Chers amis, maraudien me revoilà de nouveau pour vous mettre le chapitre trois! J'ai été super heureuse de toutes vos reviews qui m'ont fait extrèmement plaisir!

Je suis de nouveau libre pour écrire le chapitre 4, 5, 6 etc... vu que j'ai terminé l'extraordinaire, le magnifique, le sublime, le fabuleux, le génialisisme, le talentueux et l'ultime dernier tome de Harry Potter. (pas besoin de vous dire à quel point je l'ai aimé, si?). Je ne vais rien vous dire dessus car je suppose que vous ne voulez rien savoir...alors je reste bouche cousue...

Bon, je finis là avec ma petite pub sur le tome 7...(l'attente de la sortie en français doit être déjà assez longue. Mais un petit conseil: si vous vous débrouillez en anglais et que vous avez la volonté de lire, alors je vous conseil de ne pas hésitez! Ça se lit facilement...)

Je vais vous laisser avec ce chapitre trois...

Merci à Ocaora, Padma Zabini, GaBy27, Cloé, Lia Sail pour leurs reviews.

Bonne lecture amis maraudiens!


Chapitre 3 : Fondant au chocolat.

Les deux semaines qui suivirent se déroulèrent normalement, aussi normalement qu'une semaine à Poudlard. Les maraudeurs reprirent du service avec leurs blagues parfois lourdes mais qui ne semblaient pas déplaire aux élèves. La petite guerre entre Lily et James, bien qu'un peu apaisée, ne c'était pas pour autant terminée. En effet, des disputes sur certaines de leurs plaisanteries venaient souvent à éclater dans la salle commune de Griffondors. Lily finissait généralement hors d'elle et quittait la pièce enragée tandis que James, touché dans son orgueil augmentait ses galéjades. Tout cela n'était qu'un cercle vicieux que j'espérai se voir terminer.

Je ne parlai plus aux filles et pris une certaine liberté. Elles n'apprécièrent pas totalement ce détachement et j'eu le droit à leurs remarques désobligeantes ainsi qu'aux critiques continuelles. Au début, je n'allais pas bien. Je mangeais peu, et mon moral était au plus bas puis doucement je repris contenance. Je ne les voyais plus, c'était comme si elles n'existaient pas. Je me rapprochai de Lily et de Bella rapidement même si j'aimai être seule de temps en temps. Pendant mes cours d'études de Runes, je m'assis désormais à côté de Remus avec qui je parlai aisément. Nous étions étrangement rapprochés. Je riais plus souvent, j'avais même retrouvé mon appétit et je me sentais heureuse.

Je pensai avoir remonté la pente, et enfin surmontée la mort de ma mère.

Alors que je rentrai dans la salle commune, d'un pas fatigué et lent, trois première année sortirent en courant, manquant de près à me faire tomber. Je grognai dans ma barbe puis vint m'asseoir à côté de Remus, dans un soufflement cassé.

-Fatigué ? demanda Peter qui écrivait sur un parchemin.

Je levai les yeux et observait son travail distraitement.

-Un peu…avouai-je. Tu fais quoi?

Son travail était étrange. Il écrivait à l'ancre noire mais les mots disparaissaient aussitôt la dernière lettre dessinée. Peter sembla gêné et plia soigneusement la carte qu'il tendit à Remus. Il me sourit timidement.

-Heu…rien.

Je haussai un sourcil. Ce n'était sûrement pas rien sinon il ne se serait pas senti obligé d'arrêter.

-C'est une exclusivité Maraudeur. Annonça Remus en plaçant le papier dans son sac.

J'acquiesçai de la tête. Des semaines que je les voyais trafiquer sur ce papier, lui et les trois autres. Ils chuchotaient, écrivaient, se disputaient parfois.

J'appuyai ma tête contre le dossier du canapé et fermai les yeux. J'étais lasse de mes recherches. J'avais absolument besoin de trouver une nouvelle orientation.

-Il y a quelque chose qui ne va pas ? demanda Remus.

Je soupirai. Si seulement il n'y avait qu'une chose. C'est vrai… Tout se chamboulait autour de moi en ce moment.

-J'ai eu une réunion avec McGonagall tout à l'heure. Expliquai-je.

Réunion qui m'avait mis le moral à zéro. Je n'avais plus aucune piste d'orientation.

-A propos de quoi ? s'étonna Peter.

Remus m'observa inquiet.

-Orientation. Lâchai-je dans un soupir.

Peter apporta un morceau de chocolat à sa bouche puis en prit un nouveau morceau.

-Tu en veux un peu ? me demanda t-il en m'en tendant un petit bout. Remus dit que c'est un remède pour tous les problèmes.

Je ris mais refusai de la tête. Je n'avais pas envie de manger.

-Surtout si tu te fais attaquer par des détraqueurs. Précisai-je.

Remus acquiesça de la tête.

-Si tu nous racontais, on pourrait peut être t'aider. Annonça Remus.

-J'aurais voulu faire, enfin non, je veux être guérisseuse.

C'était depuis toute petite que je voulais travailler dans la médecine. Depuis le jour de mes cinq ans où ma mère a eu son premier malaise, en réalité. C'était devenue une obsession. Je voulais guérir les malades, leur apporter du soutien, de l'aide. Les aider à se battre contre leur maladie, apporter un peu de joie dans leur vie chétive. C'était devenu presque une monomanie.

Remus et Peter continuèrent de me regarder, attendant la suite de mes explications.

-J'ai eu acceptable à mes buses en métamorphose. Le professeur McGonagall ne prend que ceux qui ont eu effort exceptionnel. Pendant la réunion, McGo m'annonça qu'elle ne me voyait pas Guérisseuse et que je ne devait pas me focaliser sur ce métier seulement parce que ma mère était grandement malade.

Remus garda le silence, pensif.

-Peut être qu'elle voulait dire que tu t'étais déjà suffisamment occupée de ta mère sans pour autant en faire ton métier. Tenta Peter.

Peut être…Mais je ne savais que faire ça. Et puis, j'avais ce besoin constant de vouloir aider les malades.

-Tu es excellentes en potions. Déclara Remus. Tu as toujours eu optimal dans cette matière.

J'acquiesçai mais cela ne m'aidait pas plus. Potion… Je n'avais pas d'avenir avec ça.

-Ecoute ! lança Remus en me fixant. Si tu le veux, et que tu as la volonté, je peux toujours pendant nos heures de libre et le week-end, te faire suivre les cours de métamorphose. Je te prêterai mes cours, tu essayeras seule quand je ne serai pas libre.

Des cours particuliers? Il me donnerait des cours particuliers?

-Mais ça va te prendre un temps fou sur ton emploi du temps.

Remus s'adossa sur le canapé.

-C'est vrai. Articula t-il comme s'il venait de comprendre.

-Mais pas forcément. Ajouta Peter. Il suffit d'être organisé.

Je le regardai étonné. Une organisation du travail ? Pourquoi pas.

-Je vais réfléchir à tout ça, puis je t'en parle une fois que j'ai trouvé une solution. Déclara t-il. En attendant, tu peux toujours continuer à chercher un métier. Si tu veux travailler dans la médecine, il n'y pas que guérisseur.

J'opinai de la tête et Remus me sourit tendrement.

-D'accord, je vais y penser.

-Parfait! s'exclama t-il. Il est quelle heure ?

Peter regarda son montre. 8 heures. Le dîner n'allait pas tarder à commencer mais mon estomac était crispé.

-J'espère que James et Sirius ne vont pas tarder à arriver. Je commence à avoir faim.

Remus et moi, sourions. Peter avait toujours faim, quelle que soit l'heure, le jour, la situation.

-Où sont-ils en fait ? demandai-je. Leurs cours se finissaient à 16 heures, non?

-Ils s'entraînent pour le match de Dimanche.

Le match de Dimanche ! C'est vrai que le tournoi avait déjà commencé. Notre tout premier match se déroulerait contre les serpentards et James n'admettait pas l'idée de perdre. Depuis plus d'une semaine, il avait réservé le terrain pour chacune de ses heures libres. L'équipe ne faisait plus que ça. S'entraîner. S'entraîner et s'entraîner encore. En fin de soirée, ils étaient la plupart tous fatigués au point qu'à 21 heures, ils se trouvaient tous dans leur lit. Si quelques joueurs tentaient de rester un peu plus longtemps, James leur rappelait avec l'autorité d'un capitaine l'importance du match et donc d'être en forme.

Après encore quelques minutes d'attente, Remus et Peter finirent pas descendre dans la grande salle, proclamant que les deux maraudeurs finiront bien par les rejoindre. Je restai sur place encore un petit peu. Je me redressai sur le canapé et m'assit en tailleur. Je pris mon sac et en sorti des prospectus de métiers que le professeur McGonagall avait eu la gentillesse de me faire part.

Je devais tout reprendre à zéro. Alors que la salle commune se vidait peu à peu des élèves descendant manger, je me plongeai dans les tracts avec un moral morose.

Relations publics avec les moldus. C'était loin de me correspondre. La relation public était loin de m'attirer. Je n'étais jamais très à l'aise en présence de nombreuses personnes.

Emploie chez gringotts. Travailler à la banque, voyager. C'était décidément pas pour moi. Je ne souhaitais pas avoir affaire au finance.

Dresseur de troll. Dresser des trolls? Je me voyais mal dans un métier pareil alors que j'étais légèrement en conflit avec les animaux. A chaque fois que je m'approchai d'animaux magique, j'en ressortais écorchée. Des coups de griffures par là, des morsures par ci, des brûlures deçà. Les bêtes ne paraissaient pas me porter dans leur cœur, alors travailler avec des trolls, grandes créatures à la force exceptionnel ne m'était pas conseiller si je souhaitais rester en vie.

Département des accidents et malheurs magiques. Travailler au ministère. Je n'y avais jamais vraiment pensé. Ce département là, concernait les accidents et malheurs magiques. Ça se rapprochait doucement de mes envies. Mais les compétences requises ne me correspondaient.

« Chercher un métier qui vous corresponds, Miss Marne » avait déclaré le professeur McGonagall. Un métier qui me correspond… Mais qu'est ce qui me correspond? J'étais perdue.

Je soupirai. Je levai la tête quelques instants de tout ça et fixai le feu dans la cheminé. La pièce était calme quand il n'y avait plus personne. Je repensai alors que tout le monde devait être en train de manger. Oui sauf toi. Déclara une petite voix dans ma tête.

La fin de semaine se déroula dans la même ambiance que le début. L'équipe de Griffondors ne cessait de s'entraîner sous les ordres d'un capitaine autoritaire, je continuai de chercher un métier entre les cours et les devoirs. Remus et Peter travaillait toujours autant sur leur bout de parchemin «exclusivité Maraudeur».

Nous étions Samedi au soir, la veille du grand match. Le stress commençait à s'installer doucement sur les joueurs. J'étais assise sur le canapé et discutai avec Bella et Lily. Sur les fauteuils d'en face, Sirius, James et Peter œuvraient toujours à propos de leur manuscrit. Soudainement, James se leva et arrêta Stan qui semblait se diriger vers la sortie.

-Ce soir pas de soirée. Annonça t-il. Aucun joueur ne sort de la salle commune !

-Pourquoi ?! se scandalisa t-il. J'ai rendez-vous avec…

-Ta demoiselle attendra demain. Je n'ai pas envie de trouver un de mes gars sur le brancard de l'infirmerie, maintenant.

-Je ne vais pas me blesser juste voir une…

-La fille, c'est pas pour ce soir. Si tu veux, tu n'auras qu'à dire que je t'ai retenu de force. Ce que je suis prêt à faire pour toi et tous les autres. Je ne veux pas que vous tombiez sur un serpentards !

Le visage de Stan s'assombrit. Une once de colère apparut.

-Je sais me défendre! S'offusqua t-il.

James leva les yeux au ciel.

-Je sais, mais ces serpents attaquent toujours en groupe ! Et puis je préfère ne pas prendre de risque.

Stan bouda et retourna s'asseoir. James, le sourire rayonnant, s'assit de nouveau entre Sirius et Peter.

-Depuis quand le grand Potter n'aime pas les risques ? demanda Bella.

James fut pris au dépourvu et ne trouva rien à réponde, ce qui valu à Bella un grand sourire de la part de Lily.

Je plongeai de nouveau mon nez dans les prospectus. Tout était si confus. Ces derniers temps, je ne pensais qu'à cela. Ma vie futur, mon orientation. Qu'allai-je devenir?

-Tu as intérêt à ce que l'on gagne, Potter. Annonça Lily.

-Mais j'y compte bien.

Lily sourit à James.

-Dis moi, tigresse. S'écria Sirius dont le sourire n'avait pas échappé. Aurais-tu enfin accepté que James- ce qui sous inclus, moi- ne soit pas seulement des bon à rien.

-Je parle seulement au nom d'une supporteur. Et ne m'appelle pas tigresse.

Sirius sourit narquois.

-Si tu le dis.

James la fixait avec attention. Lily baissa la tête puis entama une discussion avec Bella, ignorant le regard insistant du maraudeur.

Le grand amour était loin d'arriver pour ces deux là mais au moins, Lily avait arrêté de lui crier dessus pour un rien. Quand à Sirius et Bella, c'était disons particulier. Ils se parlaient facilement, s'envoyaient quelques œillades mais ne semblait pas vouloir aller plus loin.

Lily et Bella se levèrent.

-On va dans le dortoir. Annonça Bella. Les filles y sont allées et je n'aime pas la façon dont elles nous ont regardé.

J'acquiesçai. Morgane serait bien capable de préparer un mauvais coup, en détruisant mes vêtements ou bien même en fouillant dans nos affaires. Je les connaissais. C'était déjà arrivé.

James se leva et alla se mettre au centre de la pièce.

-Il est bientôt 21 heures passé ! Cria t-il. Je veux tous les joueurs dans leur dortoir !

Un grognement sonore retentit. L'annonce ne sembla pas faire plaisir à tout le monde. Je levai la tête. James se tenait fièrement au centre, un sourire convainquant sur les lèvres.

-Vous aurez tout le temps, demain soir de faire la fête et de vous couchez à point d'heure quand nous aurons gagné. En attendant, les joueurs au lits !

Un nouveau grondement de mécontentement résonna mais les joueurs finirent par se lever doucement. James revint vers Sirius, le visage radieux.

-C'était pas si difficile que ça de les envoyer se coucher ! déclara t-il finalement. Allez range ça ! Sirius nous aussi on devrait…..

-Oh non…marmonna Sirius. Il n'est que 21 heures! Ce n'est pas respectable comme heure! C'est beaucoup trop tôt!

James fronça les sourcils et se lança dans un tas d'explications. Après maints efforts, et aucun résultat de la part de Sirius, il se lança dans une argumentation acharnée couvrant quelques menaces discrètes . Black finit pas à accepter à contre cœur mais légèrement terrifié par le chantage de son ami et James s'éloigna satisfait, allant quereller ce qui n'avait pas encore obéit.

Je me replongeais à nouveau dans mes tracts avec encore plus de découragement que d'habitude. Il n'y avait rien qui concordait avec mon caractère. Et les quelques métiers qui pourraient me plaire et dont les cours de potion étaient les compétences principales, s'éloignaient beaucoup trop de ce que je voulais faire de ma vie.

Je soupirai las.

-Désespérée? Murmura une voix dans mon oreille.

Remus était derrière moi et me souriait chaleureusement. Il fit le tour du canapé et vint s'asseoir à côté de moi. Il avait le sourire radieux.

-Qu'est ce qu'il y a ?demandai-je, amusé par son enthousiasme.

-Figure toi. Annonça t-il. Que j'ai trouvé.

Je souris. Il était très mignon avec cet air enivré.

-Trouvé quoi?

Ses yeux se mirent à briller malicieusement et haussa les sourcils, mystérieux. Je ne tenais plus sur place. La curiosité me rongeait de l'intérieur.

-Aha!

Il jouait en plus sur mes nerfs…

-Il se trouvait que j'étais à la bibliothèque pour des recherches quand je suis tombé dessus…

-Remus ! le coupai-je. S'il te plait. Abrège.

Il me sourit.

-Ça ne marche pas…

Enfin, si. Son sourire marchait très bien. Et son regard aussi. Je ne réussirais jamais à lui tenir tête trop longtemps. C'était vraiment injuste.

Je souris à mon tour.

-S'il te plait. Suppliai-je.

Il attrapa tous les prospectus qui se trouvaient sur mes jambes et les posa sur la table.

-Tu n'as plus besoin de tout cela.

J'étais légèrement égarée. Je croyais bien avoir raté un chapitre. Ma tête devait clairement exprimer mes pensées puisque Remus éclata de rire et finis par m'expliquer.

-Je suis tombé sur ça.

Il me posa sur les genoux un livre. Il concernait St Mangouste. Du moins, c'est ce que je crus au premier regard. J'attrapai le livre des mains pour l'observer plus attentivement. Remus me fixait, les yeux anxieux.

« St mangouste et ses Chercheurs » était le titre du livre. Je levai la tête et regardai Remus.

-St Mangouste possède pour son propre compte des chercheurs. C'est une section entièrement indépendante du Ministère.

-Des chercheurs ?demandai-je surprise.

Remus acquiesça vivement de la tête puis continua de parler.

-Ce sont des chercheurs spécialisés dans la médecine. Ils recherchent des nouvelles potions de guérisons, de nouveau sort, des antidotes.

Une chercheuse? Moi? Je n'avais jamais imagé une tel débouché pour mon métier. Je tentai de m'imaginer avec une grande blouse blanche, des potions m'entourant de tous les côtés, des antidotes inventés et des vies sauvées. Tout cela paraissait bien prometteur mais qu'est ce que cela cachait-il ?

-Je sais que ce n'est pas vraiment ce que tu souhaitais faire. Continua Remus. Mais les compétences requises te correspondent en tout point.

-C'est vrai. Avouai-je, que ça me plairait bien.

-Tu pourras ainsi toujours continuer d'aider les malades.

J'acquiesçai doucement de la tête.

-Quelles sont les aptitudes demandées ?

-Tu dois obligatoirement obtenir Optimal à tes buses de Potion.(Il me sourit, charmeur) Ce qui est déjà fait. Puis de même pour les ASPICs et je crois que c'est bien partie.

Il me sourit à nouveau. Sa petite fossette se forma sur sa joue. Il était vraiment adorable.

-Et? Il n'y a pas que ça, n'est ce pas?

Cela aurait été beaucoup trop beau.

Remus pinça sa lèvre inférieur dans un tout petit sourire.

-Malheureusement non.

Evidemment.

-Tu dois maîtriser les sorts et enchantements puis la botanique parfaitement.

Jusqu'à là c'était bon. La botanique rejoignait énormément la potion avec toutes les plantes et j'adorai cela. De plus, je m'en sortais plutôt pas mal avec les sorts et les enchantements.

-Il y a seulement deux petits hic. Annonça Remus.

Je me disais bien que c'était trop parfait.

-Lesquelles?

-Tu dois passer un concours en métamorphose à la fin de cette année.

Un concours? Comment pourrai-je passer un concours sans suivre un seul cours de cette matière ? J'étais maudite.

-Tu dois notamment avoir un stage d'infirmière. Finit-il par avouer.

Un stage d'infirmière? Mais comment ferais-je pour obtenir un stage d'infirmière? St Mangouste n'acceptait pas de stagiaire.

-J'ai déjà pensé à ce dernier problème. Annonça Remus.

Il y avait déjà pensé. A croire qu'il pensait à tout. Je lui souris reconnaissante.

-Avec l'accord du professeur Dumbledore et de Mrs Pomfresh, tu pourrais peut être effectuer ton stage à l'infirmerie de l'école. Après j'en sais pas plus, ce n'est qu'une supposition que tu devrais discuter avec le directeur.

Remus avait raison. Passer mon stage à Poudlard me conviendrait parfaitement. C'était la chose la plus pratique à envisager.

-Et pour la métamorphose ? demandai-je.

-Si tu veux je peux toujours te donner quelques cours puisque je poursuis ceux de McGonagall.

Remus était vraiment un ange. Une envie de lui sauter au cou pour le remercier me traversa mais la vue de Sirius qui nous regardait m'en garda l'envie. Je souris plus heureuse que jamais.

Remus répondit à mon sourire par un clin d'œil. Il était charmant. Je me sentais à l'aise avec lui comme avec personne. Je pouvais parler de tout sans me sentir ridicule. Entre nous, cela paraissait si simple, que j'avais l'impression de le connaître depuis ma tendre enfance. Alors c'était étrange de se dire que l'on se parle aussi ouvertement que depuis le début de l'année.

-C'est bien la première fois que tu te coucheras si tôt Patmol. Annonça ironiquement Remus alors que ce dernier se levait de son fauteuil.

Le maraudeur tira puérilement la langue.

-Comme si j'avais le choix. McGo n'aurait jamais du le nommer Capitaine. C'est un véritable fou.

Remus sourit.

-L'ancien Capitaine vous donnait aussi un couvre feu. Remarquai-je.

Sirius grimaça.

-Oui, mais ce n'était pas James!

-Ce qui nous permettait de sortir quand même, en douce. Compléta Remus pour m'expliquer.

-Exactement ! Là, je n'ai pas une seule chance.

Il était vrai que James pouvait être autoritaire quand il voulait. Je crois d'ailleurs que ce match lui tenait énormément à cœur.

-J'aimerai bien faire une petite promenade au clair de lune. Annonça Sirius.

-Rêve toujours. Répliqua Remus hargneux.

Sirius sourit tandis que Remus le fixa. J'ai cru, pendant un bref instant, avoir raté quelque chose dans leur conversation mais ce malaise se dissipa rapidement avec l'arrivée de James.

-Toujours pas au lit, Sirius ? Demanda t-il.

-Mais je t'attendais, mon cher Cornedrue. Lança Sirius. Tu sais à quel point j'aime me coucher de bonne heure pour avoir le tint frais le lendemain.

James jeta un coup d'œil entendu avec Sirius, avant de regarder Remus.

-Je ne fais pas parti de l'équipe. Rappela Remus. Je reste encore un peu.

-C'est pourtant bien dommage. Déclara James sur le ton déçu de l'entraîneur. Tu aurais été parfais comme gardien.

Remus éclata de rire.

James haussa les épaules avant de s'éloigner en direction des dortoirs.

-Sirius ! cria t-il.

Ledit Patmol poussa un long soupir, faisant gonfler ses joues puis rejoignit son ami en traînant les pieds.

-Tu crois vraiment qu'ils vont réussis à dormir ? demandai-je en me tournant vers Remus.

-A mon avis, pas tout de suite. Sirius tentera probablement de créer le bazar avec l'aide de quelques un mais James calmera vite les choses. Il peut être très convainquant, surtout quand il s'énerve.

J'opinai de la tête.

-Il est toujours comme ça? Aussi impulsif ?

Remus rit nerveusement.

-Ouais. C'est quelqu'un de bien mais d'irréfléchi dans certain cas. Sirius peut parfois aller loin, très loin. Il en a fait plusieurs fois l'expérience.

Remus soupira.

-Plus d'une fois, il a fallu le sortir de situation délicate. Je crois que nous en sortons plutôt bien mais cela demande parfois qu'on s'énerve. Et cela peut aller loin. Sirius le sait.

Je le savais. Je me rappelai de notre cinquième année. Sirius et James étaient revenus dans la salle commune accompagné du professeur Dumbledore. J'étais assise sur le canapé tandis que tout le monde dormait. J'écrivais une lettre à maman. Quand le directeur ferma la porte, James explosa littéralement. Sa voix réveilla toute la tour. Sirius se faisait à côté tout petit. James était vraiment hors de lui. Nous n'avions jamais su ce qui c'était passé mais cela dura plusieurs jours. Bien que James parlait encore avec Sirius, une tension s'était installée entre eux. Pourtant en apparence, tout était exactement comme avant. En public ils étaient inséparables. La dispute avait fini par se tasser au bout de trois jours. Cependant, alors que je revenais au château seule, ayant été retenue pour ranger les affaires en cours de soin aux créatures magiques, j'ai intercepté une discussion. J'ai cru d'abord que c'était encore James qui criait sur Sirius. Une belle erreur. En réalité, c'était Remus. Je ne l'avais jamais vu si furieux. C'était terrifiant. Ce fut la seule fois que je les vis ainsi.

-Beaucoup de personnes ont tendance à le prendre pour un inconscient. Ce n'est pas le cas. Continua Remus.

Il avait les jambes étendues devant lui et parlait distinctement.

-C'est sa manière à lui d'oublier ses problèmes. Il n'a pas la vie facile contrairement à ce qu'il laisse croire.

-A cause de sa famille?

J'avais entendu mon père parler de la majestueuse maison des Black. C'était une famille renommée, dont la lignée regroupait presque que des sang-purs. Il avait la coutume, d'après les on-dit, de renier tous ceux qui s'aguicherait d'un moldu, sang de bourbe dans leur entourage. Ils partageaient des idées sombres.

-Entre autre. Avoua Remus.

Il se tourna vers moi et me sourit.

-Tu écoutes toujours comme ça les gens parler avec autant d'intérêt?

-Euh…oui. Dis-je pris au dépourvu par sa question.

Son sourire s'élargit davantage.

-Impressionnant. C'est rare.

J'allais répliquer quand mon ventre se mit à grogner.

Remus baissa la tête vers mon abdomen puis la releva.

-Tu as faim?demanda t-il amusé.

Je me sentis un peu idiote mais acquiesça.

-J'ai pas très bien mangé à dîner. J'avais pas particulièrement faim.

Remus sembla réfléchir puis attrapa soudainement la main et me leva. Il me dirigea vers la sortie.

-Où on va ? m'écriai-je.

-Remplir ton estomac.

Il continua d'avancer jusqu'au portrait. Nous sortîmes de la salle commune sous les désapprobations de la grosse dame.

-Vous ne devriez pas sortir ainsi, jeunes hommes. C'est incongru. Avez vous pensé que vous devriez me réveillez pour revenir ?

-Vous n'avez qu'à ne pas vous endormir! riposta Remus m'entraînant dans les couloirs.

Remus continuait d'avancer ne lâchant pas ma main. Nous descendirent les étages rapidement sans faire de bruit.

-Si jamais Rusard nous surprend? Demandai-je peu rassuré.

-Il est probablement en train de surveiller du côté Est à cette heure ci. Il fait tous les jours depuis six ans que l'on est là les mêmes rondes. Ça devient presque facile de lui échapper après ça.

Je voulais bien le lui accorder mais ça ne m'enleva tout de même pas ce petit doute. Etait-ce parce que je n'étais jamais sorti en pleine nuit pour traverser le château ? Probablement.

-Et voilà. Nous sommes arrivés.

En face de nous se situait une peinture sur laquelle Remus chatouilla une pomme. Le tableau s'écarta pour laisser la place à une immense ouverture.

Le maraudeur s'élança à l'intérieur. J'hésitai quelques secondes mais la bonne odeur des fourneaux me parvenant, effaça les doutes.

Je rejoins Remus dans ce qui se trouvait être une cuisine. Une multitude d'elfe de maison s'agitait autour de lui, prêt à se plier à ses quatre volontés.

J'était émerveillée par ce lieu. C'était l'endroit rêvé pour tous les grands gourmands.

-Quand l'avez-vous trouvé?

Remus sembla réfléchir puis hocha la tête.

-La première année. C'est Sirius qui l'a découvert.

Il rit.

-Je me rappelle cette nuit là quand il nous a réveillé tout excité. Il devait être trois heures du matin et on venait de se coucher il y a à peine une heure.

-Vous désirez, Mr ? demanda gentiment un elfe.

Je baissa la tête.

-Euh…Je ne sais pas trop. Tu veux quoi Heather?

Ce que je souhaitais manger ? Il y avait tant de chose que je souhaitais déguster. Une bonne glace. Des biscuits au chocolat. Des raisins secs. Une tablette de chocolat. Et tant de chose encore.

Remus haussa les sourcils.

-Qu'est ce qu'ils font ?

-Tout ce que tu leur demandes. Rit Remus.

-Et bien, ce n'est peut être pas l'heure adéquat pour cela mais je mangerai bien un fondant au chocolat.

A peine eu-je prononcé ces mots que les elfes se mirent à s'éparpiller dans toute cuisine. Ils m'apportèrent quelques minutes plus tard une énorme gâteau au chocolat. J'en avais déjà l'eau à la bouche.

-Tu es gourmande. Remarqua Remus quand j'attrapai une part.

-J'aime seulement tout ce qui est bon. Répliquai-je dans un sourire.

Il acquiesça en attrapant lui aussi un morceau. Les elfes nous firent apparaître deux chaises sur lesquelles nous nous assîmes.

-J'adore ce truc! décrétai-je en avalant une section de ce gâteau.

Remus éclata de rire mais approuva de la tête.

Nous mangèrent ainsi discutant de tout et de rien, tentant d'essuyer le chocolat qui coulait de partout. Nous en avions partout sur les mains et la bouche. Des vrais enfants de cinq ans. Après un ultime fou rire, nous rentrâmes dans la salle commune.

-Avez-vous vu l'heure ? s'écria la grosse dame enragée que nous la réveillons à une heure si tardive.

Remus lui rendit son sourire innocent, qu'il sortait régulièrement au professeur.

-Je suis vraiment désolé. S'excusa t-il sur un ton qui ne l'était pas vraiment.

La tour était vide. Tout le monde était monté se coucher.

-On devrait aller dormir. Annonça Remus.

J'acquiesçai quand il se pencha et déposa un bisou sur ma joue avant de me souhaiter bonne nuit. Je rougis violemment heureusement pour moi, il faisait trop noir pour que ça s'aperçoivent.

Plusieurs minutes après qu'il soir monté, j'étais toujours sur place, réalisant à peine notre soirée. Ça avait été fantastique, si ce n'est pas pour dire magique.

-Tu es une petite cachottière. Lança une voix, ironique.

Je me tournai vivement vers la provenance du son. Hannah avait surgi derrière le canapé. La lueur du feu faisant briller sa chevelure châtain-rousse. Elle sourit presque maléfique.

-Alors c'était lui finalement? Demanda t-elle.

Lui ? De quoi parlait-elle ? La réponse me vint subitement. La nuit dans la salle sur demande. Evidemment, j'aurais du m'en douter.

-Raconte pas n'importe quoi. Ripostai-je en me dirigeant vers les escalier nous menant à notre dortoir.

Hannah fit rapidement le tour pour se placer devant moi.

-Alors c'est récent ? questionna t-elle à nouveau.

-Mais de quoi tu parles ? m'écriai-je.

-De toi et de Remus, voyons !

Moi et Remus. Mon cœur s'emballa. Ça sonnait plutôt bien.

-Il n'y pas de moi et Remus. Répliquai-je. Et fiche moi la paix.

-Vous n'êtes pas ensemble ?

Non ! Bien sûr que non ! Je le saurais sinon! Nous étions proche, je peux lui accorder ça mais pas prêt une relation ouverte.

-Mêle toi de tes affaires !rétorquai-je Et je peux savoir pourquoi tu étais là ?

Hannah joint ses mains devant sa poitrine et montra du doigt la table.

-Il se trouve que par un pur mal entendu, j'ai confondu certain de tes vêtements avec les miens. Ils ont été un peu tâché et j'ai voulu les nettoyer mais il se trouve que le produit nettoyant ne correspondait pas au tissus.

Je fronçai les sourcils. Hannah ne me quitta pas du regard puis après un sourire narquois monta se coucher.

Je me dirigeai vers la table et aperçu quelques uns de mes pantalons dans un état pitoyable. Des trous étaient apparus de partout comme rongé par de la soude. Je bouillais de rage. Je pris les vêtements dans mes bras quand quelque chose me tomba sur le pied. Je me penchai vers le sol et le ramassai. C'était le cadre photo qui était habituellement posé sur ma table de chevet. C'était la photo du jour de mes cinq ans. Maman était accroupie à côté de moi et me tenait la taille. Elle souriait. Elle était si belle sur cette photo. Nous étions si heureuse à cette époque.

Ma gorge se noua. Mes yeux commencèrent à me piquer.

Ne pas craquer…surtout ne pas craquer.

J'inspirai un grand bol d'air.

-Tu m'as laissé tombé. Crachai-je à la photo. Tu m'a abandonnée!

La colère prit le dessus. J'avais les mains qui tremblaient. Elle m'avait oubliée. Elle m'avait abandonnée dans ce monde cruel ! J'étais sa petite fille, son enfant. Je n'avais que cinq ans.

Dans un accès de rage, je jetai le cadre dans le mur d'en face. Le verre se brisa contre le mur avant de tomber sur le sol.

Une larme coula le long de ma joue.

Ne Craque pas ! Je l'essuyai du revers de la main et attrapai mes vêtements. Dans une colère sourde, je montai jusqu'au dortoir. Je posai rageusement les vêtements sur la commode. Toutes les filles étaient débout et se disputaient. Elles s'arrêtèrent une fois que j'entrai.

-Heather. Tenta Lily le visage horrifié à la vue de mes vêtements.

Je ne lui jetai pas un regard. Je n'étais pas en état de parler. Il ne fallait surtout pas craquer, ça leur ferait trop plaisir.

Je fit mine de les ignorer et pénétrai dans la salle de bain. Je fermai la porte à clé. Je ne voulais pas parler. Surtout pas parler.

Je glissai le long de la porte pour m'asseoir par terre. Le regard dans le vide, j'écoutai les filles. Lily et Bella semblaient vraiment hors d'elles.

Peu à peu, elles semblèrent se calmer. Bella essaya de me parler à travers la porte mais je ne répondis pas. Je voulais être seule. J'étais seule. Je n'avais besoin de personne.

Les jambes étendues droit devant moi, le regard fixant le mur, je ressassai tous les évènements des derniers mois. La rechute de ma mère. Les mots du docteur. Sa perte de mémoire. Son affaiblissement de jour en jour. Ses yeux se fermant pour la dernière fois. L'enterrement. Le cercueil. Papa. Puis les filles. Leur égoïsme. Leur phrase. La photo.

Je passai toute la nuit dans la salle de bain sans fermer les yeux, le moral au plus bas. J'en avais même oublié le bisou de Remus.

Le lendemain matin, avant même la première lueur de soleil, je sortis de mon coin. Après une bonne douche et de nouveau vêtement, je sortis du dortoir. Les filles dormaient encore toutes.

J'inspirai calmement un peu d'air puis traversai la salle commune. Je passai devant le cadre. Il n'avait pas bougé de place. Je fermai les yeux quelques secondes puis continua ma marche. Je descendit dans la grande salle pour prendre mon petit déjeuner. Quelques élèves déjà levés mais très peu. Dans la table des griffondors, James se tenait seul devant son repas. Je m'assis en face de lui.

-Prêt pour le match ? demandai-je.

James m'observa et fit une petite grimace.

-Stresser, hein ?

James sourit crispé.

-Je me demande comment font les autres pour dormir. Dit-il. Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit.

Moi non plus. Je n'avais pas fermé l'œil de la nuit.

Je penchai mon nez vers mon assiette. C'était rempli de bonne chose qui me rappela ma soirée avec Remus, hier soir. Le seul bon souvenir de cette veillée.

Peter arriva et s'assit à côté de nous.

-Vous ne mangez pas ? demanda t-il curieux.

-J'ai pas faim. Annonça James.

-Moi non plus.

Peter leva un sourcil puis haussa les épaules. Il se pencha pour prendre son assiette et mangea copieusement. Une demie-heure après toute l'équipe de Griffondors arriva en compagnie de Sirius et s'assirent à la table. Aucun d'entre eux ne mangea plus que James. Ils ne parlèrent pas trop sauf Sirius qui tentait d'installer une bonne ambiance.

-Un peu plus de bonne humeur, les gars! S'exclama t-il. Nous n'avons pas encore perdu!

-C'est normal, on a pas joué. nota Stan.

-Raison de plus pour un peu plus de motivation. Heather…dit-il en se tournant vers moi. Ne me dit pas toi non plus que tu doutes de nos capacités à les battre?

-Eh ! s'écria l'ensemble des joueurs. On a jamais dit qu'on doutait de nos capacités à les battre !

Sirius éclata de rire.

-C'est beaucoup mieux comme ça…Positive attitude!

Remus vint s'installer à côté de moi et me sourit en voyant que je n'avais pas touché à mon déjeuné. Il me fit un clin d'œil qui me rassura. J'étais bien avec lui. Mon estomac se dénoua quelque peu et je pu entamer une conversation avec lui.

Pendant ce temps, dans les couloirs de Poudlard, une ambiance tendue s'installait entre les joueurs tandis que des pronostics sur l'équipe gagnante faisaient bon train.


Voilà...dîtes moi ce que vous en avez pensé!! Le chapitre quatre est déjà en cours d'écriture...(12 pages...).

Merci beaucoup de me lire.

Gros bisous maraudiens à tout le monde!