Note de l'auteur : Bon alors vouala de l'avancement, la vie en communauté se précise.

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Pour mes chers lecteurs :

Je suis réellement heureuse que vous me lisiez, que vous me mettiez en alerte et même en favoris, mais j'aimerais vraiment que vous me laissiez une review à la fin pour

connaître vos impressions j'aime beaucoup y répondre, et ça me permet de savoir si je ne me plante pas dans un mur!

Merci de votre attention sur ce petit mot.

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Et donc réponses à mes review (ouais j'en ai eu que deux mais elles m'ont énormément faites plaisir donc je ne m'en plaint pas)

Elleay Sahbel : Oui! Cleo me l'avait dit dès que je trouve un petit temps je corrige ca (pas de ma faute j'ai deux potes qui se ressemblent qui s'apellent fred et charlie!) Pour les couples avec Narcissa (la sublime belle intelligente Narcissa Malefoy) je n'en ai jamais lu qu'avec Lucius, ou sinon avec Snape, donc ca m'interresserais beaucoup de connaître ton histoire! Pour le Drarry...Bave...No comment *essuie le clavier*

Et pour répondre à ta question, une fois que l'inspiration me vient j'écris environ vingt pages (quand j'ai cours) à cinquante pages par jour, et oui il m'arrive d'avoir des crampes aux doigts au dos et oui je suis assez timbrée. Mais ce fait m'a permise d'écrire quelques fanfic à l'avance et de pouvoir publier régulièrement! J'AI PRIT LE POSTE DE CONSEILLERE *garde son poste a la sagaille*

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Tania-Sama : J'ai toujours imaginé Luna comme quelqu'un d'extrêmement intelligent, donc dangereux hihi. Et ne t'en fais pas pour les couples je n'aime que les Happy end *ca devient sirupeux ou c'est moi?* En tout cas merci infiniment pour ta review ca me redonne la patate et puis il faut bien le dire si les gens ne reviewaient (euh no comment sur le verbe usité) pas je ne posterait plus! (ou alors je donnerais les histoires en privé à mon unique lecteur tant soit peu que j'en eûsse un).

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Et donc pour ceux qui passeront (presque) directement à l'histoire, enjoy, et merci de me laisser votre avis!

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CHAPITRE III / La vie en communauté

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Noël était dans quatre semaines et demi. Encore quatre semaines et demi à entendre Drago se plaindre, le voir réviser dormir, et comble de l'horreur, prendre sa douche! Elles étaient communes pour les garçons, et un compartiment était réservé aux filles avec vestiaire. En tout cas, Ron pouvait attester d'une chose. Drago était blond au naturel.

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Le Serpentard se déshabillait sans aucune pudeur, et préférait prendre sa douche sans croiser le regard de ses nouveaux compagnons de chambre, plutôt que jouer le prude. Ron et Harry durent faire de même et eurent tout le loisir de constater que oui, le plafond était bien repeint. Zabini seul entrait après tout le monde et se plaçait tout au fond de la salle d'eau, face au mur. Il détestait qu'on puisse le voir sans au moins une couche de vêtements primaire. Quand à Neville, les deux mains protégeant ses attributs, il se débattait et était le seul à faire du bruit pour prendre ses produits de toilette.

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Là encore, les filles parlaient entre elles, n'ayant aucun complexe l'une par rapport à l'autre, se frottant le dos l'une l'autre et babillant gaiment. La rougeur montait aux joues de la plupart des garçons quand Luna commentait les grains de beauté de son amie, qui lui rappelaient certaines constellations d'étoiles. Le mur qui les séparait était infranchissable, mais pas insonorisé. Ce fut à ce moment que Ron regretta d'être si maigre, et Neville de n'avoir pas fait plus de sport avant ce jour. Il est vrai que Zabini était sculpté comme une représentation de De Vinci, et que le quidditch avait façonné Drago et Harry qui n'avaient rien à envier l'un à l'autre. Quoiqu'il se pourrait que Drago forcît un peu ses muscles pour paraître le plus à son avantage possible.

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Au bout de cinq jours à se regarder dans le blanc de l'œil, personne n'avait plus d'insultes à dire à l'autre, et il fut convenu qu'un trêve serait observée, qui consistait à s'ignorer royalement. En fait, Blaise, même en tant que Serpentard, était très calme et réfléchit. Hermione soupçonnait même qu'il eût pu aller à Serdaigle. Il n'insultait jamais, sauf si on venait le chercher. Mais n'était pas vraiment aimable non plus, son dégoût pour tout ce qui touche les moldus étant trop fort.

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Maintenant, Harry ne regardait même plus Drago, ils ne s'approchaient plus. Leurs regards étaient toujours à l'opposé de l'autre. Sale traître de Potter! Dire qu'il n'avait plus personne à insulter. Il ne pouvait même pas parler à Blaise, trop renfermé sur lui-même ces derniers temps. Ces yeux clairs ne le dévisageaient plus, sa bouche ne l'insultait plus. Même les bousculades avaient cessé. Harry commençait à se sentir seul au milieu de ses amis. Le soir au coucher, fort heureusement, les élèves purent constater qu'à vingt heures, le sort cessait de fonctionner, et Neville pouvait aller aux toilettes sans escorte.

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Blaise profita de cette liberté pour prendre la tangente à vingt-trois heures, alors que tout le monde dormait, écrasé de fatigue, et se rendit à pas de loup vers les couloirs de transformation. Réveillé par une planche qui grinça, Harry vit le lit de Zabini vide. Son pyjama était encore sur le lit. Suspicieux, il sortit du dortoir, et vit que la porte était entrouverte. Il oublia toute précaution, et partit sans carte ni cape. Le sorcier était à une vingtaine de pas devant lui, et il devait se cacher régulièrement derrière un mur pour ne pas être vu. Le sol était glacial, mais la curiosité était bien plus forte.

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Depuis des jours qu'il ne s'était rien passé, presque déçu de Drago, Harry voulait un peu d'aventures plus palpitantes. Pourquoi avait-il toujours besoin de Drago, au fait? Pourquoi cette sensation d'inachevé quand il n'avait pas sa dispute journalière, que le blond Serpentard ne lui rappelait pas à quel point il était nul, et lui à quel point il était bête? Sans cela, il se sentait presque démuni, presque heureux lorsqu'enfin, la chère tête brune daignait se lever pour lui reprocher un fait quelconque auquel il avait déjà préparé une réplique cinglante rien que pour le survivant.

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Harry arriva finalement devant la salle de Mc Gonagall, en se disant que ça sentait vraiment le roussi. Il vit Zabini y entrer, prendre un morceau de bois gros comme le bras, et le transformer en lézard. Puis ce même lézard en cheval miniature. Rien que cet exercice faisait naître des perles de sueur sur son front. Il s'entraînait! Il faisait le maximum pour être le meilleur, alors que tous les autres sauf Hermione plongeaient du nez sur leurs cahiers à la première minute passée! Il entendit un bruit de chiffon qu'on frotte sur les dalles. Il se retourna vivement, et se retrouva face à un visage blanc comme le lait, à deux centimètres du sien. Aucun ne bougeait, pourtant le bruit de chiffon se rapprochait. Harry avisa un renfoncement dans le mur, une sorte de meurtrière qui faisait toute la profondeur du mur. Il ne comprit pas ce qu'il faisait lorsqu'il se retrouva face à Drago, une main sur sa bouche pour ne pas qu'il crie, l'autre main sur le mur de sa droite. Le renfoncement était à peine aussi large que leurs épaules, et il s'était griffé le bras. Il étaient assez loin dans la roche, et caché par l'ombre de la nuit. Cependant, la classe était presque en face de leur cachette, et le bruit de pas se fit plus clair pour s'arrêter.

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- Zabini? Que faites vous là?

- Professeur Mc Gonagall? Je... Je ne parvenais pas à dormir. À cause de la transformation en âne. Il reste toujours si petit.

- Il vous faut retourner dormir, avant que Rusard vous trouve. Ne le dites à personne, mais c'est une fierté pour moi que de voir des élèves aussi persévérants que vous. Je vous fais confiance, rentrez vous coucher, Blaise.

- Bien, professeur.

- Ah, je comprend, vous tenez mal votre baguette, attendez.

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Coincé contre Drago, Harry avait du mal à se rendre compte de la situation. La cachette était si étroite que sa tête, au lieu de faire du bouche à bouche à Drago, était dans son cou. Sa hanche coinçait un de ses bras tandis que l'autre était en arrière de son dos. Harry avait prit appui sur le mur, et avait descendu sa main, qui coincée aussi, ne descendait pas plus bas que le cou du Serpentard. Quiconque les aurait vu aurait pensé qu'ils avaient trouvé la position parfaite pour se peloter. Leurs jambes se croisaient, et ils devaient se pencher l'un sur l'autre pour ne pas tomber. Harry, le nez dans les cheveux fins de son ennemi, trouvait que son gel douche sentait rudement bon. C'est fou les idées qui nous passent par la tête quand on est coincés entre deux murs de Poudlard. Il finit par chuchoter à son oreille, aussi bas qu'il le put :

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- Qu'est-ce qu'il se passe, alors?

- La ferme Potter, tu me chatouilles avec ton souffle.

- Alors dis moi ce qu'il se passe!

- Mc Gonagall lui montre comment faire, je crois. Je vois que le dos de Zabini, mais il semble prendre une leçon.

- Pourquoi c'est si long? J'entends plus rien depuis une éternité!

- Arrêtes de parler, c'est agaçant!

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Drago sentait le souffle chaud de Harry contre sa nuque, et il était en colère contre lui-même de savoir que c'était si agréable. Ses mains sur son cou étaient une torture et Harry fut maudit jusqu'à sa dernière génération. Ce dernier n'en menait pas large, et son visage était caressé par les cheveux blond, ramenés d'un geste sec toutes les vingt secondes en arrière, ce qui n'arrangeait rien, au contraire. Inutile de demander pourquoi l'autre était là, la même raison les avait pousser à sortir du lit. Leurs torses n'avaient jamais été si proches aussi longtemps. Harry sentait le cœur de Drago qui battait à toute vitesse, et espérait que son ennemi ne sentait pas que lui aussi était plus qu'anxieux. Les lèvres qu'il avait couvertes de sa main étaient douces et lisses, et ses joues s'empourprèrent à ce souvenir. Comment pouvait-il avoir envie de respirer, humer ce corps collé au sien depuis de si longues minutes, qui ne défilaient que trop vite? Pourquoi sa main, coincée par la hanche de ce crétin de Gryffondor avait simplement envie de l'entourer, et de rester contre lui, même quand tout danger serait écarté?

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Finalement, la leçon se termina, et il fallut encore une bonne minute avant que Blaise ne parte. Inconscient que Drago voyait la scène, Harry, perdant toute notion de contexte, approcha ses lèvres du cou de porcelaine et voulu entreprendre de le mordre. Le cœur de Drago s'emballa alors que sa main commençait à bouger pour enlacer le jeune homme. Lorsqu'il le toucha, Harry reprit rapidement ses esprits, et le prit comme un signal pour bouger. Il avait faillit commettre l'irréparable. Le manque d'air, peut-être?

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- Ils sont partis?

- Oui, reprit une voix quelque peu agacée.

- Attention à ton bras.

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Harry se tortilla tant et si bien qu'il sortit, et Drago n'eut qu'à se mettre totalement sur le côté pour revenir dans le couloir, façon gravure égyptienne. Le Serpentard massa son bras un peu engourdit, et la nuit cacha la rougeur qu'il avait aux joues. Ils ne prirent même pas le temps de s'insulter, et allèrent se coucher rapidement. Blaise faisait semblant de dormir profondément quand ils s'enfoncèrent au fond de leurs lits, encore surexcités par la soirée. Il avait vaincu Voldemort, et survécu à lui et à ses pièges durant six ans, et une simple virée nocturne lui mettait le feu au crâne. Drago eut aussi du mal à s'endormir, et dû user de sa volonté de fer pour y parvenir.

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Ron avait perdu ses couleurs habituelles, et même Luna paraissait triste. L'isolement n'avait rien de bon pour eux. Ils profitaient de certains soirs pour se parler librement, mais harassés de travail toute la journée, ils ne pouvaient rester longtemps à débattre. Leur courrier leur parvenait les week-end, quand par hasard ils en avaient, et n'avaient qu'une demi heure pour pouvoir y répondre. Enfin Blaise se décida à sortir à nouveau, trois jours plus tard, en pleine nuit. Excellente raison de faire le mur pour Harry, peut être intéressante si Drago lui suivait. Mais pourquoi pensait-il à ça? Il voulait recommencer l'expérience, être coincé et être mal à l'aise contre cette peau à l'odeur d'amande amère, ces cheveux fins et souples, ce torse ferme... Harry reprend toi! Encore un peu et tu finirais par apprécier Malefoy! Il arriva au même endroit, et se cacha directement dans la cachette prise quelques soirs plus tôt. Cette fois ci, Blaise n'était pas seul. Fred, ou Georges y était aussi. Le rouquin se frottait un bras avec sa main opposée, et regardait ses pieds comme s'ils venaient de lui parler. Le grand sorcier noir était face à lui, les mains dans les poches de son pantalon noir, le regard luisant, le port droit. Harry entendait à peine ce qu'il se passait.

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- Tu est un traître aux sangs-purs, Weasley.

- Et c'est simplement pour ça que... ?

- Non. Je n'ai jamais vraiment été attiré par ce genre.

- Effectivement. Comparé à une fille, je perd direct. Alors pourquoi ce mot?

- Parce que tu est... Intéressant je dirais.

- Si c'est pour jouer avec moi, inutile de se revoir. Salut, Blaise.

- Attend, Fred! Tu as beau être un Weasley, protecteur de moldus, et tout ça, mais, j'aime bien parler avec toi. Sinon, pourquoi je serais venu? Allé, viens, de toutes façons ça fait un moment que j'ai parlé à personne.

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Ils s'étaient éloignés, laissant Harry perplexe. Fred voulait faire ami-ami avec Zabini? C'était insensé! Ce Serpentard était un des plus grands partisans des idées de Salazar! Il s'extirpa, déçu de n'avoir rien de plus à se mettre sous la dent, tel une commère, et tomba à nouveau nez à nez avec son ennemi juré, adossé au mur. Il ne sut s'il avait ressentit une colère sourde ou une extase profonde de le voir là.

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- En vadrouille, Potter? Je pourrais retirer des points à ta maison pour moins que ça.

- Parle pour toi, fiches moi la paix, Malefoy. J'en ai marre de leur programme d'épreuves. J'ai même plus envie de me battre contre toi, alors vas-y balance moi tout ce que tu as du préparer pendant toutes les vacances sur moi.

- Crétin de héros à la manque!

- ...

- C'est pas drôle si tu répond plus. Si je n'ai même plus ta réplique, c'est inutile.

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Le jeune blond partit s'assoir sur le bord de la croisée, et regarda au dehors, vers la forêt interdite. Jamais Harry ne l'avais vu comme ça. Depuis la guerre, il n'avais parlé que de façon à ce qu'on lui réponde, rien de plus. Comme s'il cherchait une raison d'exister encore. Plus de parents, plus d'avenir, un nom sali. Si même Potter devenait indifférent à lui, il allait disparaître? Plus personne ne ferais alors attention à lui, et les portes lui seront toutes fermées, on l'oublierait pour son nom, pour oublier Voldemort et ses mangemorts. Harry s'assit près de lui. Il sortit un petit sachet de réglisses, et en proposa au blond.

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- Tu crois quoi? Que des années de haines vont s'effacer d'un seul coup, Potter?

- Non, mais puisqu'on en a marre de s'engueuler, on pourrais parler, sauf si c'est au dessus de tes forces.

Une minute passa.

- Tu as de la chance d'avoir une vie future, lu fit le Serpentard la bouche pleine.

- Tu en as une aussi, je pense pas que tu mourra dans les prochains jours.

- D'après toi qu'est ce qu'il se passera quand je sortirais d'ici? Personne ne voudra de moi. Je suis déjà un mangemort. Malefoy n'est plus un nom de prestige. Je suis le pestiféré qui reste pour qu'on oublie pas de dire aux enfants qu'il y à le bien et le mal. Je serais en marge de la société et je finirais ma vie dans la honte avec cette marque toujours collée à mon bras. Toi, depuis ta naissance et plus encore maintenant, tu est le héros, une sorte de saint qui a sauvé le monde des sorciers. Ton nom sera affiché partout où tu ira, tu aura un poste élevé, et les gens voudront te connaître. Malgré le fait que j'ai demandé la rédemption et que je me sois battu à vos côtés, je suis maintenant un rebut.

- J'aimerais comprendre, mais je n'entrevois que ce que tu dis. Je pensais pas que tu puisse être si complexe. Je pense que tu as raison, mais d'un autre côté, tu pourrait aussi être reconnu, si tu le voulais.

- Qu'est ce que tu veux dire, Potter?

- Il te suffirais d'arrêter d'insulter toutes les personnes qui ont combattu contre Voldemort.

- Ce n'est pas à cause de la bataille que je vous hais. Simplement par ce que vous parvenez à être si simples avec vous même. Ma vie à été régie par les on dit, c'est insultant pour moi de voir que vous avez le droit d'être vous même, alors que je doit tenir une conduite stricte, surveiller mes connaissances et mes pensées.

- Tu me rappelle mon oncle parfois. Il a suffit que son fils se lâche pour qu'il arrête de me taper dessus et qu'il en apprenne un peu plus du monde des sorciers. Tu vois, il y a les deux extrêmes. Ce côté là de ma famille déteste ce qui n'est pas moldu, c'est dégradant pour elle.

- Époustouflant! Et tu est parvenu à rester avec tout ce temps?

- Il à bien fallut! Pire, depuis tout petit je servais de Punching-ball à leur fils. Et il à fallut qu'il me voie lire un livre sur le quidditch pour arrêter de me traiter de chose bizarre.

- Punching-ball?

- Ah, c'est un instrument pour moldus. En fait...

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Harry remonta un de ses genoux sous son menton en continuant de parler. Les couloirs semblaient parfaitement calmes, et ils tendaient tous les deux l'oreille au cas ou Rusard voudrait faire une ronde vers eux. C'était étrange de parler avec Malefoy. Il était loin d'être stupide, il était simplement jaloux? En fait Harry avait surtout pitié de lui. Il devait être à bout pour parler comme ça, comme s'il tentait sa dernière carte. Le paquet de réglisses fut vite terminé, et il ne restait plus rien à se mettre sous la dent. Ils se parlaient maintenant d'un ton anodin, à bâtons rompus surtout sur la famille Dursley. Pour une fois qu'elle servait à quelque chose... au bout d'une bonne demi-heure, Harry changea de sujet.

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- Tu t'en sort en cours de vol?

- Je suis loin d'être nul! Mais mon Nimbus n'est pas aussi rapide que les nouveaux balais. Il va falloir que je le contrôle mieux que les autres pour espérer gagner. Je n'ai même pas le droit de m'en racheter un!

- Tu veux le mien?

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La question avait été brute. Le balai que son parrain Sirius lui avait offert, un objet précieux à ses yeux, il le mettait en gage pour rattraper Drago du vide où il se trouvait. Si ça réussissait, il en valait la peine.

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- Tu te fous de moi?

- Non. Je te le prête jusqu'aux épreuves. Avec lui, tu est sûr de gagner.

- Ça te ressemble pas d'être gentil avec moi.

- J'ai envie d'essayer, Malefoy. La guerre est finie. Il serait temps d'enterrer la hache, et de repartir à zéro. Que j'oublie qui tu est et ton père, et que tu oublie tes préjugés sur le sang pur de ton côté.

- Je suppose que je n'ai rien de plus à perdre? Pourquoi faut-il que tu sois encore un héros?

- C'est ma nature, je crois.

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Ils se serrèrent la main, et Drago descendit, Harry ne vit pas l'éclat humide qui avait orné ses yeux. Il rentrèrent en chuchotant de choses et d'autres, se cachant dès qu'ils pensaient entendre un bruit, et se couchèrent, Blaise faisant encore semblant de dormir. Le lendemain, quand Harry arriva dans la salle commune, un miracle se produisit. Drago avait répondu nonchalamment à son bonjour habituel. Hermione l'avait regardé avec des yeux gros comme des soucoupes avant de répondre à Harry. La journée fut affreuse, et le repas fut prit sur leur lieu d'enseignement individuel, de sorte qu'il ne virent vraiment personne ce jour là. Harry se battait contre un épouvantard afin de créer des patronus toujours plus grands et plus puissants devant un Lupin exigent (et qui regardait la photo de sa femme et son fils en douce toutes les trente secondes) lorsque Dobby apparut au pas de la porte. Harry lui sourit et stoppa son exercice, essoufflé.

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- Harry Potter, Dobby est envoyé par madame Bibine avec Drago Malefoy à propos du balai de Harry Potter. Dobby doit donner une réponse de Harry Potter à Madame Bibine.

Harry regarda Lupin, qui lui fit signe qu'il pouvait partir quelques instants.

- J'arrive Dobby. Je les retrouverais là-bas.

- Bien, Harry Potter.

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Harry alla directement au dortoir, et prit son précieux éclair de feu souvenir de tant de joies, mais surtout de souffrances. Il le mit sous son bras et rejoignit Drago et madame bibine dans l'aire aménagée au vol dans la cour de Poudlard. Le jeune blond avait les bras croisés sur la poitrine, et un sourire sadique se dessina sur son visage, pendant que la professeur se décomposait.

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- Monsieur Potter, veuillez m'expliquer... Vous prêtez réellement votre balai à Drago Malefoy?

- Oui, jusqu'à ce que les épreuves finissent. C'était convenu, puisqu'il ne peut pas s'en acheter.

Il passa devant le professeur et se planta devant le Serpentard, le regard déterminé.

- Tu as plutôt intérêt de gagner, Malefoy. Et ne rompt pas ce qu'on s'était promis.

- Je suis un Malefoy. Je ne trahit jamais ma parole. Et je suis toujours gagnant.

- J'ai certains doutes.

- Nous ne sommes pas nos parents Potter. J'ai toujours tenu mes engagements.

- Bien, je te fais confiance.

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Un feu intense brûla au creux de l'estomac de Drago. Il n'avait jamais entendu ces mots la exprimés sincèrement. Il avait toujours des convictions anti-Potter, comme il les appelait lui-même, mais il voulait vraiment garder cette confiance, tout comme il aurait voulu l'avoir le premier jour de la première année, même si c'était pour d'autres raisons. Il y avait enfin une personne sur cette terre qui croyait en lui. Il n'allait pas laisser passer ça. Harry retourna dans sa salle de classe devant une professeur médusée. Malefoy ami avec Potter, ça méritait qu'on débouche une bouteille de jus de citrouille 1856! Le jeune homme monta sur le nouveau balai, et se sentit immédiatement plus léger. Il partit d'un seul coup, ayant à peine besoin de s'accrocher. Il fit le parcours demandé avec presque huit secondes de moins ce jour la.

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Ils rentrèrent tous en même temps au dortoir, Neville couvert de boue, Ron saignait du nez, ce qui était dû à sa trop grande concentration en haut, oubliant de mettre un pied devant l'autre en bas, et chutant, forcément. Harry était en sueur et vidé de toute énergie, comme Zabini. Hermione revenait souvent avec des trous dans sa cape, et seule Luna ne laissait rien transparaître, à part quelques traces de bave, boue et autre substances indéfinissables. La douche avant toute conversation devenait alors un salut évident. Neville bougea ses courbatures du sol ou il s'était avachi jusqu'à l'eau, ne prenant qu'une serviette au passage. Depuis le temps, il se fichait maintenant de sa nudité. Les filles allèrent de leur côté, et le savon qui sentait si bon fit partir leurs soucis. Harry, entre Ron, qui était parvenu à se mettre de la mousse dans les yeux, et Drago, se délectait de l'eau brûlante. Neville et Blaise leur tournaient le dos. Il appuya sur son flacon qui émit un bruit comique, d'où ne sortirent que trois gouttes bleues opaques. Une bouteille arriva devant son nez sous le jet de l'eau. Il la prit juste avant de comprendre que c'était celle de Malefoy, qui s'évertuait à shampouiner ses cheveux de façon méthodique. Le gel douche de Malefoy? Uns savon qui devait coûter un bras? Harry le regarda surpris.

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- Un problème?

- Euh, Non, merci Malefoy.

- Ça te dérangerais de tourner la tête? C'est assez gênant en fait.

- Ah, pardon.

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Il déboucha le flacon blanc, et un liquide nacré légèrement doré en sortit. Ça sentait l'amande amère, et le contact était soyeux. Il en prit une quantité minimale pour ne pas abuser, et s'en enduit le corps. Il rougit jusqu'à la racine des cheveux quand la sensation lui vint que c'était le corps de Malefoy – qu'il avait maté à l'insu de son plein-gré- qui était tout contre lui, emprunt de cette odeur d'amande. Ron, occupé à se faire des crêtes de coq avec ses cheveux, lui avait passé son propre shampoing en complément. Il n'avait fait aucune remarque sur le comportement de Drago. Comme quoi les gens grandissaient. Le Serpentard, quant à lui, avait tremblé quand il sut qu'il pouvait en quelque sorte rendre la pareille à Harry, lui montrer qu'il était réellement de bonne foi. Il eut une montée incroyable de stress quand il s'aperçut que le jeune homme le regardait sans animosité, presque avec gentillesse, et sans compter le fait qu'il était sous la douche, il se sentait vraiment nu. Lorsqu'il s'essuya, sa peau était extrêmement douce, et enivrante. Cela signifiait que celle de Malefoy, jamais agressée, devait l'être encore plus? Il chassa cette idée et apprécia le contact d'un linge propre sur sa peau fatiguée.

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Zabini entama la conversation avec Neville, puisqu'il changeait les plantes en meuble pour des étapes intermédiaires. Ils avaient un sujet en commun, et le Gryffondor apprenait à ne pas se démonter devant l'armoire à glace qu'était Blaise Ils avaient terminé leur conversation quand les autres arrivaient. Chacun trouva sa place dans le fauteuil, et Luna, fidèle à elle même, profita des genoux d'Hermione pour s'assoir par terre et y poser sa tête, pendant que la jeune femme peignait ses longs cheveux dorés. Quand à elle, son cas était sûrement désespéré. Ses cheveux frisaient dans tous les sens, et elle n'avait pu les discipliner qu'une fois, au bal des sorcier. Elle était à côté de Ron, à moitié endormi, et aucun ne voulu émettre l'idée d'aller réviser, même Hermione. Harry regardait les cartes de football moldues de Neville, et les lui commentait, pendant que Drago reposait sa nuque en échangeant quelques propos avec Blaise. Le repas était servit dans la grande salle, mais aucun n'avait le courage d'y aller. Vers vingt-et-une heures, Rogue passa, plutôt surprit de les voir dans le même fauteuil sans qu'aucun ne se dispute. Ils tournèrent tous la tête en même temps, dans une même attitude de fatigue profonde. Il ne dit mot, et leur fit monter leur repas. Pour une fois, pour UNE fois Rogue n'avait rien dit! Ils restèrent devant la cheminée à se partager saucisses et purée. Drago ne voulu jamais céder son dessert à Luna.

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Le lendemain, La Voix de Dumbledore résonna à leurs oreilles, pour leur dire qu'aujourd'hui était une journée de repos, et qu'ils avaient quartier libre, même s'ils devaient rester en groupe. Le petit déjeuner fut agrémenté de sucreries et toutes ces choses inutiles follement bonnes et qui permettaient d'avoir un diabète en un temps record. Le directeur avait enfin remarqué qu'ils n'en pouvaient plus! Hermione sortit les cartes maléfiques, et Ron ses bonbons achetés en masse, suivit par Harry et Blaise. Drago attendit la deuxième manche pour sortir sa réserve, quand à Neville, il n'en avait simplement pas, les ayant échangé aux jumeaux contre des potions de doux rêves. Luna se contentait de regarder de temps en temps en piochant dans les paquets, et en lisant le Chicaneur.

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Une nouvelle maison avait été crée à Poudlard, La maison Lovegood. Tout le monde semblait affecté par le comportement de Luna, et agissait à présent de façon plus détachée par rapport à la réalité. Blaise finit même par dire bonjour à Hermione et discuter avec elle sur les différentes façons de jeter un sort, alors que Ron soutenait à Drago que SON équipe de quidditch était meilleure que la sienne. Harry termina les mots croisés avec Luna, qui refusaient de rester dans leurs cases, et Neville se brûlait délicieusement la plante des pieds devant la cheminée pour faire passer les shamallows grillés à tout le monde. Maintenant, tout le monde était au courant des sorties de Blaise, même si on ne savait pas pourquoi, du moins avec qui. Harry sortait de temps à autre avec Drago pour prendre le frais, tandis que Ron se rapprochait de Neville et Luna. Ils étaient heureux ainsi mais une question se posait. Qu'allait-il se passer lorsqu'ils ne seraient plus dans cet espace fermé, quand chacun, surtout Malefoy et Zabini, rejoindraient leurs maisons?

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- Je pense qu'on pourrais faire passer ce qu'on pense aux autres.

- Tu est trop idéaliste Potter. Je pense que je redeviendrais ton tortionnaire journalier, pendant que toi et les Weasley vous chercherez par tous les moyens de nous faire la misère.

- Alors tout ça serait du gâchis.

- Je pense aussi, mais on y peut pas grand chose.

- Essayer, c'est déjà bien. Tiens passe moi une chocogrenouille. Besoin de sucre.

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Les mains s'effleurèrent, et ils eurent le même frisson. Les deux parfaits opposés avaient en fait les même pensées. Ils prirent le chemin du retour, disant bonsoir à Blaise qui s'en allait à son rendez-vous, l'avertissant que Rusard viendrais d'ici dix minutes environ. Arrivés devant la porte, alors que tout le monde dormait, Harry entendit un bruit suspect. Il ne réfléchit pas, et prit la main de sa Némésis pour entrer plus rapidement. Il ne se rendit compte qu'il ne l'avait pas lâchée que quelques secondes plus tard. Il allait se retourner pour s'excuser, quand une douceur se déposa sur ses lèvres, aspirant sa lèvre supérieure, et se séparant de lui. Si le sang pouvait sortir par ses joues, il serait déjà mort asséché. Il ne savait pas s'il devait répondre à ce baiser, ou être choqué. Drago n'en menait pas large, et baissa la tête.

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- Essayer c'est déjà bien, non?

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Il lâcha la main de Harry toujours sous le choc, et partit dormir, ne répondant pas lorsque le Gryffondor l'appelait discrètement à côté. Son cœur lui faisait mal à force de battre si fort, et plus il y repensait, plus il se sentait ridicule. Cela faisait déjà plusieurs nuits que ce baiser le hantait, qu'il voulait l'accomplir pour qu'il n'occupe plus son esprit. Il voulait simplement savoir! Qu'est ce que c'était d'embrasser un héros de guerre? Il avait malgré lui regardé Harry sous la douche, et son torse hâlé, abîmé en certains endroits, parfaitement dessiné, Drago avait du se retenir pour ne pas le prendre contre lui. Il se sentait comme une midinette quand il pensait qu'ils avaient la même odeur corporelle grâce à son savon. Il tentait de se mettre lui même à son avantage, dans l'espoir de n'avoir à jamais faire le premier pas. Chaque fois que Harry l'approchait, il en frissonnait. L'avait-il tenu à distance avec des insultes tout ce temps à cause de cette attirance? Il laissa s'échapper une larme de rage. Il s'en voulait d'être si faible, lui mangeant dans la main de ce foutu Gryffondor, et demain, la risée du groupe quand Harry leur raconterait! Ça non!

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Il se mit sur le dos de colère, voulant s'éclaircir les pensées, quand une masse de cheveux bruns caressa son front, pendant qu'une chaleur irradiait ses lèvres. Une langue, douce, cherchait à rencontrer la sienne, et il desserra les dents en fermant ses yeux. C'était irréel. Une main, aussi douce que ces lèvres, caressèrent sa tempe. Leurs langues se mêlèrent maladroitement, tremblantes. Il avait simplement voulu tenter l'expérience par simple curiosité, mais ça le travaillait encore plus une fois faite. Ils se séparèrent au bout de quelques secondes qui parurent une vie entière, et le Serpentard entendit ce murmure :

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- C'est déjà bien, Drago.

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Harry ne lui laissa le temps que de regarder ses yeux teintés d'envie, avant de disparaître dans son lit. Drago en eut le souffle coupé. Une seule idée prenait place pour le moment, il ne serait pas la risée du groupe demain. Seconde idée, Harry ressentait cette même chose bizarre à son propos. Mieux, il avait fait usage de son prénom, pour la première fois. Troisième idée : il avait embrassé un garçon, et un garçon l'avait embrassé. Ça c'était choquant. Et pourtant il n'y repensait que maintenant. Ça n'était pas désagréable, c'était comparable au baiser d'une fille, sauf que les souafles se trouvaient en bas et pas en haut. Drago rougit à cette pensée. Alors c'était possible d'être attiré par un torse d'homme, par la musculature virile tout en aimant tout autant les rondeurs féminines? En y repensant, lorsqu'il était encore avec Pansy, c'était moins compliqué, il n'avait pas ces montées d'adrénaline, de stress, d'angoisse et finalement de bonheur pour un simple baiser, même au début. Et demain, qu'allait-il faire? Harry avait le cœur qui jouait aux montagnes russes. Il savait qu'en présence de son ex-ennemi, c'était différent. Il avait peur de l'approcher, non pas qu'il ne l'aimât pas, mais c'était différent d'avec Ron. Chaque fois que leurs mains se rapprochaient, il voulait entamer une danse de la joie. D'ailleurs, il s'était gonflé le ventre avec des chocolats divers rien que pour effleurer ses doigts de lait, et retrouver cette sensation d'euphorie, dont il ne voyait pas vraiment la source dans son esprit. Quand Drago l'avait embrassé, il s'était cru au paradis, ou en enfer tant les battements de son cœur le faisaient souffrir. Mais la décision de lui faire à son tour aurait pu l'achever en syncope si le jeune homme blond ne répondait pas au baiser. Mais voilà. C'était un baiser. Donc il sortait avec Drago? C'était aussi étrange que les tréfonds des pensées de Luna. Mais n'était-ce pas juste une lubie du Serpentard? Un essai? Il verrait bien le lendemain.

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- Salut, Fred.

- Salut, Blaise. Alors, tu veux qu'on parle de quoi aujourd'hui?

- Je n'en sais rien, on à tout abordé, je crois.

- C'est toi qui m'a fait passer ce rendez-vous je te signale. Je suis content, bien sûr, mais si ça ne te convient plus, autant laisser un peu de temps avant de se retrouver?

- Non, j'avais juste envie de te voir. Tu va me trouver idiot, mais quand on ne s'est pas vu hier, j'ai mal dormi.

- Idiot de Serpentard.

- C'est ça.

- C'est drôle que tu me parle. Avant, tu haïssait ma famille, et tout ce qui touchait aux moldus. J'ai pas osé te le dire avant.

- Je les détestait par ce que c'est plus aristocratique pour un sorcier de sang pur de le faire, mais c'est moins compliqué sans. Je suis peut être imbus de ma personne mais pas idiot.

- Excuses moi.

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Fred regrettait leurs premières conversation où ils s'insultaient à qui mieux mieux, sans pour autant vouloir cesser de se voir. Ils luttaient chacun contre leurs préjugés afin de se comprendre. Blaise n'en revenait pas que cette frimousse rousse puisse lui manquer à ce point, qu'il ait constamment envie de le prendre par le cou pour lui défaire les cheveux. Fred était quelqu'un de bien, et malgré le fait qu'il ne soit presque jamais sérieux en cours, avec lui, il gardait son calme et l'écoutait.

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- Viens, il vaut mieux bouger, Rusard ne va pas tarder. Il mit son bras par dessus les épaules du jumeau pour l'entraîner. Pas difficile quand on faisait une tête de plus.

- Et on va où?

- La salle des armures? Apparemment il y passe en début de ronde.

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Le pied du sorcier noir accrocha une dalle brisée sur le sol, et il s'étala de tout son long, entraînant Fred dans sa chute. Le roux n'avait rien, mais Blaise avait le nez en sang. Le Serpentard s'assit, les pieds sous les fesses, les genoux légèrement écartés pour ne pas salir son pantalon. Fred se releva, et agenouillé devant lui, lui présenta un mouchoir. Voyant que Blaise était occupé à écarter les pans de sa robe pour que le liquide rouge tombe directement sur le sol, il mit le tissu sur son menton, alors qu'une goutte vermillon menaçait de tomber. Les deux yeux de chat vert clairs, hypnotiques, le regardaient d'une façon étrange. Fred voulait se noyer dans ses yeux, et semblait interdit. Le sorcier mis sa main par dessus la sienne sur le mouchoir blanc.

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- Qu'est ce que tu attends?

- Pas envie que tu me castre. Pas fou.

- Je t'autorise, idiot.

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La tête rousse se pencha alors vers les lèvres charnues et les embrassèrent. Le Gryffondor tremblait sous l'émotion, mais prit confiance quand la main, gigantesque mais tendre, passa sur sa nuque. Il se séparèrent rapidement, car Blaise ne pouvait pas respirer par le nez à cause du sang. Le jumeau prit alors toutes ses précautions pour le nettoyer, les deux préférant laisser leurs baguettes au dortoir. Rougissant, il osa.

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- Alors... Tu veux bien?

- N'espère rien de plus. On verra. Peut-être.

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Il remercia le ciel de sa couleur de peau, qui empêchait les autres de le voir rougir la plupart du temps. Le Gryffondor l'aida à se relever, et d'un regard entendu, il repartirent vers les salles d'armes, reparlant de façon anodine de leurs journées respectives. Sauf peut être un changement. Fred était heureux, et Blaise troublé. Il aimait bien ce Weasley là, de part son caractère complètement gonflé. Il n'avait attirance ni pour les filles ni pour les hommes, mais après tout, si personne ne le savait, pourquoi ne pas essayer?

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Il revint au dortoir une heure après Drago et Harry, et se coucha, repensant à ce qu'il s'était passé dans la salle des armes. L'ambiance s'était réellement détendue, il allait enfin vraiment connaître le Gryffondor sans barrière de peur. Il ne s'étaient plus embrassés depuis, mais il n'en avaient plus eu besoin. Enfin surtout de son côté, car Fred, lui en brûlait d'envie. Il dormit sereinement, et fut de meilleure humeur le lendemain, accordant même sa royale parole à Ron, dernier des membres auxquels il n'avait pas parlé.

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Et voila, merci de m'avoir lue, alors ça vous plaît? Je tiens à préciser que NON, ils ne vont pas se sauter dessus comme des sauvages sous la douche, l'eau ruisselant sur leurs vêtements rendus collants et translucides, le jean dégraffé, les lèvres rougies et... MAIS MAIS... *est emmenée d'urgence à sainte-mangouste pour cause pervesité aigüe*

A dans trois jours sûrement!