Histoire de Chouette.

Chapitre II : Cher Lucye, ma vie bascule.


Cher Lucye, j'ai rendez-vous à 13h30 dans le bureau d'un de mes professeurs pour que ledit professeur nous annonce qui sera préfets-en-chef.
Je ne sais pas si tu sais à quoi consiste le rôle de préfet-en-chef. Ou simplement de préfet, alors je vais te l'expliquer.
Etre préfet consiste à veiller sur une partie du bon fonctionnement de l'école.
C'est-à-dire que, par exemple, si un élève s'écarte un peu trop du règlement, nous pouvons le mettre en retenue.
Nous faisons des rondes du château à tour de rôle et par paire lorsque le couvre feu est passé afin de renvoyer les petits malins qui se baladeraient.
Nous avons aussi quelque avantages, la salle de bain préfectorale en est un. Il y a quatre préfets, un de chaque maison dont deux sont préfets-en-chef.
Bref, être préfet-en-chef ne change pas grand-chose à tout ça. Un garçon et une fille, tout deux de dernière année et de maison différentes sont choisi pour ce rôle.
Mais quand je parle de maison… Est-ce que tu comprends ? En fait vu que je ne connais rien de toi, j'ai du mal à savoir si tu réussis à me suivre. De quoi parlais-tu avec Harry ? Jusqu'où t'a-t-il parlé de Poudlard ?
Enfin, passons, je pense que tu as saisis le principal.

J'avoue avoir été surprise de recevoir une réponse à ma lettre. Mais ça m'a rassurée sur pleins choses.
Déjà, Harry ne m'avait pas menti en affirmant que j'avais quelqu'un que je puisse contacter. Puis, je peux parler avec quelqu'un de tout et de rien sans avoir à me cacher parce que, et bien, je ne te connais pas. C'est toujours plus facile de discuter avec un parfait inconnu !
Et enfin, je sais que je peux te faire confiance. En tout cas, je le pense sincèrement. Je ne pourrais pas dire pourquoi, mais je le sens dans ce que tu m'as répondu. Peut être que je me voile la face mais je veux y croire.

Hermione.


La Gryffondor, en déchiquetant avec vigueur son steak, se demanda si Lucye avait déjà reçu sa lettre et ce qu'il en avait pensé.

Elle avait dit à Anavaï de porter sa lettre à Lucye au plus vite.
La brune se tourna vers Ginny qui discutait elle-même avec Neville à propos de différents types de plantes aquatiques.
Hermione semblait écouter la conversation d'une oreille attentive mais se trouvait déjà loin.
Que faisaient ses deux meilleurs amis en ce moment ? Comment allaient-ils ? Les reverrait-elle ? Oui. Ils avaient promis.
Elle pensa à Ron quand Seamus demanda si elle allait terminer son assiette, la jeune fille avec un petit sourire triste mais la lui tendit avec joie, contente de s'en débarrasser.

Lorsque 13h sonna dans tout Poudlard, les élèves se levèrent et se dirigèrent vers leur prochain cours. Hermione étant convoquée dans une demi-heure en était dispensée.

La plus jeune de Weasley et la préfète, étaient assises sur un banc dans le parc. D'un coup, Ginny se releva.

Hermione, je suis désolée mais là, je peux vraiment plus retarder l'échéance, je vais devoir aller à la cabane d'Hagrid ! Dit la rouquine en tirant la main de son amie, la forçant à se lever. Tu m'accompagnes ? En même tant, vu que t'as pas cours et que t'as rien d'autre à faire, tu peux pas refuser ! Ajouta-t-elle en lui lançant un sourire éclatant.

- Gin' ! Je…

Hermione soupira en voyant sa meilleure amie réagir de manière immature, c'est-à-dire en se bouchant les oreilles et en chantant à tue-tête et faux une des chansons d'un groupe moldu qu'Hermione lui avait fait découvrir durant l'été.
Ce qu'elle regrettait dans l'instant présent.

- …So panic
Come on, come on, it's time to lose control
turn off your radio

you're gonna feel alright

let's do the panic tonig…*

La fin de la chanson se perdit dans la gorge de la rouquine.
Ginny écarquilla grand les yeux et écarta les mains de ses oreilles lorsqu'elle vit sa meilleure amie éclater de rire pour la première fois depuis qu'Harry et Ron étaient partis.
La brune était prise d'un réel fou rire qui semblait de pas vouloir s'arrêter.
Elle riait tellement qu'elle en lâcha quelques larmes et contamina Ginny.
Toutes deux, pliées, se laissèrent retomber sur le banc.

Ce que c'est bon. Ce que ça m'a manqué, pensa Hermione.

Quelques minutes plus tard, debout et enfin calmées, elles se rendirent chez Hagrid qui avait commencé son cours depuis plusieurs minutes.
Les deux Gryffondor échangèrent un sourire complice avant que la plus vieille tourne les talons vers le château en pensant que c'était déjà un bon début pour renouer doucement avec sa meilleure amie.

Arrivée devant l'édifice, elle consulta l'heure. 13h15, elle avait encore quinze minutes a tuées qu'elle décida de passée dans le parc sur un banc avec sa lecture du moment : Sortilèges et potions, l'un peut-il remplacer l'autre ?

L'air était encore doux en cette période de l'année. Un vent timide se glissait parmi ses boucles brunes les faisant danser.
Assise en tailleur, l'ouvrage sur ses genoux, la tête appuyée sur sa main gauche et celle de droite caressant doucement les pages.
La jeune fille était si concentrée qu'elle en fronçait légèrement les sourcils. Parfois ces derniers se haussaient pour exprimer sa surprise ou se fronçaient un peu plus lorsqu'elle n'était pas d'accord ou pas bien sûre de comprendre.

Drago Malefoy la regardait affichant un air indescriptible. Partagé entre l'exaspération de la voir ici en face de son sanctuaire, comme il se plaisait à le dire, à le déranger sans le savoir et entre l'attente qu'elle daigne lever la tête et le voir enfin puis partir sans attendre.
Drago, qui lui lançait des ondes télépathiques dans le genre « Youhou, lève la tête idiote ! » ou encore « détache tes foutus yeux de ton bouquin ! », sursauta quand un paquet lui tomba dessus. Il leva la tête et eut du mal à discerner l'oiseau qui venait de le lui livrer à cause du soleil. Mais il devina sans mal qu'il s'agissait d'Anavaï quand il prit la lettre entre les mains et reconnu l'écriture de l'expéditeur. De l'expéditrice plutôt.
Ses yeux gris clair parcoururent le parchemin à toute vitesse, impatients. Au fur et à mesure un sourire moqueur se dessina sur son visage et à la fin, un grand éclat de rire retentit dans le parc.

C'était drôle de connaitre l'identité d'Hermione tandis qu'elle ne savait rien de la sienne.
Etant lui-même préfet, il riait qu'elle se démène autant pour lui expliquer son propre rôle, il pouvait presque la voir suer à se torturer l'esprit pour trouver les mots adaptés. Dans sa réponse, il faudrait qu'il pense à lui faire comprendre qu'il savait tout de Poudlard, sinon ils ne s'en sortiraient jamais.
Elle sentait qu'elle pouvait avoir toute confiance en lui ? Et bien, pour une Miss-Je-Sais-Tout, elle n'est pas très maligne, pensa le blond. Par Salazar, qui ferait confiance à quelqu'un qui lui parle par lettre et en plus qui n'en a reçu qu'une seule pour le moment ?
Il leva la tête, tout sourire, et tomba sur deux yeux noisette qui semblaient lui dire « Tu me dérange dans ma lecture, crétin-qui-rit-seul-sous-un-arbre.»
Il reprit son masque de parfait Drago Malefoy, leva un sourcil hautain et mima des ses lèvres un parfait « Je t'emmerde Granger. ». Cette dernière leva les yeux au ciel, exaspérée et rangea son livre avant de filer à l'intérieur du bâtiment.

Drago ricana intérieurement et lui-même fourra la lettre dans une de ses poches.


A 13h30 pétantes, il se trouvait entouré de ses trois compagnons préfets dans le bureau de McGonagall, anciennement celui de Dumbledore.

- Bien, bien, commença la directrice. Je suis ravie de voir que vous êtes tous ponctuels ! Dit-elle en ajoutant à ça un petit sourire.

Les quatre préfets, qui pensaient, sans se mentir, que l'entrevue ne durerait pas plus de cinq-dix minutes, grand maximum, virent vite leurs espoirs réduits à néant. Espoirs qui étaient d'entendre les noms, de sortir vite fait, bien fait et de pouvoir profiter des quelques minutes de liberté restantes.
McGonagall s'adonna à leur énumérer laborieusement leurs devoirs et ceux de préfets-en-chef.
Elle faisait ça si bien, avec un tel sadisme dans la voix, qu'ils se demandèrent si elle ne le faisait pas un peu exprès.
A 13h55, elle leur annonça enfin qui seraient les prochains préfets-en-chef qui logeraient ensemble.

Donovan Hamsworth, Pousouffle, se dit intérieurement que ça ne pouvait tomber que sur lui, élève modèle, d'assez bonnes notes, pas un pas de travers, il était parfait.
Betty O'hara, Serdaigle, se dandinait légèrement sur sa chaise, elle aurait tout donné pour que ça ne tombe pas sur elle, au contraire.
Drago Malefoy, Serpentard, affichait un demi-sourire, qui serait assez fou pour le nommer préfet-en-chef ?
Hermione Granger, Gryffondor, était impatiente de troquer son insigne de préfet pour celui de préfet-en-chef, sûre qu'elle le serait.

La directrice les regarda longuement un par un à travers ses lunettes lui donnant un air sévère accentué par son chignon bien tiré.

Les noms tombèrent, comme des bombes, faisant de gros dégâts.
Il y eût des soupirs, des cris et un glapissement.


"Coucou ! Voilà la suite et je suis dans les temps. Champomy ! Si vous saviez la fierté que j'ai en écrivant ces mots ! Mais je ne m'habitue pas trop. D'ailleurs vous devriez en faire de même, ne sait-on jamais ! "

Je vous promet sur ma boite d'aquarelle que c'était vrai et ma première version de la NDA. Puis il y eut le tragique épisode de la batterie vide vous savez, le fameux message dans le genre "branchez vite votre PC, plus que 7% de batterie, il va passer en mode veille prolongée et ça tu le veux pas hein alors cherche vite ton chargeur introuvable de m**de et éclate-toi le doigt de pied en passant. Et souffre".
Pardonnez-moi, à quelques minutes près j'y étais. Et puis minuit est arrivé. Et ce chargeur perdu. Et les minutes ont passées... Et puis il était tard. Et puis ma maman a réussi à trouver le chargeur. Et nous sommes mardi. (Bonne semaine arf !)

J'espère que ce (court) chapitre vous aura plu et que j'ai pas failli perdre mon doigt de pied pour rieng ! Je compte bien les rallongés ! ;)

*C'est une chanson de Phantom Planet, Do the Panic.

Merci pour vos reviews ! Ca me touche *petite larme*. :D
N'hésitez pas à en laisser une cette fois-ci aussi, si vos doigts vous démangent ! Ou même s'il ne le font pas ! :D

Je vous embrasse super méga fort !

HCIG.