Nda : Ça y'est, fin des exams donc nouveau chapitre. Ce chapitre est un peu lent désolée. Le prochain devrait être plus dense. Par contre il risque d'attendre un petit peu, d'abord parce qu'il faut que je me délecte de la lecture du tome 6, et parce qu'ensuite je pars dans une contrée éloignée sans ordi... mais comme me l'a fait gentiment remarqué miss Royale-de-luxe, j'aurais quand même mes feuilles et mes crayons et je profiterai bien des vacances pour avancer. Donc la suite au pire en septembre, et peut-être avant. Merci à tous pour vos gentilles reviews, je ne m'attendais pas du tout à en avoir autant !
Chapitre 3 : Débuts difficiles
Poudlard. 2 août, 6h15. Tour de Gryffondor. Dortoir des garçons de 1e année.
Un drôle de bruit se fit entendre... pas bien fort... pas suffisamment du moins pour réveiller les quatre garçons qui dormaient paisiblement. Les quatre ? Non, les trois... le quatrième était réveillé. Et pour cause, ce bruit bizarre n'était autre que les gargouillements ininterrompus de son ventre.
Remus Lupin soupira. Il aurait peut-être du manger la veille au soir. Mais il n'avait rien pu avaler, trop occupé à paniquer. Pour pas grand-chose non, quelques petits inquiétudes anodines de rentrée scolaire... du style « Et si, un soir de pleine lune qui tournait mal, je bouffais le type là, à deux tables de moi en diagonale » Ou « Et si lui là-bas découvrait un jour mon secret ? Peut-être qu'il se débrouillerait pour m'enfermer à jamais dans la cage que m'a préparée Dumbledore... Après tout c'est la que j'aurais ma place... ». En fait, à chaque fois qu'il croisait un regard, il imaginait une série d'aventures joyeuses de ce style avec la personne en question. Il put constater qu'il y a beaucoup de regards à croiser dans une école. Il avait donc passé le dîner de la veille à fixer son assiette sans toucher à rien, indifférent aux tentatives de James pour le faire manger. Car en plus, James s'était inquiété pour lui. Quelle ironie, le fils Potter s'était inquiété de l'appétit d'un loup-garou. S'il n'avait pas eu aussi peur, ça l'aurait sûrement fait rire.
Mais il n'avait pas ri. Et il n'avait pas mangé non plus. Et maintenant, il avait faim. A retenir pour une prochaine fois, il n'est pas malin de se priver de manger sous prétexte qu'on a peur.
Il aurait pu se lever et aller dans la grande salle, mais il risquait de rencontrer des gens. Et peut-être qu'ils s'enfuiraient tous en croyant qu'il allait les manger en guise de petit déjeuner. Remus secoua la tête pour chasser ces idées stupides. Personne n'était au courant de sa lycanthropie, c'était justement le moment d'aller se mêler aux gens... Il ne pourrait croiser ni regards apeurés, ni regards de pitié, ça valait le coup de vaincre un peu ses craintes. Mais il n'allait pas leur parler, non, ça c'était définitivement trop risqué.
Il avait déjà repoussé sa couverture, et s'était assis sur son lit. Quelques secondes dans cette position le convainquirent qu'il était bien trop tôt, et il reposa lourdement la tête sur son oreiller, avant de se cacher sous sa couverture.
L'atmosphère du dortoir était apaisante. Il n'entendait, quand son ventre lui laissait un moment de répit, que les respirations calmes de ses camarades, qui de toute évidence dormaient tous...paisiblement... Avec un loup-garou... Il se laissa aller à se remémorer les événements de la veille. Ça avait été une drôle de journée, Poudlard lui réservait sans doute des surprises. Rien que ses camarades de dortoir étaient étonnants.
D'abord il y avait ce Sirius Black. Il savait pertinemment qu'il fallait s'en méfier. Il venait d'une famille d'adeptes de la magie noire, il l'avait bousculé sur le quai plutôt violemment, il avait insulté Lily... Et pourtant il ne pouvait s'empêcher d'être intrigué. Intrigué par ses rapports avec sa cousine, qui elle avait un air à faire frémir, intrigué parce qu'il les avait malgré tout sauvés dans le train, même si c'était en clamant haut et fort qu'il se fichait bien d'eux. Et puis intrigué sans trop savoir pourquoi exactement.
Et puis il y avait James Potter. Impressionnant par son assurance et sa bonne humeur. Il avait l'air gentil... mais un peu dangereux aussi... il semblait tellement curieux qu'il risquait de finir par découv... STOP. Il avait dit plus d'idées stupides ce matin. Donc ce James Potter avait l'air de quelqu'un de très sympathique, avec une joie de vivre communicative. Sauf quand il avait Sirius Black dans son champ de vision, ce qui risquait désormais d'arriver souvent.
Le troisième, il n'y avait pas vraiment fait attention. Le petit joufflu avait été réparti peu après lui, et il était encore trop sous le choc de sa propre répartition à ce moment là pour penser à observer les autres Gryffondors.
Car il n'y avait pas que ces camarades qui lui avaient réservé des surprises. Pendant la fin du trajet, dans le Poudlard express, James avait parlé presque tout seul, expliquant à Lily, et à Remus par la même occasion, tout ce qu'il y avait à savoir. Il avait ainsi expliqué le système des maisons, chose que Remus ignorait. Après tout, il n'avait jamais imaginé aller à l'école, et n'avait pas d'amis pour lui raconter tout ça. Il avait donc appris de la bouche un tantinet partiale de James que Serpentard n'était qu'un ramassis d'adeptes de la magie noire et d'ordures en tous genres... d'ailleurs Black allait sûrement aller là-bas. Serpentard réunissait tous les gens en qui on ne peut pas avoir confiance. Et plus il en entendait plus Remus avait été persuadé d'y être envoyé. Après tout une créature des ténèbres comme lui ne pouvait qu'être envoyé dans la maison la plus noire non ? Il s'était donc mis à trembler comme une feuille quand James avait déclaré qu'il serait certainement à Gryffondor, et qu'il avait bien l'intention de montrer à ces sales Serpentards qui était le meilleur. A ce stade de la conversation, Lily avait semblé vaguement irritée, mais lui était parfaitement terrifié, convaincu que James lui ferai subir mille et unes tortures dès qu'il serait envoyé dans la maison ennemie. Mais ça n'avait pas été le cas. Le chapeau s'était même moqué de lui quand il avait vu sa peur d'aller là-bas, tant l'idée de l'envoyer à Serpentard lui paraissait saugrenue. Il en avait été tellement soulagé et stupéfait qu'il avait oublié de suivre la suite de la répartition.
Et puis il y avait bien sûr Dumbledore. Il avait déjà vu le directeur une fois, lorsqu'il était venu chez lui. Ses parents, pleins d'appréhension, hésitaient encore à mettre leur enfant à l'école, même s'ils avaient toujours rêvé en avoir la possibilité. Dumbledore s'était déplacé en personne pour les rassurer sur les dispositions prises pour leur fils. Et là, il l'avait retrouvé, avec sa longue barbe blanche et ses yeux pétillants de malice. Le directeur lui avait même souri plusieurs fois pour l'encourager. Certes, ça ne l'avait pas empêcher de jeûner sous l'effet de la panique, mais que cet homme prenne la peine de lui sourire à lui, dont il connaissait le secret, l'avait profondément touché.
Remus repoussa doucement la couverture de son visage, et plissa les yeux pour apercevoir l'heure sur le cadran du réveil. Il était maintenant six heures et demi. Il avait encore le temps avant d'être obligé de se lever, mais il était désormais évident qu'il ne pourrait pas se rendormir, et la charmante mélodie jouée par son estomac allait finir par réveiller ses camarades de dortoir. Discrètement, il attrapa donc la robe qu'il avait laissée sur sa valise et l'enfila, avant de sortir du dortoir sur la pointe des pieds. Il était passé maître dans l'art de la discrétion, et il n'eut aucun mal à ne pas réveiller ses camarades. Il songea un moment à s'installer dans la salle commune, mais son estomac se rappela douloureusement à lui, et il se résigna à prendre le chemin de la grande salle.
A sa grande surprise, il n'était pas le premier levé parmi les Gryffondors de première année. Lily Evans était déjà attablée, et elle mordait dans son toast, la mine sinistre. Remus s'installa en face d'elle. Elle marmonna un vague « salut » en le voyant, avant de reporter toute son attention, vers son bol de chocolat. Remus, qui pourtant avait fermement décidé de ne discuter avec personne, ne put s'empêcher de se sentir un peu attristé. La veille, avec James, elle parlait... pas beaucoup certes mais un peu quand même. Et elle n'avait pas l'air si accablée. Visiblement elle devait être consciente que sa conversation à lui ne pouvait en rien l'intéresser.
Il lui rendit donc son salut et décida de s'intéresser à son bacon, laissant planer un silence gêné. Puis, après plusieurs minutes, lassé et blessé des soupirs exaspérés de sa camarade, Remus leva vers elle un regard timide.
- Je t'ai dérangée ? Tu... tu veux que je m'en aille ? demanda-t-il d'une petite voix.
Lily le fixa quelques secondes sans comprendre.
- Quoi ? Non, Pourquoi ? demanda-t-elle avec un vraie surprise.
C'est alors qu'elle réalisa avec horreur qu'elle n'avait pas été très correcte. Et Merlin sait que la politesse était quelque chose qui tenait à cœur à Lily Evans.
- Oooh, je suis vraiment désolée, mais ce n'est pas du tout ta faute. Je suis de mauvaise humeur, j'ai passé une nuit épouvantable, c'est tout. Dit-elle d'un ton d'excuse.
Partiellement rassuré, Remus s'autorisa alors un sourire. Un petit sourire, mais un sourire quand même.
- L'angoisse de la rentrée ? demanda-t-il gentiment.
Une petite minute... Il n'avait pas décidé de ne pas faire la conversation à qui que ce soit ! Que ça n'était pas prudent, et qu'il valait mieux se mêler aux autres, mais sans se faire remarquer. Arg, il n'avait vraiment aucune volonté...
Lily le regarda sans répondre un petit moment, et il craint de l'avoir vexée. Ou d'avoir été trop indiscret. Pourtant, bien qu'elle semblât embarrassée, la jeune fille finit par répondre.
- C'est-à-dire que je ne sais pas si tu apprécies les autres filles de Gryffondor... commença-t-elle avant de s'interrompre, indécise. C'est qu'il n'était absolument pas dans ses habitudes de médire sur ses camarades... mais après la nuit qu'elle venait de passer...
- Disons que mes charmantes camarades de dortoir ont déjà repéré les trois quarts de la gent masculine de Poudlard, et elles ont énuméré les charmes de chacun en gloussant jusqu'à 3 h du matin. Ensuite, elles se sont lancées dans une grande discussion pour savoir laquelle des deux prendrait Potter et laquelle Black. C'était affligeant. Et ça a duré une heure de plus. Enfin je peux te dire qu'il y'en a au moins deux que ça ne dérange pas d'avoir Black à Gryffondor. Il y avait une autre fille qui leur hurlait de se taire mais ça n'a pas marché, donc ça n'a fait que du boucan en plus. Du coup, je n'ai pas pu dormir avant 4h, et en plus de ça je me suis levée tôt pour être sûre de ne pas les avoir au petit déj, pour ne pas qu'elles puissent me mettre de mauvaise humeur dès le matin... Mais c'est raté, je suis de mauvaise humeur quand même.
Elle avait dit tout cela d'une voix affligée, aussi Remus se retint de rire, même s'il en avait furieusement envie. Ils continuèrent à manger en silence, lorsqu'une autre fille vint s'installer à côté de Lily. Une fille que Remus n'avait pas repérée la veille, une petite blonde, aux cheveux courts, plutôt jolie, et qui, contrairement à sa camarade, arborait un sourire chaleureux bien qu'elle semblât elle aussi fatiguée.
- Bonjour monsieur, bonjour mademoiselle ! Dit-elle d'un ton enjoué.
Puis elle se tourna vers Lily et son sourire s'élargit.
- Bien dormi ?
Lily lui lança le regard le plus meurtrier qu'on ait jamais vu sur le visage d'une gamine de 11 ans.
- Si j'ai bien dormi ? Je peux te jurer que si ça se reproduit, je cherche un sort pour vous rendre muettes jusqu'à la fin de votre vie. Dit-elle avec une fureur contenue.
- Je te demande pardon ? Vous ? Ne me dis pas que tu me prends pour une des deux pimbêches qui nous ont empoisonné la nuit ?
- Euh...
- Je me sens un peu vexée là vois-tu ? Est-ce que j'ai l'air de glousser quand je parle moi ? dit-elle en prenant une mine offensée, tout en se tartinant un toast de marmelade.
- Ah... c'était pas toi ? J'ai pas fait attention à qui parlait, j'avais la tête cachée sous l'oreiller pour moins entendre alors j'ai rien vu... euh, désolée.
- Judith Watson... enchantée. Je te propose une alliance. Toi, moi, et peut-être la troisième fille qui partage notre dortoir, pour mater les deux dindes dont on a écopé. J'ai déjà quelques plans machiavéliques en tête. Dit-elle en lui tendant la main, les yeux brillants de malice.
Le premier sourire de la matinée se dessina sur les lèvres de la rouquine.
- Lily Evans... Enchantée aussi... Vraiment ! dit-elle en serrant chaleureusement la main de sa camarade.
La petite blonde se tourna alors vers leur camarade qui était resté silencieux.
- Et toi, tu es... ?
- Euh... Lupin... Remus Lupin, murmura-t-il avant de retourner à son porridge. Ça n'était pas que la nouvelle venue lui semblât antipathique non... Mais elle était quand même vaguement effrayante à nourrir déjà des projets diaboliques à l'égard de ses camarades. Sans doute, quand elle apprendrait qu'il était un loup-garou, elle proposerait à tout le monde de s'allier contre lui. Il secoua à nouveau la tête, pour chasser une fois de plus les idées moroses qu'il ne pouvait empêcher de lui traverser l'esprit. Il releva la tête vers sa camarade et lui fit un sourire crispé.
Judith Watson haussa les sourcils d'incompréhension face au comportement étrange du jeune garçon, mais renonça à comprendre et se tourna vers sa nouvelle alliée.
- Qu'est-ce qui te tracasse ma chérie ? T'arrêtes pas de jeter des coups d'œil vers l'entrée, et à voir ta tête, c'est pas le père Noël que t'attend.
- Il est plus de 7h00... Elles ne vont sans doute plus tarder... dit-elle d'un ton dramatique.
Judith ricana.
- Pas de soucis elle n'arriveront pas tout de suite. Je parie qu'elles ne sont pas du genre à sortir du dortoir avant un looooong passage par la salle de bain et j'ai caché leurs trousses de toilettes alors on est tranquilles pour un moment. Déclara-t-elle avec fierté.
Un deuxième magnifique sourire illumina le visage de Lily.
- Tu te rends compte qu'il s'en faut de peu pour que je ne te saute au cou là ?
- Je reconnais que je suis assez fière de moi ! admit modestement la concernée.
- Et tu les as cachées où si c'est pas indiscret ?
- Dans ta valise... répondit la jeune fille comme si c'était tout naturel.
Un silence suivit cette déclaration. Même Remus avait levé les yeux de son porridge, pour observer sa camarade.
- Euh... Pardon ? finalement Lily.
- Relax... Fallait bien que je les mette quelque part, et on n'était pas encore alliées. Si j'avais su je les aurai mises dans la valise de l'autre fille, mais elle fait un peu plus peur que toi alors... De toute façon, s'il y a un problème je leur expliquerai que c'était moi, t'en fais pas. Répliqua Judith avec un calme si parfait que Remus frissonna.
A 7h 00, dans la tour de Gryffondor, dans le dortoir des garçons de première année, une sonnerie stridente se fit entendre. Il était temps de se lever pour les trois garçons qui dormaient encore paisiblement. Malheureusement pour les deux autres, Sirius fut le premier à réagir. Peter émit un faible grognement, mais ne bougea pas. Quant à James, lorsqu'il écarta ses rideaux et l'aperçut, il renonça visiblement à se lever. Sirius s'autorisa un sourire en direction des rideaux maintenant fermés. Alors comme ça, Mossieur Potter attendait qu'il soit parti pour ne pas le voir. Et bien il allait attendre longtemps Mossieur Potter. Sirius se prépara donc avec toute la lenteur dont il était capable, ravi de pouvoir faire enrager son ennemi. Même s'il ne voyait rien à travers les rideaux, et que James était parfaitement silencieux, il pouvait presque sentir l'agacement de son camarade. Et il s'en réjouissait. Silencieusement, il avança de vingt minutes le réveil, qui indiquait maintenant 7h45. Avec un peu de chance, Potter avait suffisamment mal supporté sa longue préparation pour croire qu'elle avait duré un peu plus longtemps.
Quelques minutes plus tard, Sirius se dirigeait vers la table des Gryffondors, où étaient installés Lupin, Evans, et une autre fille. Lupin et Evans semblaient avoir fini de manger, mais ne pas être pressés de bouger. Il eut la très désagréable impression que la conversation cessait brusquement alors qu'il s'installait. Un petit ricanement amer s'échappa de ses lèvres, puis il se mit à déjeuner comme si de rien n'était... enfin pas tout à fait. Ne voulant pas confirmer les soupçons sur sa supposée malveillance, il épargna à ses camarades un regard noir et une remarque cinglante, et reporta tout sa fureur sur son bol de porridge. Après quelques minutes de silence, la conversation avait reprit. Mais Lupin n'y participait pas. Il regardait son camarade si intriguant, et l'air mauvais avec lequel il regardait son pourtant excellent petit déjeuner le conforta dans l'idée qu'il n'était décidément pas très recommandable.
Une troisième fille vint à leur rencontre. Ses cheveux bruns ondulés tombaient harmonieusement sur ses épaules. Son visage était fermé dans une expression d'intense lassitude. Lorsqu'elle s'assit cependant, elle accorda un regard, et presque un sourire, aux deux autres filles qui étaient attablées.
- Les trousses de toilettes étaient dans la valise de qui ?
- Elles ont fouillé dans ma valise ! explosa Lily pour tout réponse.
- Oui... Si tu veux te venger, je te fournirai avec joie le poison, déclara-t-elle d'une voix neutre.
Remus la regardait avec inquiétude, mais Judith explosa de joie.
- Parfait ! Lucie... Tu t'appelles bien Lucie ? Bienvenue dans la ligue des... euh... des éventreuses de gourdes! Enfin le nom n'est pas définitif, c'est le temps d'en trouver un sympa, dit-elle en lui tendant une main chaleureuse.
La jeune fille sembla à peu près aussi surprise de voir cette main tendue que Lupin lorsqu'il était confronté à la même situation, mais la serra brièvement, et scella le pacte d'un sourire, au moment où deux cris stridents se faisaient entendre.
Deux filles débarquaient dans la grande salle d'un pas décidé, qu'elles voulaient sans doute menaçant. Cependant l'air furibond leur allait très mal, et elles étaient plus ridicules qu'impressionnantes. De l'humble avis de Remus Lupin en les voyant pour la première fois, elles n'avaient pas l'air très malines, ni très sympathiques. Ce qui signifie naturellement que le commun des mortels les aurait immédiatement classées dans la catégorie des sales pestes insupportables, ou dans celle des cruches irrécupérables.
- Toi ! C'était ta valise, j'en suis sûre ! Qu'est-ce que nos trousses de toilettes fichaient dans TA valise ? Tu comptais nous les voler ? hurla l'une des filles en se plantant devant Lily, sans remarquer que la moitié de la grande salle les regardait désormais.
- Ooooh, vraiment je suis navrée... Mais c'est à cause de votre maquillage vous voyez, vous êtes teeeeeellement jolies toutes les deux avec votre fard à paupière et tout, que j'ai pas pu résister à l'envie de me déguiser comme vous. Donc je vous ai emprunté vos affaires, et j'ai du oublier de les remettre dans vos valises... Je suis si tête en l'air. Répliqua la concernée avec un détachement qui fit ricaner sa complice.
Les deux filles ne semblaient guère satisfaites de cette explication, et il semblait qu'elles allaient à nouveau exploser en récriminations contre la pauvre Lily, quand Judith attrapa le bras de l'une d'elle.
- He... Tu vois les deux mecs qui discutent là-bas, à la table des Serdaigles. Ils sont au milieu des deuxièmes années. Je suis sûûre qu'ils craquent sur vous deux, je les ai vu jeter pleins de petits coup d'œil vers vous depuis tout à l'heure, dit-elle d'un ton de conspiratrice.
Elles la regardèrent un instant avec circonspection, puis, après avoir échanger un regard, se mirent à glousser.
- Ils sont biens non ? dit la première.
- On va faire connaissance ? renchérit la seconde.
Après un regard de plus échangé, elles partirent vers la table des infortunés Serdaigles, pour le plus grand soulagement de tous les Gryffondors, et la plus grande fierté de Judith. Remus la regardait avec perplexité, et elle sembla le remarquer puisqu'elle ajouta :
- Je leur ai dit hier soir que si elles ne fermaient pas immédiatement leurs becs de petites gourdasses, ce serait la guerre... Elles ont choisi la guerre. T'inquiète pas elles l'ont amplement mérité.
Lily approuva vigoureusement de la tête.
- En plus, ç'aurait pas été une grande perte si elles les avaient pas retrouvé leurs trousses, elles étaient de très mauvais goût... une avec des fraises roses, et une avec des grenouilles bleues. Ajouta Judith en voyant que Lupin la regardait toujours.
Lupin ne sembla pas considérer que des grenouilles bleues justifient une déclaration de guerre, mais il s'abstint de tout commentaire.
James et Peter, la robe mal boutonnée pour le premier, les lacets défaits pour le second, firent à ce moment leur apparition dans la grande salle, hors d'haleine et persuadés d'être en retard. Mais Peter voulait quand même prendre un petit déjeuner rapide avant d'aller en cours, et en plus de ça ils n'avaient pas encore les emplois du temps, et ne savaient absolument pas où aller. Sirius ricana alors que les autres les regardaient, perplexes devant leurs respirations saccadées.
- Réveil brutal Potter ? Le petit James à sa maman ne sait pas s'habiller correctement on dirait... dit-il avec sarcasme.
- Pourquoi vous êtes encore tous là ? On a pas cours ce matin ? Fit James en enfournant un toast dans sa bouche, alors que Peter tentait de battre un record de vitesse pour avaler son porridge.
- Euh... les cours ne commencent qu'à huit heures vous savez. Il nous reste presque une demi-heure. répondit Judith.
- Tu plaisantes ? Il était presque huit heures quand on est sortis du dortoir. Répliqua Peter.
- Oui, et maintenant il est sept heures trente. Logique... fit la jeune fille, un soupçon de sarcasme dans la voix.
James lança à Sirius un regard noir, comprenant ce qui avait du se passer. Mais il ne voulait pas reconnaître publiquement qu'il s'était fait avoir aussi stupidement par Black, aussi ne dit-il rien. Peter quant à lui se contenta de comprendre qu'il avait finalement le temps de manger tranquillement, ce qu'il fit avec satisfaction.
Le préfet était déjà passer leur donner leurs emplois du temps, et ils allaient bientôt partir pour leur premier cours de métamorphose lorsque le courrier arriva. Trois hiboux se dirigèrent vers eux. L'un se posa sur les genoux d'une Lily stupéfaite (elle n'était pas encore habituée aux hiboux express), l'autre délivra une lettre à Remus avant de disparaître rapidement, et le troisième laissa tomber une petite enveloppe rouge juste devant Sirius... rouge... Et cette fois ce fut au tour de James de ricaner.
- Oooooh, bebe Black a du courrier dit-il dans une parfaite imitation de Bellatrix, folie meurtrière dans les yeux en moins. Tu nous ouvres ça ? On a tous hâte se savoir ce qu'il y a la dedans. Ajouta-t-il, la mine réjouie.
- Pourquoi on saurait ce qu'il y a dans SA lettre, dit évasivement Lily alors qu'elle parcourait du regard la lettre de ses parents anxieux de savoir comment elle s'en sortait après une journée dans le monde de la magie.
Personne n'eut besoin de lui répondre. Mora Black n'était pas réputée pour sa voix douce et chaleureuse. Magiquement amplifiés par la beuglante, ses cris résonnaient insupportablement dans la grande salle.
- TRAITRE ! GRYFFONDOR ! COMMENT AS-TU OSE ? J'AI TOUJOURS SU QUE TU N ETAIS PAS UN FILS DIGNE DE NOTRE FAMILLE MAIS JE N AURAIS JAMAIS CRU QUE TU PUISSES TOMBER SI BAS SIRIUS BLACK ! TU NOUS PAIERAS CETTE TRAHISON, MISERABLE, NOUS TE REMETTRONS SUR LE DROIT CHEMIN QUE TU LE VEUILLES OU NON !
Tremblant, Sirius regarda la lettre se consumer, alors que pour la première fois de l'histoire de Poudlard, les tables de Gryffondor et Serpentard explosaient de rire de concert. Les Serpentards étaient ravis de l'humiliation de celui qui aurait pu être leur chef, mais leur avait tourné le dos. Et les Gryffondors semblaient s'en remettre d'instinct à l'avis de Potter, tellement charismatique et fils d'un grand auror. En fait non... à la table de Gryffondor, Remus Lupin ne riait pas mais semblait perplexe. Une autre fille finissait son petit déjeuner avec indifférence, et Lily paraissait trop terrifiée pour rire. Mais Sirius n'était pas en état de remarquer tout ça. Il ne remarqua pas non plus Dumbledore qui regardait leur table, visiblement préoccupé. Il n'entendit que Potter, qui riait plus fort que tout le monde.
- Paaauvre Sirius Black... Les Gryffondors en ont honte... Sa famille en a honte... Mais qu'est-ce que tu attends pour aller te cacher Black ? ricana James.
- Potter, au lieu de te mêler des affaires des autres, apprend à boutonner ta robe... Je sais que c'est un peu compliqué, mais pour le fils d'une graaaande famille comme la tienne ça la fout mal tu vois... Si t'y arrives pas, t'as qu'à demander à Lupin de t'aider, lui, il sait le faire.
Sur ce, il jeta furieusement sa serviette sur la table, et disparut de la grande salle. Dans dix minutes, il devrait être en cours de métamorphose, avec tout le monde... avec ce satané Potter. Mais en attendant, il pouvait se laisser aller à ses sombres pensées dans un couloir désert. Sa famille allait lui en faire baver. C'était clair. Avec un peu de chance, il réussirait à rester à Poudlard pendant les vacances, et il n'aurait à retourner chez lui que l'été. Mais il fallait quand même survivre à Bella, ce qui n'était pas gagné. Le plus inquiétant, c'était que sa mère soit décidée à le remettre sur le droit chemin. Il n'était pas sûr de vouloir savoir ce qu'elle entendait exactement par là. Rhaaa, et puis qu'est-ce qu'il pouvait être agaçant ce petit fils à papa de Potter. Bien sûr c'était facile pour lui, populaire dès le départ, avec une famille appréciée par tous... et qui l'aimait à coup sûr. Sirius se demanda ce qu'auraient pensé les Potter si leur fils avait été à Serpentard. Ils n'auraient pas apprécié sans doute... mais ils l'auraient aimé quand même, certainement... Un instant plus tard il se morigéna. Il n'était quand même pas jaloux de ce gamin prétentieux ? Il repensa alors avec un pincement au cœur à ce qu'il avait ressentit à la gare, en voyant un peu partout les adieux débordants d'affection des parents envoyant leurs enfants à Poudlard. Il n'y avait pas vraiment fait attention sur le moment, trop occupé à fuir sa cousine mais il avait été... déçu... Oui, de toute évidence, il était jaloux de ce Potter avec sa famille de rêve. Mais ça n'était pas le moment de se laisser aller cependant, il avait cours de métamorphose.
Il constata avec satisfaction qu'il arrivait pile au bon moment, alors que tous les élèves entraient. Il n'était donc pas en retard, mais n'avait pas à attendre en compagnie des autres, qui n'auraient pas manqué de lui faire des commentaires sur la charmante missive maternelle. Il jeta un coup d'œil au professeur. C'était la dame à l'air sévère qui avait fait l'appel lors de la répartition. Il s'assit à une distance raisonnable, ne sachant encore trop à quoi s'attendre. Il s'attendait naturellement à être seul, de toute évidence personne ne voudrait s'installer à côté de lui. Mais il ne le fut pas et regretta bien vite que ce ne soit pas le cas. Une de deux filles qui s'étaient illustrées pour leur stupidité au petit déjeuner partageait sa table... et lui faisait les yeux doux.
Il s'avéra que l'enseignante n'était effectivement pas commode. Les élèves applaudirent cependant, lorsqu'elle transforma son bureau en bœuf. Sirius retint un sourire en entendant l'exclamation surprise d'Evans, et de quelques autres élèves parmi les Sedaigles avec qui ils partageaient ce cours. C'était sans doute la première fois qu'ils entendaient un bureau mugir. Lui ça ne l'étonnait pas tant que ça. Sa mère avait eut pendant une période une fixation sur les panthères et avait décidé de transformer une vieille armoire en panthère noire. Malheureusement, elle n'avait pas le talent de McGonagall pour la métamorphose. Tout ce qu'elle avait donc obtenu était que les battants des portes étaient armés de crocs et qu'un grondement sourd s'en échappait à chaque fois qu'on l'ouvrait.
Tous déchantèrent vite en constatant qu'ils n'allaient pas tout de suite apprendre à transformer un bureau en bœuf, mais plutôt une aiguille en allumette. Et encore ce fut laborieux. La première chose que Sirius vit fut Potter qui y arrivait du premier coup. Pas le choix, puisqu'il ne pouvait pas faire mieux, il fallait qu'il fasse aussi bien. Et heureusement, il le fit sans difficulté. Il fit un grand sourire à son ennemi qui l'observait, visiblement déçu de ne pas avoir l'occasion de le narguer. Ce sourire lui valut un regard noir.
Les deux rivaux jetèrent un coup d'œil aux autres, qui semblaient avoir les plus grandes difficultés. Sauf Evans qui y parvint relativement vite. L'aiguille de Lupin était maintenant en bois, mais toujours aussi pointue. Il parvint finalement à une métamorphose complète à la fin de l'heure, ainsi qu'une partie des Serdaigles.
Le déjeuner fut plutôt agréable en ce premier jour d'école. Les premières années échangeaient joyeusement leurs premières impressions, et un groupe de Poufsouffles vint s'installer chez les Gryffondors pour raconter leur premier cours de défense contre les forces du mal, celui que tous attendaient avec impatience. Attendaient car après avoir entendu le récit des infortunés Poufsouffles, les Gryffondors voyaient l'approche du cours du lendemain matin d'un tout autre œil. Seul James semblait voir dans le sadisme supposé du professeur un attrait supplémentaire à la matière.
Sirius lui ne partageait pas la bonne humeur collective. Alors qu'il s'était installé le plus loin possible des autres dans la grande salle, afin de ne pas avoir à supporter les regards noir de Potter, perçant de Lupin, et effrayé de Pettigrow, une fille s'installa en face de lui. La même qu'au cours de métamorphose. Sirius sentait son regard fixé sur lui, aussi observa-t-il avec une attention toute particulière son assiette.
Un premier « hum hum » le laissa parfaitement indifférent. Il en faudrait plus pour le détourner de son assiette. Un second « hum hum » particulièrement suraigu et désagréable cependant lui fit changer d'avis. Il leva la tête vers la petite blonde qui le dévorait des yeux.
- Euh... Quoi ?
La jeune fille ne sembla pas se formaliser outre mesure du manque flagrant d'enthousiasme de son interlocuteur.
- Je m'appelle Lena Parker, dit-elle en souriant.
L'interlocuteur en question sembla se demander un moment ce qu'il pouvait bien faire de cette information.
- Ah... bon... d'accord... fut tout ce qu'il trouva à répondre pour ne pas risquer d'engager plus loin la conversation.
- Tu sais Black, les autres sont bêtes de ne pas te parler... moi je suis sûre que tu es quelqu'un de bien... D'ailleurs mes parents sont des sorciers tous les deux, et mes grands-parents aussi... dit-elle en lui offrant son plus beau sourire.
- Euh... Merci... C'est... euh... chouette pour tes parents... dit-il avec une lassitude non dissimulée.
Sa camarade sembla ravie de lui avoir arracher plus de quatre mots, et il décida avec sagesse de s'éclipser, pour, dit-il, se préparer psychologiquement au cours de sortilèges qu'ils avaient dans l'après-midi. Parker sembla étonnée et admirative sur le fait qu'on puisse se préparer psychologiquement à un cours.
Le cours en question fut un vrai fiasco. Il portait sur le sort de lévitation et les élèves s'entraînaient sur des plumes. Naturellement, James et Sirius furent les premiers à y parvenir. Ce qui valut à Sirius un regard noir de James, et à James un sourire narquois de Sirius. Et à nouveau, Lily Evans y parvint peu après eux. Et Sirius, qui n'avait pas grand-chose à faire maintenant qu'il était clair qu'il maîtrisait parfaitement le sort, observait la fille de moldue avec intérêt. Elle était, de toute évidence, douée... très douée même puisqu'en deux cours, elle avait montré qu'elle surpassait la plupart de ses camarades. D'ailleurs, si lui-même n'avait déployé autant d'énergie à montrer qu'il était au moins aussi bon que Potter, il aurait sans doute mis plus de temps qu'elle à maîtriser ce qu'ils avaient appris dans la journée. Mais tout ça allait à l'encontre de tout ce qu'on lui avait appris... Les sangs-de-bourbe n'étaient à Poudlard qu'à cause de directeurs trop compatissants pour leur en interdire l'accès... non ? alors... Lily Evans... l'exception qui confirme la règle, ou sa famille à lui n'était qu'un ramassis de crétins finis ?
Ce à quoi il n'avait pas songé, c'est qu'il ne pouvait pas fixer Evans pendant plusieurs minutes, plongé dans ses méditations métaphysiques, et passer inaperçu. Il s'en rendit compte lorsque Potter fit léviter son gros livre de sortilèges et le laissa tomber au dessus de sa tête, le tirant violemment de ses réflexions.
- Si tu fais quoi que ce soit à Evans, je te le rendrais au centuple Black. Menaça Potter
Naturellement, le professeur Flitwick les regardait désormais, ce qui lui interdisait toute vengeance... Du moins en théorie... Quelques minutes plus tard, Sirius et James faisaient tous deux léviter une plume, et leur faisaient mener un combat sans merci. Les plumes se percutaient, se poursuivaient l'une l'autre. Ils furent obligés d'arrêter lorsque l'une des plumes se planta dans la chevelure de Judith Watson alors que l'autre manquait de peu de crever l'œil d'une Poufsouffle horrifiée. L'indulgent professeur Flitwick, qui les avait sommé d'arrêter une dizaine de fois, leur donna à tous deux une retenue la semaine suivante... ensembles ! Tous deux étaient consternés et protestèrent vivement, mais l'enseignant ne céda pas.
La perspective d'une retenue ensemble avait d'un coup sapé le moral, et l'ardeur de James comme de Sirius, et aucun d'eux ne chercha à provoquer l'autre ce jour-là. Mis à part quelques gloussements de Lena et son amie, rien ne vint troubler le dîner des Gryffondors et la journée s'acheva dans le calme.
RAR :
Halexia Black : Merci beaucoup pour le compliment, et merci aussi pour le conseil qui s'est révélé trèsutile.
royale-de-luxe : Merci encore! C'est vrai que ça risque d'être assez long, et pour être franche je suis pas tout à fait sûre d'arriver au bout même si j'en ai l'intention. Le plan de l'histoire est à peu près fait, mais il me reste quand même de gros vides que mon imagination a beaucoup de mal à combler. Enfin, ça ne concerne pas les chapitres prochains, donc elle a encore un peu de temps pour se mettre en marche. En tous cas, si le fait que les relations James/Sirius soient un peu tendues au début te plaît, je te conseille vivement la fic de Kazy Black Black Heart.
Llewella et harmonie17 : En fait ce n'est pas tellement le début qui me pose des problèmes d'originalité mais la suite. Enfin, je ferai de mon mieux :p. Et puis même réponse que pour royale-de-luxe si tu aimes voir nos zigotos préférés se chercher des noises, la fic de Kazy est géniale.
GredW : Merci ma chère. C'est un très grand honneur pour moi que ma fic te plaise, étant donné que j'adore ta façon d'écrire. Ta review me laisse donc un sourire un peu idiot aux lèvres, et les joues trop rouges. Sur la question du slash et bien... normalement non, désolée :p. Une amitié toute particulière sans doute, mais pas de slash prévu. Je dis prévu parce que ces zigotos sont bien capables de m'échapper pour faire des leurs. Mais si ça arrive ce ne sera pas avant un petit bout de temps :p.
Kazy : ça y'est, c'est fini, l'effet de mon fond de teint est ruiné. J'ai les joues irrémédiablement écarlates. Merci beaucoup, vraiment ravie que cette fic te plaise. Normalement, j'ai prévu d'écrire une fic par an jusqu'à la mort de Lily et James. Mais certaines années sont encore un peu floues dans ma tête, donc ça peut changer d'ici là.
Nepthys : Merci beaucoup. Oui, je crois que ces deux zigotos ont pas mal d'admiratrices. Dobby/Sirius ? C'est une idée originale :p
Lazoule : Et bien je remercie Kazy alors. Ravie de te ravir. A propos d'Andromeda, et bien sincèrement j'ai hésité un moment. Puis finalement, je me suis dit que j'allais lui faire profiter de la fin de ses études et de ses fiançailles pour rompre définitivement avec tout ce petit monde.
Amelia : Merci pour tous ces compliments. En espérant que la suite soit à la hauteur.
