Quand Harry se réveilla, il se sentit désorienté. La première chose qu'il remarqua c'est qu'il était allongé sur quelque chose de mou alors qu'il devrait être dans l'encadrement du fenêtre. Il se releva précipitamment et sortit sa baguette vitesse grand V. Il entendit un petit ricanement à coté de lui.

"Qui êtes vous ?" demanda sèchement Harry.

"C'est moi Harry, le professeur Rogue." lui répondit gentiment le professeur.

Harry plissa les yeux, suspicieux. "Je suis en train de rêver ou c'est une farce façon Weasley ?"

"Aucun des deux, Harry." s'exclama Severus, en levant les yeux aux ciel.

Harry ? répéta mentalement l'interessé, abasourdi. Il percuta.

"Ca y est, je sais. Dumbledore empoisonne c'est "chers" bonbons au citron, il vous en a proposé et vous avez accepté. Ce qui est très stupide, avouez-le." Il agita la main."Pourrais-je avoir mes lunettes ?" demanda t-il, ensuite.

Les lèvres de Severus se courbèrent en un demi-sourire et il mit les lunettes de Harry sur son nez. Harry poussa un soupir de soulagement, distinguant enfin le bout de son nez avec précision.

"Ou sommes nous ? Quel heure est t-il ?" attaqua le jeune homme immédiatement.

"Dans mes appartements et il est 8H55." précisa Severus, en levant un sourcil.

Harry ouvrit les yeux comme des billes. Il allait être en retard !

"Professeur, j'ai cours !" paniqua Harry.

"Potter, Harry calmez-vous, nous sommes Samedi." le rassura t-il.

Harry poussa un soupir de soulagement. Et fronça les sourcils, réalisant enfin l'incongruité de la situation.

"Pourquoi suis-je dans vos quartiers, professeur ?" s'enquit-il, soupçonneux.

"Parce que, je vous ai retrouvé ce matin, endormi et contorsionné au bas de la tour d'astronomie et je me suis dit que ce n'était pas très confortable." répondit calmement le professeur Rogue.

"Hum... Merci monsieur mais, avec tout le respect que je vous dois, normalement vous m'auriez secoué dans tous les sens pour que je me réveille. Ensuite, vous m'auriez enlevé cinquante points et donnait une retenue si vous êtes de bonne humeur." dit Harry méfiant et perplexe.

Rogue étouffa un sourire et secoua la tête.

"Vous me connaissez bien. Vous avez raison, j'étais très tenté de faire cela mais ensuite je vous ai vu, petit et sans défense, endormi et je me suis dis... que vous ressembliez plus à Lily qu'à James."

Harry fut très touché, ce n'était pas souvent qu'on le comparait à sa mère. C'était toujours agréable d'entendre un peu parler d'elle. Brusquement, il se souvint de la lettre qu'il avait écrite. Il chercha frénétiquement dans ses poches mais le professeur la lui tendit gracieusement.

"Vous l'avez lu ?" dit Harry d'un ton accusateur.

"Oui, et je ne regrette pas, je suis très touché de ce que vous pensé de moi. Comme Lily. Potter était persuadé que j'étais plongé dans la magie noire tandis que Lily adorait venir discuter avec moi des livres moldus qu'elle me prêtait." dit Severus, nostalgique.

"Vous étiez ami avec maman ?" questionna Harry, stupéfait.

"Oui, c'était une femme formidable, si pleine de vie. Elle avait bon cœur et elle pensait toujours au bonheur des autres avant le sien." répondit Rogue, en fermant les yeux.

"Merci, monsieur. Sincèrement. Tous le monde me parle de papa mais jamais de maman." dit tristement Harry.

"Vous voulez passé la journée avec moi ? je vous raconterais des histoires sur votre mère." proposa Severus, hésitant.

Harry était incertain. Mais, de toute façon personne ne l'attendait, tout le monde l'ignorait. Le professeur Rogue était bien la seule personne qui voulait passer la journée avec lui, ces temps-ci. Et il lui parlerait de sa mère...

"Bien sur, puisque vous avez lu la lettre, vous devez savoir que mes amis se fichent de moi.'' marmonna Harry, en haussant les épaules.

"Des amis, vous pouvez vous en faire des nouveaux !"

"Oui, vous avez raison, monsieur." acquiesça t-il, douteux.

"Puisque nous ne sommes pas en classe, je vous autorise à m'appeller Severus mais si vous m'apeller comme ça en classe..."

La menace était claire.

"D'accord, pro... heu Severus." trébucha Harry.

Il y eut un silence gêné, rompu par l'adolescent.

"Severus, puis-je vous posez une question ?" demanda Harry, indécis.

"Vous pouvez."

"Comment largué une fille en douceur ?"

Severus se mordit les lèvres, amusé.