Hello tout le monde, je reviens avec le chapitre 3! J'ai été déçu par la chute du nombre de reviews.. Vos petits commentaires m'avaient vraiment fais plaisir et encouragé et là j'avoue que ça m'a un peu déprimée[peut être pas quand même :-p]
Heureusement, ma parfaite Beta YayhiaA était là! Je te remercie infiniment parce que si ce chapitre est top et sans faute d'orthographe c'est grâce à toi!
Je vous laisse et espère avoir de vos nouvelles!
Réponse à la review: [ça fait mal au coeur, ayez pitié ^^^^]
Crayoline, on est d'accord c'est assez diabolique! Et bien c'est avec plaisir, à bientôt!
Bonne lecture à tout le monde!
Chapitre 3.
Lorsque Drago entra dans son dortoir la main en sang, la chemise à moitié ouverte et le visage plus froid et dur que d'ordinaire, Blaise ne lui posa même pas de questions. Il savait qu'il se heurterait à un mur. Allongé sur son lit, le garçon à la peau noire interrompit le baiser langoureux qu'il prodiguait à une Serpentard pour observer Drago se diriger directement vers la salle de bain et s'y enfermer. Le blond tourna tel un lion en cage dans l'immense salle d'eau. Il finit par lancer un sort d'insonorisation et s'observa dans la glace: la mâchoire crispée, les yeux fatigués, les cheveux décoiffés. Il savait qu'en apparence, il était toujours aussi parfait mais lui, voyait bien que tout cela l'épuisait. Il tourna le dos à son reflet: devant lui se présentaient une baignoire blanche et une grande douche lustrée.
Il faut que je trouve une solution...
Cette nuit-là, Drago mit du temps à s'endormir, gêné par les interminables gémissements de son ami et de sa conquête qui s'échappaient du lit voisin.
-Hum… Hum… Hum...
Des gémissements de plaisir résonnèrent doucement dans la pièce. Il se leva. Avança vers le lit de son meilleur ami et en tira les rideaux. De sous la bosse formée par les deux corps, une tête sortit de sous la couette.
-Hey mon frère, t'as pas envie de jouer un peu?
Blaise souleva le drap, l'invitant à s'y glisser. Il ne se fit pas prier, se débarrassa de son boxer et entra. Il entendit la jeune fille rire et la sentit venir vers lui.
-Tu vas voir, c'est un super coup celle-là.
Elle caressa ses jambes, rigolant toujours. Elle mordilla son nombril et arriva à sa hauteur. Au travers de la couverture, une lumière éclaira son visage dévoilant son identité...
Drago se réveilla en sursaut, avec des sueurs froides, retenant un cri de surprise.
-Hermione… murmura-t-il pour lui-même.
Ses entrailles se serrèrent, il se sentait vide et froid. Il referma quelques secondes les yeux, essayant de revoir son visage, imaginant ses traits, ses formes. Impossible, le rêve s'était volatilisé.
Il fallait qu'il l'a voie, qu'il se libère de cette fille une bonne fois pour toute. Ou il deviendrait fou.
Transpirant, il s'extirpa de ses draps et entra dans la salle de bain pour prendre une douche froide et se prépara rapidement.
Lorsqu'il sortit de la salle commune, il jeta un regard à la pendule qui lui indiqua que huit heures ne tarderaient pas à sonner. Comme le week-end était enfin là, il avait troqué son uniforme pour un jean foncé taille basse et une chemise d'un gris bleuté. A cette heure si matinale, le château était encore endormi et cela convenait parfaitement au Prince des Serpentards. Le soleil était déjà levé, diffusant une douce lumière blanche. Drago marcha sans réfléchir vers la bibliothèque, serrant les poings en fixant l'horizon le regard vide, tentant de fermer son esprit aux souvenirs qui remontaient. Hésitant un moment, il finit par pousser la porte de la bibliothèque.
Hermione Granger referma doucement son livre. Après une demi-heure de travail elle venait de terminer son devoir de Potions à rendre pour mardi. Elle adorait travailler le matin: le soleil étant déjà levé, la pièce était baignée dans une lumière dorée, projetant des formes ensoleillées sur le sol. De plus aucun bruit ne risquait de la déranger: tout le château dormait au moins jusqu'à 10h le week-end. Elle se leva et partit à la recherche de la rangée où elle avait pris son ouvrage. Elle n'avait pas beaucoup changé: ses cheveux s'étaient un peu disciplinés et ses traits affinés. L'adolescence avait grandit et mûrit, mais malgré son âge, elle n'avait pas encore beaucoup de formes, ce qui ne manquait pas la complexer lorsqu'on le lui faisait remarquer. Ainsi en tant que parfaite élève, elle portait aujourd'hui son uniforme même si elle n'y était pas obligée, car comme toujours, elle ne jurait que par les livres et les études.
-M… O... P, voilà c'est ici.
Elle remonta la rangée rapidement en lisant les inscriptions gravées sur les étagères, et ne vit pas la pile de livres posée devant elle. Elle trébucha dessus mais réussit tout de même à se rattraper à une table. Malheureusement le livre lui échappa mais, avant qu'il ne s'écrase sur le sol, une main blanche le rattrapa habilement.
-"Potions de grands pouvoirs", lut une voix masculine un brin sarcastique. « Intéressant... »
Drago regarda Hermione le cœur serré, sentant la colère bouillonner en lui.
-Malfoy, qu'est-ce qui t'amène ici aussi tôt?
Elle avait employé une voix douce, dénuée de toute agressivité sans même être surprise de le voir.
Cela aussi avait changé... A quoi jouait-elle donc?
Il évita sa question en en posant une autre:
-« Qu'est-ce qui peut bien attiser ta curiosité dans un livre pareil, Granger? Serait-ce pour connaître les ingrédients pour une potion de... Polynectar? Laissa-t-il tomber intentionnellement.
Il haussa un sourcil, le visage de marbre. Il savait qu'il jouait à découvert, mais il voulait savoir, il voulait qu'elle lui dise, qu'elle assume.
-Qu…
Il vit alors Hermione pâlir et baisser la tête, mimant de remettre sa jupe convenablement et replacer une mèche derrière son oreille.
-Ou simplement pour le devoir de Potions, trancha-t-elle en essayant de faire comme si elle n'avait pas été troublée par son hypothèse.
Elle s'approcha de lui et doucement lui retira le livre des mains en le regardant dans les yeux. Il la fixa sans sourciller, retenant sa respiration. Son cœur se mit à battre. Il se haïssait.
Hermione rangea le livre à sa place dans un silence lourd et fit demi-tour sans un commentaire de plus.
Drago attendit qu'Hermione quitte la bibliothèque pour bouger. Dès que la porte se referma, il eût envie d'attraper chaque livre de cet endroit et de les jeter, de les déchirer afin d'apaiser sa colère mais, au lieu de cela, il serra les poings et quitta la pièce.
Se peut-il qu'il sache? Qu'il m'ait reconnue ?
La question ne cessait de tourner dans l'esprit d'Hermione lorsqu'elle rejoignit sa salle commune.
Impossible. Comment aurait-il pu? Rien de tout cela ne serait arrivé si j'avais été moi. Aucun garçon, aucun ne voudrait sortir avec un rat de bibliothèque. Et lui, encore moins…
Pourtant son sous-entendu était clair, il était sûrement au courant...
Elle ne parvenait pas à comprendre...
Drago arriva dans la salle commune des Serpentards, énervé. Il prit place sur le canapé sur lequel il avait l'habitude de s'asseoir, et se plongea dans le magazine qui traînait sur la table basse pour se distraire.
-Drago.
Blaise s'installa dans le fauteuil en face de lui. Sa peau mate contrastait étonnamment avec le jogging et le marcel beige qu'il portait. On distinguait sa musculature bien travaillée, qui malgré tous ses efforts n'égalait pas celle de son ami.
« Que s'est-il passé hier?
Il vit la mâchoire de Drago se contracter.
-Qu'est-ce que ça peut bien te foutre?
-Rien, j'en ai rien à battre, répondit-il sèchement ne supportant plus la mauvaise humeur constante du Serpentard.
-Alors dégage, et vas t'occuper de ta pute, lança le blond avec agressivité.
Blaise démarra au quart de tour. Il bondit de son siège et se jeta sur Malfoy avec un regard féroce l'empoignant par le col. Drago l'attrapa à la gorge pour le forcer à reculer.
-Ce n'est pas parce que tu vas mal, que le monde autour de toi doit s'arrêter, siffla Zabini avec difficulté.
Il se recula vivement, se libérant de la poigne qui lui enserrait la gorge et partit.
Drago balança avec rage le magazine dans l'imposante cheminée. Il avait envie de détruire tout ce qui l'entourait, de déverser toute sa colère, sa haine, son impuissance face à tout ça. Il ne contrôlait rien et cela le mettait dans une rage excessive.
Et l'autre, il se prend pour quoi, ma mère ? Toujours en train de me coller comme un chien ! Tentant de se calmer, il se laissa envoûter par la langoureuse danse des flammes qui consumaient lentement le tas de papier sans valeur...
