Bonjour, joyeux Noel :D
Comme promis le chapitre 3 comme cadeau :)
(Quoi que je ne suis pas tout à fait satisfaite de ce chapitre :/ J'ai l'impression de l'avoir massacré)
Je vous remercie toutes pour vos magnifiques reviews !
Chapter three
- Non Isabella, aujourd'hui tu n'iras pas à l'école ! Tu vas rester ici et tu vas apprendre les bonnes manières ! dit calmement mon géniteur, Charlie
Lorsqu'il parlait calmement ça m'effrayait toujours, je savais que cela était synonyme de coup de fouet ou de coup de poing ou de coup de pied que je devais endurer en silence. Quand il était en colère, je pouvais crier mais quand il était calme je devais subir silencieusement.
J'avais en tout et pour tout 5 ans ce jour-là, j'avais renversé mon verre de chocolat chaud sur la table et immédiatement j'avais perdu toute couleur. Chaque petite ou grosse connerie que je commettais se traduisait en violence et jeûne. Charlie ne se contentait pas de me battre, il me privait de nourriture aussi en guise de punition.
- Non, papa, s'te plait, j'pas fait exprès ! J'vais essuyer et ç'va être tout propre. J'suis une gentille fille, me tape pas s'te plait pleurnichais-je en cachant ma tête de mes petites mains d'enfant. Je redoutais les coups qui allaient pleuvoir sur mon corps amaigri.
- Tu sais très bien que je déteste tes jérémiades Isabella ! c'est sur cette phrase qu'il m'envoya son pied sur ma tête. Je m'écrasais de tout mon long parterre près de la table où nous étions en train de manger notre petit-déjeuner. Mes veines tapaient sourdement sur mon crâne, mon coeur battait à toute vitesse tel un tambour attendant le prochain coup pour accompagner sa triste mélopée.
Les coups d'une violence ; tel que je me demande comment j'ai pu survivre à une telle attaque de mon géniteur ; s'abattirent sur moi. Des coups de pieds dans l'estomac, dans le visage. Des coups de ceinture qui zébrairent ma peau de ligne rouge. Tout cela je l'endurais sous un silence quasi-religieux, seul mes larmes, mes gémissements, les coups et mon coeur brisaient le silence de la pièce qui célébrait ma torture. Je subissais cette putain de douleur en me demandant ce que mon père, cet homme qui avait participé à ma conception pouvait trouvé de bien à faire infliger de la douleur ...
- Tu vas apprendre ce qu'est la douleur, la souffrance, tu vas apprendre ce que je subis tous les jours ! Tu vas apprendre que c'est toi la cause de cette putain de souffrance qui m'habite depuis bientôt 6 ans ! Isabella, Isabella, Isabella réveillez vous, REVEILLEZ VOUS !
Je me réveillais en sursaut baignant dans mes larmes et ma transpiration avec un Edward qui me secouait comme un force-né. Mais je n'arrivais pas à entendre ce qu'il me disait. Mon cerveau s'était mis en mode OFF. Plus aucune pensée n'envahissait mon crâne, plus aucune parole n'agressait mes tympans, plus aucune image ne circulait au devant de mes yeux, plus aucune odeur imprégnait mon être, plus aucun toucher je ressentais. J'étais comme morte.
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PDV extérieur (exceptionnel pour raconter ce que Bella ne peut décrire)
La jeune délinquante était assise sur sa couche, bras entourant ses jambes et tête posée sur ses genoux. Ses yeux étaient vitreux, vide, sans plus aucune preuve du fait qu'elle était encore parmi nous, dans le monde réel. Elle marmonnait des mots incompréhensibles. On aurait dit qu'elle était possédée.
Son gardien la secouait comme un prunier la suppliant de lui répondre. L'angoisse et l'inquiétude se peignaient visiblement sur son visage marmoréen. Il continua ainsi pendant quelques minutes avant de perdre complètement son sang-froid. Il courut chercher une infirmière.
2 minutes et quelques secondes plus tard, il réapparut avec celle qu'il considérait en cette instant comme Wonder Woman. Ils s'approchèrent tout deux du corps vide et l'infirmière soupira dépitée. Le gardien de la prisonnière l'agressa au quart de tour.
- Pourquoi vous soufflez ? C'est votre boulot de vous occupez des gens malades !
- Oh calmez-vous mon joli, si j'ai soupiré c'est parce qu'il n'est pas rare de retrouver cette meurtrière dans cette posture ! Elle fait tout pour se faire remarquer cette débile mentale ! Il faut juste lui renverser un saut d'eau dessus et elle réagira ! dit la "Wonder Woman" en se détournant pour vaquer à ses occupations.
Le jeune homme ne prenant la peine de répliquer aux insultes de l'infirmière s'en alla courir chercher une grande bouteille d'eau comme si sa vie en dépendait. Son trésor trouvé il s'empressa d'asperger d'eau le visage de sa détenue pendant que celle-ci se mettait à hurler à plein poumon.
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Retour au PDV Bella
C'était une libération. Une jouissance. Ce cri d'agoni totalement guttural sorti tout droit du fin fond de mon âme meurtrie était une délectation libératrice. Je reprenais vie, mes neurones se remettaient en marche et mon cerveau repassait en mode ON.
- Isabella, vous m'avez fait incroyablement peur ! dit mon ange gardien
- Ah ouai et qu'est ce que ça peut te foutre ? dis-je sarcastique
C'était un ange oui mais c'était aussi un putain de gardien qui me maintenait prisonnière de ce dôme glacial.
- Je ... je bégaya-t-il
Ses joues se colorèrent de rouge et la lueur de tristesse que j'avais observé hier réapparu, me faisant sentir coupable par la même occasion.
- Laisse tomber, j'suis conne, c'est ton boulot après tout ... D'ailleurs j'ai la dalle, c'est pas l'heure d'aller grailler ?
- Euh ... vous avez râté l'heure pour aller vous restaurer répondit-il en se mordant les lèvres
- Merde ! Je vais devoir attendre 13h maintenant soufflais-je alors que mon ventre répondait de la même manière par des gargouillements.
L'Adonis rigola. Lorsqu'il rigolait ses yeux se plissaient de malice et des petites rides apparaissaient près des contours de ses yeux et des fossettes apparaissaient sur ses joues se qui le rendait incroyablement et indéniablement sexy.
- Je pourrais vous ramener quelque chose mais ça ne sera pas du luxe.
- Euh... je... tu... ferais ça ? Pour moi ? dis-je confuse et complètement sur le cul. Personne n'avez jamais essayé de prendre soin de moi. Jamais.
- Euh, oui.
- J'aimerais beaucoup oui, juste un morceau de pain suffira répondis-je en lui souriant pour la première fois. Je lui fis un vrai sourire. Un sourire qui traduisait ma reconnaissance.
Mon ange gardien me retourna mon sourire. Un magnifique sourire en coin. Il se leva, referma ma porte de barreau et s'en alla me chercher un truc à manger.
Quelques minutes plus tard, il me ramena un breuvage et un croissant au beurre.
- Tu n'as pas peur de te faire remarquer par les autres gardiens et d'où m'as-tu ramené ce croissant ?
- Vous n'avez pas à vous en faire, je suis le gardien qui surveille le couloir pendant cette heure-ci, il n'y aura pas d'autre gardien avant une demi-heure. Et le croissant au beurre je le rapporte de la salle des gardiens.
-OOh bah merci beaucoup, ça fait énormément de temps que je n'ai pas manger de croissant. Tu peux aussi arrêter de me vouvoyer à présent je pense
Il m'avait rapporter un croissant et surtout il prenait soin de moi, c'était la moindre des choses ! Je voulais qu'il se sente au même niveau que moi, je ne voulais pas que quelqu'un soit supérieur ou inférieur, non, je voulais quelque chose d'équitable. C'était la première fois d'ailleurs que dans mes relations avec les gens je me mettais au même niveau que quelqu'un. D'habitude j'étais soit inférieur, soit supérieur... rare pour la deuxième position.
- Ca ne va pas être possible ! Je préfère que nous gardions une distance professionnelle dit-il séchement et durement.
Putain, le changement d'humeur ! J'avais essayé d'être gentille et agréable pour lui montrer ma gratitude.
- Bah qu'est ce que tu fous assis à côté de moi en train de me parler ? C'est ça ta distance professionnelle tu devrais revoir ta définition dans le dictionnaire alors.
Il ne répondit pas et sortit tout simplement en fermant les barreaux qui me rendait prisonnière du monde des fantômes en uniforme orange.
Est-ce que j'avais rêvé cette putain de matinée ?
Pour Noel, je veux plein de jolies reviews ! :D
J'essaierais de mettre le chapitre 4 pour la fin des vacances :D J'ai bien dit essayer !
