Bonjour chers lecteurs!
C'est avec plaisir que je conclue cette petite fanfiction. J'espère que la fin vous plaira autant que les deux premiers chapitres. Elle est peut-être un peu étrange, mais pour moi il peut s'agir d'un traumatisme de la guerre...
N'hésitez pas à me laisser une review pour me faire part de votre avis!
Bonne lecture!
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Ils déjeunaient tous les quatre dans la Grande Salle. C'était un jeudi matin, il faisait plutôt beau dans le parc de Poudlard et les élèves étaient d'assez bonne humeur. Le pringtemps faisait bourgeonner les fleurs et les feuilles vertes des arbres dansaient sous la légère brise de ce début de mois de mars. L'anniversaire de Ron s'était déroulé dans la Salle Commune des Griffondor la veille, la fête avait été un véritable plaisir pour les élèves, le trio d'or avait été acclamé ce soir là et Hermione semblait avoir retrouvé le sourire. Ron se demandait si elle était sûre maintenant, ou si elle avait appris qu'elle n'était pas enceinte pour qu'elle eut retrouvé son beau sourire si vite. Mais depuis qu'elle lui avait annoncé la nouvelle, tous les deux n'avaient partagés que des moments tout à fait ordinaires auprès de Harry, Ginny et des autres.
Les beaux jours revenaient peu à peu. Ron avait tellement envie de voir Hermione, de lui parler pour lui dire tout ce qu'il avait réussit à s'avouer le soir de l'orage, mais aucune occasion ne se présentait à eux. C'était comme si la brunette évitait le plus possible de quitter Ginny ou n'importe laquelle de ses amies.
Ce matin là, alors, Ron saisit sa chance de se retrouver seul avec Hermione. Lorsque la brunette se leva, prétextant devoir aller à la bibliothèque avant le début des cours, le rouquin se proposa de l'accompagner. Le couple s'éloigna sous le regard bienveillant de leur meilleur ami.
Seuls dans le couloir, Ron et Hermione n'échangeaient pas un mot. Hermione avait le regard plongé vers le sol, accroché au bout de ses chaussures, tandis que Ron ne la quittait pas des yeux, encore incappable de parler... Il ne savait pas par où commencer. Après de longues minutes d'un silence pesant, il se décida à parler.
-Hermione, écoute...
La brunnette releva la tête subitement et leurs regards se croisèrent enfin, cela semblait une éternité à Ron depuis qu'il avait vu les yeux noisettes de la jeune femme.
-Non, attends! Le freina-t-elle.
Elle l'obligea à arrêter sa marche en posant une main délicate sur le torse du garçon.
-Avant que tu parles, j'aimerais te dire tout de suite que les symptômes sont toujours là et que j'ai fait un test.
Ron attendit la suite.
-Il est positif.
Ron resta silencieux encore quelques secondes. Il finit par acquiescer et enlaça son amie avec tendresse.
-Tu dois savoir Hermione... Tu dois savoir qu'avant tout ça, avant notre liaison, avant la guerre... Je t'aimais déjà. Je t'aime encore plus aujourd'hui.
Toute en parlant de sa voix émue, Ron enlaçait la jeune femme, trop pudique pour lui laisser voir la brillance de ses yeux.
-Je t'aime comme un fou, et je suis désolé que nous ayant gâché presque une année à nous cacher des autres... J'ai envie d'être ton petit-ami et de crier à tout le monde combien je t'aime. Je suis le plus heureux du monde lorsque je suis avec toi, parce que la femme que j'aime, celle que j'ai toujours pensé innaccessible, m'a accepté dans sa vie, et qu'elle m'a fait l'honneur de m'accpeter dans une partie intime de sa vie.
Hermione se laissa aller à rire légèrement. Elle se blottit un peu plus contre le rouquin, savourant cette odeur sucrée qui se dégageait de ses vêtements. Elle le berça distraitement, heureuse.
-Ron, je ne t'ai pas accepté dans ma vie... Tu t'es imposé. Tu t'es imposé tellement je t'aime.
Fou de joie, Ron desserra son étreinte pour déposer un baiser sur les lèvres de la brunette.
-Je veux ce bébé, Hermione, avoua Ron avec passion. Je le veux, puisque c'est le notre.
Il pouvait lire sur le visage de la Griffondor une joie intense, et il ne pu résister à l'envie de lui voler un nouveau baiser.
-Ron, j'allais chez Madame Pomfresh... Suite à mon test, je voulais avoir l'avis d'un médicomage... Je pensais que tu voulais peut-être venir?
Ron accepta avec vigueur. Il saisit la main de sa petite-amie et la conduisit jusqu'à l'infirmerie, d'un pas décidé. Ils entrèrent tous les deux, souriants et sereins. Ron décida d'expliquer la raison de leur visite à l'infirmière, Hermione avait dû se débrouiller sans lui jusque là, hors de question que cela continue! Il voulait absolument se montrer le plus utile pour aider Hermione.
Mme Pomfresh les conduisit dans une salle à l'arrière de l'infirmerie, pour ne pas qu'ils soient dérangés, puis elle commença son examen sur Hermione. La jeune femme était agitée, angoissée, excitée et curieuse.
Lorsqu'elle eut finit son examen, Mme Pomfresh posa sa baguette magique sur le bureau, soupira et observa le couple avec attention.
-Alors? Demanda Ron.
Mme Pomfresh se pencha vers le couple, son visage restait impassible.
-M. Weasley et Miss Granger... Depuis quand pensez-vous que les symptômes se sont développés.
-Environ trois semaines, répondit Hermione.
-Et depuis quelques temps, comment vous sentez-vous, Miss?
-Plutôt bien, je pense.
Ron observait l'échange entre les deux femmes, intrigués. L'infirmière n'aurait-elle pas dû poser ces questions avant l'examen d'Hermione? Pourquoi avait-elle un air si grave peint sur le visage.
-Miss Granger, pensez-vous que vous êtes enceinte.
Hermione parut destabilisée. Elle jeta un regard inquiet vers Ron avant de bégayer :
-Eh bien... Oui, je... Je suis venue vous voir pour ça.
-Vous voulez un enfant depuis longtemps? Repris Mme Pomfresh.
-Je... Non, je ne crois pas y avoir penser avant que cela m'arrive... Mais, pourquoi...
-Vous n'avez jamais songé un seul instant à avoir un enfant? Jamais?
Ron resta silencieux, mais son regard s'attarda sur le visage sévère de l'infirmière. Que se passait-il. Hermione ne répondait pas... Ron se pencha vers sa petite-amie, le regard encourageant.
-Répond, intima-t-il délicatement, Répond c'est peut-être important.
Hermione resta pensive quelques instants puis elle baissa la tête, ferma les yeux et soupira.
-J'y ai pensé oui... Mais je n'ai rien fait pour tomber enceinte, je le jure!
-Vous y avez pensé, répéta Mme Pomfresh. Quand? Comment? Vous y avait songé, ou vous vous êtes imaginé une vie avec des enfants, une grossesse...
-J'y ai pensé très fort... J'y ai pensé très fort alors qu'on était en cavale... J'ai imaginé ce que serait ma vie sans la guerre, ce que je ferai dès notre victoire, comme je vivrai ma vie auprès de mes enfants, dans un monde libre et tendre... Est-ce que c'est un crime? S'exclama Hermione, sur la défensive.
Ron restait perplexe. Mme Pomfresh affichait un air sévère et compatissant à la fois. Le rouquin posa son regard sur sa petite amie, Hermione avait l'air totalement paniquée. Il se doutait que le cerveau de la brunette s'était mis à travailler à la vitesse de la lumière pour tenter de comprendre où voulait en venir l'infirmière, mais Hermione était perdue. Et Hermione Granger détestait ne pas contrôler la situation.
-Miss Granger, il s'agit d'une grossesse nerveuse, déclara Mme Pomfresh.
Son ton n'appelait aucune réponse.
-Qu'est-ce que c'est, ça? Demanda Ron.
Sur le lit de consultation, Hermione, qui était livide, éclata en sanglots. Instinctivement, le rouquin se rapprocha d'Hermione pour la serrer dans ses bras. Il ne savait pas en quoi cela était une mauvaise nouvelle, mais Hermione semblait avoir parfaitement compris les paroles de Mme Pomfresh.
-Une grossesse nerveuse, répondit l'infirmière en s'adressant exclusivement à Ron, se résume par les symptômes d'une grossesse normale. A ceci près que la personne qui pense attendre un enfant, n'est pas enceinte.
-Pas enceinte? Répéta bêtement Ron.
Il commençait à comprendre. Son regard se posa à nouveau sur Hermione, puis sur l'infirmière.
-Et je suppose que ce genre de... Cette grossesse nerveuse se déclenche après un choc psychologique?
-Plus ou moins.
Hermione pleurait toujours, elle tremblait violemment et refusait de regarder Ron.
-Mais Hermione a fait un test. Il était positif, ajouta Ron.
Mme Pomfresh soupira, visiblement gênée.
-Le corps humain et notamment le cerveau humain reste mystérieux... Miss Granger a profondément souhaité une grossesse, son cerveau a fini par y croire et a déclenché les symptômes, il a aussi libéré les hormones de la grossesse... Je vais vous laisser, ajouta l'infirmière en rangeant sa baguette et en quittant la petite salle d'examen.
Un silence pesant s'installa, seulement coupé par les hoquets d'Hermione. Elle avait cessé de pleuré, mais sa respiration restait laborieuse. Ron ne savait pas tellement comment prendre la nouvelle.
Devait-il être soulagé? Ou effondré?
Une partie de lui-même avait vraiment souhaité devenir père, mais il se sentait encore jeune et sa relation avec Hermione était trop cahotique pour qu'ils aient un bébé... Son humeur resta donc mitigée. Il s'approcha néanmoins d'Hermione, qui, elle, avait besoin de soutien. La nouvelle l'avait blessée, profondément blessée. La brunette restait prostrée sur le lit de cosultation, incappable de regarder Ron dans les yeux. Etait-elle terriblement vexée, triste, ou bien honteuse? A moins qu'elle ne soit tout simplement perdue.
-Hermione, murmura Ron en l'enlaçant doucement.
Il avait peur qu'elle se mette en colère et qu'elle le repousse. Une Hermione perdue et déstabilisée était une Hermione dangereuse. Pour elle-même et pour Ron...
-Je suis désolée, articula-t-elle avec colère. Allons en cours.
Elle se dégagea de l'étreinte du rouquin et se rhabilla. Il la laissa faire, mais il l'empêcha de sortir de la petite pièce en l'attirant à nouveau contre lui, avec plus de force cette fois-ci.
-On va rester un peu ici.
Ce n'était pas une question, ni une proposition. Ron avait la ferme intention de rester ici avec Hermione. Ils avaient à parler.
Quelques minutes passèrent. Hermione pleurait de nouveau. Plus discrètement cette fois, elle avait caché son visage dans le torse de son petit-ami pour qu'il ne la voit pas pleurer. Ron avait assez de tact, pour une fois, pour faire mine de n'avoir rien remarqué.
-Dis-moi, Hermione... Pourquoi n'avons-nous pas parlé de l'avenir plus tôt?
Elle haussa les épaules.
-Je pense que ni toi ni moi n'osions croire à notre chance... Répondit Ron.
Hermione renifla.
-Nous sommes en vie. Nous sommes là, nous avons un futur... Ca paraît si incroyable. Nous allons vivre. Vivre longtemps. Alors pourquoi on n'en a jamais parlé?
-Je sais pas... Marmona la brunette avec une voix d'enfant.
-Hermione.
Il encercla son petit visage avec ses grandes mains et l'obligea à relever la tête. Ainsi, il pouvait la regarder dans les yeux.
-Tu n'as pas voulu tomber enceinte, affirma-t-il.
La brunette avait les yeux brillants d'émotion.
-Tu as simplement vécu des choses affreuses et maintenant que tout est fini, que tu as un avenir, ton esprit et ton corps se sont emballés. Tu n'as pas à avoir honte.
Ron se tut quelques secondes. Il sentait que sa voix faiblissait.
-Je sais que la guerre nous a donné des raisons de croire que nous n'avions pas le temps de vivre... Mais c'est fini. Tu as tout ton temps.
Elle souriait presque derrière ses larmes.
-Tu as tout ton temps, répéta Ron.
Elle acquiesça.
-Et peu importe le temps que cela prendra, ajouta-t-il, nous formerons une famille et nous aurons des enfants. Quand le temps viendra.
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Merci d'avoir lu cette fic, j'espère qu'elle vous aura plu ! Laissez-moi un avis :) Et peut-être à bientôt sur une autre fanfic!
