourd et chaud vint envahir ses cuisses...

« Qu'est-ce que tu crois que tu...hips...fait là !

« J'm'approche pour le jeu...

« J'ai pas...hips...dit qu'il fallait que tu sois aussi près !

« Maintenant qu'j'y suis, j'y reste ! C'est quoi les règles ?

« Y'en a...hips...pas. On boit un verre et on dit un...hips...truc sur nous. Comme ça, on apprendra à se...hips...connaître...

« Mais c'est complètement débile ! On se souviendra de rien demain matin !

« C'est ça qu'est...hips...drôle ! Comme ça on peut dire n'importe quoi !

« Mouais... Ça se tient... Tu commences !

« Pourquoi...hips...moi ?

« Parce que c'est ton idée ! »

Draco eut un sourire triomphant et s'installa plus confortablement sur les genoux du Gryffondor en rapprochant la bouteille. Harry, lui, grommela légèrement avant de vider son verre. Après quelques secondes de réflexion, il dit en souriant malicieusement (à une échelle de jeune homme bourré, bien sûr) :

« Je m'appelle...hips...Harry James Potter et je suis né le...hips...31 juillet 1980 à Ste-Mangouste.

« Tu triches Potter !

« Héhéhé... J'ai pas...hips...précisé ce qu'il fallait dire... »

Draco grogna et descendit un verre à son tour. Quelques minutes plus tard, le brun et le blond avaient appris quel était le lieu de naissance, l'animal et le plat préférés ainsi que la couleur de chaussettes de l'autre. Bref, rien de très palpitant. C'est alors que Harry, prenant son courage de Gryffondor à deux mains, décida de se jeter à l'eau...

« Une fois j'ai...hips...fantasmé sur Snape et moi dans une relation SM. »

...et manqua faire faire à Draco une crise cardiaque. Après cette révélation, les langues se délièrent et des informations beaucoup plus intéressantes firent leur apparition.

« J'n'ai jamais réussi à me séparer de mon nounours. Il s'appelle Robert, j'te l'montrerai si tu veux... »

« Quand j'était petit, j'avais des petits soldats en...hips...plomb que mon cousin Dudley me passait quand ils étaient...hips...cassés. Sauf que je faisais comme dans les défilés que ma...hips...tante regardait avec. »

« En troisième année, j'me suis épilé pour voir c'que ça faisait d'être comme une fille et j'ai jamais arrêté depuis. »

« J'ai tué Voldemort avec un...hips...experlliarmus. Il est tombé sur un...hips...caillou pointu. »

« J'suis gaucher pour tout, sauf pour m'branler. »

« J'ai failli aller à Serpentard mais j'ai convaincu le...hips...choixpeau de m'envoyer à Gryffondor... »

« J'ai un poster dédicacé de Gilderoy Lockahrt dans mon armoire. »

« Dès que j'couche avec quelqu'un, je deviens...hips...nymphomane. »

« Je t'aime.

« …

« Potter ?

« …

« Je crois que t'as plus le hoquet.

« …

« Potter ? Harry ?

« …

« Rah... J'le sentais pas ce jeu... »

Draco sentit alors un poids sur son épaule et regarda d'un air étonné le brun. Celui-ci s'était endormi, la tête dans son cou et un petit sourire aux lèvres. Comme tout bon Malfoy, il supportait bien l'alcool et était capable de rester éveillé longtemps, même près une cuite monumentale. Ce qui lui avait valu plus d'une fois de ranger la salle commune avec Snape parce qu'il était le seul à être en mesure de le faire. Toutefois, à ce moment précis, alors qu'il sentait le souffle chaud du plus mignon des Gryffondor sur sa nuque et qu'il entendait le cœur de ce dernier battre doucement dans le silence agréable de la pièce, il ne put s'empêcher de sombrer dans une douce torpeur. Il eut juste assez de forces pour porter le brun jusqu'au sofa avant de s'endormir à son tour, en le serrant dans ses bras comme pour ne plus jamais le laisser partir.

A suivre...