De nos jours, San Diégo:

-Alors toujours pas de souvenirs?

-Non, rien, je sais pleins de chose sur mes capacités mais pas sur moi, sur mon histoire...C'est comme si je n'avait jamais existé.

L' Homme l'avait écouté sans rien dire, les bras croisés sur la poitrine, adossé contre le mûr.

Sheldon se leva de son siège et sortit de la pièce mais l'homme le retînt:

-Ça viendra, j'en suis sûr, ne t'inquiète pas.

-Merci. Je vais au stand de tir.

-OK. Soit ici à 21H00, on à une réunion interne;

Après avoir murmuré un "d'acc", il sortit de la pièce.

L' Homme, lui, resta planté là à réfléchir. Jamais il n'aurait cru possible d'avoir un leader du FBI de son côté... Malgré le fait qu'il lui ait menti sur toute la ligne.

Il s'assit à la table et pris un journal qui devait traîner là depuis pas mal de temps c'était un journal de Los Angeles: "Hollywood Reporter". À la une, un article qui attira son attention:

Le titre était "Withouth a trace" il retraçait l'intervention de la police qui avait mené à la disparition de l' agent spécial Don Eppes. Son équipe avait repris l'enquête mais piétinait, les 7 suspects appréhendés ne disaient rien.

Faudrait pas qu'il tombe dessus...

L' Homme brûla le journal avec son briquet et laissa le journal se consumer dans la cheminée qui n'avait probablement jamais servie.

Il hésitait à demander une rançon au FBI ou alors se servir de L'agent Don Eppes, alias Sheldon, comme monnaie d'échange.

Il reste avec moi jusqu'à ce qu'il retrouve la mémoire ensuite je l'échange au FBI contre 1 million de dollars et tous les prisonniers qu'ils ont fait... Ça va être dur mais c'est faisable.

Il sortit de ses réflexions pour se rendre au stand de tir, passer le temps.

Stand de tir, San Diego, 20H00

Ca faisait une bonne demi-heure que Sheldon tirait sur les pauvres cibles en carton. Beaucoup de questions lui venaient à l'esprit:

Où ai-je appris à tirer comme ça? Suis-je vraiment celui que l'on m'a décrit? Pourquoi je ne me souviens de rien? Ai-je une famille? Des amis? Pourquoi ai-je la sensation de ne pas être celui que je suis? Je n'ai pas la sensation d'être un tueur, alors pourquoi je suis dans un gang?

Les questions se bousculaient dans son esprit, la tête lui tournait. Il allait enlever ses bouchons pour les oreilles et ses lunettes de protection lorsque l'Homme posa une main sur son épaule droite.

-Je t'observe depuis pas mal de temps, tu fais un carton! Tu dois avoir un don.

-Hmm... merci je... j'ai l'impression d'avoir fait ça toute ma vie... c'est bizarre.

L'Homme vit l'expression qu'arborait Sheldon.

-Quelque chose te tracasse?

-Oui, tu sais... avant-hier, quand tu m'as demandé de... de l'exécuter...

-Oui? Et bien?

-Et bien j'en est pas été capable!

-C'est pas grave, ça arrive à tout le monde.

-Mais tu m'as dit que j'avait fait ça toute ma vie!

Sheldon lut un mensonge dans la réponse de l'Homme:

-Depuis que tu es très jeune.

Préférant changer de sujet, Sheldon demanda:

-J'ai une demande à faire... enfin deux.

-Oui, vas-y.

-Je voudrait retrouver ma couleur de cheveux naturelle, le blond c'est vraiment moche.

L'homme émit un léger rictus et dit:

-C'est vrai que ça te va pas du tout! O.K si tu veux mais évite de trop te montrer, quelqu'un pourrait te reconnaître.

-Et pourquoi il y à toujours une brute qui me suit?

-Un garde du corps! Pas une brute, et il te suit parce que c'est... ton garde du corps.

-Pourquoi j'en ait un? J'en ait pas besoin!

-Sheldon! On dirait un gamin qui veut pas que sa maman l'accompagne à l'école! Tu as un garde du corps parce que c'est comme ça!

-Hmm...

Sheldon fourra sa main dans sa poche et en ressortit un chewing-gum qu'il mâcha. Un geste instinctif incontrôlable.

-Bon, viens on rentre, la réunion va pas tarder à commencer.

Il suivit l'homme jusqu'à la voiture après avoir jeté un coup d'oeil à sa montre, autre signe instinctif incontrôlable.

Q.G des Tanglewoods Boys Boston:

La réunion se passait autour d'une table du style Louis XVI sans les décorations en or plaqué et tout le tralala. L'Homme était en bout de table, il présidait. Sur les côtés nous avions Sheldon et tous les autres chefs des Tanglewoods de Boston. Les brutes étaient tous adossés au mur de la salle. le climat, légèrement tendu, fut adoucit lorsque L'Homme commença à parler. Sheldon n'écouta presque rien des rapports que faisaient les différents mini-chefs. Il ne prêta attention à ce que disait les autres qu'à la fin, quand l'Homme dit:

-Après demain, comme vous le savez, aura lieu la grande réunion annuelle. Elle aura lieue à Boston et, comme chaque année, je n'y emmène qu'un garde du corps, et deux hommes. J'ai choisi, en garde du corps: toujours le même.

Le brute de l'Homme était une chose qui ressemblait à un humain en 20X plus musclé et 2X plus grand.

-Ensuite, j'irai avec Sheldon et Greg.

Le dénommé « Greg » n'avait pas la trentaine, avait les yeux bleus et les cheveux roux. Il mesurait dans

les 1m80 et n'était pas plus large qu'un bâton de sucette. Greg arborait toujours une expression de défi, envers tout le monde, sauf envers l'Homme.

L'Homme clôtura la réunion et attendit que tout le monde soit partit pour dire aux deux derniers, Greg et Sheldon:

-On part dans trois heures de l'aéroport, on va à L.A d'abord, j'ai des courses à faire. Ensuite on prend l'avion pour Boston. La réunion aura lieue au 1813 Beacon street, à 15H00, vous irez faire deux-trois trucs avant. Allez vous préparer! On décolle d'ici à 22H15, vous avez dix minutes!

Greg et Sheldon partirent en direction de leurs chambre. Greg disparu dans l'ascenseur tandis que Sheldon revint en arrière pour écouter aux portes.

Un souvenir... tu le tue.

Pourquoi tu l'as prit, d'autre nous auraient étés plus utiles!

Je veux l'avoir sous la main, si il reste ici, et qu'il se souviens de tout, nous n'aurons aucun contrôle sur lui.

Alors je le dégomme si il se rappelle de quoi que se soit?

Oui surtout pendant la réunion, n'hésite pas. Ce serait dommage qu'il alerte ses amis du FBI.

Sheldon remonta dans sa chambre et s'assit sur son lit. Le téléphone dans la main il réfléchit.

Alors je suis flic...

Inconsciemment il avait tapé un numéro sans savoir qui il appelait, il porta le téléphone à son oreille:

Deux sonneries, on décroche, une voie de femme...

Bureaux du FBI, Los Angeles, 22H13:

Colby, l'air fatigué, sortit de la salle d'interrogatoire et alla en salle de repos, rejoindre ses collègues. Megan le vit et ouvrit la discussion:

-Alors tu as quelque chose?

-Non, c'est comme si ils avaient étés entraînés à ne rien dire! Et vous deux?

-Rien non plus pour moi. soupira David.

-Il y en à un qui m' à craché dessus! J'ai son ADN, on aura peut-être une identification...

-Pas en plein visage?!

-Non non t'inquiète pas, sur mon tee-shirt.

-Hmm... on ferait bien de rentrer, les résultats arriverons que demain matin. dit David.

-Oui et en ce moment on à bien besoin de sommeil.

-Alors allons-y.

Les trois agents du FBI se dirigèrent vers leurs bureaux pour reprendre leurs vestes lorsque le téléphone de Don sonna. Personne ne bougea, ça faisait tellement longtemps que ce téléphone n'avait pas sonné.

Megan décrocha:

-Megan Reeves.

-Je ... je suis bien au FBI?

Megan fut pétrifiée, cette voie, comment ne pas la reconnaître? Elle mit sur haut-parleur et lança l'enregistrement. Les gars se turent.

-Heu... Oui bien sûr. C'est toi Don?

-Peut-être, je sais pas qui je suis, j'ai perdu la mémoire. Tout ce que j'ai le temps de vous dire c'est que le gang des tanglewoods aura une réunion « nationale » à Boston après demain au 1813 Beacon street à 15H00. Désolé.

Il raccrocha.

Megan, Colby et David restèrent silencieux durant une petite minute jusqu'à ce que Colby prenne la parole:

-On fait quoi?

Megan lui répondit:

-On va demander trois billets d'avions pour Boston au Boss.

Le lendemain matin, nos agents du FBI avaient préparés leurs affaires pour un départ à 14H00 de l'aéroport Burbank, au nord du centre-ville. Colby eut le temps d'aller rendre visite à Charlie et Allan. Il avait été le plus touché, dans l'équipe, par la disparition de Don. Quand il était avec ses amis, David, Megan, Charlie et Allan, il dressait une rempart entre ses sentiments et le reste du monde. Lorsqu'il arriva devant la porte de la maison de Charlie, il hésita à repartir comme tant de fois ces derniers jours. Jamais il n'osait entrer, de peur de révéler ses sentiments. Malgré cela il frappa à la porte. La porte s'entrouvrit sur Charlie, les yeux gonflés, « sûrement avait-il pleuré » se dit Colby.

-Je peux entrer, pour parler?

-Oui, pas de problèmes, entre. P'pa c'est Colby!

Allan, plus vieilli que jamais par la disparition de son aîné se leva et offrit un siège au nouvel arrivant.

-Merci Allan, je... hum... comment allez-vous?

-Pas très bien répondirent Charlie et Allan.

-Des nouvelles? demanda Charlie.

Il s'attendait à une énième réponse négative de la part de l'agent fédéral malgré out l'espoir qu'il avait de retrouver un jour son frère. Mais Charlie se trompait.

-Et bien...oui, nous avons reçu un appel, il s'agirait de Don mais il est possible qu'il ait perdu la mémoire.

Colby sortit de sa poche un petit magnétophone de sa poche et appuya sur play. La disussion de la veille au soir rempli le silence. À la fin, Allan déclara:

-C'est lui, j'en suis sûr!

Une larme coula sur la joue de Charlie, une larme de bonheur.

-Nous partons dans 4H00 pour Boston. La réunion doit avoir lieue demain et il faut que l'on s'organise avec le S.W.A.T pour l'intervention.

-Colby? appela Allan

-Oui?

-Fait attention à toi.

Colby lui sourit et sortit de la maison.