Blabla de l'auteur : Hi everybody. Bon c'est un peu en retard, mais au moins, le chapitre est là. Chris étant pas mal occupée en ce moment, les chapitres ne viennent plus vraiment à l'heure mais il nous faut un temps de réajustement lool. J'espère quand même que ça vous plaira. Merci beaucoup à nouna (Salut la miss. Bah en fait, je me souviens plus mais y a des chapitres, tu t'étais déchaînée lool Et oui enfin, ils se rencontrent. Une autre rencontre mais sans la pluie aujourd'hui (on ne peut pas tout avoir lool) J'avoue, c'est un de mes moments préférés lool. Bon en fait si elle « rase les murs » c'est pour une raison que nous sommes les seules à connaître pour le moment lool. Moi je n'ai rien contre les maths, c'est eux qui veulent pas se faire comprendre, j'y peux rien. Et regarde dans ma première saga, elle n'avait pas de mal en math donc… lool. Quant à la bio, j'adore lool. Bisous à ce soir si on se voit), Elodya (Salut miss. Ton pseudo marchouille pas quand je poste, il en manque un bout mais promis, j'y suis pour rien, je tape tous les caractères lol. J'adore tes appréhensions. A te lire, on pourrait croire que je suis sadique dans mes histoires mais… Bon j'avoue, je suis un cauchemar pour tous les personnages fictifs qui se respectent lool. T'en fais pas pour Mitchie, elle finira (peut-être malgré elle, va savoir) a être amis avec les garçons lool. Bisous miss), charl2ne (Salut miss. Ouais tout le monde répondrait son nom… S'ils voulaient avoir des amis, or Mitchie n'en veut pas donc… Mitchie craque pour eux, enfin disons qu'elle les trouve mignon mais elle ne comprend pas que les filles fassent tout un foin autour d'eux… Enfin pour le moment, elle ne comprend pas lol. En fait, ce n'est pas une erreur. Elle l'appelle voisin de bio parce qu'il est dans sa classe. Tu verras, elle appellera Shane « son voisin » alors qu'ils ont quelques maisons qui les séparent lol. En fait si j'appréhende c'est parce que je parle beaucoup de moi enfin je fais références à des expériences que j'ai vécu c'est pour ça que j'appréhende le postage mdrr. Bisous) et enfin amy_chan (Salut la belle. Non Mitchie n'est pas timide, mais réservée, sauf qu'elle ne veut pas rester à Akron donc en n'ayant aucun ami, ça sera plus facile de repartir. C'est pour ça qu'elle parle avec personne. J'aime bien ta comparaison avec un chat peureux, tu comprendras plus tard pourquoi lool. Ceci dit, t'as raison, elle semble hyper peureuse cette petite lool. Je suis ravie que ma fic te plaise, j'espère que ça continueras. Bisous) pour leurs reviews qui me touchent.

Disclaimer : L'univers, ainsi que ses lieux, et ses personnages, ne m'appartient toujours pas ! (Hélas) C'est toujours la propriété de Disney ! Je ne fais que l'emprunter un court instant ! Et naturellement, je ne touche absolument rien, mais vous avez le droit de me laisser votre avis ! :p Et les corrections de chris87

PS : Je ne le précise pas mais on ne voit que la version de Mitchie. Bon si finalement, je le précise !

Chapitre 02

Je passais la soirée, à essayer de comprendre pourquoi, il avait tant voulu me parler ? Par curiosité ? Ennui ? Sûrement. Il avait envie de parler et j'étais la seule présente. Après le dîner, papa me demanda où en était mes maths et j'avouais que malgré mes recherches, parce que j'y étais retournée après avoir rangé les provisions, je n'avais toujours pas trouvé cette fichue réponse. C'était pourtant pas faute d'avoir essayé, mais impossible de la trouver. A croire que je n'avais rien retenu de ce qu'il m'avait dit la veille. Soupirant, je montais dans ma chambre alors qu'il était sur mes talons. Comme hier, je m'assis à mon bureau et lui montrais mes brouillons. Parce qu'ils se sont multipliés, vu que de un je suis passée à quatre. Il rit en m'assurant que j'avais fait le bon calcul, quelque part dans tout ça, et m'expliqua, de nouveau, la leçon. A la fin, je soupirais, en comprenant que c'était mon troisième calcul qui était bon. J'avais perdue une heure, peut-être deux, à chercher une réponse que j'avais déjà. La tuile ! Je lui fit la bise, pour le remercier puis il descendit, sûrement raconter à maman combien sa fille était stupide. Pour ma part, j'allumais mon ordi et terminais un arrangement que j'avais fait. Je commençais à en avoir marre de me réveiller avec la sonnerie stridente de mon réveil. J'avais donc fait un cd de mes compos, les plus entraînantes. Il fallait juste que je reprenne légèrement la dernière, et j'aurais plus qu'à lancer la gravure. Comme ça demain, ou après-demain maxi, j'aurais un réveil vraiment agréable.

Deux heures plus tard, je sortais mon cd tout neuf et l'insérais dans mon réveille-matin. Un petit gadget que j'adorais puisqu'on pouvait le programmer pour qu'il nous réveille avec un cd, une station de radio ou son horrible sonnerie préenregistrée. Pour ma part, dès demain, je changeais de son. Fatiguée, j'éteignis tout, et me couchais, après avoir embrassé mes parents. Durant la nuit, je revis la conversation, si on peut dire, que j'avais eu avec Nate, puis Shane, mais tout semblait déformé, et quand mon réveil sonna, j'ouvris péniblement les yeux, l'esprit complètement embrouillé. Avais-je rêvé qu'ils m'avaient parlé, ou était-ce bien le cas ? L'état de mon livre de psychologique me donna la réponse. S'il était tombé sous la pluie, ça voulait dire qu'ils m'avaient vraiment parlé. Prions que ce soit exceptionnel ! Enfin, pour Nate, je sais comment faire, je n'ai qu'à me faire oublier en biologie, mais pour Shane ? Hormis ne plus rater le car scolaire, je ne vois pas. Soupirant, je descendis et m'attablais. Maman avait le nez dans le journal, et semblait chercher quelque chose. Elle m'apprit que papa était partit plus tôt. Il avait quelques trucs à régler. Bon, j'irais donc au lycée en car. Ou peut-être en bus. Ouais plutôt ! Je n'ai rien contre le car scolaire, mais j'ai l'impression que tout le monde me regarde. Idiot, n'est-ce pas ?

Une fois prête, j'embrassais ma mère et partis pour une nouvelle journée. Vivement le week-end, si vous voulez mon avis. Je ratais le car de quelques minutes mais le bus arriva en même temps que moi. Ravie, je souris au chauffeur avant de m'asseoir, pour quatre stations. Quand il me déposa, je rejoignis mon premier cours sans porter attention à ce qui m'entourait. Enfin juste assez pour ne pas rentrer dans quelqu'un, disons. Une fois devant la porte, j'éteignis la musique sans enlever mes écouteurs. J'entendais ainsi ce qui se disait sans qu'on le sache. Pas que j'étais intéressée par le babillage d'une bande d'adolescents moyens bourrés d'hormones, mais ça m'occupait. J'avais juste un bruit de fond, pour me permettre de m'évader ailleurs. Seulement voilà, une fois de plus, le fait que j'ai snobé les garçons durant ma brève rencontre alimentait la conversation des trois pies de la veille qui me regardaient étonnées. Je leur retournerais bien leurs regards, mais d'une part je n'osais pas, et de deux je n'étais pas censée les entendre. Seulement, comme elles insistaient, se demandant sûrement si je ne venais pas d'une autre planète, je tournais la tête vers elle. Elles détournèrent aussitôt les yeux et se mirent à piailler comme des oisillons affamés. Quand elles se mirent à glousser comme des dindes, je sus que les trois garçons n'étaient pas loin. Effectivement, deux secondes plus tard, ils entrèrent dans mon champ de vision. Jason s'appuya contre le mur, trop près de moi, et je m'écartais comme s'il m'avait brûlé. Réaction excessive, mais bon j'y peux rien. Je détestais qu'on s'approche trop près de moi. On a tous, ce problème mais certains détestent qu'on les approche à plus d'un mètre, d'autre c'est à plus de dix centimètres. Ça varie en fonction des individus. Enfin bref, ma vive réaction attira les regards des trois, qui me regardèrent comme si un bras me poussait au milieu de la figure, et je soupirais. Décidément, ici ou ailleurs, je passais pour quelqu'un d'étrange. Je les entendis se demander, entre eux et à voix basse, ce que j'avais, et je me retins de soupirer. J'ai le droit d'être étrange non ? Visiblement non ! Bien qu'il était le plus loin de moi, Shane s'approcha et chuchota à mon oreille, tandis que je serrais les dents pour ne pas le pousser contre le mur :

« - Fais pas semblant de ne pas entendre, je sais que ta musique est éteinte !

Il reprit aussitôt sa place, et écouta Jason faire une remarque. Pour ma part, je notais que les trois oiseaux, me regardaient avec envie. Ouais bon là, y a un problème ! Je n'ai jamais suscité la moindre envie chez qui que ce soit, pourquoi serait-ce différent ici ? Tout ça parce qu'il m'a parlé à l'oreille ? Je m'en serais bien passée. Sa voix a beau être plus qu'agréable à mon oreille, je préfèrerais qu'il garde ses distances. Heureusement, ils finirent par partir, enfin seul Nate resta, mais on a cours ensemble, donc c'est logique, n'est-ce pas ? Bon ! La sonnerie retentit et le prof ouvrit la salle. Tous s'installèrent en discutant légèrement se racontant leur soirée, ou le programme du soir. Pour ma part, je m'assis en silence, et commençais à sortir mes affaires. J'avais hâte que le cours commence. Hier, il nous avait fait passer un petit test, et je me demandais combien j'avais. Etrangement, la biologie ne m'intéressait que depuis deux jours. Quand j'avais lu, qu'il me fallait une bonne moyenne dans cette matière pour devenir psy. Du coup, je comptais passer mon week-end à faire le plein de connaissance. La seconde sonnerie, annonçant le début des cours, retentit, et le prof nous demanda de ranger nos affaires, puisqu'au vue des résultats, il allait former des binômes pour le restant de l'année. Bon génial ! Je commençais juste à me faire à la présence de Nisrine. Plusieurs élèves bougèrent des groupes d'amis furent éloignés et je regardais tout ça, sans vraiment participer à l'ambiance. Je me demandais un instant qui j'allais avoir devant moi, puisque Nate allait sûrement être déplacé. Ecoutant, j'entendis mon nom juste à temps, malheureusement pas celui de mon nouveau voisin, ou voisine.

« - Bon on dirait qu'on va être colocataire de table, me di-il.

« - Euh… Oui !

J'allais me lever mais il préféra se déplacer. Tant mieux, j'étais bien au fond. Il n'y avait personne devant nous, c'est plutôt cool, puisque j'avais eu peur d'avoir une des pies. Me voilà sauvé. J'avais remarqué qu'il ne semblait pas vraiment loquace, ce qui m'arrangeait, parce que je parlais très peu. Comme dit papa, « elle parle peu, mais réfléchit trop, cette petite. » Le cours se passa sans encombre, et sans un mot échangé pour mon plus grand plaisir, puis la sonnerie me prévint que j'allais devoir aller en math.

« - Ce fut un plaisir d'être ton voisin, me dit-il en souriant.

« - Euh … Pareil ! Salut !

Aussitôt, je partis les joues en feu.

Le reste de la matinée passa tranquillement. En fait, tout changea au moment où je sortais de la queue du réfectoire. J'allais me diriger vers ma table, quand je vis Shane faire un signe dans ma direction. Songeant qu'il invitait quelqu'un d'autre, je haussais les épaules et pris ma place habituelle. Je ne mis pas ma musique préférant lire en mangeant rapidement. J'avais profité de la pause, pour emprunter un livre de biologie dans leur centre de documentation, et finalement, je me demandais pourquoi je ne m'étais pas intéressée à cette matière plus tôt. Parce que c'est vraiment intéressant. Ceci dit, va falloir que je règle le problème math et que je prenne des cours pour avoir le niveau dans cette matière, sinon au revoir ma carrière de psychologue.

Ayant terminé mon assiette, je déposais mon plateau et sortis rapidement du réfectoire. Fixant droit devant moi je m'arrêtais, un instant me demandant, si je n'étais pas un peu agoraphobe pour détester autant que ça les contacts humains ? Presqu'aussitôt que l'idée m'avait effleuré l'esprit, je secouais la tête en signe de négation. Je n'étais pas agoraphobe, juste solitaire, timide, et réservée. Belle brochette, au passage ! Souriant à cette remarque que je ne comptais pas partager, je repris ma route tranquillement. Seulement, trois pas plus tard, j'entendis mon prénom. Une grande première dans ce lycée. Habituellement, c'est des « la nouvelle » ou « mademoiselle Torrès » mais ça, c'est juste les profs. Me tournant, je vis les trois garçons venir vers moi. Soupirant, je fermais mon livre, me servant de mon index comme marque-page et le collais contre ma poitrine. Un peu comme un bouclier. Ils s'arrêtèrent face à moi, et j'attendis qu'ils parlent. Après tout, c'était eux, visiblement, qui voulaient me parler, pas l'inverse.

« - Dis donc, tu sais que j'ai eu du mal à connaître ton prénom, me dit Shane de but en blanc. Heureusement Nate est à côté de toi maintenant, sinon j'aurais été obligé de te héler.

« - Promis, la prochaine fois je me colle un post-it sur le front avec les infos qui t'intéressent, ironisais-je.

Je ne sais pas trop pourquoi, j'ai dit ça. Habituellement, je ne me serais pas permis ce genre de phrase. Cependant, loin de m'en vouloir, ils sourirent.

« - Tu te rends compte, que c'est la phrase la plus longue que tu aies dites depuis hier ?

Fixant celui qui me parlait depuis le début de cette conversation, je haussais simplement les sourcils, attendant qu'il m'explique pourquoi, il m'empêchait de lire. Ceci dit, Jason fit une remarque, sans doute amusante puisque les trois rirent, mais étant perdue dans mes pensées, je n'avais pas entendu.

« - Moi, ça m'aurait pas plut, sourit Nate en me regardant.

« - Quoi donc, demandais-je plus par politesse que par curiosité.

« - Rien, je disais juste que visiblement, tu étais du genre à ne pas parler assez, et à trop réfléchir ! Ce qui n'est pas normale chez une fille, puisqu'en logique, c'est l'inverse.

« - Oui, oui, je suis au courant ! Les filles sont bêtes, les garçons méchants, et les singes grimpent aux arbres, soufflais-je ennuyée. C'est pour ce genre de… Conversation que vous m'avez interpellé ?

« - Non, en fait, j'ai remarqué que tu manges seule le midi, donc on s'est dit que tu pourrais venir avec nous.

« - D'où le signe qu'il t'a fait tout à l'heure, ajouta Jason.

« - Oh, m'exclamais-je. Désolée, je préfère rester seule et réfléchir trop. Bonne journée !

Sur ces mots, je tournais les talons, et repris ma lecture, sentant un regard sur moi. Je les entendis se chamailler sur la bêtise de Jason avant de rire lorsque celui-ci décréta que Shane venait de devenir un homme. Je me serais bien intéressée à la conversation, mais la biologie c'est beaucoup plus fascinant, et plus utile pour mon avenir.

La journée passa rapidement, et au soir, je m'assis à l'arrêt de bus, malgré que le car soit là. Le nez plongé dans mon livre, je le vis partir, puis sentis quelqu'un s'asseoir sur le même banc que moi. Jetant un regard sur le côté, je notais que la personne, un garçon visiblement, était assez loin. Parfait, je ne passerais pas pour une marginale, devant lui.

« - Toujours en train de lire ! Et de la bio, en plus, s'exclama une voix que je commençais à trop bien reconnaître. Et toujours aussi peu encline à parler, à ce que je vois.

« - Certaines conversations se suffisent à elle-même, philosophais-je.

« - Je vois !

J'entendis dans son ton, qu'il grimaçait, et je me demandais pourquoi. Le dos appuyé contre le plan de la ville, je l'observais. Il se pencha, plaçant ses coudes sur ses cuisses, et frotta ses mains l'une à l'autre, en regardant droit devant lui, pendant quelques instants. Apparemment, j'avais réussi à le vexer. Bon, au moins, dès demain, il oublierait mon existence. D'un coup, il tourna son visage vers moi, me fixant. Son regard était si intense que je finis par l'observer à mon tour, fermant mon livre comme plutôt, cherchant à savoir pourquoi, il se sentait obligé de me parler.

« - Alors, tu viendras demain ?

« - Où ça, demandais-je perdue.

« - Manger avec nous pardi ! On fait peut-être peur, mais je te jure qu'on n'est pas méchant, sourit-il.

« - Non !

« - Non, quoi ? Non, tu ne viendras pas, ou non, on fait peur ?

« - Non, je ne viendrais pas manger avec vous. Et vous ne me faites pas peur. Vous n'avez qu'à inviter quelqu'un d'autre. La moitié des filles du lycée adoreraient pouvoir passer une heure avec vous.

« - Peut-être, admit-il avant de reprendre, mais c'est à toi qu'on le propose. Tu sembles différente, et ça m'intrigue. La plupart des filles ici sont insipides. Elles ne viennent en cours que pour voir leurs amis, passent leur samedi après-midi à faire les magasins ou à traîner au centre commercial, et leur dimanche devant la télé en train de se faire les ongles en pleurant devant un film idiot. Ce qui, visiblement, n'est pas ton cas. J'aimerais donc beaucoup savoir jusqu'à quel point, tu es différente.

« - Désolée, je ne suis pas un sujet d'étude, dis-je en rouvrant mon livre. Trouvez-vous quelqu'un d'autre.

Bon j'avais peut-être été un peu sèche mais je n'appréciais pas l'idée qu'il s'intéresse à moi juste pour pouvoir faire la liste de mes différences. Voir qu'il s'intéresse à moi, tout court !

« - Je me suis mal exprimé, pardon, reprit-il. Ce que je voulais dire, c'était que tu sembles plus vraie et sincère que les filles d'ici. Je, enfin, on ne te voit pas comme un sujet d'étude, loin de là. Mais plutôt comme une bulle d'oxygène… Alors, tu acceptes de venir manger avec nous ?

« - Non ! Je vous l'ai dit, je réfléchis mieux seule, et j'aime beaucoup réfléchir !

« - Et lire, et écouter de la musique, ajouta-t-il tout sourire. Juste une fois ? Comme ça, ton cerveau pourra se reposer un peu. Et puis, promis on fera un effort pour que notre conversation soit à la hauteur de tes pensées.

Je refusais, une nouvelle fois. Même si j'avais envie d'accepter, si je déjeunais avec eux, ne serait-ce qu'une fois, on n'allait pas m'oublier avant longtemps, or je voulais passer inaperçue. Ce qui n'allait pas avec leurs côtes de popularité. En dix minutes, il finit par me sortir tout un tas de raison, aussi idiote, sinon plus, que la précédente, et je finis par céder. A contrecœur, et du bout des lèvres, mais je décidais d'accepter. Plus pour être tranquille qu'autre chose, j'avoue.

« - Très bien, mais c'est exceptionnel ! Ne comptez pas sur ma présence à tous les repas.

Il acquiesça et me sourit. Etrangement, je me sentis bizarre l'espace d'un instant, puis tout redevint normal. Secouant la tête, je me promis de m'interroger là-dessus plus tard. Pour le moment, j'avais un autre problème plus urgent à régler. Comment faire pour éviter de manger avec eux le lendemain ? Je n'avais rien promis, techniquement, et peut-être que si je leur laissais l'impression que j'étais du genre à ne pas tenir parole, ils arrêteraient de me parler ? A moins que je me montre insipide, et sans profondeur. Ouais, faire comme si le côté bêcheuse et timide, n'était qu'une façade pour qu'on me remarque. Acquiesçant à cette idée, je me levais en voyant mon bus arriver. Je notais cependant qu'il ramassait ses affaires pour faire de même, et je l'interrogeais du regard.

« - Quoi ? Tu ne m'as pas vu monter dans le même bus que toi, hier ? Visiblement, on vit dans le même quartier, dit-il tout sourire.

« - Génial, grinçais-je entre mes dents. Fais-moi penser à ne plus mettre le nez dehors.

Sur ces mots, je montais, et mis ma musique, lui signifiant clairement que la conversation était close. Seulement, je notais qu'il souriait, content de lui. Rapidement, une jeune femme l'apostropha et ce fut à mon tour de sourire. Qu'elle lui parle, ça me permettrait de l'oublier. Bien que sa voix me plaisait, c'était loin d'être le cas du reste du personnage. Enfin si, physiquement, il était vraiment mignon avec ses yeux marron, et ses cheveux noirs, mais franchement, les personnes insistantes sont fatigantes. En tout cas moi, ça me fait fuir. Perdue dans mes pensées, je faillis louper mon arrêt, mais on me tapa sur l'épaule. Me tournant, je le vis, face à une fille, et il me fixait.

« - C'est là que tu descends !

Regardant autour de moi, je notais qu'il n'avait pas tord. Obtempérant, je sortis du transport en commun, songeant que, soit il habitait réellement le coin, possibilité guère réjouissante, soit il me suivait depuis deux jours, ce qui était encore moins réjouissant. Suivant le proverbe qui dit que De deux maux, il faut prendre le moindre, je décidais qu'il habitait dans le coin. Me retournant, j'observais le bus, et croisais son regard. Il était debout, toujours face à cette fille, se tenant à la barre verticale au-dessus de sa tête, et tandis qu'elle lui parlait, il tourna son visage, et me sourit avant de se reconcentrer sur son interlocutrice. Elle dut dire quelque chose de drôle, puisqu'il rit. Prenant le chemin pour rentrer chez moi, je jalousais une seconde cette fille qui savait le faire rire, et avait la chance d'en entendre le son qu'il produisait. Soupirant, je secouais la tête. J'avais de drôle de réaction depuis tout à l'heure, surtout envers lui.

Rentrant à la maison, je fus surprise de voir maman devant son ordinateur portable. Il faut dire qu'elle ne l'utilise jamais. C'est à se demander pourquoi, elle l'a acheté d'ailleurs. Enfin, visiblement, elle lui a trouvé une utilité qui semble la ravir, à en juger par son sourire. Inspirant, je notais qu'elle préparait sa spécialité. Nous avions donc quelque chose à fêter ? Parfait, ça me ferait oublier mon problème, soit comment les faire fuir une bonne fois pour toute ?

Je montais faire mes devoirs le temps que papa rentre. J'avais prêté une oreille très attentive au cours de math de la journée, et je dus avoir compris la leçon, puisque les exercices ne me posèrent pas trop de problèmes. Beaucoup moins que d'habitude, en tout cas. Aussi, lorsque mon héros rentra, je souris. J'avais tout fait toute seule, et même si je savais qu'il allait vouloir vérifier après le repas, j'étais fière de moi. Petite victoire, mais on se contente de ce qu'on a, non ?

Je descendis, lorsque maman m'appela pour manger, et m'attablais. Comme je l'avais supposé, le repas fut délicieux et maman nous annonça, une grande nouvelle. Enfin, grande, à ses yeux, en tout cas.

« - J'ai été voir le local tout à l'heure, il est parfait ! C'est une ancienne pizzeria. Je vais devoir faire quelques travaux, comme remplacer le grand four à pizza par un plus petit, mais dans l'ensemble, il est vraiment bien.

Génial … Elle avait trouvé un endroit pour ouvrir son service de traiteur. Encore une raison qui m'enchaînait à Akron. Bon au moins, ça lui faisait plaisir et elle réalisait son rêve. Je n'allais pas gâcher son bonheur. Je souris en décrétant, tout en pensant le contraire, que c'était une très bonne nouvelle.

« - Mais, tu ne comptes pas sur moi, pour les peintures, ris-je.

« - Promis, je me débrouillerais avec ton père. Après tout, il n'a rien fait ici, lui !

Riant légèrement, je les écoutais parler de ce projet qui enthousiasmait maman. Et papa, par procuration. Il semblait heureux qu'elle puisse réaliser son rêve de toujours, et malgré moi, je souris. Après tout, il avait raison. Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut. Et puis, rien ne m'empêcherait de quitter Akron un jour, pour retourner à Salt Lake City. Donc, finalement, c'est une bonne nouvelle que maman ait trouvée le local de son prochain service traiteur.


Et voilà. Bon, il est légèrement plus court que le précédent, et je m'en excuse. J'essaierais de faire mieux, la prochaine fois, mais je ne promets rien. Sauf bien sûr un léger (mais tout minuscule) rapprochement entre les deux persos principal. J'espère que ça vous a plut un piot peu quand même ?

Miss Tagada (L)