Chapitre 2 :
Après une loooooongue absence, je reviens :D Lolly-02 pointe le bout de son nez après une hibernation pas si reposante que ça !
Ce chapitre arrive bien tard, navrée mais j'avais vraiment pas le choix ! Entre mes examens, mes révisions, mon bossage en maths xD, j'ai déserté Fanfiction ! Ca me fait un bien fou d'y retourner et je suis super contente de vous retrouver aussi !
Enfin soit, voici donc le chapitre 2 de mon alternative UHSF ! :)
Important : Je ne sais pas si vous avez remarqué mais j'ai changé le résumé de ''La vie n'est pas rose'' ! Je le trouve beaucoup mieux, plus clair et plus adapté à l'histoire ! (Je crois que c'est au moins la 3e fois que je le change ce fichu résumé !! )
Autre chose : UHSF est finie depuis pas mal de temps, et récemment je viens de remarquer que les visites sur cette fic' sont encore et toujours en augmentation ! Je pensais vraiment qu'à partir du moment où une fic' n'est plus mise à jour, les gens ne la lisent plus ! (Et ce que je pensais est tout à fait stupide quand on y pense !) en tout ça m'a fait super plaisir, je sais pas pourquoi mais je tenais à le dire ! :)
Bonne lecture !
Lolly.
Rappel pour celles ( ceux ? ) qui auraient oublié :
Cette fic' est l'alternative d'UHSF, le chapitre précédent remplaçait le chapitre 16 de UHSF ! Mise en situation : Bella a perdu la mémoire à cause de la morsure de Sarah, elle est chez les Cullen. Edward est anéanti.
Si vraiment ça ne vous revient pas, allez faire un ptit tour dans le chapitre précédent ! :D C'est qu'un tout ptit clic de rien du tout !
Réponses aux reviews :
Ngazidja: Merci beaucoup ! Bon, bon… J'ai dit que ça se terminait bien mais faut pas trop m'écouter non plus hein ! Je change hyper souvent d'avis ! Par exemple pour Jacob je suis même plus sûre de le mettre ! En fait je sais pas ! Je verrai bien ! xD tu dis sans doute ça à cause de mon premier résumé… je me souviens plus de ce que j'y avais mis, moi ! :D Enfin, bref, contente que tu apprécies voici la suite et merci pour ta review !
CrazZy-BunNy : Bah oui ! :D C'est le rôle de la méchante : embêter son monde le plus possible !! A mon avis tu aimeras plus ce chapitre ;) Merci beaucoup pour ta review !
Secret-34: Voila la suite ! Désolée pour l'attente mais merci pour la review !
Soossoo: Comme on s'retrouve xD ! J'avais bien compris que tu prônais les fins heureuses ! Voila ENFIN la suite que tu attendais tant ! Si ça se trouve ta compulsivité ( mot pas inventé, tu peux aller voir sur Google ) m'a fait écrire plus facilement ! Bah oui, quand on se sent encouragée comme ça, comment faire autrement ? :D Tu vois, j'avais dit que ce serait pour cette semaine… et j'ai tenu parole xD Merci pour ta review, Ô revieweuse compulsive adorée !
xxxBella+Edwardxxx : Merci beaucoup ! En espérant que la suite te plaise tout autant… :)
VictOow : Wow ! Quel enthousiasme ! Ca fait super plaisir ! Alors, oui c'est sûr, Bella a quand même de la chance ! Devenir méga belle du jour au lendemain, ça fait rêver ! :) Et moi aussi, je plains Edward même si je suis la cause de son malheur xD ( bah oui, c'est moi qui écrit le scénario, non ? ) Merci pour ta review !
Phanis: Cruel ? Oui, c'est le bon mot je pense ! (rire diabolique) Heureuse de voir que j'ai bien réussi à faire passer les sentiments de Bella, son amnésie et tout ça… en tout cas, voici la suite même si elle a mis du temps à arriver ( voire au-dessus ) et je suis bien d'accord sur le fait que le couple E&B soit incontournable ! J'aime juste bien le secouer un petit peu (sourire TRES innocent) :D Merci beaucoup pour ta review, et non je ne désespère pas du tout, loin de là ;) !
Simklob: Ooh… je vois ! Tu es atteinte du syndrome de la Compassion pour Tout le Monde ! T'en fais pas, ça se soigne facilement de nos jours ! Ecrire moins bien ? xD Ouille je vais avoir du mal à vous laisser lire qqch que je trouve moyen ! ( même si je trouve que certains de mes chapitres sont mieux réussis que d'autres ! ) En tout cas, je vois que tu as bien ressenti la TRISTESSE que se dégageait de mon écrit ( mon Dieu, que c'est beau ce que je dis xD blague… ) mais ne te mets pas dans un état déplorable à cause de moi :O Ne prends pas mon bébé fiction pour un Casse La Joie ! xD Et puis, ya pas de problèmes si ta review est longue! J'adoooore les longues reviews !!
Marie: Merci beaucoup ! Oui, c'est triste xD Ma fic' est classée dans ''Drame'' donc forcément… Voici la suite ( Qui a dit qu'il était temps ? Hein, QUI ? )
Looseusedu92: Aha ! :D Alors toi aussi tu veux rejoindre le cercle très fermé des Sadiques Pas Si Anonymes Que Ca ? Bravooo ! tu es des nôtres, à partir de … euh… MAINTENANT ! xD Merci beaucoup pour le paragraphe de compliments :') ça fait toujours plaisir, ne nous voilons pas la face ! Mais je crois qu'absolument personne ne veut de fins tristes ! :O Je pourrais défier tout ce monde mais… je n'ai pas envie de mourir vois-tu ! Donc… je pense que c'est mieux et si ça te plait baah voila :D Merci pour ta review, bonne lecture !
La porte de bois clair s'ouvrit doucement et laissa apparaitre une femme blonde. Magnifique était le mot qui pouvait la décrire le mieux. Grande, élancée et mince, dotée d'un visage délicat, elle était tout simplement sublime. Jamais je n'avais vu de femme aussi belle. Ses cheveux soyeux aux reflets dorées tombaient jusqu'au milieu de son dos en vagues douces, ses lèvres roses se courbaient en un sourire chaleureux et ses yeux brillaient d'une étincelle de curiosité. Un regard vif et franc que j'appréciai tout de suite.
Une taille fine, des jambes au galbe parfait, une peau pâle (comme les deux autres hommes), des mains à l'ossature délicate, une allure gracieuse… on se sentait tout de suite inférieure à sa vue. Tout en elle donnait de l'éclat, elle resplendissait comme un véritable joyau.
Derrière elle, se tenait une toute, toute petite femme aux cheveux noirs en épis. Une mine réjouie et visiblement impatiente, elle était elle aussi très belle. Un petit minois à croquer, de grands yeux dorés pétillants et alertes, un sourire malicieux et dotée d'une corpulence si fine, on aurait pu voir en elle la parfaite danseuse de ballet classique. Pour l'instant, elle sautillait sur place, visiblement très excitée.
La fille blonde s'approcha à pas lents du lit où j'étais pelotonnée et s'assit sur l'édredon doré. Je me redressai alors en position assise, prenant une allure plus présentable. Son sourire ne s'était pas décroché.
- Comment vas-tu ?
Une voix égale à son physique. Belle, simplement. Comme une chanson. Comme une cascade de notes harmonieuses.
- Ca peut aller…
Ma voix à moi était devenue un peu rauque durant tous ces jours de silence total. Elle hocha la tête en signe d'acquiescement. Elle tourna alors la tête vers l'embrasure de la porte où la fille aux cheveux noirs se tenait encore. Elle trépignait d'impatience et semblait complètement surexcitée à ma vue. La fille blonde eut un soupir las en remarquant son agitation et reporta son attention sur moi.
- Je m'appelle Rosalie Cullen. Et voici ma sœur, Alice Cullen, fit-elle en tendant une main vers l'autre jeune fille.
Ladite Alice hocha vivement la tête pour marquer son approbation. Je ne savais pourtant pas pourquoi elle se tenait à l'autre bout de la pièce.
- Nous sommes les sœurs d'Edward, continua Rosalie d'une voix douce.
- Vous ne vous ressemblez pas, murmurai-je d'une voix absente.
Rosalie eut un sourire triste.
- C'est normal. Nous n'avons pas de liens de sang mais nous formons quand même une famille… et nous aimerions que tu en fasses partie.
Je la regardai sans la voir.
- J'ai déjà une famille, répondis-je, les yeux dans le vague. Le seul problème c'est que je ne sais pas où elle est.
&
J'échangeai un regard avec Alice. A cet instant précis, nous savions parfaitement bien que notre tâche serait de faire revenir les souvenirs de Bella.
Pour son bonheur.
Pour le bonheur d'Edward.
&
- Je ne sais pas comment faire, Carlisle ! Je ne sais pas comment agir, me comporter en sa présence. Je ne sais pas quoi lui dire, je ne sais pas quoi…
- Calme-toi, Edward.
- Mais je ne peux pas ! m'exclamai-je avec force. Comment veux-tu que je fasse ? Bella ne me connait plus ! C'est comme si je n'avais jamais existé ! Je suis un inconnu pour elle maintenant !
- Tout finira par rentrer dans l'ordre, murmura Esmée en pénétrant dans la pièce de son pas léger.
- Comment ? demandai-je en me tournant vers elle.
- Avec le temps.
- Avec le temps ! répétai-je, excédé. Facile à dire !
- Ecoute, Alice et Rosalie vont lui parler de sa vie d'humaine… avec un peu de chance, sa mémoire reviendra à l'entente de ces souvenirs.
- Mais rien n'est sûr !
- Non, évidemment, admit Esmée. Mais dans tous les cas, ne sois pas trop brusque avec Bella, Edward… Il ne faut pas trop la perturber dans ce moment de crise. Tu le sais, non ?
Je me tus.
- Bien sûr que je le sais.
Esmée m'offrit un de ses sourires chaleureux et monta à l'étage, Carlisle à son bras, me laissant seul.
Ne pas brusquer Bella… Oui, mais comment ? Elle vient de débarquer dans une famille de vampires, elle a perdu tous ses repères, je suis amoureux d'elle, mais elle ne me reconnait plus donc elle ne m'aime plus. Et si elle n'acceptait pas sa condition d'immortelle ? Si elle voulait partir ? Si elle nous obligeait à la garder avec nous contre son gré ? Et si elle voulait rejoindre Charlie et sa vie normale bien que ce soit impossible ? Et si Bella n'était pas capable de réapprendre à 'vivre' avec des inconnus ?
Que faire maintenant ?
Attendre.
&
- Et Edward ?
- Edward ? répéta Rosalie, surprise.
- Oui, il dit qu'on est fiancés… C'est vrai ?
Je n'eus pas de réponse mais le silence de Rosalie était suffisamment explicite pour que je comprenne. Oui, j'étais bien fiancée à Edward. Edward que je ne connaissais pas le moins du monde.
En une journée, ma vie m'avait été restituée. Je savais comment je m'appelais, qui étaient mes parents, où je vivais et à quelle époque, mais à chaque fois qu'Alice ou Rosalie mentionnait Edward c'était un blanc total. C'était comme un tourbillon d'eau noir où je perdais pied, où je ne trouvais aucun appui. Rien de connu. Rien de reconnaissable.
Au fur et à mesure que les informations m'avaient été données, elles réapparaissaient dans ma tête et je me souvenais. C'était comme si on soulevait le voile qui obscurcissait ma vue depuis trop longtemps. Je réapprenais tous les éléments de ma vie d'humaine. Par contre, toutes les anecdotes sur Edward qui m'avaient été racontées, tous les faits se rapportant à lui semblaient n'avoir jamais existé dans mon esprit.
Jamais je n'avais été amoureuse de lui, jamais je n'avais été sa fiancée, jamais je n'avais été dans cette fameuse clairière avec lui, jamais je n'avais été un objet de tentation au début de notre relation, jamais je n'avais été celle qu'il désirait le plus. Non, je n'étais rien de tout ça.
En y réfléchissant, je ne me souvenais pas du reste des Cullen non plus. Rosalie et Alice m'étaient apparues comme de parfaites inconnues elles aussi. Cependant, ce brouillard qui apparaissait à leur vue était moins opaque que celui qui refaisait surface quand on mentionnait Edward. Seuls les éléments de ma vie humaine m'étaient reconnaissables. Je n'avais aucun souvenirs d'Alice ou Rosalie, d'Esmée ou de Carlisle, d'Emmett ou de Jasper.
La raison demeurait encore inconnue mais d'après Alice, ils n'étaient pas présents dans mon esprit car ils n'étaient pas censés exister dans une existence d'humaine. Si ma vie avait suivi un cours normal comme celle de mes amis humains, jamais je n'aurai dû rencontrer Edward et le clan des Cullen. Mais apparemment, l'attirance particulière que j'avais pour les choses surnaturelles et dont je n'avais aucune responsabilité à l'époque s'était acharnée pour me faire tomber dans ce monde. Dans ce monde dans lequel je n'aurais pas du tomber, devant rester dans celui de mes semblables.
En à peine une semaine, j'avais irrémédiablement changé. J'avais changé de nature et ma vision des choses avait elle aussi été modifiée, par la force des choses. Une semaine, seulement, et ça me paraissait si loin. Mon autre vie semblait être à des années lumières de celle que je menais maintenant.
Entre temps, Alice et Rosalie m'avaient prouvés combien elles étaient douées pour faire oublier les soucis à quelqu'un. En à peine quelques heures, elles avaient réussis à me convaincre, me rassurer que la vie d'immortelle n'était pas si terrible que ça, et que franchement, on réussissait à s'y habituer facilement. Rosalie semblait croire un peu moins à ce qu'elle disait qu'Alice, mais d'une certaine manière elle avait l'air d'être heureuse aussi. Sans doute à cause d'Emmett, son âme sœur. J'avais donc appris que nous étions immortels, incapable de dormir et de pleurer. A l'origine, nous devions nous nourrir de sang humain, mais Carlisle – le chef de la famille – s'était toujours refusé à tuer des innocents, préférant alors s'abreuver de sang animal. Le clan en entier l'avait suivi sur son idée, même si pour certains, cela demeurait encore difficile. En effet, Jasper – le compagnon d'Alice – était celui qui se faisait le moins bien à cette règle établie.
Je savais aussi que tous nos sens étaient décuplés et que notre rapidité d'action s'était considérablement amplifiée. Utile pour la chasse. La chasse… Brrr… rien que d'y penser, j'ai des frissons dans le dos. Pourchasser un animal, le tuer vif et se repaitre de son sang me répugnait au plus haut point. J'inquiétais Alice à ce sujet qui se demandait comment j'allais pouvoir me nourrir. Pour le moment, la soif ne me guettait pas, mon propre sang me servait encore comme nourriture. Mais c'est temporaire, l'échéance approche, bientôt je devrais moi aussi me mettre à chasser tout comme mes semblables. Je redoute cet instant.
Et puis… il y avait la beauté. Cette beauté fascinante et dangereuse qui hypnotisait les humains, peu habitués à voir la perfection. Bien que ce soit un atout assez agréable, moi qui me souvenais être une fille banale, je savais pourtant que c'était une arme à double tranchant. Cet éclat dont nous bénéficions servait – en temps normal – à attirer nos proies. La question ne se posait pas pour nous, les animaux ne percevaient pas ce genre de choses. Heureusement.
En fait, la situation m'avait été expliquée en long et en large. Tout y était passé. Du régime alimentaire aux habitudes de vies, des membres de la famille à l'origine commune des vampires. Je pouvais maintenant sans peine reconnaitre un vampire végétarien d'un vampire ''commun''. J'avais d'ailleurs rapidement compris qu'il me serait impossible retourner auprès de Charlie, au risque de le tuer. Un écart n'était jamais impossible et Alice m'avait bien dit combien il serait difficile pour moi de ne pas me ruer sur des humains pour assouvir ma soif. J'étais donc condamnée à rester ici, dans cette maison trop grande avec ma nouvelle famille.
Un profond soupir que je ne pus retenir s'échappa de mes lèvres et je relevai la tête, rencontrant par la même occasion le regard pétillant d'Alice.
- Tu es prête ? me demanda-t-elle avec un grand sourire.
J'hochai la tête négativement.
- Pas encore…
- Quand alors ? fit-elle, visiblement déçue.
- Demain. Peut-être…
&
Refermant la porte sans bruit, j'adressai un dernier signe d'au revoir à Bella et m'apprêtai à rejoindre ma chambre où Jasper devait sûrement m'attendre. Je n'eus pas le temps de me tourner complètement qu'une masse de cheveux cuivrés me sauta littéralement dessus, m'empêchant de bouger.
Edward.
- Alors ? Alors ? C'est vrai ce à quoi tu penses ? me demanda-t-il avec un grand sourire ravi.
- Lâche-moi ! grognai-je.
Aussitôt ses bras me libérèrent .
- Alice ! me pressa-t-il.
- Quoi ? Tu sais déjà tout ! Ce n'est pas pour rien que tu sais lire dans les pensées, marmonnai-je.
- Certes… mais je veux te l'entendre dire de vive voix ! s'écria-t-il, visiblement aux anges.
Je le regardai un air mauvais.
- Alors, oui Bella va mieux. Elle prend plutôt bien le fait d'être immortelle, et oui elle se montrera peut-être demain.
- C'est tout ? demanda-t-il, étonné.
Je me détournai de lui, prête à partir.
- Je rêve ou tu râles ?
- Je suis de mauvaise humeur, bougonnai-je en croisant les bras sur ma poitrine et en baissant les yeux.
- Et pourquoi s'il te plait ? me demanda-t-il, légèrement surpris.
- Parce que… parce que tu m'exaspères ! lançai-je en relevant vivement la tête. Je ne peux même pas annoncer une bonne nouvelle que tu te sens obligé de le faire à ma place ! Tout le monde est déjà au courant je parie !
- Oh… C'est seulement pour ça ?
- Oui, grommelai-je.
- Mais en fait,… tu nous fais une crise de jalousie ! s'exclama-t-il, goguenard.
- Pas du tout ! me rebiffai-je, indignée. Ca n'a rien à voir.
- Mais si !
- Mais non !
- Si !
- Non !
- Si, si, si !
- Non, non, non !
- Je te dis que si !
- C'est fou ce que tu m'énerves !
- Allez Alice ! Avoue-le une bonne fois pour toute ! rigola-t-il, apparemment grandement amusé.
- J'en ai juste assez que tu me voles la vedette à chaque fois, Edward ! déclarai-je, hautaine.
Sans prononcer un mot de plus, je pris la direction de ma chambre laissant derrière moi un Edward assez stupéfait. Ma dernière remarque avait été prononcée avec des mots durs, comme si je lui en voulais vraiment, comme si je prenais tout au sérieux. Ce qui n'était pas le cas, bien évidemment.
Car… soyons logiques. Tout ce cinéma était voulu, je ne pouvais décemment pas en vouloir à Edward pour quoi que ce soit ! Cette mascarade n'avait servi qu'à masquer le fond de ma pensée, à occuper son esprit suffisamment longtemps pour que l'idée d'aller fouiller dans le mien ne lui vienne pas. Lui dire que Bella ne se souvenait absolument pas de nous lui ferait un coup dur que je préférais éviter pour cette nuit. J'avais décidé avec Rosalie de le laisser encore un peu dans cette euphorie retrouvée. Il était si rare de le voir sourire à nouveau.
Et puis… j'aurais bien le temps de le mettre au courant demain.
Enfin, j'espère.
&
- Tu es SÛRE de ce que tu dis ?
- Pour la millième fois, oui Edward, je suis certaine de ce que j'avance.
- Sans charre ? Je verrai peut-être Bella aujourd'hui ?
- Oui ! Laisse-moi juste le temps de la voir pour lui demander si elle veut bien descendre.
- Vas-y alors !
- Pas maintenant ! tranchai-je.
- Pourquoi ?
- Parce que !
Je replongeai alors le nez dans ma lecture et poussai un soupir quand je m'aperçus que je relisais la même ligne pour la vingtième fois. Un claquement sec me fit relever la tête.
- MAIS C'EST PAS VRAI ? explosai-je. EDWARD ! QUAND CESSERAS-TU DE TE COMPORTER COMME UN ENFANT ?
- Jamais ?
- Très drôle, pestai-je. Referme le couvercle de ce piano !
- Je n'ai pas envie…
- Edward, pour l'amour du ciel, NE COMMENCE PAS !
Défiant alors tout ordre venant de ma personne, il positionna ses doigts au-dessus des touches ivoires de l'instrument, les fit descendre un peu plus en voyant que je m'avançais vers lui d'un air menaçant, et finit par les abattre brutalement, ce qui eut pour effet de produire un ''BOONNG'' retentissant qui n'avait absolument rien de mélodieux. Et ça se dit pianiste !
Je lui lançais un regard noir, et n'eus pour réponse qu'un éclat de rire. Décidant de l'ignorer royalement, je me rassis et repris la lecture de mon article là où je l'avais laissée.
Erreur.
Il aurait été idiot de penser qu'Edward le Tenace puisse abandonner. Une série de ''BONG'' semblables au premiers retentirent encore plus fort, me faisant frémir sur mon siège. Ca ne pouvait plus continuer, Carlisle risquait fort de débouler dans le salon dans une colère froide pour tout ce boucan. Il fallait agir.
Me drapant alors dans ma dignité, je pris la direction de l'étage sous son regard enchanté, le maudissant de toutes mes forces. Loin de s'arrêter en si bon chemin, il reprit son vacarme tonitruant, sans doute pour m'empêcher de faire marche arrière si je m'apercevais qu'il arrêtait.
Il avait gagné. Il savait que je ne supportais pas tout ce bruit infernal quand je lisais. Ravalant ma colère, je toquai à la chambre que Bella occupait, entendit une invitation à entrer et actionnai la poignée. Je savais qu'il était content de revoir Bella, mais il ne fallait pas pousser !
Je me vengerai ! On ne provoque pas une Rosalie impunément sans attendre de représailles !
&
J'étais assise sur le couvre-lit doré et écoutais Alice d'une oreille distraite. Je venais de lui promettre que je descendrai aujourd'hui et que je verrai tous les autres membres de la famille. Esmée, Carlisle, Emmett, Jasper et Edward ( que j'avais pourtant déjà vu ).
Aww ! La peur me nouait le ventre à cette idée. Enfin… j'avais déjà fait connaissance avec Alice et Rosalie avec lesquelles je m'entendais très bien. C'était déjà ça. Elles m'avaient été toutes deux d'une grande aide, et avaient vraiment été là ces deux derniers jours pour moi. La vie de vampire n'avait presque plus de secrets pour moi et étrangement ce n'était pas tellement ça qui me rendait si nerveuse.
Au moment où je commençais sérieusement à envisager la possibilité de ne pas me montrer, Rosalie entra de sa démarche silencieuse et coupa court à toutes les pensées qui m'occupaient l'esprit. Un air de contrariété flottait encore sur son visage, sûrement dû au vacarme qu'avait pu faire Edward un peu plus tôt. Cette expression disparut pourtant bien vite quand elle m'aperçut avec sa sœur. Cette dernière avait prédit l'excitation d'Edward, et à voir Rosalie, elle ne s'était pas trompée.
- On y va ? demanda justement Rosalie, toujours sur le pas de porte.
Aussitôt, Alice se tourna vers elle et la fusilla du regard. La jolie blonde parut déstabilisée face à ce brusque changement d'attitude et nous fixa avec inquiétude, visiblement perdue.
- Tu n'as pas oublié quand même ? lui murmura Alice.
Sa sœur parut réfléchir deux petites secondes et son visage finit par s'éclairer. Elle venait sans doute de comprendre alors que moi j'étais toujours aussi perplexe.
- Non… non bien sûr. Mais je pense que le mieux serait que tu t'en charges.
- Et pourquoi ? demanda Alice, un sourcil levé.
- Je suis déjà assez remontée contre Edward, je risque de ne pas être très patiente, expliqua Rosalie.
Sa sœur hocha alors la tête. Oui, c'était sûr, il valait mieux qu'elle s'en charge elle-même. Poussant un soupir, elle se leva de sa démarche gracieuse et quitta la pièce, nous laissant seules toutes les deux.
- Ca va ? s'enquit Rosalie en venant s'asseoir à côté de moi.
- Bof…
- Bella, je sais que tu t'inquiètes mais il n'y pas de raisons, tu sais, fit-elle de sa voix apaisante. Tout le monde t'a déjà acceptée dans notre famille quand tu étais humaine. Que tu sois devenue de la même espèce que nous ne change absolument rien. Au contraire, ce sera même plus facile pour tout le monde.
- Je sais…
- Esmée trépigne à l'idée de te revoir, elle est intenable depuis une semaine. Et je ne te parle pas d'Edward ! plaisanta-t-elle.
Instantanément, je me figeai. Tout compte fait, je n'étais pas si inquiète de rencontrer le reste du clan, j'étais surtout morte de stress à l'idée de le revoir. Il semblait mettre tellement d'espoir en me voyant que je ne savais même pas comment réagir. Je n'avais pas la même hâte que lui, j'ignorais ce qu'il ressentait parce que, simplement, je n'éprouvais pas la même chose.
Mon angoisse ne passa pas inaperçue, et Rosalie eut vite compris que cela était dû à l'entente de son nom. Visiblement mes émotions étaient lisibles quand elles passaient sur mon visage. Renée ne m'avait-elle jamais dit qu'on lisait en moi comme dans un livre ouvert ?
Elle se mordit la lèvre.
- Ne sois pas trop dure avec lui, Bella. Ne brise pas tous ses espoirs d'un seul coup.
J'hochai la tête.
&
Il était assis sur le piano. Ses jambes se balançaient dans le vide négligemment, semblant suivre un certain rythme. Tête baissée, il ne me vit pas entrer mais il me sentit. C'était toujours comme ça entre nous. La vue n'était presque pas indispensable, l'odorat était suffisant à lui seul pour reconnaitre quelqu'un. Il avait aussi deviné que je m'apprêtais à lui dire quelque chose de déplaisant, ses traits tirés en était la preuve.
- Que viens-tu encore m'annoncer, Alice ?
Je fermai les yeux un moment et pris mon courage à deux mains. J'allais alors m'asseoir à côté de lui.
- Edward…
- Dis le moi, Alice. Je n'en peux plus d'entendre l'hymne national japonais dans ta tête.
- Bon,… Edward, tu sais que Bella a retrouvé ses souvenirs…
- Oui.
- Mais… le problème,… c'est que ce sont uniquement ses souvenirs humains… Elle se souvient de Charlie, de Renée et même de Jacob…
- Et ?
- …Mais plus de nous, Edward. J'ai beau essayé delui remettre en tête les éléments de son autre vie qui nous concernent, c'est le blanc total.
Il releva la tête lentement et tourna son regard ambre vers moi. Il me transperça de ces yeux incandescents comme jamais il ne l'avait fait auparavant.
- C'est tout ?
J'en restai comme deux ronds de flan. C'est tout ?
- Quoi ?
- C'est tout ce que tu avais à me dire ? demanda-t-il en descendant du piano prestement.
- Euh… oui, bégayai-je, choquée.
Je n'eus droit qu'à un regard vide.
- Sache, petite Alice, que tu devrais surveiller le contrôle de ton esprit plus attentivement. Tu manques cruellement de vigilance parfois.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? m'exclamai-je, piquée au vif.
- Je le savais déjà, fit-il avec un sourire malicieux.
- Quoi ? m'étranglai-je. C'est une blague ! Tu te rends compte que j'ai pris des gants pour t'annoncer ça et toi… et toi… TU LE SAVAIS DÉJÀ ?! Et tu ne me le dis pas en plus !
Il s'esclaffa.
- On n'arrive jamais à me cacher des choses bien longtemps…
- Attends ! Attends ! Tu veux dire que tu sais que Bella ne se souvient plus de nous… et ça ne te fait rien ?! m'écriai-je, profondément sous le choc.
J'eus droit à un haussement d'épaules et à un sourire fataliste.
- Non, répondit-il simplement.
- Mais,… mais… mais... POURQUOI ?
Il me regarda un moment, pensif.
- J'ai longuement réfléchi à la question… je savais que ça risquait d'arriver… Je n'ai qu'une solution : faire en sorte que Belle retombe amoureuse de moi. Je suis prêt à tout pour ça, Alice !
Un silence tendu s'installa pendant que je fixais mon frère avec un air horrifié.
- Et si ça ne marche pas ?
- C'est quelque chose que je refuse d'envisager, dit-il, très sincère.
- Mais c'est quitte ou double, Edward !
- Je sais.
- Sérieusement, si elle ne retombe pas amoureuse de toi… que feras-tu ?
- Et bien, réfléchit-il, il est évident que vivre avec elle m'est indispensable. Je respecterais son choix, je me tiendrais à l'écart et la laisserais faire sa vie comme elle l'entend, sans moi. Je ne serais plus que son frère adoptif et je me tiendrais dans l'ombre. Ce n'est pas ça qui va ébranler mon amour pour elle, tu sais…
- Tu veux dire que tu es prêt à vivre un amour à sans unique pour elle ? Même si elle ne veut pas de toi ?
- Oui, mais si vraiment elle ne peut plus me voir en peinture même en tant qu'un membre de sa famille, je m'en irais !
- Pour aller où ? demandai-je, interloquée par tout ce que je venais d'apprendre.
- Oh… un petit tour en Italie ne me ferait pas de mal…
Sordide allusion aux Volturis.
- Je te l'interdis ! m'exclamai-je.
Je ne rencontrai que son regard amusé.
- Ne t'en fais donc pas, Alice ! plaisanta-t-il. J'ai bien l'intention de me démener comme un fou pour reconquérir le cœur de Bella. Je n'ai pas encore acheté mon billet d'avion pour Volterra !
- Très drôle…
- Va donc la chercher maintenant… que je puisse commencer mon plan de séduction tout de suite ! déclara-t-il, un brin moqueur.
Je le fixai un moment, incapable de répondre.
- Vas-y doucement quand même ! soufflai-je, vaguement inquiète quant à la réaction de Bella.
- Tu me connais !
- Justement, grommelai-je. C'est en connaissance de causes que je te dis ça !
Seul un clin d'œil me répondit.
- Elle est au courant maintenant ! m'exclamai-je tout à coup, réalisant quelque chose. Elle nous a certainement entendus !
Il haussa un sourcil.
- Et alors ?
- Et alors, tout ce plan n'était pas censé être… secret ?
A- lice… soupira-t-il. Comment peut-on encore avoir de secrets dans une famille comme la nôtre ?
- C'est vrai…, admis-je.
- Je pensais que tu savais depuis longtemps qu'on ne pouvait rien se cacher tant notre ouïe est développée… Bella a donc, bien évidemment, tout entendu. Et je suis sûre qu'elle sait aussi ce que tu as promis à Jasper pour cette nuit…, ajouta-t-il, mine de rien.
Glacée dans mon effroi, je n'en revins pas. Incapable d'aligner deux mots. Je savais pourtant que la moindre parole échangée entre deux personnes était susceptible de tomber dans l'oreille de quelqu'un de la famille. Oui, il y avait toujours eu ce risque mais jamais, au grand jamais quelqu'un ne s'était permis de le mentionner à voix haute. C'était quelque chose d'intime dont on ne parlait pas parce que tout le monde savait combien il était difficile de vivre ainsi. Nous épions les autres sans le vouloir, c'était une des difficultés de notre espèce.
- Huumm… ce sera sans doute… torride ! continua Edward en me lorgnant d'un air railleur.
Figée comme une statue, je le vis passer devant moi avec un sourire éclatant. Profitant de mon immobilité ( temporaire ), il m'ébouriffa brusquement les cheveux. Ma conscience des choses revint aussi vite qu'elle avait disparu :
- JE TE RETIENS, EDWARD CULLEN !
A présent, je fulminais.
- Oh, parfait ! Rosalie aussi, figure-toi. Vous pourriez peut-être monter un complot contre moi, qui sait ?
- Tu es insupportable…
- C'est comme ça que tu m'aimes, non ?
- … Tellement insupportable que je pourrais très bien ne pas faire descendre Bella…, le menaçai-je.
- Tu n'oserais pas !
- Aaaaah…, chuchotai-je, mystérieuse.
- Alice, si jamais tu fais ça, je vais la chercher moi-même !
- Je me vengerai, Edward, murmurai-je à son oreille. Prends donc garde à mes menaces... Tu sais de quoi je suis capable...
Me dérobant à son regard furibond, je me précipitai vers les premières marches d'escaliers, espérant que l'idée de me poursuivre ne lui vienne pas en tête. Heureusement, non.
Un haussement d'épaules plus tard et il était déjà perché sur le piano.
&
- Il le savait déjà, annonçai-je deux secondes plus tard à Rosalie et Bella.
Je n'avais toujours pas digéré l'information d'ailleurs.
- On a entendus.
- Ca me dépasse qu'il fasse des choses pareilles, lançai-je. Jouer la comédie alors que je veux lui annoncer les choses en douceur !! Et puis cette allusion complètement déplacée ! MAIS POUR QUI SE PREND-IL ?
- Tu aurais pu le prévoir en même temps, marmonna Rosalie. C'est toi l'extra-lucide, non ?
Je lui lançai un regard mauvais. Elle n'allait tout de même pas prendre sa défense ! Elle leva les yeux au ciel en remarquant que mon agacement ne faisait que grandir.
- Bon ! Prête ? demanda-t-elle à Bella, coupant court à toute discussion.
Cette dernière leva un visage angoissé vers nous.
&
POV Bella :
- Allons-y, murmurai-je en saisissant leurs deux mains.
Il était temps pour moi de rencontrer le reste de la famille à laquelle je devrais appartenir. Rosalie me fit une pression amicale en signe de soutien et me mena jusqu'à la porte, Alice à notre suite.
Je pris une profonde inspiration et sortit de la chambre dans laquelle je m'étais tapie pendant plus d'une semaine. Dans le hall, les odeurs de plusieurs personnes se mélangeait, formant un ensemble doux et agréable. Rosalie me dirigea vers les escaliers gigantesques qui devaient sans doute mener au rez-de-chaussée.
A la descente de chaque marche, je sentais mes entrailles se serrer un peu plus d'appréhension. J'étais anxieuse à l'idée de revoir ces personnes qui me connaissaient déjà mais dont j'avais tout oublié. Même si j'avais l'impression de déjà les connaitre grâce à la description détaillée d'Alice, je ne pouvais m'empêcher de me tordre les mains en signe d'anxiété. De toute façon, ce moment était inévitable, je ne pouvais plus reculer.
J'allais voir Edward dont Alice et Rosalie m'avaient tellement parlé pour essayer de raviver mes souvenirs.
&
Elles allaient entrer. Là dans moins d'une seconde, Bella, Alice et Rosalie allaient franchir cette porte encombrante qui me séparait d'elle. Enfin j'allai la voir, enfin j'allai pouvoir la regarder. Je sentais déjà son parfum filtrer de derrière la porte, apportant une touche de nostalgie et une vague de souvenirs. Sa fragrance délicieuse à l'odeur de freesia qui m'avait tant manquée.
Mais je ne savais pas dans quel état d'esprit elle se trouvait. Les pensées de Bella, malgré la transformation, m'étaient toujours aussi inaccessibles. Le mur auquel je devais faire face quand elle était humaine semblait s'être encore épaissi. Dès lors, on aurait pu dire qu'il était fait en béton armé.
Qu'importe…
J'allais la revoir.
Maintenant, mon but était de lui voler son cœur encore une fois.
Voila, voila !
Comment l'avez-vous trouvé ce chapitre… ? Votre avis m'intéresse encore plus que d'habitude car étant donné que je suis restée assez longtemps sans écrire quoi que ce soit, je voulais savoir si mon écriture ''parait comme avant'' ! ( Dis comme ça, ça parait bizarre mais bon… je tiens à le savoir ! )
Donc n'hésitez pas à me dire si vous trouvez que je me suis rouillée avec le temps (xD) ou quoi… !
Ne m'épargnez pas !
