Le Poudlard Express attendait patiemment son flot d'élèves pour les mener vers la grande école de Sorcellerie, située en Écosse. Le chrome étincelait au soleil et un petit nuage de vapeur sortait de la cheminée, signe qu'il n'allait pas tarder à partir. Pourtant, il restait encore beaucoup d'étudiants sur les quais de la gare. Dont une certaine famille, qui étrangement, attirait les regards malgré les années passées.

- Je suis vraiment trop contente de pouvoir enfin aller à Poudlard ! Dis maman, tu crois que je pourrai être dans l'équipe de Quidditch, comme James ?
- On ne voudra pas de toi dans notre équipe !
- James, soit plus sympa avec ta sœur. Lily, tu feras ce que tu voudras. Mais c'est très difficile d'entrer dans une équipe de Quidditch, surtout en première année. Il n'y a que ton père pour faire ce genre d'exploit.

Ginny Potter adressa un clin d'œil à son mari qui lui rendit un magnifique sourire. La famille Potter avançait tranquillement jusqu'au train. Lily lâcha spontanément la main de sa mère avant de finalement se jeter dans ses bras. James leva les yeux au ciel puis soupira :

- Par Dumbledore...
- James Sirius Potter, je t'ai déjà dit de ne pas jurer sur Dumbledore. C'était un grand homme, le réprimanda Harry.
- Oui papa, répondit James avec toute l'innocence dont il était capable. Autrement dit, aucune. Harry secoua la tête. Il n'était pas dupe concernant le manège de son fils. Ce dernier avait hérité l'esprit blagueur de son grand-père et le mépris du règlement de son père. Un mélange plus qu'explosif.
- On peut y aller ? demanda Albus.
- Oui, sinon, vous allez être en retard ! On vous attend pour Noël. Et surtout, travaillez bien !

La famille Potter se dit au revoir dans les embrassades et les câlins. James se faufila entre toutes ces démonstrations d'affection et entra dans un wagon, la valise roulante derrière lui. Il aimait sa famille bien évidemment, mais il n'avait pas besoin de faire des bisous sur les joues de tout le monde. Encore moins en public. Il chercha un compartiment vide ou bien une tête connue. Avec toute cette agitation sur le quai, il n'avait pu voir personne. Et soudain...

- Sacha !
- James ! Je m'ennuyais un peu tout seul ! Allez, viens !

James entra dans le compartiment. Les deux garçons montèrent leurs valises dans les filets avant de se laisser choir sur un siège l'un en face de l'autre, juste à côté de la fenêtre. James était ravi de revoir l'un de ses meilleurs amis, Sacha Gladstone.

- Ils sont où Fred et Pat' ?
- Dans le compartiment des préfets, tu te doutes bien !
- Ha oui, c'est vrai ! Je ne me souvenais plus de cette farce des préfets. Je ne comprends vraiment pas le choix de la vieille McGo. Comme s'ils faisaient un bon exemple pour les autres !

Les deux acolytes rirent aux éclats. Il était de notoriété publique que James et ses amis étaient dans tous les coups fourrés, s'attirant bien des ennuis et des heures de retenue. Ce qui ne les empêchait pas de recommencer, encore et encore. Ils entraient en cinquième année et la perspective de passer les BUSE à la fin de celle-ci ne semblait pas les émouvoir plus que ça. Ils étaient beaux, ils étaient jeunes, ils étaient intelligents. Bref, rien ne pouvait leur faire peur ou leur résister. Du moins, le croyaient-ils.

- Alors, tes vacances ?
- Plutôt bonnes, nous avons été à la mer pendant deux semaines, c'était cool.

James avait effectivement constaté que Sacha avait bronzé. Il était toujours aussi petit et légèrement enrobé, mais il paraissait plus sûr de lui. Les deux garçons continuèrent de discuter tandis que le train démarrait. Au bout d'une bonne heure à parler presque exclusivement de Quidditch, les deux amis manquants arrivèrent enfin. Patsy Leegins fut la première à passer la porte avant de se jeter sur un siège en poussant un grand soupir. Frédéric Saddler ferma la marche et la porte du compartiment. Il s'assit avec plus de calme et de grâce que sa compagne du moment.

- Vous en avez mis du temps, s'exclama James. Alors, c'était comment ?
- Horrible ! s'exclama Patsy d'un ton suraigu. Beaucoup de bla bla, pour au final pas grand-chose. Et ce n'est pas tout ! Devine quoi ! C'est cette horrible Wolton et son toutou Parker qui sont les préfets de Serdaigle.
- Oh non ! laissa tomber le jeune Potter. Sacha fit la grimace. Les quatre complices se regardèrent, consternés. Dès les premiers jours de leur scolarité, ils étaient devenus amis. Hélas, ils s'étaient fait des ennemis tout aussi promptement. Lindsay Wolton et Jeremy Parker en faisaient partie. Avec Shaun Halley, ils formaient un trio de Serdaigle sûrs de leurs capacités, et de surcroit, très intelligents. James les trouvait particulièrement hautains et dédaigneux, des traits de caractère qu'il détestait par-dessus tout. La guerre avait donc rapidement éclaté entre les deux groupes et elle avait perduré toutes ses années. Le chariot de friandises arriva à ce moment-là, coupant court à la discussion qui allait forcément suivre : quelle blague allaient-ils pouvoir faire à leurs ennemis en ce début d'année ?

- Des Patacitrouilles, des Chocogrenouilles et... c'est quoi ça ? demanda James en montrant un drôle de bonbon rond et rouge qui sautait partout sur le chariot.
- C'est un Saut'Bon, une nouveauté qui a beaucoup de succès. Tu en veux mon garçon ?
- Allez, je vais essayer !
- Moi aussi, s'écria Patsy en tendant quelques Noises.
La dégustation se fit dans un silence religieux, à peine troublé par le froissement des papiers déchirés. Puis, vint le moment de goûter au Saut'Bon qui n'arrêtait pas de bouger dans leur sachet.

- Ce n'est pas un produit de ton oncle, par hasard ? demanda Fred en se tournant vers James.
- Ouais, peut-être. Je ne sais pas trop, je n'ai rien vu qui ressemble à ça la dernière fois que je suis allé à la boutique de Farces pour sorciers facétieux.

James ouvrit le paquet. Et ce qui devait arriver arriva. Les friandises, enfin libérées, s'éparpillèrent partout dans le compartiment, rebondissant partout et sur tout le monde. Patsy hurla tandis qu'un bonbon particulièrement coriace sauta sur pied. James se mit debout pour éviter une confiserie, Sacha se fit attaquer par une friandise particulièrement vicieuse, qui visa son œil droit et Fred se plaqua contre la porte pour échapper à la confusion. Les élèves ne surent que faire et ils continuèrent de se faire agresser par les petites boules rouges qui rebondissaient partout, du sol au plafond. James sortit sa baguette et tenta de geler un Saut'Bon pour l'empêcher de sauter. Mais à la place, il lança son sortilège sur Fred qui, ne pouvant plus bouger, ne put que le foudroyer du regard.

- Mais t'es malade James, arrête ! Ils sont trop rapides ! râla Patsy, en jetant un contre-sortilège sur Fred, afin de le réchauffer.
- Par Dumbledore, qu'est-ce que cette invention de folie ?
- Et comment elle a fait la vendeuse pour que les bonbons sautent gentiment sur les rebords de son chariot ? Mais... Aïe !

Un bonbon venait de foncer dans le nez de Fred qui s'interrompit net. Sacha en eut marre de tout ce capharnaüm. Il traversa le compartiment en se prenant une avalanche de coups de la part des bonbons, mais il se jeta sur la fenêtre avec courage et l'ouvrit d'un coup. Les bonbons sautèrent un à un par l'ouverture et peu de temps après, le wagon redevint calme.

- Merci Fred. Je n'y avais pas pensé, souffla James en se laissant choir sur le siège. Ça va tout le monde ?

Il y eut quelques hochements de tête et de gros soupirs. L'année commençait bien. Ils décidèrent d'un commun accord de laisser l'autre sachet, acheté par Patsy, fermé le temps de trouver un sortilège efficace. Puis, un fou rire les gagna. Fred eut droit à une imitation de lui recevant le bonbon dans le nez et Patsy récolta un trophée imaginaire pour le meilleur cri de la journée. Pourtant, rapidement, un bruit sourd se fit entendre sous le siège de James.

- J'espère que ce n'est pas encore un bonbon ! soupira-t-il en se baissant. Il se faufila à moitié sous le siège, ne laissant voir que ses fesses. Sacha fit mine d'y donner un coup de pied et les rigolades repartirent de plus belle. Soudain, Patsy arrêta de rire subitement et chuchota à James rapidement :

- Relève-toi, vite ! James, reviens, sors de là-dessous, il y a Eulalia qui est à notre porte !

On entendit un bruit sourd suivi d'un juron et James sortit de dessous avec plein de poussière dans sa chevelure noire. À ce moment-là, la porte de leur compartiment s'ouvrit, laissant entrer deux grandes filles en tenue de sorcier, un écusson vert sur leur robe. La dénommée Eulalia fit une grimace et éternua lorsque James se frotta les cheveux pour en éliminer la poussière. Sa copine prit la parole :

- Excusez-nous, nous cherchons le chat d'Eulalia, celui-ci s'est encore enfui. Vous ne l'auriez pas vu par hasard ?
- Si, il est sous le siège. C'était ça le bruit qu'on a entendu, pas un bonbon, ajouta-t-il pour ses amis.
- Pas un bonbon ? demanda Eulalia les yeux ronds.
- Une longue histoire, coupa Patsy, vous n'avez qu'à aller le chercher.

Les Gryffondor se poussèrent et les Serpentard réussirent à récupérer leur félin. Après un petit merci, elles sortirent aussi vite de là qu'elles étaient entrées. James se prit la tête entre ses mains et soupira.

- Elle ne voudra plus jamais me parler après ça.
- Attends, parce que tu lui parlais avant ? rigola Fred.
- Mais non, il ne fait que rougir et bégayer dès qu'il se trouve à moins de dix mètres d'elle, alors lui parler ! lança Patsy en s'esclaffant, suivie par ses comparses. Au début, James fut le seul à ne pas rire, mais il finit par suivre ses amis. Eulalia était une Serpentard d'un an plus jeune qu'eux qui attirait James depuis plus de deux ans. Mais ce dernier n'arrivait pas à le lui avouer. Bien évidemment, c'était un sujet de conversation fort prisé par le groupe, qui se moquait de son incapacité à le lui dire. Enfin, au soulagement de James, la discussion reprit tranquillement, et il était question avant tout de farces contre leurs rivaux, de Quidditch et des dernières nouveautés dans leur vie.

Après quelques heures de voyage et un changement de tenue à la dernière minute, le Poudlard Express atteignit sa destination. Le groupe d'amis, connaissant le chemin par cœur, monta dans une calèche en continuant leur conversation. Ils entendirent au loin Hagrid sommer les premières années de le suivre. James eut une pensée pleine de tendresse pour sa petite sœur Lily, qui débarquait dans ce monde inconnu et qui allait passer sous le Choixpeau magique. Il se demanda dans quelle maison elle allait atterrir. À Gryffondor, comme lui et ses parents ? À Serpentard, comme leur frère Albus ? Ou peut-être à Serdaigle, comme leur cousine Rose ? À moins de terminer à Poufsouffle, comme leur cousin Fred ? Il lui tardait de connaître la réponse.

- ... et même que Matthew Decross, c'est le meilleur attrapeur du monde ! T'es pas d'accord avec moi James ?
- Si si, répondit vaguement l'intéressé, l'esprit toujours occupé.
- Laisse-le, tu vois bien qu'il est sans cesse obnubilé par sa chère Eulalia, persifla Patsy. Redescends sur terre ou bouge-toi les fesses, elle ne restera pas éternellement célibataire.

James haussa les épaules et sortit d'un bond de la calèche qui venait de s'arrêter devant le château. Il était mal à l'aise avec les filles, ce n'était pas sa faute tout de même. Bon, un peu quand même, mais il s'était promis que cette année, ce serait la bonne ! Il l'inviterait à passer un après-midi à Pré-au-Lard. Il la ferait rire avec les farces qu'il avait déjà faites, il lui offrirait un paquet de bonbons de chez Zonko et ils iraient admirer la Cabane Hurlante tous les deux. Il en rêvait depuis si longtemps. Pendant son rêve éveillé, ses pas l'avaient porté automatiquement vers la Grande Salle où il s'était dirigé vers le fond, la dernière table, celle des Gryffondor. Son regard croisa celui d'Albus assis à l'autre bout de la pièce, qui lui fit un grand sourire ainsi qu'un signe de la main. James lui répondit avec bonheur.

Les premières années firent enfin leur entrée, le directeur adjoint trottinant devant eux. Il fallait dire que Flitwick était aussi petit qu'eux, et il n'était pas rare de le confondre avec les futurs élèves. Il expliqua le déroulement de la cérémonie et le Choixpeau magique fit sa chanson, rappelant les différentes qualités des maisons. Les premières années furent répartis trop lentement au goût de James, qui commençait sérieusement à avoir faim. Enfin, ce fut au tour de sa sœur. Cette dernière s'assit sur le tabouret et resta là durant de longues minutes. Des murmures parcoururent la salle tandis que la directrice McGonagall regardait sa montre avec intérêt.

- Vous croyez que c'en est une ? murmura son frère à ses amis.
- Dans quinze secondes, oui, elle en sera une.
- Et dire que le dernier Chapeauflou date de plus de quarante ans maintenant ! C'est assez rare ! Je suis contente de pouvoir en voir une.
- Dans trois, deux, un... C'est officiel, ta sœur est une Chapeauflou ! Plus de cinq minutes !

Quelques applaudissements retentirent dans la salle tandis que les joues de Lily rougirent sous le couvre-chef. Enfin, il scanda :

- GRYFFONDOR !

La table des rouge et or explosa de joie et Lily put les rejoindre. Tout le monde voulait savoir ce qu'il s'était passé et ce que le Choixpeau avait bien pu lui raconter. La pauvre Lily fut rouge comme une pivoine et elle s'enferma dans le mutisme de peur de parler. La directrice rappela que la session n'était pas finie et les élèves se turent. La Répartition se termina enfin, au grand soulagement de James. McGonagall se leva et leur souhaita une bonne rentrée, puis un bon appétit. Les plats se chargèrent instantanément de mets savoureux et chaque étudiant eut plaisir à remplir son assiette. Les premières minutes furent très silencieuses dans la Grande Salle, chacun étant trop occupé par son estomac pour faire autre chose. Puis, au fur et à mesure, les langues se délièrent et le brouhaha se fit entendre. Il était question avant tout de Lily Potter, déjà célèbre par son nom et par son nouvel exploit, alors qu'elle venait à peine d'arriver au château.

- Comme si cela allait l'aider, soupira James en reprenant du jambon. Elle est assez timide à la maison, alors je n'imagine même pas ici !
- Il faudra aller lui demander ce que...
- Non ! On ne va rien faire du tout, coupa James, catégorique. Patsy, interrompue, referma la bouche et bouda dans son coin le reste du repas. Après un discours identique à celui de l'année dernière, la directrice enjoignit les étudiants à bien se reposer cette nuit, afin d'être en forme pour le lendemain matin, première journée de cours. Puis, elle suivit les Gryffondor jusqu'à leur tour, ce qu'elle ne faisait jamais d'habitude. Tous se demandèrent ce qu'il pouvait se passer et les potins voulaient qu'elle aille dire un mot à Lily en personne. Cependant, une fois arrivée dans leur salle commune, McGonagall chercha une élève parmi la foule. Une fois que ce fut fait, elle l'entraina devant l'assemblée. C'était une étudiante d'un certain âge déjà, pourtant James était certain de ne l'avoir jamais croisée dans les couloirs. Il fronça les sourcils et échangea un regard avec ses comparses qui haussèrent les épaules, signe qu'eux non plus ne la connaissaient pas. Ils eurent bientôt leur réponse.

- Je vous présente Ambroisine Silver, une nouvelle Gryffondor. Si elle n'a pas passé l'épreuve du Choixpeau magique, c'est parce qu'elle a déjà quinze ans et entrera donc directement en cinquième année. Je vous demande de l'accueillir avec chaleur et surtout, d'être gentil avec elle. En effet, elle a perdu la mémoire. Aussi, elle n'a aucun point de repère, ni aucun passé. Je vous demande donc d'être compréhensif et de l'aider à s'intégrer à votre maison et à Poudlard. Je parle surtout à vous, les cinquièmes années. Un autre lit a été, bien sûr, ajouté au dortoir des filles de cinquième année, à son intention. Bonne soirée à tous et ne veillez pas trop tard.

Après un dernier regard circulaire pour être sûre d'avoir été bien comprise, la directrice tourna les talons et sortit de la salle commune, laissant ses élèves un peu sous le choc. La plupart regardèrent la nouvelle Ambroisine avec curiosité. James la trouvait extrêmement bizarre. Elle semblait renfermée et sombre. Bref, elle ne donnait aucune envie de faire un pas vers elle. D'ailleurs, elle se fondit rapidement dans la foule et le jeune Potter la perdit des yeux. Plein de petits groupes se dispersèrent dans la pièce pendant que d'autres montèrent tout de suite dans leur dortoir. Les quatre amis se retrouvèrent devant l'âtre quelques minutes. Patsy ouvrit la conversation, oubliant qu'elle devait bouder :

- Vous en pensez quoi de cette Ambroisine ? Maintenant, on entre directement en cinquième année ?
- Elle vient peut-être d'une autre école, avança Frédéric, plus pragmatique.
- Ou alors, elle n'a jamais été à l'école. Le rêve !
- Arrête James, c'est important d'aller à l'école, on apprend plein de trucs utiles !
- Oui, comme des nouveaux sortilèges pour énerver Wolton ! balança Patsy avec un grand sourire.
- En attendant, c'est toi qui vas la voir de plus près, Patsy, puisqu'elle est dans ton dortoir.
- Tu nous feras un compte-rendu demain matin !
- C'est ça oui, elle va sûrement dormir. Ce sera très intéressant dis donc !

Les quatre amis discutèrent encore quelques minutes et puis décidèrent d'être sages aujourd'hui et d'aller se coucher. James souhaita bonne nuit à ses camarades, mais avant d'aller dans son dortoir, il passa dire un mot à sa petite sœur. Celle-ci avait trouvé une amie de première année et elles discutaient tranquillement toutes les deux. Il se retint de la questionner sur sa conversation avec le Choixpeau magique. À la place, il lui conseilla de ne pas trop tarder et la félicita d'être à Gryffondor. Elle rougit de plus belle et se jeta dans ses bras. Il grimaça, mais se laissa faire. Puis, il monta s'allonger. Il se tourna et retourna dans son lit cependant. Il songeait à Ambroisine, qui semblait bien mystérieuse avec sa perte de mémoire. Il se posait bien des questions à son sujet. Il était d'un naturel curieux et ce passé sombre le titillait. Pour la première fois depuis longtemps, James s'endormit en pensant à une autre fille qu'Eulalia.