Chapitre 3

Bonsoir ! Encore merci à ceux qui ont ajouté cette fic aux favoris, ainsi qu'à ceux qui la lisent. En avant pour le chapitre 3 !

Disclamer : les personnages ne sont pas à moi.

Tokyo, deux ans plus tôt.

Sanji rentrait tard de son travail, il a eu beaucoup de clients ce soir-là. Voulant revenir le plus tôt chez lui pour rejoindre son petit ami et éviter de faire des mauvaises rencontres, il voulut couper par une ruelle. Alors qu'il s'avançait dans cette petite rue, un spectacle aussi inattendu qu'affreux se trouva devant ses yeux. Zoro, son compagnon, se trouvait là, devant un cadavre dépourvu de tête, tenant dans sa main un katana dont la lame était ensanglantée. Mais, ce qui horrifia le plus le jeune homme, c'était le rictus carnassier qui déformait les lèvres de son amant, il put aussi voir dans son regard, une lueur malsaine, démoniaque, meurtrière. Le pauvre blond, resta abasourdi devant ce spectacle mais, son cerveau lui hurla de s'enfuir, ce qu'il ne tarda pas à faire.

Deux heures plus tard, l'assassin était rentré. Quand il le vit, le cuisinier lui cracha :

"Alors, Monsieur est un tueur ?! T'es un yakuza, pas vrai ?!"

Le vert fronça les sourcils.

"-Qu'est-ce que tu racontes ? Qui t'as dit ça ? Demanda-t-il.

-Te fous pas de moi, je t'ai vu !

-Qu'as-tu vu ?!

-Je t'ai vu buter quelqu'un, tout à l'heure, dans une ruelle. Tu l'as fait de sang froid, j'ai vu ton regard, et tu étais même content de ce que tu as fait, ne me démens pas, j'ai vu ton sourire.

-Qu'est-ce que tu foutais là ? Gronda-t-il.

-Je... Je voulais rentrer plus vite... Et c'est là que...

-Ça t'as choqué, on dirait..."

Le cuisinier n'osa pas répondre. Le regard perçant son homme l'oppressait.

"-Tu... Tu étais différent, bégaya-t-il, j'avais l'impression d'être face à une bête sauvage. Tu étais... Vraiment effrayant.

-Et... Qu'est-ce que tu comptes faire ? Demanda-t-il avec appréhension.

-Je... Je... Je pense, qu'il vaudrait mieux qu'on s'éloigne l'un de l'autre, d'accord ? Tu comprends, cela vaut mieux pour nous deux. Tu sais, c'est pas facile comme nouvelle, alors... Il vaut mieux, pour l'instant, de prendre un peu de distance..."

À ce moment là, le vert éclata. Il saisit son amant à la gorge, et commença à l'étrangler.

"Alors comme ça, tu sous-entends que je suis un monstre ?! Je ressemble à une bête sauvage ?! Je te fais peur ?! Tu veux prendre de la distance avec moi ?! Je ne te laisserai pas faire ! Tu m'appartiens ! Tu es à moi ! Putain Sanji, pourquoi ? Pourquoi ?! Est-ce mon boulot qui te dégoûte ?! Et bien oui, tu avais vu juste ! Je suis un yakuza, et alors ? Savoir que je tue t'horrifie, te fais peur ?! Qu'est-ce qui t'effraie à ça ? Tu ne comprends pas, toi aussi, que j'aime tuer, mais que je t'aime toi aussi ?! Bordel, pourquoi ? Tu es différent des autres, tu es parfait ! L'idée que tu t'éloignes de moi m'est insupportable ! Alors non, je ne comprends pas ! "

Le blond commençait à manquer d'air. Le vert, voyant cela, le lâcha. Pendant que Sanji reprenait de l'air, Zoro saisit son sabre et mis la lame proche du cou du cuistot, tellement proche, qu'un léger filet de sang s'échappa. Il lui ordonna de se lever, ce qu'il fit docilement. Ensuite, il lui commanda d'aller dans la chambre, puis de se déshabiller. Le blond, menacé par un homme bien plus musclé que lui et tenant un sabre extrêmement tranchant, ne put que lui obéir. Après avoir exécuté les ordres, le yakuza le poussa sur le lit, et se mit à califourchon sur lui. Il approcha sa lame près de la joue du blond et fit une légère estafilade. Le sang commençait à dégouliner. Le vert approcha sa langue et lapa le liquide carmin. Sanji commençait à être excité. Mais le tueur n'en avait pas fini. Il lui donna un coup de poing qui lui cassa le nez.

"Tu tiens beaucoup à tes mains, pas vrai ? Dit Zoro."

Sanji le regarda, effaré. Tout d'un coup, le vert lui planta son arme dans la paume de sa main. Il hurla de douleur. Par pur sadisme, l'assassin tournoya sa lame sur elle-même.

"-Salaud ! Salaud ! Grinça Sanji, les larmes aux yeux.

-Tu n'as que ce que tu mérites, tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même, ricana-t-il. Crois moi, je vais te montrer à qui tu appartiens."

La virilité du vert, excitée par le sang, le corps et les cris du Cook, s'était durcit. Sans plus attendre, il l'entra dans le blond et commença à faire de violents va-et-vient. Sanji lui criait, le suppliait d'arrêter. Mais Zoro ne l'écoutait pas, au contraire, il se réjouissait des réactions de son vis-à-vis. Ils étaient partis pour se rendre au septième ciel. Étant concentré sur tâche, le plus grand avait lâché son sabre. Le blond l'ayant remarqué, saisit le sabre et le dirigea en direction de Zoro. Ce dernier, voyant la lame s'approcher dangereusement de sa tête, s'écarta pour ne pas avoir le crâne fendu en deux, mais pas assez, car la lame trancha son œil gauche à la verticale. Il hurla de douleur. Il posa ses mains sur son globe oculaire endolori. Sanji en profita pour s'enfuir, mais la porte était fermée à clef. Se retournant pour aller la chercher, il se figea en voyant Zoro vert de rage, tenant d'une main son épée, et de l'autre son œil ensanglanté. Il hurla :

"-Tu vas me le payer, enfoiré d'Ero-Cook ! Espèce de salaud... Non seulement tu me fais ça, à moi, mais en plus tu essayes de te faire la malle ! Tu vas le regretter... "

Le blond était tétanisé, il sentait sa fin proche. Soudain, il entendit un grand bruit derrière lui. Il se retourna, et vit la porte défoncée, et se tenait debout devant eux deux, leur ami, Ace. Cet homme était un jeune voyou mais pas méchant, il connaissait le couple depuis trois ans. Ce dernier s'écria :

"-Salut la compagnie ! J'espère que je ne vous dérange pas trop ! Ah ! Et désolé pour votre porte.

-Ace ! S'écria le cuistot fou de joie.

-Yo ! Mmhh ? Mais qu'est-ce qui se passe, ici ? Demanda-t-il en les regardant, enfin, tous les deux. Pourquoi t'es tout nu, Sanji ? Et pourquoi tu fais cette tête-la ? Pourquoi tu pleures ? Zoro, qu'est-ce qui s'est passé ? Tu lui as fait quelque chose ?

- Ace ! Gueula le vert, dégage tout de suite ! Je n'en ai pas fini avec le Cook ! Casse-toi !"

Il fonça sur le brun dont il le blessa au flanc mais, ce dernier sortit son couteau et le planta dans l'épaule du tueur. Profitant de l'instant où le vert grognait de douleur et retirait le poignard, Ace ignora la douleur et saisit le bras de Sanji puis l'emmena avec lui. En bas, ils prirent la moto du brun et s'en allèrent de cet endroit maudit. La route fut dure car les yeux d'Ace voyaient de plus en plus flous. Ils arrivèrent heureusement à l'appartement du tatoué.

Là-haut, le propriétaire demanda, en soignant sa blessure, au blond tremblant :

"-Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi Zoro a pété un câble comme ça ?

-J... J'ai découvert qu'il était un...un tueur yakuza... Je l'ai vu... Après je lui ai demandé de...de mettre un peu de distance en...entre nous. Il... Il ne l'a pas supporté et il m'a...m'a...

-Il t'a quoi ?

-Il m'a... Violé... "

Ace le regarda, sidéré. Il balbutia :

"-Que... Quoi ?! Mais comment... Pourquoi... Qu'est-ce qu'il lui a pris ?

-Il... Il a dit que je lui appartenait. Il est devenu complété fou... Non, en fait il l'était sûrement bien avant, mais je l'aimais trop pour l'avoir remarqué.

-L'enfoiré... Au fait, qu'est-il arrivé à tes mains ? Tu en prends soin, d'habitude...

-C'est... C'est encore lui qui a fait ça.

-Putain le gros connard ! Il est complètement malade ! C'est un psychopathe ou quoi ?!

-Je... Je dirais plus psychotique...

-Mouais bon, on ne va pas chipoter sur les détails.

-Oui, tu as raison.

-Ecoute, ici c'est bien trop dangereux pour toi. Il vaudrait mieux que tu partes.

-Que... Quoi ?

-Zoro est un dangereux et redoutable tueur. Il retrouvera vite ta trace et te violera à nouveau, voire même te tuera.

-Dis... Tu savais plus le boulot de Zoro ? Parce qu'à t'entendre parler, on jurerait que oui."

Il y eut un temps de silence. Le brun, mal à l'aise prit enfin la parole :

"-Et bien, oui, je le savais.

-Alors pourquoi tu ne m'as rien dit ?!

-Mais je croyais qu'il te l'avais dit ! Crois-moi, je t'en prie !

- Bon, ça va, je te crois... Bordel, ras le bol qu'on me cache des trucs ! Et maintenant je vais apprendre quoi ? Que t'as frère caché qui a mystérieusement disparu mais qu'il est réapparu récemment et est le numéro deux de la plus grande entreprise mondiale ?! Ou alors que tu as un autre frère qui est le fils du grand milliardaire Monkey D. Dragon, et il porte un ridicule chapeau de paille ?!

-Euh... Et bien en fait, oui.

-Oh putain...

-Je ne te l'avais pas dit ?

-Non !

-Ah, merde alors.

-À chaque fois que tu voulais me

dire un truc important, tu t'endormais, puis tu oubliais !

-Oui, bon, assez rigoler. Reparlons de ton départ.

-Mais... Mais pourquoi ?

-Parce qu'il te retrouvera ! Ne sous-estime pas la mafia, là-bas, on sait tout sur tout. Il faudra aussi que tu changes de nom, c'est beaucoup plus prudent.

-Je... Je pourrais aller en France, mon père adoptif y habite.

-En France ? Mais c'est génial ! Mon petit frère Luffy, celui qui porte un chapeau de paille y habite !

-Sérieux ?!

-Ouais ! Tu lui diras bonjour de ma part !

-Mais toi, tu ne pars pas ? Il voudra sûrement te tuer, après que tu m'aies aidé...

-Ne t'inquiète pas pour moi, je suis sous la protection du clan Shirohige, il ne peut pas m'arriver grand chose ! Et puis, je ne peux abandonner Père après tout ce qu'il a fait pour moi."

Il ponctua sa phrase avec un grand sourire. Sanji aussi sourit. Il était vrai que le clan Shirohige, dirigé par le vieux Edward Newgate, était le plus puissant clan du Japon, et que le brun était sous sa protection. Ce clan était aussi connu pour que tout les membres appellent Newgate "Père", lui-même les appelant "Mes fils". Il était très respecté, même par les policiers, et le blond savait ô combien Ace était attaché à lui. Malheureusement, les années ont de plus en plus raison de lui, et le vieil homme souffre, à cause de cela, de maladie.

"C'est d'accord, dit le cuisinier, j'irai faire un petit coucou à ton frère. Et désormais, je m'appelle Kurohashi Sanji !"

Ils éclatèrent de rire. Hélas, ils furent coupés par la sonnerie SMS du portable du tatoué. Ce dernier soupira mais regarda tout de même le message.

"-Merde ! S'écria-t-il.

-Quoi ? Demanda le blond, inquiet. Qu'est-ce qu'il y a ?

-C'est Zoro.

-Quoi ?!

-Regarde."

Il regarda le portable. Il y lut :

"Je sais que tu es en ce moment avec Ace, donc tu devrais lire ce message. Je ne te lâcherai pas comme ça, où que tu sois, où que tu iras, je te retrouverai. Crois-moi, je rattrape toujours mes proies.

Ace, quant à toi, tu paieras pour ce que tu as fait."

Ils se regardèrent, livides. D'un accord commun, ils préparèrent des affaires pour le cuisinier, cherchèrent un avion pour Paris puis préparèrent des faux papiers.

Quelques jours plus tard, Sanji s'envola pour la France. Trois mois plus tard, il apprit aux infos le massacre du clan Shirohige, dont Ace, qui a été retrouvé égorgé.

Ça va ? Vous allez bien ? Vous avez encore le moral ? Si oui, tant mieux, si non bah… tant pis !

À bientôt !