Notes de l'auteur:
Et oui, je vous encourage à faire déjà votre deuil car aucune personne ici présente, ne pourra les sortir de la déchéance dans laquelle je vais les mettre. Merci encore pour les quelques reviews
Ha ha ha (rire machiavélique)
--------------------------------------------------------------------------------
CHAPITRE 3 : les débuts d'une princesse
La petite troupe de Griffons commençait à se retourner lentement dans son dortoir, en état de choc post-traumatique, après les divers événements de la soirée. D'ailleurs chacun s'attendait à tout moment à voir débarquer les journalistes de la fameuse presse à sensation, le "choc des sorciers ".
Harry, Ron, Neville, et même Fred, avaient en réalité du mal à marcher droit et ils se déplaçaient, sans entrain, en cadence comme des petits canards fantomatiques. Leur mère cane du moment, c'était Hermione, qui avançait avec panache menant ses canetons déroutés. En gros, ils avaient l'impression d'avoir franchi les portes d'une autre dimension, celle de mère fée et de ses fameux et rocambolesques contes à l'eau de rose.
"Hé, Harry, ça va ? S'enquit Ron, lorsqu'ils furent enfin arrivés dans leur dortoir. Comment avaient-ils fait pour arriver jusque là ? Mystère et trou de mémoire.
- Oui, oui, je crois, tu pourrais me pincer
- …
- Tu réagis pas !
- Bon bah soit je dors éveillé, soit je suis dans mon rêve
- Qui te dit que c'est pas le mien ?
- Aïe, pourquoi tu m'as frappé ?
- Tu vois que c'est mon rêve
- Oh mince alors ! Alors je suis un produit de ton imagination !
- Oui je crois
- Moi qui me croyais si réel. Bon bah, bonne nuit et bon réveil
- Oui, oui, bonne nuit à tous, mes camarades imaginaires !
- Oui, dormez bien tout le monde!"
Seul Neville ne répondit pas, toujours dans son état cadavérique, frôlant la ressemblance avec une statue de marbre. Tel un bateau ayant rencontré lors d'une merveilleuse croisière un iceberg géant, il sombra dans les couvertures de son lit.
Et tout habillés, à une heure peu tardive, les autres l'imitèrent avec une seule image obsédante en tête : celle d'une magnifique reine aux yeux suaves, aux cheveux blonds torsadés comme des pâtes fraîches et appétissantes, et à la couronne de marguerites.
------------
Et oui une couronne de fleur, Draco en portait bien une et il tenta à maintes reprises de la mettre en bouillie. Mais à chaque fois, malgré son air grognard et son agitation, des oiseaux bleus venaient tout en sifflotant lui en reposer une sur la tête, deux fois plus fleurie que la précédante.
Dumbledore remit ses imposantes lunettes en position de visionnage, et admira la nouvelle venue avec le sourire le plus angélique et amusé qu'il puisse faire.
Draco stoppa sa gesticulation et se dit soudainement avec un sourire aux lèvres et en soupirant de soulagement, que ce n'était qu'un mauvais rêve car un Malfoy gardait toujours son calme et sa froideur dans n'importe quelle situation. Quand il se réveillerait, tout s'évanouirait dans le néant abyssal de ses pensées.
McGonagall le regarda avec pitié.
" j'ai bien peur, qu'il faille le mettre hors de portée de ses petits camarades étant donné l'aura qu'il dégage.
- oui, oui sûrement, jusqu'à ce qu'il est fait son choix. Et non, M. Draco, ceci n'est pas un rêve, vous avez la chance d'avoir goûté à la potion "princepsa "
- Monsieur ce n'est pas le moment de plaisanter, vous rendez-vous compte que ce n'est pas la première fois que ce genre de chose arrive dans cette école.
- Mais ne vous mettez pas dans cet état Minerva ! Vous savez, ce n'est pas si grave d'autant plus que ça ne touche que très peu votre maison. Un bonbon M Malfoy ?
- … (ne pas répondre ce n'est qu'un mauvais rêve)
- bien, pourriez vous me dire ce qu'il s'est exactement passé jeune mhrr..homme
- … (résistez, je vais me réveiller) Aïe ! Un oiseau pinça l'oreille de Draco
- …
- ce n'est pas un rêve ?
- non
- je …c'est…tout ça c'est la faute de ces maudits Griffons ! Sans prendre en compte le regard noir de Minerva, et joyeux de Dumbledore, il continua agressif. Granger m'a tendu une coupe, me forçant à la boire
- Forçant ?
- Oui, en quelque sorte…
- Professeur, lâcha la directrice outrée. Dumbledore leva la main pour lui faire signe de regagner prestement le silence
- Bien, bien, j'en parlerais avec elle. En attendant, je crois que je vais vous assigner une chambre à part. Votre état ne sera pas arrangé avant que vous n'ayez choisi votre prince le jour de la St Valentin
- …Q-U-O-I ? Mais c'est dans deux mois et 3 jours ! Pourquoi ? Il n'y a pas un antidote, une chauve-souris, un reblochon, n'importe quoi, tout plutôt que de rester comme ça ! Le directeur lui tendit un bonbon citronné qu'il prit avec avidité.
- Calmez vos propos jeune mhrr …homme, s'étrangla la professeur
- Je crains que non. Ce sont les effets de la potion. Minerva va vous conduire dans vos nouveaux appartements, étant donné que votre directeur de maison est… disons en repos "
Sa vie s'était écroulée en quelques heures, sa réputation réduite à néant, sa santé défaillante.
Il humait le complot partout, en particulier quand, à chacun de ses pas dans les couloirs de Poudlard, on le salua en se prosternant à son passage, avec parfois quelques mots bienveillants comme "votre Majesté ", "Madame ", … et puis toujours ces mêmes oiseaux qui gazouillaient avec hargne autour de ses oreilles royales ! (ne parlons plus des papillons, il les avait déjà adoptés)
" Potter tu vas me le payer, murmura-t-il en entrant dans sa nouvelle suite, oh oui crois-moi, tu vas le regretter, continua-t-il en regardant les rideaux roses. Madame vous êtes sûr que c'est ma chambre ?
- J'ai le plaisir de vous dire que oui, dormez bien Monsieur Malefoy, et n'oubliez pas de verrouiller la porte ou de la protéger par un sort
- Et pourquoi donc ?
- Mais pour votre sécurité princesse, tournant les talons la professeur disparut aussi vite qu'elle était entrée
- Vous, arrêtez de piaffer, j'ai dit ! "
Et Draco tenta à nouveau d'attraper les petites hirondelles qui chantaient un air joyeux et de plus en plus fort au-dessus de sa tête. Le principal, c'est qu'elles redonnaient vie à la chambre princière.
Une petite pie cette fois, qui s'était cachée jusque là dans les jupons de Draco sautilla jusqu'à l'oreiller en forme de cœur rouge et commença à y prendre ses quartiers.
Il entendit soudainement quelqu'un frapper à sa porte. En quelques petits pas (les talons, ce n'est pas facile à porter) et coups de baguette, il réussit à ouvrir son antre aux nouveaux venus.
Blaise Zabini apparut devant lui, collé de près par Pansy, suivi de Crabbe et Goyle. Bref toute son équipe était au complet, la pièce où le sketch pouvait commencer.
Pansy serait la belle-mère, Zabini le prince, et les gorilles les petits nains recomposés en deux personnes. Cette pensée l'effraya, pourquoi avait-il lu ces contes pour Moldu? Ah Oui, c'était encore à cause de ce Potter et de ses maudis défis gryffondoriens.
Plongé dans ses pensés, il les laissa entrer sans prendre en compte les regards largement avides et cannibales de ses camarades. Ceci n'était pas un conte de fée, loin de là et la jeune dragonne se trouvait en milieu hostile sans le savoir.
" Alors c'est vrai votre Majesté ! Vous allez rester ainsi jusqu'à ce que mort s'ensuive ? explosa Pansy. Mais comment pouvez vous me faire ça, en plus vous êtes si mignon en fille !
- Comme si j'avais le choix…Eh attends un peu… Qu'est ce que tu as dit ?
- J'ai dit que vous étiez mignon et à croquer en fille, comme la pomme que j'ai mangée à midi. Tous les hommes présents dans la pièce la regardèrent d'un œil noir d'outre-tombe.
- …Mignon ? Moi ? En filles ? Mais t'es givrée ? Tu me compares à une pomme en plus et tu oses me vouvoyer!
- Princesse, ce sera avec joie que je me propose pour être votre prince, et je me ferais une joie de vous débarrasserde tout importun.
- …(un complot)
Il commença à remarquer leurs regards étranges et troublants qui le mataient en partant de ses talons, en passant par la robe de Sissi, jusqu'à la couronne de fleurs.
- Hé ! Non, tu n'as pas le droit de le toucher ! Je te l'interdis, tu m'entends ?
- Oh femme ! c'est un prince qu'il lui faut. Regarde et ouvre bien grand tes oreilles d'éléphant : c'est une princesse !
- … (Lucius, cher père adoré, pourquoi m'avoir enfermé à Ste Mangouste sans me l'avoir dit ?)
- je peux aussi bien me déguiser d'abord…et puis de toute façon c'est moi sa fiancée
- et gnagnagna, tu veux que je te dise, tes parents ne valent rien contre la force de notre amour
- …
- … Draco avait la bouche qui avait définitivement atteint la moquette turquoise de sa chambre
- et je vais te le prouver"
La petite princesse n'eut aucun laps de temps pour réfléchir (6 secondes, c'est trop peu). Elle sentit seulement s'agripper sur ses lèvres et le reste de son corps une folle pression. Blaise l'avait prise violemment dans ses bras et l'avait embrassée goulûment comme à la finale d'un tango, et bien sûr avec la langue ! On marque son territoire ou on s'en va la tête courbée. Draco, lui, resta tétanisé pendant l'action, puis à la fin de ce coup de grâce délicieux trébucha sur sa robe avant d'atterrir sur le sol.
La situation était plus que critique. Son meilleur ami venait de lui sauter dessus. La folle furieuse entreprit d'arracher les cheveux de son assaillant et de se battre à la moldu avec lui. Les gorilles commençaient à le regarder de façon plus persistante, profitant de l'absence d'attention des deux combattants.
Il fallait agir vite, s'il voulait sauver sa petite peau toute fine et délicate ! Mais où est donc le véritable Prince Charmant quand on a besoin de lui ? Il n'avait pas le temps de s'entretenir avec lui-même plus longtemps, il fonça dans la salle de bain et s'y enferma, suivi de ses papillons, mais les oiseaux et les prétendants avides d'amour restèrent, eux, derrière la porte.
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Voilà je pense que j'ai réussi à faire perdre toute sa superbe à notre Prince, qui a tout manifestement besoin d'aide. Mais qui pourrait bien le lui en apporter ?
Me regardez pas comme ça, je n'en sais rien moi lol
