Mot de l'auteure: petit rappel avant tout : cette fiction est classée M ! Vous êtes prévenus, ne venez pas vous plaindre si après coup vous vous rendez compte que des lemons traînent çà et là, merci ! :) (mouahahaha)

Bon encore une fois j'ai été agréablement surprise par tous vos courriels ! Merci de me suivre, vous êtes des anges (non je ne pleure pas - presque!, et c'est sincère). Toutes vos remarques sont lues (même si j'ai pas le temps de répondre à tout le monde ou que j'oublie des réponses – merci aussi aux anonymes ! j'aimerais beaucoup vous répondre parfois ç.ç) et me tiennent à cœur. Je suis ouverte à vos critiques sans le moindre souci ! ;D

Merci encore et toujours à ma bêta, Agadou. Je pense que ce chapitre te plaira, Harry y est TRÈS sexy (oh oh !). :D !

Je ne dis rien de plus, rendez-vous en bas après la surprise…

Je poste ce chapitre très rapidement car aujourd'hui c'est mon anniversaire et je voulais vous faire ce petit cadeau parce que pour moi c'est jour de fête ! J'espère que vous l'apprécierez ;)!

Bonne lecture ! (conseil : soyez seul(e) en lisant ce chapitre !! héhé)

Chapitre 3 – Attirance malsaine

Harry Potter resta en tout deux semaines sur le navire de son ennemi. Au bout de trois jours, il s'était déjà fait à sa nouvelle vie de pirate obéissant aux ordres d'un capitaine, tout en ne perdant pas de vue son objectif premier : retrouver son propre bâtiment et ravir le trésor que convoitait Malfoy avant celui-ci.

Il s'était aussi fait de précieux alliés, Hermione – ou Herick selon qu'ils étaient seuls ou non, et Ronald. Harry n'était pas sûr à cent pour cent que ces deux-là accepteraient sa trahison future, mais ils avaient l'air honnêtes et loyaux avec lui, et s'il lui arrivait quelque chose à bord du Slyther, ils seraient prêts à l'aider sans aucun problème. Enfin, Hermione surtout, car la jeune fille lui était redevable.

Harry ne lui avait pas parlé de son entrevue avec la capitaine à propos de sa véritable identité. Il pensait que c'était mieux ainsi.

À la fin de la deuxième semaine, ils accostèrent au large de petites îles marchandes pour faire le plein de nourritures et de rhum. Ce serait leur dernière escale avant l'Île de Traverse. Comme à son habitude, le Capitaine leur laisserait la soirée de libre pour piller, boire, jouer, baiser à leur guise. Après cela, plus question de se détendre. Le rythme de travail serait même doublé, car ils devaient atteindre l'île avant la pleine lune.

Les cartes que Mr Nott possédait leur indiquaient clairement que l'île s'ouvrait aux marins « les nuits de pleine lune à l'heure où le jour change ». Arrivée une minute plus tard ou une minute plus tôt, et il leur faudrait attendre un mois entier. De plus, comme son nom l'indiquait, cette île ne se trouvait jamais deux fois au même endroit, et c'était bien là la difficulté du voyage. Nott n'avait qu'une vague idée d'où elle pouvait bien se situer à cet instant précis. Mais le capitaine Malfoy semblait confiant, et les entraînait toujours plus loin vers le Sud-Est.

Malgré le fait que Malfoy soit son ennemi, Harry avait foi en ses capacités de pirate, et tout ce qu'il espérait c'était de pouvoir retourner le plus vite possible sur son navire et le suivre discrètement.

Mais le blond semblait ne pas vouloir l'oublier ces derniers temps.

En effet, comme Harry l'avait soupçonné, depuis que Malfoy connaissait ses préférences sexuelles, il le draguait ouvertement et sans aucune honte (enfin, à sa façon). Et son regard se faisait tellement séducteur et insistant qu'Harry, qui était pourtant habitué aux flatteries, se sentait rougir de plus en plus souvent.

Le comportement du capitaine ne choqua personne à bord. Ronald fit comprendre à Harry que lorsque Malfoy voulait quelqu'un, mâle ou femelle, il procédait toujours de la même manière : tel un prédateur en chasse. Il observait d'abord longuement sa proie, puis il l'approchait à pas de loup, avant de l'effleurer et de l'attirer dans sa cabine d'un geste sec. Car Malfoy parvenait toujours à ses fins.

Nombreux étaient ceux qui rêvaient d'entrer dans sa couche, hommes ou femmes. Dans son équipage, ils étaient trois ou quatre, mais Malfoy évitait de coucher avec des personnes sous son commandement, de peur que cela entraîne des complications.

L'attachement et l'amour, par exemple, faisaient partie des complications qu'il souhaitait éviter à tout prix.

Cependant, Harry n'était pas tout à fait un membre de l'équipage, tout le monde avait bien remarqué la façon dont le traitait le capitaine : avec prudence, envie et une touche de respect.

Harry était sa nouvelle proie, cela ne faisait aucun doute.

Et bien que ce fait nouveau ne déplaise pas au brun, il devait avouer que la situation était plus délicate que Malfoy le pensait : ils étaient ennemis.

Harry avait bien pensé profiter de cet avantage pour lui jouer un mauvais tour, mais il avait peur de se perdre à son propre jeu. Et puis, il ne savait vraiment pas comment Malfoy réagirait lorsqu'il découvrirait le pot aux roses.

Toujours était-il qu'en cette soirée de repos, Harry était resté seul à bord du navire (enfin, c'est ce qu'il croyait). Son plan était de s'introduire dans la cabine de Capitaine Parfait, et de créer des copies de toutes ses cartes – ou du moins les plus importantes.

À pas de loups, et avec toute la discrétion dont il était capable, il s'introduisit donc dans les appartements du blond.

Ceux-ci ressemblaient aux siens : au milieu de la pièce trônait un grand bureau encombré de compas, boussoles, plumes, encriers et cartes. Derrière celui-ci, de larges fenêtres aux multiples carreaux donnaient vue sur l'arrière du bateau et sur la mer, noire et calme en cette nuit d'été.

Des livres s'entassaient au milieu de bouteilles de rhum sur des commodes en bois de rose, sûrement volées à un noble lors d'un pillage terrestre, et des bougies brillaient ça et là, seules lumières de la pièce.

Ce qui différenciait cette cabine de la sienne était son côté chaleureux et apaisant. Les rideaux verts qui pendaient de chaque côté des fenêtres y étaient pour beaucoup, ainsi que le tapis persan sous ses pieds.

Harry pensa avec amusement que cette pièce ressemblait à son propriétaire : elle était soignée et arrangée avec goût.

-Capitaine Parfait jusqu'au bout des ongles, rit Harry.

Il s'avança vers le bureau et commença son inspection des cartes.

Au bout d'une bonne dizaine de minutes, il n'avait toujours rien trouvé de très intéressant: Malfoy devait avoir caché les cartes qui menaient à l'Île, ainsi que les parchemins qui indiquaient pourquoi ils se dirigeaient vers cette même île. Car après tout, Harry ne savait même pas après quel trésor ils couraient !

Il fouilla encore dans les masses de parchemins présents sur le bureau, retournant des carnets de notes et des plumes à tout va, jusqu'à ce que ses yeux tombent sur une lettre.

C'était une vieille lettre jaunie par le temps et cachetée. L'écriture était élégante et d'une intense couleur verte. Ce furent les mots « fils » et « propriété » qui sautèrent aux yeux du brun. Curieux, il posa ses deux coudes sur le bureau, s'allongeant presque sur celui-ci, pour pouvoir mieux atteindre le parchemin et le lire.

-Qu'est-ce que tu me caches, Malfoy ? Se murmura-t-il pour lui-même.

Il commença sa lecture, un sourire malicieux sur le bout des lèvres.

-Alors... « mon très cher fils... je souhaite que tu hérites de notre propriété... » blablabla... « au manoir... toute l'île est à toi aussi... ton père, Lucius Mafloy ». Tiens, tiens, tiens, alors comme ça Malfoy est de sang noble ? Je ne m'en serais pas douté une seule seconde, ajouta-t-il, fier de sa trouvaille.

Comment détruire la réputation d'un pirate ? Publier dans tous les ports qu'il faisait partie d'une famille de noble, pardi ! Et que, par conséquent, il est censé être assujetti par toutes les lois débiles que les terriens suivent.

Harry était aux anges (si un pirate, peu se permettre une telle expression) : il allait faire tomber la réputation de son ennemi avec une seule petite lettre ! Que demander de plus ?

Clic.

-Répète ça à qui que ce soit et tu es un homme mort, souffla soudainement une voix à son oreille.

Malfoy ! Quel connard, il ne l'avait pas entendu entrer dans la cabine !

Le blond le menaçait avec son pistolet enfoncé dans son cou. Son autre main, placée sur sa hanche – ou sur sa fesse, car oui elle était bien trop basse à son goût, maintenait son corps immobile.

-Alors comme ça, on pille mes affaires, Mr Seeker ? Ce n'est pas très correct de votre part, surtout envers votre nouveau capitaine, ajouta Malfoy d'une voix doucereuse.

Harry tenta de garder un air dégagé et haussa les épaules. Il détestait sa position en cet instant : penché sur le bureau, son derrière à la vue et au touché de son ennemi. Quelle ironie du sort !

-Je suis un pirate, répondit-il simplement.

Une main blanche le força à se retourner et à faire face à son propriétaire.

Harry se cala un peu mieux contre le pupitre et sourit à Malfoy.

Le blond le menaçait toujours avec son pistolet.

-Que cherchais-tu ? Lui demanda-t-il plus abruptement.

La colère brillait dans ses yeux. Harry se surprit à penser qu'il aimait ça. Il aimait les yeux gris orageux de son ennemi.

-J'ai entendu dire que vous faisiez des recherches sur moi, je voulais juste savoir si vous aviez trouvé quelque chose, répondit mystérieusement Harry.

Malfoy le jaugea du regard, impassible.

-Non, rien. Mais tu vois, j'ai toujours du mal à te croire, répondit-il.

Harry lui sourit de plus belle et se redressa pour lui faire face. Ils n'étaient qu'à un mètre l'un de l'autre, seul le pistolet les tenait éloignés. Il prit son ton le plus aguicheur et lui susurra :

-Vous pensez peut-être que je suis un espion du Capitaine Potter, n'est-ce pas ? Et si c'était le cas ? Et si je vous disais qu'en fait je n'ai pas couché avec son amant, mais que je suis son amant, que feriez-vous ? Car, sincèrement, Potter n'a rien à vous envier, ajouta-t-il en se mordant la lèvre et en laissant ses yeux glisser sur le corps du blond de manière suggestive.

Malfoy ne broncha pas, mais Harry put lire très clairement de la surprise et de l'envie dans ses yeux.

-Si vous me séduisiez, alors peut-être que je me retournerais contre lui ? Pour vous ? Continua Harry, toujours aussi provocateur.

-Ou alors, je pourrais te mettre au fer et te jeter à fond de cale comme mes prisonniers, lui susurra à son tour Malfoy.

Harry posa une main sur son arme et l'écarta lentement de lui pour se rapprocher encore plus du blond.

Il n'hésita pas un seul instant avant de passer ses bras autour de son cou.

-Peut-être, mais dans ce cas-là, vous ne connaitriez jamais la vérité, ni tout ce que je sais sur Potter. Et croyez-moi au moins sur ça, capitaine : je connais Harry Potter mieux que personne.

Harry acheva sa tirade par un sourire resplendissant.

Il s'amusait comme un petit fou ! Il ne mentait absolument pas à Malfoy, chacune de ses paroles était vraie, et c'était bien là toute l'hilarité de cette situation.

Il se jouait de son ennemi comme on se joue d'un enfant affamé.

Le blond le dévorait toujours du regard, hésitant.

-Je ne couche pas avec n'importe qui, finit par répliquer Malfoy, les lèvres pincées.

Harry se moqua ouvertement de lui.

-C'est pour ça que malgré le fait que vous n'arrivez toujours pas à savoir qui je suis, vous me faites des avances à tout bout de champ ? Vous avez envie de moi, avouez-le, murmura Harry à son oreille.

Il savait que son jeu allait trop loin, que la situation lui filait entre les doigts, mais il s'amusait tellement à torturer Mafoy ! Et plus il s'approchait de lui, plus son odeur parfumée emplissait ses narines. Malfoy sentait bon le savon : sortait-il du bain ? Ses cheveux étaient encore humides par endroits, et Harry ne put se retenir d'y glisser deux doigts. Ils étaient si doux, si fins. Comment un pirate pouvait-il être aussi craquant ? Comment un homme pouvait-il être aussi beau, tout simplement ?!

Apollon réincarné, voilà ce qu'il était.

Et la faiblesse d'Harry aussi... Harry se maudit d'aimer autant les hommes. S'il avait préféré les femmes, rien de tout cela ne serait arrivé. Et il ne serait pas en train de se battre avec ses propres organes contre cette chaleur traîtresse qui l'envahissait petit à petit.

Ses yeux se fixèrent sur les lèvres du blond et il eût envie de les embrasser, de les dévorer. Mais il se retint: Malfoy ne lui avait toujours pas répondu. Et son attitude stoïque et impassible pouvait faire basculer la balance de son côté ou de l'autre en un rien de temps !

-Tu es trop insolent, finit par répondre Malfoy.

Sa main gauche, qui ne tenait pas le pistolet, vint enserrer son cou, doucement, mais sûrement. Était-ce une menace ou une caresse ?

-Tu t'embarques sur mon navire à l'improviste, tu sauves un homme que j'aurais préféré voir mourir, apprenant par la même occasion l'un de mes secrets, puis tu t'introduis dans mes appartements sans y être invité et tu y découvres un de mes autres secrets, siffla-t-il.

Sa bouche se rapprochait toujours plus près de la sienne, et il soufflait ces mots aux portes de ses lèvres, les dents serrées. Était-ce de haine ou d'envie ?

Harry savait qu'il jouait au chaud et au froid, mais il ne put se retenir de lui répondre :

-Je te promets de te confier l'un des miens si tu capitules.

Malfoy ouvrit la bouche et Harry crut qu'il allait lui répondre et l'envoyait valser par la même occasion, mais à la place un boum se fit entendre et ses lèvres furent assaillies par celles du blond.

Le boum était le bruit du pistolet tombant au sol. Malfoy avait capitulé, son désir l'avait emporté sur sa raison.

Harry répondit joyeusement au baiser, et se sentit hissé sur le bureau. Il soupira d'aise et passa ses jambes autour de la taille du blond pour le rapprocher de son corps.

OoOoO

Draco se montra très entreprenant par la suite. Il souleva son nouvel amant et l'emporta dans sa chambre, la pièce adjacente, sans cesser de l'embrasser.

Il le déposa sur son lit à baldaquin et se recula quelques secondes pour observer l'harmonie que ses draps verts créaient avec ses yeux. Jamais il n'avait vu des yeux si intenses. Ils étaient plus vivants que la mer un soir de tempête, et plus colorés que les forêts de conifères d'Europe.

Sa peau hâlée était aussi attirante pour lui que ses yeux. Draco avait toujours détesté sa peau trop claire. Les pirates avaient tous la peau bronzée de par leurs longues expositions au soleil; lui avait hérité des gênes de son père: blanc comme le lait, ou presque.

Draco chassa ses pensées et se pencha à nouveau sur sa proie, en commençant par le déshabiller délicatement.

Il voulait dominer cet adonis, ce mec trop pervers, trop mystérieux et bien trop sexy pour son propre bien. Il voulait lui montrer que malgré le fait qu'il ait capitulé, il restait le capitaine, l'être dominant. De toute façon, personne ne l'avait jamais dominé, et ce n'était certainement pas ce soir que cela arriverait.

Le brun fut nu en quelques secondes. Draco lui avait tout enlevé, tout sauf son bandana vert qu'il portait toujours sur ses cheveux de jais. Et lorsqu'il voulut y toucher, James captura ses mains dans les siennes et les ramena dans son dos. Il en profita pour lui donner un petit coup de pied dans les jambes qui le déstabilisa, et il le fit basculer sous lui. Son sourire carnivore ne rassura pas Draco, mais il ne put que gémir de plaisir quand une langue humide s'aventura sur sa gorge que sa chemise entrouverte dévoilait.

James relâcha ses mains et s'affaira à son tour à lui enlever ses vêtements, descendant un peu plus bas sur son corps à chaque bout de tissu enlevé.

Sa langue et ses mains étaient chaudes. Bien plus fiévreuses que toutes celles qui l'avaient touché auparavant. Comment faisait-il pour faire battre autant son cœur et faire vibrer son corps ?

Lorsque la tension devint bien trop insoutenable et que la langue perverse arriva au-dessus de sa verge, Draco décida de reprendre la situation en main. Il emprisonna le corps du brun entre ses jambes, et d'un coup de hanche tenta de lui faire perdre l'équilibre. Sa tentative échoua lamentablement. Il fallait croire qu'il avait sous-estimé la force de son adversaire.

C'est donc paniqué et terriblement excité qu'il croisa le regard du brun avant qu'il ne l'englobe totalement, le faisait gémir de plaisir.

Tout son corps suait et il lui était difficile de ne pas se cambrer sous ces douces caresses. Oh oui, il avait sous-estimé ce type. Il n'aurait jamais dût l'accepter sur son bateau, c'était sa première et plus grosse erreur. La deuxième étant bien celle-là : l'avoir accepté dans son lit.

James ne lui laissa pas un seul instant de répit, il le suça et le caressa jusqu'à l'extase. Une fois chose faite, il remonta jusqu'à son visage et écarta narquoisement les mèches blondes qui collaient à son front.

-Prêt pour le second round ? Lui demanda-t-il d'une voix affreusement sensuelle.

Draco déglutit et essaya de calmer ses tremblements. Oui, il était prêt pour un second round, mais cette fois-ci il ne se ferait pas avoir !

Sans le prévenir, il repoussa violemment le brun pour se retrouver au-dessus de lui. Ses mains plaquèrent ses poignets au-dessus de sa tête, lui empêchant tout mouvement. Il se lécha les lèvres et lui répondit :

-Prêt.

OoOoOoO

Harry pensait contrôler la situation. Il savait qu'il avait perdu les pédales, qu'il n'aurait jamais dût faire ça, mais son envie et sa curiosité l'avait emporté sur sa raison. Alors, il s'était rattrapé comme il l'avait pu : il l'avait dominé. Car si à la fin de la soirée Malfoy devait apprendre sa véritable identité, autant l'avoir baisé dans tous les sens du terme.

Mais il n'avait jamais pensé que son ennemi serait aussi entreprenant ni si avide de pouvoir, même au lit – surtout au lit. Et maintenant que Malfoy se trouvait au-dessus de lui et qu'il le regardait avec ses yeux si gris, si prédateur, il avait l'impression qu'il allait le dévorer sur place. Et cela ne présageait rien de bon pour lui.

Le blond ne prit pas de gant et le prépara très vite avant de s'enfoncer en lui. En tant normal, Harry se serait offusqué devant tant d'indélicatesse, mais là, entre les mains de son ennemi, il se sentait au summum de l'excitation – ce qui n'était pas normal, avouons-le. Et lorsque le sexe du blond le pénétra, il gémit indécemment.

Ses yeux étaient à demi fermés par le plaisir, mais il pouvait toujours voir le visage légèrement rougi de Malfoy et ses yeux gris dilatés à l'extrême. Ceux-ci n'étaient même plus qu'une mer noire de désir.

-Je veux t'entendre crier, souffla le blond à son oreille d'une voix impérieuse.

Crier ? Harry ne criait jamais. Malfoy aurait du chemin à faire avant de l'entendre crier ou même supplier !

Pris par une soudaine vague d'ingéniosité, Harry resserra ses jambes autour du bassin de Malfoy, le faisant pénétrer plus profondément en lui, et le poussa en arrière pour le faire basculer et se retrouver à nouveau au-dessus de lui.

Malfoy poussa un cri de surprise un peu trop aigu qui le fit rire, et ses yeux s'agrandirent de panique. Harry eut un sourire supérieur. Alors comme ça le grand capitaine Malfoy n'aimait vraiment pas être dominé ? Eh bien, il allait lui montrer qui menait la danse ici...

Avant qu'il n'est pût répliquer ou le repousser, Harry captura avidement ses lèvres entre les siennes et commença à bouger fiévreusement son bassin.

Ils ne faisaient pas l'amour, ils se battaient. C'était un combat étrange, basé sur le désir et la domination, mais un combat tout de même. Et bien que Draco eut réussi à marquer quelques points, Harry prenait l'avantage. Et bientôt, il passerait en tête, une fois qu'ils auraient atteint la jouissance.

Ce qui ne tarda pas à arriver. Malgré lui, Draco appréciait chaque baiser du brun, chaque caresse, chaque mouvement de hanches. Il perdait la tête sous son talent, incapable de réagir et encore moins de le repousser. Il ne mit pas longtemps à bouger son bassin au même rythme que le sien, et c'est ensemble qu'ils atteignirent la jouissance en poussant des râles de plaisir indécents.

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Draco s'endormait rarement après les ébats sexuels. Il somnolait un peu, puis quittait son lit, se servait un verre de rhum ou de vin français chapardé lors de leur dernier acte de piraterie, et ouvrait ses fenêtres pour sentir l'air frais et salé de la mer.

Cependant, cette nuit-là fut encore une exception. Un sommeil de plomb l'assomma après la jouissance, et il s'endormit dans les bras de James, pour ne se réveiller qu'à l'aube.

Ce fut d'ailleurs le froid et un bruit de métal qui le sortit de ses songes.

Le pirate brun avait quitté son lit et se rhabillait au fur et à mesure qu'il récupérait ses vêtements au pied du grand lit.

-Bien dormi ? Fit une voix moqueuse.

Draco grogna et s'assit tant bien que mal sur le matelas, en baillant. Encore groggy, il passa une main dans ses cheveux totalement décoiffés, et regarda James fermer la boucle de sa ceinture en cuir. À celle-ci pendait une dague en or, sertie de diamants, qu'il n'avait jamais vue.

Draco fronça des sourcils et remarqua qu'en plus le brun portait beaucoup plus de bagues aux doigts que la veille.

Il releva brusquement ses yeux et surprit le sourire ironique et supérieur que James affichait. Ses entrailles se tordirent douloureusement.

Ça sent pas bon, pensa-t-il.

James dépoussiéra un vieux tricorne qu'il ne lui connaissait pas non plus, et le posa délicatement sur sa tête, sans écraser les boucles brunes qui encadraient son front.

Son front était, lui, dépourvu du bandana vert, et laissait clairement apparaître un petit détail que Draco aurait voulu ne jamais découvrir.

Il sentit sa bouche s'assécher. C'était une blague, pas vrai ?

Une cicatrice. En forme d'éclair.

Harry Potter.

Son ennemi se tenait debout face à lui, les poings sur les hanches, le sourire victorieux.

-Surpris ? Lui demanda le brun, jovial. J'ai passé une nuit d'enfer, cher Némésis. Mais maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai un trésor à aller déterrer ! Ajouta-t-il en brandissant une carte que Draco reconnut aussitôt.

La carte de SON trésor.

Le brun lui vola un dernier baiser, et Draco, sous le choc, eût à peine le temps de lui hurler dessus avant qu'il ne disparaisse.

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Tout en courant dans les ruelles désertes de la petite ville portuaire, Harry riait à gorge déployée.

Il l'avait bien eût ! Le grand Draco Malfoy, Sly le Serpent, Capitaine du légendaire Slyther ! Il l'avait trompé, humilié, volé, et tout ça, en une seule et même nuit ! Il était le meilleur, le MEIL-LEUR !

À présent, il ne lui restait plus qu'à retrouver son navire.

Mais Harry ne s'en faisait pas trop pour ça. Car si, comme il l'avait pensé, Sirius Black s'était laissé pousser par sa curiosité – l'un de ses plus gros défauts avec la frivolité, alors celle-ci l'aurait conduite à suivre Malfoy.

De plus, Harry avait foi en la loyauté de ses hommes. Colin et Pansy ne l'auraient sûrement jamais trahi.

Il était donc sûr à presque 90% qu'il les retrouverait derrière l'île, comme la dernière fois.

Dans le cas contraire... Eh bien, il louerait une chaloupe ! Rien ne pouvait entraver sa joie.

Le visage éberlué de son ennemi flottait encore dans sa tête. Harry pouvait se souvenir de chaque détail de sa nuit passée avec lui; de son doux parfum musqué, au rythme de sa respiration saccadée qui résonnait encore à ses oreilles comme un refrain langoureux et tentateur.

Sa seule pensée négative allait à la noble Mademoiselle Granger. Bien qu'étant un pirate, Harry avait appris, à aimer et admirer le courage d'Hermione, et une femme de son envergure n'avait vraiment rien à faire sur un navire-pirate. À moins d'en être capitaine.

Ronald Weasley allait lui manquer aussi... mais maintenant il était redevenu le Capitaine Potter. James Seeker était jeté aux oubliettes. Au revoir le seau d'eau, à lui la barre !

C'est toujours avec le sourire qu'Harry retrouva son navire, à l'endroit exact où il pensait qu'il se trouvait.

À bord, ses hommes dormaient encore, sur le pont ou dans les cales, et personne ne remarqua son arrivée.

Il se faufila avec joie jusqu'à sa cabine et y entra avec un soupir de soulagement.

Dans la pièce adjacente, il retrouva son mentor, assoupi entre deux jeunes femmes, l'une blonde, l'autre rousse. Il souriait comme un bien heureux, sa tête calée entre ces deux grosses paires de seins.

Harry grimaça à la vue des prostituées, mais ne les réveilla pas tout de suite. Il avait une bien meilleure idée : il retourna sur le pont, chopa le seau d'eau à côté duquel un jeune moussaillon s'était assoupi, ses mains crispées sur le balai, et retourna le vider entièrement sur les trois squatteurs de lit.

Les filles se réveillèrent en poussant des cris aigus (Harry se boucha les oreilles, agacé) et Sirius Black fit un bond d'un mètre.

-Par les couilles de Poséidon, qu'est-ce que... ? Harry ! S'écria l'homme aux cheveux noirs dégoulinant. Quelle bonne surprise ! Ajouta-t-il avec une fausse joie.

-Sirius ! Lui répondit Harry sur le même ton ironique.

-C'est qui lui ? Demanda la fille rousse en le dévisageant froidement de la tête au pied.

Elle était sortie du lit et tenait bien serré contre elle un pan de drap blanc.

Harry Potter roula des yeux et lui répondit sèchement :

-Lui c'est le capitaine et c'est Harry Potter et il vous met à la porte immédiatement.

Les deux filles rougirent, et après un dernier baiser et un clin d'œil à leur amant, elles sortirent précipitamment. Sirius émergea lui aussi des draps et, nullement gêné par sa nudité, traversa la pièce pour récupérer ses vêtements éparpillés çà et là.

Les yeux d'Harry glissèrent sur sa peau parfaite. La nuit dernière, il se serait encore damné pour pouvoir toucher cette peau. Depuis son adolescence, le jeune homme nourrissait un désir sexuel pour son mentor. Mais il s'était toujours interdit de tomber amoureux de lui, car de 1 : les pirates n'aimaient pas, de 2 : cet amour aurait forcément été à sens unique, car Sirius Black était un hétéro pur et dur. Enfin, la vie avec lui aurait sûrement été impossible. Harry aimait trop son indépendance et son navire, et il n'aurait jamais pu partager ça avec lui. Sirius était envahissant et irresponsable. Cela ne l'étonnait même pas qu'il ait perdu son bateau.

Cependant, voir Sirius nu ce matin ne lui fit rien du tout. Il pensa juste distraitement qu'il devrait faire changer les draps.

-Alors, que t'est-il arrivé ? Demanda Sirius sur le ton de la conversation.

Il avait enfilé son pantalon de cuir noir et s'appliquait à attacher tous ses nombreux bracelets à ses poignets.

-Un imbécile a volé mon navire et j'ai dû me faire enrôler sur le Slyther. À part ça, tout va bien, répondit froidement Harry.

-Tu ne vas pas quand même pas m'en vouloir pour ça ? Ricana Sirius.

Harry le jugea du regard, mais une fois de plus les yeux bleus de son mentor eurent raison de lui et il hocha de la tête.

Il retourna dans la pièce voisine et vint s'assoir derrière son bureau. Sirius le suivit en reboutonnant sa chemise de soie noire.

-Donc, tu as rencontré Draco Malfoy ? Il est charmant, n'est-ce pas ? S'il avait été une femme, je crois que je l'aurais bien baisé ! Ajouta Sirius avec un sourire en coin.

Il s'assit sur la chaise face au bureau d'Harry et chopa la bouteille de rhum la plus proche.

-Oui, je l'ai rencontré... et effectivement, il est très baisable, répondit Harry avec un sourire mystérieux.

Ses yeux fixèrent le vide.

Sirius, intrigué, agita une main devant lui.

Harry sortit aussitôt de ses rêves en secouant sa tête, et reporta ses yeux sur lui.

-Regarde, nous avons un cap ! Finit-il par dire joyeusement.

Il sortit sa carte de sous sa veste et l'étala sur son bureau, les yeux brillants de malice. Sirius se pencha au-dessus du parchemin et laissa échapper un sifflement.

-L'île de Traverse ? Lit-il, à demi convaincu. Et ça mène à quel trésor ?

-Aucune idée, répondit franchement Harry. Je n'ai pas pu le découvrir. Mais pour que Malfoy coure après, il doit être sacrément important !

Sirius acquiesça, non sans lancer un regard soupçonneux au capitaine.

Harry fit appeler Pansy et son second du moment, Seamus Finnigan.

Tous les deux furent surpris de le voir revenu à son poste, mais l'accueillirent à bras ouverts. Pansy lui expliqua ce que lui avait raconté Sirius (sous les moues éhontées de ce dernier) et s'excusa de l'avoir cru.

Seamus, lui, lui fit un topo de la situation à bord du navire depuis son départ.

Harry Potter était, tout comme son rival, un capitaine bien particulier, et de ce fait il avait toujours eu du mal à se trouver un second qui lui convenait. Seamus Finnigan était le troisième en titre, et Harry l'avait choisi seulement à cause de ses origines européennes et donc de sa bonne connaissance des routes maritimes (sans oublier son physique très attrayant et son sourire ravageur).

Seamus avait donc une importance secondaire au regard de Pansy qui le suivait depuis des années déjà.

Harry ordonna le départ immédiat du navire, et leur annonça qu'ils avaient un cap.

-Maintenant nous n'aurons plus à suivre le Slyther, c'est lui qui nous suivra, dit-il fièrement.

Il ne pouvait pas avoir plus raison.

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-BOUGEZ-VOUS PLUS VITE QUE ÇA BANDE D'INCAPABLES ! Si vous ne me rattrapez pas TOUT DE SUITE cette épave, je vous jette par-dessus bord ! Hurlait Draco Malfoy échevelé, son doigt pointé sur l'horizon.

Il lui avait fallu plusieurs minutes avant de se rendre compte de l'étendue de la merde dans laquelle il se trouvait. Mais pourquoi avait-il accepté ce pirate à bord ?! Pourquoi ne s'était-il pas plus méfié de lui ? Et bon sang POURQUOI avait-il fallu qu'il laisse cette carte, qu'il avait dessiné LUI-MÊME, sur son bureau aux yeux de tous !

Cette fois-ci, Potter l'avait bien eu ! Il l'avait floué comme jamais personne auparavant, et rien que d'y repenser Draco avait des excès de fureur noire.

Il était sorti en trompe de sa cabine, la chemise et le pantalon encore ouvert, et sous les yeux éberlués des membres de son équipage, il s'était mis à crier à pleins poumons le nom de son ennemi.

À ce moment-là, Harry Potter n'était plus qu'un petit point noir au bout du port.

Sa haine pour cet homme venait de remonter d'un cran (voire dix!), et depuis qu'ils les suivaient ce matin, Draco ne pensait qu'à une chose : le rattraper et lui faire subir la pire des tortures !

-Capitaine, je...

-Oh TOI ce n'est vraiment pas la peine de m'adresser la parole ! Ton pigeon n'a même pas été foutu de trouver SON identité ! Hurla Draco en dirigeant son doigt vers son second.

L'Africain détourna son regard sous la menace, se demandant comment il devait réagir : gifler son capitaine qui devenait ridicule avec sa colère et son obsession ou attendre encore un peu, s'excuser pour la forme, et prendre l'équipage en main.

Un léger coup d'œil au blond et à sa figure rouge de colère le décida à choisir la seconde option.

Il s'inclina, s'excusa, et laissa Draco seul avec sa rage.

Le blond referma sa chemise les doigts tremblants, puis agrippa la barre, déterminé.

Il connaissait la carte par cœur, où qu'il aille, quelque soit le subterfuge qu'il trouve pour essayer de le semer, Potter ne pourrait pas lui échapper. Il le retrouverait toujours. En plus, maintenant il connaissait son odeur, son visage... sa putain de gueule d'ange ! Lui qui croyait qu'il était le seul pirate à être beau et propre sur soi ! Potter avait beau être plus négligé que lui, il n'en était pas moins sexy !

-Je t'aurai... oh oui crois-moi Potty, je t'aurai !

Son murmure se transforma en rire sadique qui se perdit dans les voiles de son navire, poussé par le vent.

-Euh, Cap'taine ? Avec l'équipage on voulait savoir ce que..., bafouilla une petite voix à ses côtés.

Draco jeta un regard noir au pirate. Ce dernier passait une main nerveuse dans ses cheveux bruns et ses yeux verts bleu fuyaient les siens, mal à l'aise.

Les lèvres du blond tressaillirent... et la seconde d'après le pauvre jeune homme passait par-dessus bord sous les yeux éberlués de tous les membres de l'équipage.

-Eh bah, on n'est pas sorti de l'auberge, murmura Ronald Weasley.

À suivre...

Mot de l'auteure importante aussi xD : Aloooors OUI, un lemon dès le 3e chapitre XD ! Un peu inhabituel et précipité, je sais, mais tous ces pirates sont tellement frivoles ! ;p ! Et ce n'est que le DÉBUT ! en fait, la relation Harry/Draco commence vraiment ici. Avant ils ne se connaissaient pas, n'avaient de sentiment que la haine de l'un pour l'autre… bref, avec ce chapitre, tout débute :D !

J'espère que vous l'avez aimé, en tout cas moi j'ai adoré l'écrire (surtout la fin et la réaction de Draco, pauvre Draco !).

Un petit review pour me faire part de vos réactions ? Je les attends de pied ferme ! ;D !!

Merci encore à tous !!

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