J'ai eu une envie soudaine d'écrire un petit peu sur mon chéri qu'est Akiteru. Comme d'habitude, il s'agit d'un pur coup de tête. Pardonnez les fautes, même en faisant plusieurs relectures, certaines passent quand même :/ En espérant que ce petit One-Shot (qui est la suite des deux premiers) vous plaira. On se retrouve en bas !


Dans son minuscule salon, Akiteru, qui était allongé sur le canapé, venait de finir sa longue nuit. Il se réveilla assez difficilement, ses yeux s'ouvrirent lentement mais sûrement. Sa tête lui faisait un peu mal. Sur le moment, il ne savait plus où il se trouvait. Une odeur de café vint chatouiller ses narines. En premier lieu, l'adulte pensa que le soleil venait tout juste de se lever, vu la faible luminosité. Puis, l'ancien lycéen tendit son bras pour attraper son portable situé sur la table basse. Il le prit et regarda l'heure en allumant l'appareil. D'abord, il râla en se prenant la forte lumière émise par son téléphone. Ensuite, ce dernier afficha midi et demi. Dépité d'avoir gâché sa matinée à dormir comme une marmotte, le jeune jura et se promit de ne plus jamais "gouter" le saké comme hier soir. A contre-cœur, il se sépara de son matelas et passa sa main dans ses cheveux. Il alla en direction de sa salle de bain et constata qu'il était aussi blanc et raide qu'un vampire. Akiteru ouvrit l'eau du robinet et se rafraichit l'esprit en se débarbouillant. Néanmoins, il préféra aller prendre une rapide douche. Il aimait bien y rester, ça lui permettait de réfléchir tranquillement. Même si le jeunot était dorénavant seul, il ferma la porte. Sans doute un vieux réflexe à cause de ses anciens colocataires envahissants lorsque le châtain doré était étudiant. Celui-ci profita de l'eau qui ondulait sur son corps ferme. Il pensa soudainement à sa famille. C'est vrai, depuis combien de temps il ne les avait pas vu ? Il fouilla dans ses souvenirs. Ah oui ! Il venait d'avoir tout juste vingt ans ! Il se souvint même qu'il cherchait du regard Kei en arrivant à la maison familiale. Malheureusement, son petit frère semblait encore l'éviter car il se cachait discrètement dans sa chambre. Un pincement avait alors surgit dans le cœur du presque blond. A ce moment là, ces blessures venaient de guérir. Elles ne pourraient jamais complètement se rétablir, car on ne peut pas effacer le passé. Akiteru avait bien appris de ses erreurs. Il avançait maintenant vers l'avant. Malgré tout, son petit frère restait le plus important. Il aurait aimé pouvoir lui reparler normalement. Mais l'employé avait fini par croire que Kei le détestait et le méprisait toujours.

Akiteru soupira. Son frangin avait grandi. Il devait avoir 15ans, non ? Il sortit de la douche et s'habilla à la va-vite. Sur un simple coup de tête, l'homme prit deux ou trois affaires, avala un doliprane*, sortit de son appartement en fermant tout et partit vers la ville de son enfance. Juste avant, il téléphona à sa mère pour lui annoncer qu'il allait passer à la maison.

Une heure plus tard, Madame. Tsukishima attendait avec impatience son fils et un sourire radieux se dessina sur son visage lorsqu'elle vit la voiture de son plus-grand** se garer près de chez elle. Peu après, ils discutèrent de tout et de rien. Akiteru remarqua rapidement à quel point il ressemblait à sa maman : leurs manies étaient presque identiques ; leurs voix s'harmonisaient parfaitement ; ses cheveux d'un beau châtain et ses yeux dorés étaient la copie conforme de sa génitrice.

Vers la fin de la journée, il l'aida à ranger ses courses. L'adulte tomba nez à nez face à une vieille photo. Il ne put s'empêcher de sourire en la voyant. Elle avait été prise lors du mariage de ses parents, il y a longtemps. Kei n'était qu'un bébé et c'est son grand-frère qui le prenait dans ses bras.

- Ca ne me rajeunit pas, fit la maman.

Madame. Tsukishima apparu derrière Akiteru. Ce dernier s'aperçut qu'en effet, sa mère avait pris beaucoup de rides en un laps de temps. Son regard ambré semblait moins vif, mais il détenait toujours cette tendresse maternelle.

- Kei est à Karasuno maintenant ! Et dire que dans deux ans, il s'en ira comme toi... souffla-t-elle.

Le cœur du jeune travailleur rata un battement.

- Il est allé à Karasuno ?!

- Eh oui, acquiesça-t-elle. Je pensais que tu serrais le premier au courant. Il est titulaire dans son club de volley-ball. Le même où tu as été avant.

Akiteru n'en revenait pas. Il avait presque envie de pleurer. Même face à la déchéance soudaine de son grand frère qu'il considérait comme son modèle, Kei avait continué. Il était même titulaire ! En première année ! Sa maman posa une main sur son épaule. Elle s'apprêta à dire quelque chose, mais le son d'une porte s'ouvrant l'interrompu. Elle dit alors simplement :

- C'est ton petit frère, essaie de parler avec lui.

Il se dirigea instantanément vers la porte d'entrée et ouvrit la porte du salon. Akiteru ne l'avait pas vu depuis longtemps, beaucoup trop longtemps même selon lui. Kei ne l'avait pas vu arriver, ce dernier retirait ses chaussures. L'ainé discerna tout de suite que quelque chose avait changer.

- Ouaaah, ce que tu as grandi, Kei !

Le cadet tourna la tête et fut surpris de le revoir. Le jeune adulte resta le plus naturel possible.

- Y'a pas photo, tu me dépasses largement.

Le blondinet lunetteux laissa un moment en suspend avant de lui répondre.

- Nii-san...

Kei était toujours le même. Il avait peut-être grandi, mais sa bouille d'enfant lui collait encore au visage.

- Ca fait un bail.

Et les deux garçons avaient parlé. La plupart du temps cela concernait le volley-ball, Karasuno. Dès moments, quand ils ne savaient plus quoi se raconter, ils laissaient le silence de la nuit murmurer à leurs places.

Puis, enfin, Kei avait sourit. Il avait sourit dans l'ombre, mais il avait sourit.

Soudain, Akiteru sentit un lourd poids disparaitre de ses épaules.

oxoxoxoxo

- Tu vois, je t'avais dit que ça lui passerait.

Maman Tsukishima mentionnait une conversation qui commençait à dater. Il faisait tard, presque vingt-trois heures. Kei était parti se coucher.

- J'en reviens toujours pas... répondit-il.

- L'équipe Karasuno était en plein déclin, nota-t-elle. Tu sais pourquoi, Aki' ? A ton époque, le lycée faisait parti des meilleurs.

Oh oui qu'il le savait.

- Non, je ne sais pas vraiment, bafoua l'ainé.

- Menteur. Ca n'a pas un rapport avec le garçon que tu admirais ? Enfin, "aimais" semble être le verbe le plus juste.

Grillé. Le presque-blond dévia le regard, en se rappelant de lui. Pourtant, il n'avait aucun mal avec les filles, c'est juste lui qui changeait la donne.

- Peut-être.

- Et tes amis du lycée, tu les revois toujours ?

- Non, dit-il sèchement.

Akiteru préférait couper tout contact. Il ne voulait pas ré affronter son passé.

- Tu vois toujours le côté négatif des choses, répliqua sa mère. Tu as bien passer de bon moment avec eux !

Akiteru s'en souvient très bien, de eux.


* je suppose que ça existe le doliprane au Japon x3

** ça doit se dire, non ? x)

Oui donc ceux qui ne l'aurait pas encore compris, il y aura une suite. ^^ Et donc oui, il y aura des OC. Je vous prévient à l'avance, ils ne sont que 3 et vraiment pas très présents (sauf un, peut-être ?) et je me baserais sur une autre thématique ! =D J'espère ne pas avoir dit trop de conneries x3

Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout. J'vous aime. 3 Pensez à reviewer, même une phrase ça fait plaisir ! =D