Bonjour ! ^^
Voici la suite, en espérant que ça vous plaise !
Bonne lecture ! :)
CloudeGirofle
PS : aucuns des personnages de Twilight ne m'appartiennent, pas plus que le monde d'Harry Potter…
ECECECECECECEC
CHAPITRE 2
LE TERRIER
Edward se sentit aspiré dans le jaillissement des flammes vertes, puis comme accroché par le nombril à une sorte de toupie géante qui s'élevait en sifflant dans les airs. Autour de lui, les maisons et leurs conduits de cheminée tournoyaient à toute allure, jusqu'à ce que le crochet se retire de son ventre pour le lâcher brutalement dans un tuyau.
Quelques secondes plus tard, Edward s'écrasait sur le plancher rugueux du terrier, avec une force qui le laissa étourdi et ahuri comme une vieille chaussette.
- Edward ? Ca alors… Je ne m'attendais pas à te voir si tôt !
Le rire cristallin carillonna à ses oreilles tel un chant de clochettes dans le vent. Priant le ciel pour que la voix n'appartienne pas à la personne qu'il redoutait de trouver dans une telle situation – joue écrasée contre le parquet, regard hagard et cheveux pleins de cendres – Edward leva les yeux, et ce qu'il vit d'abord, une longue paire de jambes blanches dépassant d'une courte nuisette rouge, lui apprit que c'était trop tard.
- Je… Hum, toussota-t-il en se relevant le plus dignement possible, bonjour Tanya ! Comment vas-tu ?
- Bien, bien… sourit-elle, tâchant de refouler son fou rire. Je peux t'offrir un café, peut-être ?
- Volontiers, merci beaucoup !
Il profita alors qu'elle lui tourne le dos pour s'épousseter furieusement et se recoiffer à toute vitesse. Il espérait ainsi avoir l'air un peu plus présentable, et un peu moins garçon perdu qui avait échoué de sa cheminée au milieu des cendres.
- Tanya ? Appela la voix vigoureuse de Mrs McCarthy. A qui parles-tu ?
- C'est Edward, maman ! Il vient d'arriver !
- Edward ? Par Merlin !
Les marches des escaliers grincèrent plaintivement alors qu'elle descendait précipitamment au salon.
- Edward, mon petit ! Le salua-t-elle en lui ouvrant affectueusement les bras. Comment vas-tu ?
Edward la serra maladroitement dans ses bras, heureux de retrouver la chaleur et le parfum sucré de celle qu'il considérait comme sa deuxième mère.
- Ca va, la rassura-t-il. Je suis désolé de vous déranger, c'est juste…
- Nous déranger ? Par Merlin, Edward ! En voilà des idées ! Assieds-toi là que je te fasse déjeuner mon petit, tu es maigre comme un coucou…
Edward obéit de bonne grâce, l'estomac appâté par l'odeur d'un petit-déjeuner dont il n'avait pu profiter.
- Tiens Edward, ton café ! Chantonna Tanya en lui tendant une large tasse fumante.
Edward la remercia d'un sourire reconnaissant et s'apprêtait à avaler sa première gorgée quand le hoquet indigné de Mrs McCarthy le fit sursauter, l'éclaboussant par la même occasion de boisson brûlante.
- Tanya ! Vas t'habiller correctement, enfin ! Tu n'as pas honte ? Devant Edward, en plus !
Edward s'étouffa une nouvelle fois avec sa boisson, honteux et désolé, regrettant aussi d'être privé d'un si ravissant spectacle.
- Pff… Rouspéta Tanya en montant lourdement les escaliers. Ce n'est pas un gamin, non plus ! Il a dix-sept ans !
Et il sentit son cœur se réchauffer.
- Tiens, mon petit Edward, mange pendant que c'est chaud, le gourmanda gentiment Mrs McCarthy en remplissant son assiette d'un bel œuf au plat. Emmett ne devrait pas tarder à arriver… Emmett ! Appela-t-elle alors en chantonnant.
Seul le silence de la maison encore endormie lui répondit, et ses sourcils se froncèrent d'un air contrarié.
- EMMETT !
Cette fois, un bruit sourd résonna à l'étage, suivi d'un « Merlin ! » retentissant, qui ne pouvait appartenir qu'au seul garçon de la famille. Les escaliers grincèrent à nouveau et livrèrent passage à un Emmett hagard, boutons de pyjamas attachés de travers, cheveux ébouriffés et yeux gonflés. Mais quand il reconnut son ami à la table de sa cuisine, son visage qui portait encore la marque des draps se fendit d'un large sourire, et il se précipita sur le banc pour donner à Edward une claque dans le dos retentissante qui, une fois encore, lui renversa son café dessus.
- Qu'est-ce-que tu fais là, mon vieux ? Ca alors, pour une surprise, c'est une surprise !
Et il s'esclaffa gaiement en se versant une grande tasse de café.
- Euh… Toussota Edward. Je suis parti de chez mes moldus… J'en pouvais plus, et…
- Tu m'étonnes, ricana-t-il faussement, ces sales…
- Bonjour Edward ! Intervinrent deux autres voix, gaies et fraîches.
Puis, deux têtes blondes l'embrassèrent chacune sur une joue, dans un concert de rires délicats.
- B-bonjour Irina ! Bonjour Katarina !
Emmett soupira d'un air exaspéré alors que ses deux sœurs éclatèrent de rires.
- Qu'est-ce-qu'il y a, frérot ?
- Tu es jaloux, ou quoi ? Reprit Irina.
- Non, mais je ne peux pas parler tranquillement à mon ami ? S'agaça Emmett. Il est à peine arrivé que vous êtes déjà là à le…à l'embrasser partout… Il voudra plus jamais revenir, si vous continuez !
- C'est vrai ? Susurra ingénument Tanya, qui venait de redescendre, un jean enfilé sous sa nuisette rouge. Tu détestes tant que ça qu'on t'embrasse, Edward ?
- Je… non, non, bafouilla-t-il gêné, en évitant de regarder son ami.
- Faux frère ! Grommela Emmett en tartinant durement sa tartine.
Les trois sœurs s'esclaffèrent gaiement en s'asseyant sur les bancs de la grande table en bois.
Mrs McCarthy revint de la cuisine avec une bouilloire sifflante dans une main, et une poêle frétillante dans l'autre. Emmett ferma les yeux en humant à plein nez l'odeur du bacon grillé, et sa mère le morigéna d'une tape sur l'épaule.
- Emmett, fit-elle sévèrement, laisse un peu Edward se servir, enfin ! Il n'a rien mangé de tout l'été, le pauvre…
- Alors que toi…persiffla Irina en arquant un sourcil.
Emmett la fusilla du regard en se resservant de pain. Mrs McCarthy servait les assiettes à côté d'Edward (un peu trop près à son goût : il pouvait sentir la chaleur de la poêle irradier sur son oreille droite), et ne lui laissa pas le temps de protester quand vint son tour d'être resservi.
- Au fait, se souvint-il, merci beaucoup pour la part de tarte ! Elle était délicieuse.
Le visage de Mrs McCarthy s'illumina et elle reposa la poêle vide avec un sourire humble.
- Oh, c'est gentil Edward, mais tu sais, c'est bien normal. Nous n'allions tout de même pas de laisser dépérir…
Les quatre enfants McCarthy hochèrent vivement la tête de concert sous le regard satisfait de leur mère.
Il y eut quelques minutes de silence pendant lesquelles chacun mangea de bon appétit, puis, Mrs McCarthy qui regardait l'horloge en fronçant les sourcils se releva d'un bond pour aller voir à la porte.
- Non, mais ce n'est tout de même pas croyable ! Tonna-t-elle. Mais que peut bien faire votre père ? Ca fait une heure qu'il devrait être rentré !
Elle revint s'asseoir sur le banc en maugréant, le regard perdu dans la contemplation de la fenêtre. Emmett en profita pour se resservir en bacon sous les yeux outrés de sa sœur.
- Quoi ? Ragea-t-il en chuchotant. Je grandis, moi, j'ai besoin de forces !
Irina secoua la tête en se tartinant de confiture une nouvelle tartine. Edward assistait à cet échange – presque – silencieux en souriant, amusé et pourtant triste. Triste, parce qu'il ne pouvait s'empêcher de songer à ce qu'aurait pu être sa vie : un frère, ou une sœur peut-être, une maison où il serait heureux de rentrer l'été…
- Bonjour-bonjour ! Chantonna la voix de Mr McCarthy.
La tablée se retourna comme un seul homme vers le nouvel arrivant, qui se tenait sur le seuil de la cuisine, sa mallette à la main.
- Tu en as mis du temps ! Fit sévèrement remarquer sa femme.
- Désolé, Carmenette, dit-il en déposant un baiser sur son front. J'ai été retenu par Polviev.
- Polviev ?
- Bonjour les filles, bonjour Emmett ! Sourit-il. Oh, et bonjour Edward ! Comment vas-tu ?
- Bonjour Mr McCarthy ! Je vais bien, merci. Et vous ?
- On fait aller, soupira-t-il en s'affalant sur le banc. Le ministère pendant les vacances, c'est un tel bazar… Merci ma chérie, dit-il en acceptant la tasse de café que Katarina lui tendait.
- Polviev ? Reprit Mrs McCarthy. Mais qu'est-ce-qu'il faisait au ministère, celui-là ?
- Des papiers à régler, je crois. Une histoire d'arbitrage avec la Confédération de Quidditch…
Elle hocha la tête.
- Ca fait un petit bout de temps qu'on ne l'a pas vu, remarqua Mrs McCarthy. Tout se passe bien pour lui ?
- Oh oui, bien. Très bien même, je dirais. Il n'a pas beaucoup changé d'ailleurs, toujours le même sourire un peu crispé.
- Mais, commença prudemment Edward en fronçant les sourcils, est-ce-qu'il s'agit de notre professeur de Quidditch ?
- Tout à fait, acquiesça Mr McCarthy en se tournant vers lui, une tartine à la main. Ca va faire bientôt huit ans qu'il enseigne à Poudlard.
- Je ne savais pas que vous le connaissiez…enfin, personnellement, je veux dire.
- Comment ça ? S'étonna-t-il. Les enfants ne t'ont jamais raconté ?
Edward échangea un bref coup d'œil avec Emmett, qui haussa les épaules d'un air faussement blasé.
- Euh… Hésita-t-il. Non…
Mrs McCarthy fronça les sourcils, et ses quatre enfants furent soudain très absorbés dans l'étalage de confiture sur leurs tartines.
- Et bien, débuta Mr McCarthy d'un air solennel, quand j'ai commencé ma carrière au ministère, j'ai été muté après notre mariage pour quelques années en Bulgarie. C'est là-bas que j'ai rencontré Polviev. C'était encore un jeune champion à l'époque, la mascotte nationale… Faut dire, aussi, poursuivit-il d'une voix rêveuse, il fallait le voir sur un balai ! Un vrai oiseau ! Il fendait l'air comme… – sa femme s'éclaircit bruyamment la gorge – bref, on était plus ou moins amis, mais j'ai été rappelé à Londres peu après la naissance des filles, et je ne l'ai revu que très rarement depuis.
- D'accord, souffla Edward d'un air songeur – beaucoup de choses s'expliquaient à présent, à commencer par la sympathie peu commune que leur professeur avait témoigné à Emmett dès leur premier cours de vol – merci de m'avoir raconté.
- De rien, mon garçon ! S'amusa Mr McCarthy. Ca me fait tout drôle de rebrasser toutes ses années passées, j'aurais presque l'impression d'être vieux…
A cet endroit de son discours, ses enfants gloussèrent derrière leur tasse, et sa mine s'assombrit.
- Vous verrez, vous, dans quelques années ! Les prévint-il en dardant sur eux sa cuillère à confiture. Vous verrez comme le temps passe vite !
Les gloussements redoublèrent, et cette fois, même Mrs McCarthy esquissa un sourire.
- Eléazar, chéri, finis ton café ! Lui dit-elle tranquillement. Ca va refroidir…
Il grommela quelques paroles inaudibles en s'exécutant, néanmoins.
- C'est pour ça qu'on a des prénoms slaves, se sentit obligée d'expliquer Tanya pour meubler le silence. Parce que nous sommes nées en Bulgarie.
- Sauf moi ! Protesta Emmett. Je…
- Tu es né à Londres, on sait, le coupa-t-elle. On était là, je te rappelle !
- Enfin vous n'étiez tout de même pas bien grandes, nuança sa mère.
Tanya haussa les épaules en remettant un sucre dans sa tasse.
- Oui, mais quand même…
Irina se leva alors de table pour ranger son bol et son assiette dans l'évier, avant de repartir vers les escaliers.
- Tu vas où ? Demanda Mrs McCarthy en fronçant les sourcils.
- Travailler ! Je dois rendre un mémoire sur la fondation des programmes scolaires avant la fin de la semaine !
Elle la regarda partir en secouant la tête.
- Pff… Soupira-t-elle. Entre l'acharnée du travail et le parfait touriste, j'ai vraiment été gâtée !
- Euh, rassure-moi, commenta Emmett la bouche pleine. Ce n'est quand même pas moi le parfait touriste ?
Et comme sa mère ne prit pas même la peine de répondre, une moue scandalisée anima ses traits.
- Mais que fait Irina, exactement ? Demanda précipitamment Edward pour faire taire son ami.
- Elle veut obtenir un stage au ministère, dans la section Education, répondit fièrement Mr McCarthy. Mais les places sont très limitées, et elle doit suivre des cours par correspondance pour être admise à la rentrée.
- Je ne savais pas, dit-il avec une moue sincèrement impressionnée. Et toi Katarina, tu fais quoi cette année ?
- Ah-ah ! Nargua-t-elle en riant. Je travaille dans le commerce !
Edward et Mrs McCarthy haussèrent alors tous deux les sourcils, mais le premier par curiosité, la seconde par dédain.
- J'ouvre une Boutique de Farces et Attrapes avec un camarade de l'année dernière, expliqua-t-elle fièrement en observant sa mère du coin de l'œil. On fêtera l'ouverture pour Noel, mais on a déjà pleiiin de commandes !
- Oh, et laisse-moi deviner ! S'amusa Edward avec un clin d'œil complice. Ce camarade, c'est Garrett, non ?
- En plein dans le mille, mon pote ! Comment t'as deviné ?
Elle avait l'air sincèrement surprise.
- Bien, commença Edward. J'ai toujours pensé que ce gars avait une tête à ouvrir un commerce de ce genre : c'était toujours lui qui mettait des craies sauteuses sur les rebords du tableau, ou qui remplaçait les plumes en sucre des Serpentards par des plumes en sel, ou qui piquait les chaussures des Serdaigles dans les vestiaires… Bref, le gars que tout le monde détestait et adorait à la fois !
- C'est bien lui ! S'esclaffa Tanya. Mais tu le verrais ranger les cartons dans la boutique, signer la paperasse, vérifier les comptes… Il est si sérieux que la première fois que je l'ai vu, j'ai bien cru qu'il était malade !
- Comme moi quand j'ai appris que tu voulais ouvrir une boutique ! Persiffla Mrs McCarthy. Non, mais franchement ! On n'a pas idée ! Avec un garçon pareil, en plus ! Et qu'est-ce-qu'il se passera le jour où vous vous disputerez, hein ? Tu peux me dire ?
- Maman… Soupira Katarina. Combien de fois te l'ais-je déjà dis ? Garrett n'est pas mon petit-ami ! On n'est même pas amis ! C'est simplement mon associé ! Je ne mélange jamais travail et vie privée ! En plus, ajouta-t-elle d'un air pincé, il ne me plait même pas…
- Il ne manquerait plus que ça ! Rugit Mrs McCarthy. Que tu t'accoquines avec un petit malotru ! Tu ne pourrais pas faire quelque chose de sérieux ? Prends exemple sur tes sœurs ! Regarde, Irina va travailler au ministère, et Tanya commence des études de médicomagie. Voilà ce que j'appelle des…
- Mais maman, si je fais quelque chose qui me plaît ? Protesta Katarina. J'en ai plus qu'assez que tu…
L'arrivée de deux chouette hulottes vint couper court à la discussion qui s'envenimait. Emmett se précipita à la fenêtre pour leur ouvrir, et elles apportèrent en entrant, en plus du courrier, une once de soulagement à une tablée sur les nerfs.
- Tiens, s'amusa Mr McCarthy pour combler le silence. Les nouvelles vont vite ! Laurent sait déjà que tu es ici !
Et en effet, la chouette grise tendit sa patte à Edward, qui défit le nœud en lui tendant un bout de sa tartine. Elle s'envola en hululant avec reconnaissance et attendit que la chouette blanche ne la rejoigne pour repartir par où elle était entrée.
- Alors ? Demanda avidement Tanya à son frère. Quoi de neuf ?
- Rien, marmonna-t-il distraitement en parcourant le parchemin des yeux. Je suis toujours capitaine de l'équipe si c'est ce que tu veux savoir…
Elle répliqua par une tape agacée sur sa tête et il émit un cri indigné.
- Quoi ? Bon, d'accord, avoua-t-il non sans une fausse nonchalance. J'ai réussi mes examens…
Ses deux sœurs hurlèrent de joie en l'embrassant à pleine bouche sur la joue. Mr et Mrs McCarthy le félicitèrent aussi chaudement, et il se tourna alors vers son ami pour cacher son embarras.
Mais ce dernier s'était figé devant son parchemin, les yeux écarquillés.
- Edward ? S'inquiéta-t-il. T'en fais une drôle de tête ! Qu'est-ce-qu'il t'arrive ?
- Je…je…
Il inspira une bouffée d'air.
- Je suis préfet-en-chef !
ECECECECECECEC
Voilà, qu'en avez-vous pensé ?
N'hésitez pas à me le dire, ça me ferait vraiment très plaisir ! :)
