Salut!^^ Me voilà avec le chapitre 3 de Ketsueki no Hime ^^ Le personnage de Karai Yoba est à Freak666chaos =D

Pas de réponse pour les reviews, désolée...(mon frère crise, je lui ai piqué l'ordi pour poster le chap' ^^''''')

Bonne lecture!=D


_Chapitre 3: La garde de Las Noches est à revoir..._

Le lendemain, dans notre monde.

« Vous êtes sûr que c'est ici, Capitaine? Y a personne qui nous voit, alors je pense pas qu'on la trouvera ici.

-Ne dis pas n'importe quoi. Le Bureau de Recherche Technologique nous a dit qu'elle se trouvait là.

-Vous faîtes vraiment confiance à Kurotsuchi?

-...Non. Mais on a pas le choix, c'est un ordre direct du Capitaine-Commandant. Capitaine Kuchiki, vous sentez quelque chose?

-Non.

-P'tet qu'elle s'est barrée...

-Où ça?

-Bah...J'sais pas.

-Alors tais-toi, imbécile. »

Renji grommela et bouda tout en suivant le groupe. Kurotsuchi avait détecté un puissant reiatsu dans un monde qu'ils ne connaissaient pas. Le scientifique en avait fait part à Yamamoto et celui-ci avait donc décidé d'envoyer les capitaines Hitsugaya, Fon et Kuchiki avec leurs lieutenants respectifs, le shinigami remplaçant Kurosaki et Kuchiki Rukia. Pour s'assurer qu'ils ne s'entre-tuent tous pas, le vieux soutaicho avait demandé à son troisième siège, Yoba Karai, de les accompagner. Celui-ci avait accepté (puisqu'après tout, on ne refuse pas un ordre du soutaicho) mais ne le faisait pas de gaieté de coeur. Rukia se tenait le plus éloigné possible de lui, le trouvant assez louche avec son bandeau sur l'oeil. Matsumoto et Soi (bien que cette dernière ne l'avouerait jamais à haute voix) le trouvait au contraire mignon. Il était brun, grand et très musclé (l'Association des Femmes Shinigami prenant des photos de tout les hommes du Seireitei sans exception, elles l'avaient toutes trois déjà vu à moitié nu). Il cachait l'un de ses yeux avec un bandeau et l'autre était d'un vert émeraude attrayant.

« Bon, vous la trouvez votre cible ouais? Râla Ichigo qui n'avait jamais demandé à être là.

-Tais-toi paysan! Tu pourrais nous aider au lieu de râler! Contra Rukia.

-Laisse tomber Rukia, tu sais bien qu'il est incapable de sentir les reiatsu! Ricana Renji.

-Tu peux parler, t'es aussi doué que moi! Pesta le roux.

-Prends pas ton cas pour une généralité Poil de carotte! » Se moqua Renji.

Ils continuèrent de s'engueuler ainsi pendant dix minutes, jusqu'à que la température descende subitement, le taicho de glace et ses congénères ayant un reiatsu peu chaleureux. Ils se calmèrent directement, et Rukia pouffa discrètement. Le plus jeune capitaine sortit son Soul Pager et rechercha le reiatsu qu'ils convoitaient. Il ne pouvait pas avoir disparut en une journée, si?...Eh bien apparemment oui. Toshiro grogna, ce qui attira l'attention du noble qui n'avait en vérité rien suivit de ce qu'il se passait autour de lui, ses pensées convergeant toutes vers le même sujet: ce qu'il ferait une fois de retour à la Soul Society.

« Que vous arrive-t-il, Capitaine Hitsugaya?

-Impossible de trouver le reiatsu dont nous a parlé Kurotsuchi. Il semblerait que...Attendez.

-Que se passe-t-il? Interrogea Soi, commençant à en avoir assez qu'Omaeda mange à côté de son oreille.

-Cinq reiatsu viennent d'apparaître. Trois d'entres eux sont semblables à ceux des arrancar, l'un ressemble à celui que nous devons trouver et le dernier est celui de... commença Toshiro.

-Ichimaru Gin... » soupira tristement Matsumoto.

Le jeune capitaine de glace sentit la colère s'emparait de son corps. Qu'est-ce que cet enfoiré foutait là? Et de surcroît, avec leur cible? Il releva la tête violemment, percutant le menton de Renji qui s'était mis à regarder par dessus son épaule l'instant d'avant. Le rouge se frotta le menton en grognant alors que le petit capitaine ne semblait n'avoir rien sentit. Ce dernier utilisa son shumpo pour se diriger vers le traître. Le noble soupira. Voilà qu'il allait devoir empêcher le gamin de tuer l'ex-capitaine de la troisième division. Il partit donc à sa suite, suivit par les autres, Rangiku un peu plus à la traîne.

Quelques heures plus tôt, à Las Noches...(POV Mayuuki)

Aizen me fixait depuis deux minutes. Il commença à parler.

« Pourquoi te laisserais-je une possibilité de t'enfuir?

-Parce que je vais pas m'enfuir! Quel femme ne rêverait pas d'être entourée d'autant de mecs canons? M'écriais-je.

-Je n'appelle pas ça un argument de poids. De plus, peux-tu vraiment te considérer comme une femme? »

S'il voulait mourir, il venait de trouver les bons mots. J'avais 14 ans bordel de dieu(depuis quand jurais-je de cette façon?)! Comment se permettait-il ça! Lui, il se croyait être un homme? J'suis sûre que si on lui baisse son pantalon, il y a rien dedans(j'irais pas essayer...Berk...)! Je serrai fort les poings pour me retenir de l'étrangler direct.

« Cela dépend. Pour vous, une femme, c'est une fille qui a ses règles, qui a déjà eu un rapport sexuel, qui a plus que la quarantaine, ou qui vous voue un culte? » Fis-je ironiquement.

Il sembla s'amuser de ma réponse. Et ça m'énervait.

« Un peu le tout, Mayuuki-san. Mais je pense que tu ne remplis qu'une condition. »

Gna gna gna gna gna... Causes toujours tu m'intéresses... Mais j'avais comme l'impression qu'il esquivait ma demande...

« Certes, mais je ne vois pas pourquoi je dois vous dire tout ça, je vous demande juste de me laisser aller chez moi toute la journée!

-Je...

-Je. Veux. Juste. Voir. Le. Mec. Sur. Lequel. Je. Craque. Criai-je en détachant bien tout mes mots.

-Si je refuse?

-Tu peux être sûr que j'te laisserais pas m'approcher avec ton caillou. »

Voilà, c'était direct, rien à redire. En plus, pour bien lui montrait que j'étais sérieuse, j'ai utilisé la deuxième personne du singulier! Je vis un de ses yeux plisser.

« Bien. Mais je souhaite que Gin, Gallina et Maria t'accompagnent.

-Youhou des chaperons invisibles... Je peux avoir Grimmjow avec alors? Demandai-je.

-...Non.

-Mais pourquoiheuuu! Pleurnichai-je. J'ai le droit de choisir mes chaperons!

-L'intérêt d'un chaperon c'est ça, tu ne le choisis pas. souria-t-il.

-Mais y a que des filles! » Râlai-je.

J'aperçus Gin s'étouffer avec son thé tout juste servi. Herm...Je l'avais oublié.

« ...Ggio viendra aussi alors. Capitula Aizen.

-Merci! »

Quelques minutes plus tard, dans notre monde...

Bon... Je me retrouvais entourée d'un ex-shinigami qui avait l'air de vouloir me foutre dans son lit(ou bien je suis folle), un arrancar qui m'évitait depuis qu'on était à Las Noches, et deux filles, une vachement intimidée et une...qui n'était pas s'en rappelait une certaine panthère.

« Bordel, il est où ton mec, gamine? Jura la plus libérée.

-Déjà, ce n'est pas(encore) mon mec. Ensuite, je sais pas. »

Si. Je sais parfaitement où il est. Actuellement, il prend sa douche chez lui. Comment je le sais? Simple, je lui ai renvoyé un message lui disant que finalement, je ne pouvais pas venir. Comme quoi, Charline, mon ancienne meilleure amie, m'a appelée et voulait me voir pour renouer et tout et tout... Excuse complètement bidon, pour mon plus grand chagrin... Mais j'avais un plan. Au bout d'un moment à force de faire semblant d'attendre, je dirais que je dois aller aux toilettes. Après, ça sera de l'impro...Car je sais pas ce que Gin décidera lors de ma demande.

« Mayuuki-san, vous êtes sûre que le lieu de votre rendez-vous est ici? Questionna Maria.

-Je suis pas stupide à ce point Maria. 'fin je pense pas...

-Allons bon. T'es même pas sûre que ton rencard est ici. Je plains le pauv'e mec qui a voulu de toi.

-Oh, mais arrête de râler toi! Tu commences à m'énerver! Dis-je à Gallina.

-Me parle pas comme ça, gamine!

-J'suis une gamine, et alors? Qu'est-ce ça te fais, hein?

-ça me fait chier t'vois.

-Bah alors casse-toi!

-J'aimerais bien mais ce connard de shinigami m'a forcée de venir! » S'emporta-t-elle.

Bon, alors déjà, elle, je pouvais en faire une alliée, elle portait pas Aizen dans son coeur, bonne nouvelle.

« Qu'entends-je là, Gallina-chan? Tu n'aimes pas notre cher seigneur? Se moqua Gin.

-Nan je l'aime pas. Et alors?

-Excusez-moi, les interrompis-je. Je peux aller aux toilettes?

-Hein? Ah euh...Maria, tu l'accompagnes.

-Oui, Ichimaru-sama. » Répondit-elle à l'argenté.

Je partis donc en direction des toilettes les plus proches avec la grande aux cheveux noirs. Le plan «Échappons-nous de la surveillance des arrancar pour vivre notre vie tranquille» pouvait commencer!

Côté Shinigami (No POV)

« Capitaine Hitsugaya, veuillez vous calmer. Somma Byakuya.

-Pas tant que cet enflure sera là! Ragea le blanc.

-Capitaine Hitsugaya vous vous laissez emporter par votre haine. Calmez-vous, nom de dieu. S'impatienta Soi.

-Grmbl...

-Attendez, je sens un changement chez les cinq reiatsu. Notre cible se sépare du groupe avec un arrancar. » Commenta Rukia.

Ils usèrent de leur shumpo pour aller à la rencontre de leur cible.

« Il y a quelque chose d'étrange... Le reiatsu de notre cible semble s'atténuer ... »

Ils accélérèrent.

Coté Mayuuki et Maria (POV Mayuuki)

Bon...On était arrivées aux toilettes. Elle me suivait silencieusement. Les toilettes étaient celles d'un magasin pas très côté. C'était sale mais bon. J'entrais dans l'une des toilettes libres en souriant à la brune. Je regardai l'intérieur. Le service d'hygiène ne devait pas être passé depuis des lustres. Ohw...Envie de vomir...C'est normal?...!Nan, pas le moment! Il y a une fenêtre! Ça paraît incroyable mais c'est vrai! Et en montant sur la lunette, je devais pouvoir l'atteindre. Maria semblait toujours là, j'allais devoir être prudente. Je ne savais pas trop de quel côté elle était...Si elle me surprenait, soit j'allais en pâtir de retour chez Aizen, soit elle me laisserait faire, voir m'aiderait... Enfin bref.

J'escaladai la cuvette dangereusement(c'est que c'était pas stable tout ça) et ouvris la fenêtre. Heureusement que j'étais mince car ça me semblait pas très large... Je m'agrippai au rebord et remontai doucement, forçant sur mes maigres bras. A «mi-chemin», je regardai où j'allais atterrir. De l'herbe et juste à côté, des ordures. Je me tirai encore un peu et...tombai misérablement par terre.

« Ouch...Depuis quand l'herbe fait aussi mal? »

Je me relevai, m'époussetai et tentai de me repérer, aussi bien géographiquement qu'aux reiatsu m'environnant. Alors... J'étais devant le Plan d'eau de la ville, donc rentrer chez moi serait aisé(je pense...) et niveau reiatsu, Maria était toujours dans les toilettes, Gin, Harribel et les deux félins, là où je les avais laissés et neuf autres personnes au fort reiatsu se...dirigeaient sur moi. Mais qu'avais-je fait au seigneur pour mériter ça? Je me mis à courir du côté qui me ramènerait chez moi, mon propre reiatsu diminuant sur commande(j'en étais très fière d'ailleurs!). D'ailleurs, c'était assez bien contrôler, puisque mes «amis» de Las Noches ne semblaient pas s'en rendre compte, au contraire de ce que je supposait être les shinigami qui ne faisaient qu'accélérer au fur et à mesure que j'abaissais ma pression spirituelle. Je leur avais rien fait à eux, pourquoi ils me poursuivaient? J'approchai de l'eau. Les pigeons s'envolaient à mon passage, pas très discret. J'arrivais à sentir quelques caractéristiques des reiatsu shinigami. L'un était glacial, et un autre aussi, bien que moins. Je supposai qu'il s'agissait de Toshiro et Rukia. Rukia n'étant jamais vraiment seule, je supposai aussi qu'Ichigo se trouvait là, car l'un des reiatsu partait un peu n'importe où. Un autre dans le même genre, un peu plus contenu tout de même accompagnait une pression spirituelle froide mais bizarrement agréable. Renji et Byakuya? Deux autres étaient là, un presque indétectable et l'autre...tout le contraire. Le premier, Soi Fon, et peut-être le second, Omaeda. Le dernier était assez étrange. Rien dedans me faisait penser à un personnage de Bleach, pourtant, s'il était là, c'était un shinigami. Je continuai à courir, ne regardant plus vraiment devant moi. Je tentai de me concentrai sur les reiatsu pour savoir s'ils étaient loin de moi ou non.

Soudain, je me sentis oppressée, comme lors du passage du Garganta. Je trébuchai et m'écroulai au sol(je vous avais dit que j'étais malchanceuse?). Je me retournai et vis une sorte de brèche s'ouvrir devant moi. Une espèce de monstre en sortit, l'air gourmand tout en me fixant.

« Eh bien...Qu'ai-je là? Une humaine avec un reiatsu fort appétissant. Souria-t-il.

-Euh, je...

-Chut. Pas la peine de hurler, tu aurais l'air stupide, et pas la peine de t'enfuir, je te rattraperais. » Fit la chose devant moi.

Ce qu'il ne savait pas, c'est que j'écoutais rarement ce que l'on me disait. C'est pour ça que me mis à courir, à l'opposé d'où il se trouvait. Soit vers là où les shinigami et les arrancar(Maria avait enfin remarqué que je m'étais fait la malle, elle a prévenu Gin) arrivaient. Sauf que d'après mes calculs foireux(moi et les maths...Tout était encore possible) ils n'arriveraient pas à temps pour me sauver de servir de repas. Car, manque de pot, j'avais à nouveau trébucher.

« Que t'avais-je dit, jeune fille? Fuir ne sert à rien. »dit la chose en attrapant mon pied qui s'était pris dans un caillou.

Je me retrouvais donc la tête en bas...Essayant de garder un minimum de dignité, le bas de ma robe(mais pourquoi j'avais mit ça alors que je savais que le rencard n'aurait pas lieu?) retombant. Je ne pouvais donc pas me servir de mes mains...

Côté Arrancar (POV Gin)

Aizen allait me tuer, bordel! Comment ne pouvait-on pas remarquer un changement de reiatsu?...Bon, j'avais loupé ça moi aussi mais j'essayais de me concentrer sur les shinigami présents. Elle avait prévu de se casser, j'en suis sûr! Mais j'arrivais pas à croire qu'après son speech comme quoi elle était dingue de ce gars et tout, elle avait annulé le rencard... Elle s'était foutue de la gueule d'Aizen depuis le début en fait! Si je la récupérais pas avant dix-sept heures, il allait le comprendre... Et si cette gamine voulait(et surtout pouvait) battre Aizen à son propre jeu, elle devait garder un maximum de liberté. Mais si l'autre l'apprenait, c'était mort.

J'accélérai, laissant les filles et Ggio à moitié en plan. Les shinigami était à peu près autant éloignés que nous de Mayuuki mais un hollow venait d'apparaître juste à ses côtés...Bordel, qu'elle se laisse pas bouffer!

Plan d'eau (POV Mayuuki)

J'étais à nouveau à l'endroit, mais le truc qui m'avait prise pour cible me coller à lui en me tenant par la hanche... Il avait sa tête au creux de mon cou. Il respirait assez fort, comme pour sentir mon odeur(j'aurais jamais dû mettre se parfum à la vanille...Fait chier.). Ses lèvres frôlaient ma peau, ce qui me dégoûtait... Pourquoi sentais-je les reiatsu m'entourant faiblir? C'était comme si ce gars bloquait la diffusion des reiatsu... Et pour arranger les choses, je commençais à m'endormir pour une raison obscure... Je sentis la main du gars se glisser sous ma robe. Youhou, j'allais être violer par un monstre... Au nez et à la barbe des arrancar et shinigami...

« Calme-toi voyons... Je ne te ferais rien de très choquant avant de m'être débarrasser de ces gêneurs. Je ne voudrais pas être interrompu. » me chuchota-t-il à l'oreille. Je le sentais sourire alors que je perdis conscience.

No POV

Les shinigami et Gin arrivèrent au même moment au Plan d'eau. L'ex-shinigami regarda brièvement ses ennemis puis reporta son attention vers sa protègée. Mayuuki venait à peine de s'évanouir et le hollow avait commencé à lécher son cou tout en montant sa main de plus en plus haut sous la robe de la blonde. Gin sortit Shinzô et se jeta sur le hollow. Les shinigami, comprenant qu'il s'agissait bien de leur cible, dégainèrent à leur tour et rejoignirent le traître. Les arrancar débarquèrent ensuite, sabre déjà en main. Le hollow se redressa et, calant la blonde sous son bras droit, sortit son propre Zanpakutô, montrant ainsi qu'il s'agissait d'un arrancar rebelle à l'autorité d'Aizen.

« Ichimaru, qu'est-ce que c'est que ce foutoir? S'énerva le plus jeune capitaine.

-J'aimerais bien te le dire! Sourit l'argenté en parant un coup de l'arrancar. Je ne connais pas cette personne, je vous le jure.

-Moi si. Il était contre moi lors du choix des fracciòn. Et c'est moi qui ait gagné. » informa Gallina.

L'arrancar vagabond s'écarta en s'appuyant sur sa lame qui était collée à celle d'Ichigo. Une fois assez loin d'eux, il approcha sa lame de sa bouche, sembla souffler dessus et donna un coup dans le vide. Une vague de reaitsu fut éjectée de la lame et tous furent repoussés et déstabilisés un moment. Lorsqu'ils se retournèrent vers leur adversaire commun, celui-ci avait placé la lame de son katana juste sous la gorge de Mayuuki. Il s'en servit pour relever légèrement la tête de l'endomie.

« Vous ne voudriez pas qu'il lui arrive malheur, n'est-ce pas? Fit-il en souriant. Moi, qu'elle soit vivante ou morte, ça ne m'empêchera pas de jouer avec elle puis de la dévorer.

-Tu es dégoûtant! Crièrent les filles, arranacar ou shinigami.

-Moi vivant, tu ne la toucheras plus! S'emporta Gin.

-Ah oui? Que pourrait un ex-shinigami contre moi? Et puis... »

Il plaça sa main sous la poitrine de sa prisonnière, de façon à ce que son cou soit à sa portée. Il sortit sa langue et la passa le long du cou de la blonde. Celle-ci ne réagit pas, prouvant son inconscience.

« Elle est avec moi. Si vous faîtes le moindre mouvement, je l'égorge. »

OoOoOoOoO

Tout était flou. Je ne voyais rien. Pourtant, je me sentais bien. Je sentis mes yeux s'ouvrirent. Je ne me rappelais pas m'être endormie cependant. J'étais, apparemment dans une voiture. La musique qui passait à la radio était Ti Amo, d'Umberto Tozzi. L'une des musiques qui avaient bercé mon enfance. J'étais derrière, sur un siège auto. Vous savez, ceux qu'on utilise pour les jeunes enfants. Le paysage qui défilait à travers la fenêtre était celui de Toscane, une région d'Italie. Le conducteur, un homme aux cheveux blonds, fredonnait la chanson tout en restant concentré sur la route. La jeune femme assise à côté de lui était brune. Elle, elle chantait tout en lisant. Elle se tourna vers moi et dit:

« Tu as bien dormit ma puce? »

Je ne dis rien. Mais une voix enjouée et très enfantine lui répondit.

« Oui! La voiture vaut pas mon lit mais avec Girafette avec moi, c'est accepatable!

-Acceptable, ma puce. Tu as bien fait de la garder alors. » fit le conducteur.

Pour réponse, la «puce» rit. Et c'est là que je compris où j'étais, qui étaient ces gens, et qui était la «puce». Je revivais l'accident de voiture qui a pourri ma vie. Celui qui a coûté la vie à mes parents et qui m'a épargnée.

La voiture se stoppa. Ma mère sortit de la voiture et mon père en fit de même. Mon père ouvrit ma portière, me détacha et me fit sortir. Enfin, fit sortir la «puce». Je sortis à mon tour. Je me vis courir vers une table en bois, suivie de près par mon père. Ma mère vint nous rejoindre, une glacière en main. Nous allions pique-niquer.

Une bonne heure après, tout était remballé. Et l'heure du drame allait venir. Vous connaissez ce proverbe latin, Vulnérant omnia, Ultima necat? Elles blessent toutes, mais seule la dernière tue. A ce moment, je ne le connaissais pas. Et même si, je n'y aurais pas songé pour résumer la suite de mes vacances d'été, lorsque j'avais trois ans, puisque je ne n'aurais pas pensé qu'elles puissent se finir ainsi.

La voiture redémarra. Je m'étais installée à mes côtés. J'étais toute mignonne, avec mes grands yeux, à l'époque verts, tirant sur le gris. Oui, à l'origine, mes yeux n'étaient pas rouges. Mais d'un vert étrange ; ils étaient assez foncés et vers l'extérieur le vert tirait sur le gris, mais vers le centre, il y avait du brun très clair, allant vers les jaunes. Mes cheveux étaient longs, moins que maintenant mais tout de même. J'avais une frange qui couvrait légèrement mes yeux. Je me tortillais sur mon siège au bout de dix minutes. Ma mère se retourna et me tendit un livre d'images que je pris avec joie. Quinze minutes après, je m'étais rendormie. Si j'avais pu, je m'aurais réveillée, pour voir si cela aurait changé quelque chose, mais je ne le pouvais pas. L'accident surviendrait dans une trentaine de minutes. Et dans quarante minutes, je m'éveillerais. La voiture était prise dans les bouchons. Tout semblait normal. Des gens sortaient de leur voiture, la chaleur étant étouffante. Soudain une voiture, devant nous, vola vers l'arrière. Les gens s'affolèrent, mes parents aussi. J'allais enfin savoir ce qui c'était réellement passé. Trois autres voitures suivirent la première. Les gens couraient dans un espoir vain de sauver leur peau. Mes parents tentèrent de me détacher et c'est là que je le vis.

Flottant au dessus de la voiture, fixant notre voiture, et moi plus précisément. Il descendit doucement sur notre voiture, fracassa le pare-brise et empoigna mon père par le cou. Ma mère hurla, ce qui ne me réveilla pas. Je regardais la scène froidement. Après qu'Il ait tué mon père en l'étranglant puis le jetant avec force au sol, il s'occupa de ma mère. Là, mon coeur se serra. Il prit tout son temps pour la tuer. Mais, je n'avais pas le courage de décrire ce qu'Il lui faisait. Il s'approcha de moi, toujours endormie. Il me fixa un moment et sourit. Il me releva la tête, son sourire toujours présent et s'agrandissant.

« Je sens que dans quelques années, je vais bien m'amuser avec toi... »

Puis soudain, il tourna violemment la tête moi, celle d'aujourd'hui, son sourire au plus grand. J'hurlai et sombrai à nouveau dans l'inconscience. Je n'avais plus qu'un mot et un nom en tête.

Vengeance et Aizen Sosuke

OoOoOoOoO

Les shingami et les arrancar présents étaient dans une situation délicate. Leur protégée/cible était à deux doigts de se faire égorgée. Et ils ne pouvaient rien faire. Gin était à ça près de soupirer. Aizen n'allait pas apprécier si il le découvrait. Soudain, il perçut un mouvement chez la blonde. Cela avait été rapide, mais il était sûr d'avoir vu ses doigts se contractaient. Il fixa son visage un moment. Les yeux de Mayuuki s'ouvrirent doucement, mais la lueur qu'il pouvait apercevoir lui donna des frissons. L'un de ses yeux était vert, l'autre avait gardé sa couleur. Le vert était animé d'une lueur vraiment...meurtrière. Gin recula légèrement en le voyant. Les autres l'avaient aussi remarqué mais hésitaient à faire quoi que ce soit. La blonde releva la tête d'elle même, surprenant l'arrancar qui la retenait.

« Qu'est-ce que... »

Il ne vit pas la lame qui le transperça au niveau de la jambe. La douleur lui fit lâcher sa proie, qui contrairement à ce que quiconque aurait imaginé, se posa à terre, relevant la tête et le bras tendu. Personne ne comprit comment elle avait fait pour blesser son agresseur. Celui-ci fronça les sourcils et fonça vers sa proie, Zanpakutô en main. Les autres ne bougeaient plus, pétrifiés par les événements et tentant de comprendre toujours le pourquoi du comment. Leurs regards se fixèrent sur la blonde qui ne semblait pas se soucier de l'attaque de son adversaire. Celui-ci arrivait devant elle et donna un coup dirigé vers la tête. Elle la tourna à ce moment, les yeux grand ouverts et leva un bras. L'instant d'après, l'arrancar avait le bras coupé. Il se retourna vers elle et esquiva au dernier moment.

« Comment une humaine peut faire ça? » s'écria-t-il.

La blonde leva son regard vairon vers lui. Elle tendit son bras gauche vers lui et un sabre à la garde et au manche rouge comme le sang apparut dans sa main. Elle murmura quelque chose, trop bas pour que les gens l'entourant puissent l'entendre et la lame changea de forme. Il ne resta que le manche. La lame était devenue un long fouet.

« Qu'est-ce que c'est que ça? Un Zanpakutô? » pensèrent-ils tous.

L'arrancar fixa attentivement sa proie, essayant de prévoir son prochain mouvement. Il ne la vit cependant pas disparaître et réapparaître devant lui. Il évita de justesse le coup de fouet. Il s'envola un peu plus haut, histoire d'être hors de portée.

« Je sais pas ce que t'es, mais compte sur moi pour revenir te buter! » cria l'arrancar, pas très sûr de lui.

Ce fut une voix assez déformée qui lui répondit, surprenant chaque personnes présente.

« Ah? Es-tu vraiment certain de pouvoir effleurer la Princesse? Tu pourrais t'entraîner des siècles et des siècles, tu ne pourrais jamais la toucher.

-La princesse? Mais pour qui tu te prends gamine? » ria l'arrancar.

Cette remarque lui valut un coup de fouet qui claqua sur sa jambe et la coupa. Le sang coulant de la plaie, il jura.

« Ose me reparler ainsi, et affront à la Princesse ou non, tu mourras par ma lame. Fit la voix.

-Tsch... Je me barre, et tu verras ce que tu verras, sale gamine, foi de Miedo Heio! »

Il ouvrit un garganta et fila, le plus vite possible. La blonde eut un sourire narquois et fit disparaître le fouet. Elle se tourna vers le groupe bouche bée et leur dit, toujours la voix déformée:

« Vous, fit-elle en désignant Gin, éviter tout face à face entre la Princesse et votre maître. Ce dernier pourrait le regretter. Pour vous tous, ne parlez pas de ce qui vient de se passer à la Princesse.

-Je...Mais, si ce que vous aviez en main était un Zanpakutô...Elle devra s'entraîner avec... hésita Maria.

-Je ne veux rien savoir. Elle découvrira son sabre dans quelques temps. Mais elle ne doit pas connaître mon existence, est-ce bien clair? Tonna la voix.

-Tu as un nom? Demanda Ichigo, commençant à comprendre qui était la personne qui parlait.

-...Oui et non. Celui que je me suis attribuée est Mikuuya, si connaître mon prénom t'intéresse tant. Répondit-elle. Maintenant, je dois m'en aller. »

Elle ferma les yeux, les rouvrit en souriant. Les deux étaient à présent verts. Elle les referma et le corps de Mayuuki s'écroula. Il se passa une minute sans que personne ne bouge, puis réalisant que sa protégée était à terre, Gin usa de son shumpo pour la rejoindre. Les autres reprirent «conscience» et s'approchèrent à leur tour.

« Mayuuki! Réveille-toi! Ordonna Gin en secouant le corps immobile de sa protégée.

-Oh la gamine, debout là! S'énerva Gallina. C'est plus l'heure de pioncer! »

Les shinigami restaient sur leurs gardes. Les Vice-capitaines et le troisième siège entouraient les arrancar et l'ex-capitaine tenant toujours leur cible, Zanpakutô en main. Les Capitaines et Ichigo se rapprochèrent du traître et de la blonde.

« Tu lui fais plus de mal qu'autre chose, ricana Ichigo.

-Ichimaru Gin, lâchez-là. Vous n'êtes pas en position de force. » somma Byakuya.

A la plus grande surprise de tous, celui-ci obtempéra. Il soupira, se releva et se retourna vers son ex-collègue.

« Vous savez, si je l'ai prise sous mon aile, c'est surtout parce qu'elle gagnera.

-Gagner quoi? Expliquez-vous Ichiamaru! Ordonna Soi Fon.

-Avant, j'voudrais faire un petit sondage! Souria le traître. Qui parmi vous tous déteste Aizen? C'est pas une question piège. »

D'abord septiques, des mains se levèrent. Au plus grand soulagement(intérieur, évidemment) de Gin, toutes les mains finirent en l'air.

« Bien!Tout le monde est d'accord, c'est génial!

-Répond Ichimaru! Gronda Toshiro.

-Calme, calme! Pour le moment, tout ce que je peux vous dire pour le moment, c'est que...On s'en va! » fit-il de son sourire habituel.

Ggio ouvrit un garganta et les arrancar s'y engouffrèrent, suivis de près par Gin, portant à nouveau le corps de la blonde. Les shinigami n'eurent pas le temps de réagir que le passage était à présent refermé.

« Je voudrais pas être méchant ou quoi mais...J'ai comme l'impression que notre mission est un échec. » fit Karai en levant les yeux. Ce fut un magnifique «La ferme» synchrone(intérieur pour le capitaine de la Sixième division) qui lui répondit et il décida de se taire.

Las Noches, salle du trône.

Les chaperons étaient de retour, ce qui avait ramené beaucoup de monde devant la salle, pour écouter ce qui allait se passer. Ils avaient tous vu leur second maître, suivi par le petit groupe et tenant le corps inerte de la récente «invitée» de leur Aizen-sama, se dirigeait vers la plus grande salle de Las Noches.

« Gin, je croyais qu'elle ne devait qu'aller à un rendez-vous. Alors pourrais-tu m'expliquer pourquoi elle est inconsciente et que vous avez tant de blessures? Exigea Aizen.

-Eh bah...un arrancar rebelle nous a attaqué par surprise...

-Et un simple arrancar indocile a réussi à vous infliger tant de coups? Demanda le chef en levant un sourcil.

-Il avait chopé la blonde! » riposta Gallina.

Là, Gin prit peur. Il aurait voulu que le son maître ne l'apprenne pas...

« Tu as laissé Mayuuki-san se faire attraper, Gin? Fit l'ex-capitaine de la Cinquième division, son sourire s'élargissant.

-Nous étions en train d'attendre ce «Maxime» lorsqu'il est arrivé. Nous avons baissé notre garde car nous ne pensions pas tomber sur un ennemi dans ce monde. » tenta l'argenté.

Aizen garda son sourire et se contenta de cette explication, ce qui surpris quelque peu son acolyte. Le brun ordonna à Ulquiorra de prendre la blonde et la ramener à sa chambre. Ulquiorra acquiesça et exécuta l'ordre de son souverain.

Lorsqu'elle se réveilla le lendemain, Mayuuki n'avait aucune idée de comment c'était finie sa tentative d'évasion mais avait bien compris qu'elle était de retour à Las Noches.