Auteur : Asrial

Genre : cross over / POV / Angst / Drama

Base : Dragonlance / Shadowrun / Highlander / Cyber City Oedo 2808

Rating : PG-13 pour l'instant

Note : Je sais qu'Oedo c'est en 2808 et pas en 2050 et des papillons, m'en fou.

Pour le prologue et les chapitres pairs, c'est raistlin qui parle, pour les chapitres impair, c'est Dalamar



Chronique d'un Retour

Chapitre 2



Je serre les dents et me force à rester aimable avec mon vieil ami.

Je devrais être à Tir.Pas ici. Pas à Tokyo. pas dans cette chambre d'hôpital stérile où repose sur un lit drapé de blanc un jeune homme.Un jeune elfe. Tout juste touché par la Gobelinisation..

Je suis là parce que mon vieil ami a confiance en moi.

Je suis là parce qu'il se soucis de ses hommes.

Je suis là parce qu'il ne fait pas confiance au service médical de sa propre brigade.

Je ne vais pas lui jeter la pierre.

Les frais pour la survie d'un humain pendant la Gobelinisation, surtout maintenant, sont de plus en plus élevés et peu rentable pour un flic qui pourrait perdre sa tête au moindre écart mineur.

La Cyber Police, vous avez du en entendre parler non ? Des prisonniers tirés de leur cellule, affublés d'un collier explosif et lâché dans les rues pour contrôler une délinquance galopante que les Normaux ne savent plus canaliser.

Je souris avec amusement en voyant entrer les partenaires du jeune elfe allongé sur le lit.

Ils détestent leur supérieur.

Ils le haïssent cordialement.

Ils ne se rendent pas compte que leur ami n'est pas dans l'aile médicale de la police mais dans l'aile privé. Que c'est leur chef honnit qui paye par affection pour ses hommes. Pour ses enfants ?

Je n'aurait pas du le pinter pour quelque réponses.

Toujours plus difficile de travailler avec quelqu'un dont vous connaissez le fond du c?ur.

Pauvre Hasegawa.

Le garçon sur le lit gémit et commence à se réveiller.

Il survivra.

Il faudra que je pense à le tester, on ne sait jamais.

Quoique Juzo puisse le faire. Il a été mon élève après tout. il y a quelques siècles.

Je ne peux retenir un petit ricanement qui me vaut un regard noir des deux flics et de la fliquette scotchés au mur.

Je sonde rapidement l'elfe avant de hocher la tête.

Juzo va me tuer, mais il est bon de mettre certaines choses au point. Surtout que vient le moment où j'aurais besoin de leur coopération totale a eux tous.

Je prend un air paternel et tapote la tête de Benten.

Il me regarde d'un air perdu et je lui souris avec approbation.Le même sourire que Juzo lorsque ses hommes finissent une mission.

Je vois Gogul hausser un sourcil.

Il a toujours été plus intelligent que Sangoku.

Je rassure Beten et assure Juzo que "ton petit protégé ira très bien, tu as bien fait de l'amener dans le privé"

Les lèvres d'Hasegawa se soudent en une ligne glaciale et il me fusille du regard.

Je suis le seul a le sentir mais son aura se déploie autour de lui un instant avant qu'il ne reprenne son contrôle et ne me remercie du bout des lèvres.

J'engage Benten a dormir encore puis sort de la chambre d'hôpital, le regard de Gogul dans le dos.

Je referme la porte derrière moi et jète un coup d'?il par la petite fenêtre.

Le Decker dévisage son chef et compte mentalement sur ses doigts.

Je le vois prendre conscience de nombres de petits faveurs que leur a fait Hasegawa.Je le voit se rendre compte que jamais son chef n'a fait sauter un collier lui même, qu'il a toujours été prêt a mettre sa réputation et son poste en jeu pour les tirer des ennuis.Il jète un ?il a son terminal de poignet avant de dévisager longuement Juzo.

Je souris, amusé.

Hasegawa m'en voudra a mort, mais ce n'est pas bien grave.Il est temps qu'il rouvre un peu son c?ur au monde et la Gobelinisation de Benten tombe a pic.

Comment ça je joue les marieuses ?

J'ai besoin que les hommes et leur chef se fassent une confiance aveugle.pas d'autre chose. Quoi que.



Le jet me reconduit à Washington.

J'ai encore pas mal de boulot là-bas.

Je dois néanmoins contacter un de mes Runners préférés.

L'un de mes rares amis humain en fait.

Quand je dis humain, notez que je parle de mortel sans pouvoirs, je ne range pas Methos ou Juzo dans cette catégorie. Ils ont fait trop de chemin à mes côtés pour cela. Pour être humain, je veux dire.

Actuellement, ils sont trois à se partager ce privilège, "humains" ou "metahumains", selon la nomenclature actuelle.

Mon terminal se rappelle à mon bon souvenir et l'icône de Dodger apparaît sur l'écran.

Lui, je le compte au nombre des mes amis humains.

Après tout, j'ai aidé sa mère à la mettre au monde.

Ne lui faite pas remarquer que je lui ai talqué les fesses pendant que sa mère courrait après les crédits pour la préservation de Tir, il vous arracherait la langue avec une fourchette a escargot. Il n'aime pas qu'on lui rappelle qu'il a été jeune.

Des lignes de codes défilent sur mon écran.

Ce n'est qu'un camouflage aussi subtile que parfaitement ironique.

Enfin, les infos qui m'intéressent apparaissent.

Elles ne sont pas codées.

Elles ne sont que rarement codées.

Les Deckers ont cette manie de décoder tout ce qui leur tombe sous la patte, refusant de croire que des documents importants puissent être envoyé dans la Matrice sans protection.

C'est l'une de leurs plus grandes faiblesses.

Plus la carotte est grosse et loin, plus ils courent derrière. Alors vous pensez s'ils imagineraient jeter un ?il a de bêtes scans de coupures de journaux annotées a la main !

Mon c?ur se glace sans que je sache pourquoi et une vague de panique me cloue à mon siège en lisant les premières lignes de l'article.

La partie rationnelle de mon esprit analyse chaque ligne, chaque ponctuation, les petites pattes de mouches griffonnées en marge par le Decker tandis que mon être conscient ne peut s'empêcher de gémir de crainte.

Mon terminal s'éteint lorsqu'une hôtesse entre dans son champ de perception et s'approche de moi.

Elle me secoue gentiment, prenant de mes nouvelles, inquiète.

Ce n'est pas la première fois que j'utilise ce jet et je commence à bien connaître l'équipage.

C'est une donnée fondamentale de mon travail.

Trouver et former des équipes soudées et obéissantes, capables de se taire et de me faire confiance.

Le Stewart s'approche à son tour. C'est un nouveau celui là.

Je ne l'aime pas.

L'hôtesse et le pilote non plus.

Il est trop chromé pour son job.

Je finit de me reprendre et les assure que je vais bien.

Le regard de la jeune ork n'est pas dupe mais elle empêche son collègue de n'ennuyer davantage.

Il faudra que je pense a acheter cette petite compagnie, cet équipage me plait décidément. Sauf le Stewart bien entendu. Et il y a longtemps que j'ai besoin de quelques avions discrets.

Je rouvre mon global et donne quelques ordres en bourse.

Quelque secondes s'écoulent et je suis, ou plutôt ma corpo, est propriétaire de quatre petits aéroports de province et d'une flottille de 15 avions de ligne, allant du gros porteur au petit jet ultra rapide deux places. Je lance un ordre qui sera relayé à mes secrétaires pour l'achat de quelque autre aéroport discret puis je claque de la langue.

J'aurais du faire cela de longue date.

Je reviens à la coupure de presse qui m'a plongé dans la détresse.

Les cadavres de 300 jeunes elfes entre 4 et 18 ans retrouvés flottant sur le bord du pacifique, visiblement emportés là par le courant d'un des nombreux biefs venant de Tir.

Pendant un instant, je n'ai pu m'empêcher de penser qu'Il était parmi les morts, avant que les gribouillis de Dodger ne me rassurent.

Egoïstement, je n'ai pu m'empêcher d'être heureux. Tans pis pour les autres gosses.

C'est cruel mais je m'en fiche.

Pour une fois, je m'en fiche.

Le simple fais de savoir qu'Il est en vie me rassure.

Je ne sais toujours pas où il est mais il est en vie.

Comme si j'étais attiré au dehors, j'appuie mon front sur le hublot.

Nous survolons Tir et je dois faire un effort sur moi même pour ne pas ordonner à mon tout nouvel employé de modifier le plan de vol et d'aller se poser.

J'ai envie de le cherche moi même.

Je n'ai pas le temps. Pas maintenant.

J'appuie ma tête contre le dossier du siège et je pique un petit somme.

Il me reste une petite heure avant que l'appareil ne se pose a destination



On me secoue doucement et je quitte le jet.

Une limo blindée vient me chercher à la descente de l'appareil. Je déteste ça.Il y a beaucoup de chose que je déteste dans ce siècle et je sens que ça ne va pas aller en s'arrangeant.

Le toit polarisé de la voiture devient transparent et j'aperçois un fin croissant de lune rouge apparaître dans l'ombre de Solinari.

Je souris.

Je vais probablement avoir une petite visite très palpable de mes anges gardiens avant longtemps.

Bah, ça ne me dérange pas.

Mon chauffeur me parle depuis quelque minutes lorsque je me rends enfin compte que le babillage de fond que j'entend n'est pas la radio.

Je sursaute et tire un petit bout de langue désolé avant de lui demander de répéter.

Il n'a pas de bonnes nouvelles..les Runners que j'emploie ont rarement de bonnes nouvelles.

Trois des équipes de Seattle se sont fait exterminer dans une opération d'exfiltration sur L'Aztechnologie. C'est dommage. Deux des mages qu'ils employaient étaient prometteurs.

Ha ! Enfin une bonne nouvelle, Neko m'attend à la maison.

Le petit japonais est l'un de mes jouets préférés.

Je passe autant de temps à le taquiner qu'à le faire travailler.

Il le sais et ne s'en offusque pas.

On a les amusements qu'on peut.

La grille du jardin glisse en un chuintement métallique rouillé et la voiture s'engage dans l'allée principale.

Je sais, pour une maison que j'occupe moins de deux semaines par an, c'est un peu exagéré. Mais comme je l'ai dit, j'aime les vieilles pierres.et qui pourrait croire qu'ici se dressait la mythique Wayreth.

J'aime ce parc. Les arbres qui le composent sont les descendant de la forêt qui protégeait la Tour lorsque j'y ai passé l'Epreuve et garde les mêmes capacités.

Je n'ai pas de système de sécurité, Je ne paye pas de pots de vin à la Lone Star, pas plus qu'aux groupes de Samurais des Rues qui hantent le quartier. Et pourtant, la propriété de 15 hectares, pas plus que la maison, n'a jamais subi la moindre déprédation.

Magie.

Même un Dragon aussi puissant que le vieux Lovfyr ne pourrait entrer sous le dôme de protection magique que j'ai dressé là il y a 15 millénaires. Je sais qu'il me soupçonne d'être moi même un vieux dragon. Je ne fais rien pour l'en dissuader. Même ce cher Dunkelsahn ne sait pas ce que je suis. Il reste un dragon après tout.Et on ne peut ce fier aux dragons. Pas si on tient a sa vie, tout au moins.

Je pousse la porte de la maison et des dizaines d'âme en peine de précipitent pour prendre mes ordres.

Je suis déçu de ne pas voir Neko. Une urgence sans doute.

Je n'ai pas de domestiques. Je n'ai pas envie qu'ils tombent sur quelque chose qu'ils ne doivent pas voir. Je serais désolé d'avoir à les tuer.

Un petit miaulement ravi me tire de mes pensées et un petit chat, a peine gros comme mes deux poings me saute dans les bras.

Je souris.

Où que je sois, Caramon parvient à arriver avant moi.

Ne vous étranglez pas de cette façon, cette lignée de chat est ma plus belle réussite. Ils peuvent se lier emphatiquement à leur maître, ont une longue durée de vie, sont plus futés que beaucoup d'humains et peuvent se téléporter sur de longues distances d'un endroit à l'autre pourvu que leur maître y soit déjà allé une fois. Quand au nom que je lui ai donné, il lui convient tout a fait. Borné, têtu, en permanence affamé de nourriture et de câlins.Ça y est, je redeviens nostalgique. La sénilité qui avance.

J'ai prit l'habitude de garder le même nom pour chacun de mes chats. Petit brin de stabilité dans un monde qui change trop vite pour moi.

Aie, Cara me mord le doigts et me fixe avec réprobation. Il n'aime pas me voir me morfondre dans mon coin sur le temps jadis. Il a raison.

De toute la lignée, il est le plus intelligent. Et le plus petit. Il faudra que je le fasse se reproduire bientôt. Il commence à se faire vieux.

Je jacasse n'est ce pas..

C'est l'inquiétude, ne faites pas attention.

Je me vautre à mon bureau, énorme chose en pierre d'environ douze tonnes qui repose dans la seule pièce de la maison qui n'a pas de cave sous elle.pas envie que la maison me tombe sur la figure.

Le global allumé, je lis distraitement les nouvelles du moment lorsque l'une d'elles me fait me redresser brutalement, jetant a terre le chat qui ne proteste même pas, sentant mon changement d'attitude.

Avant même que j'ai pu lancer une recherche, les visages de Dodger et Neko apparaissent sur le réseau protégé.

Eux aussi ont fait le rapprochement.

Le petit japonais a déjà une liste de Runners près a être embauchés et en qui il a toute confiance.

Je ne peux m'empêcher de constater que dans sa liste manque Eclaireur, Mage et Decker.

Je déteste aller sur le terrain.

Je vais pour protester lorsque l'imprimante crache une photo haute résolution visiblement prise par satellite d'une villa de Tir.

A la fenêtre de la villa, Il fixe l'extérieur avec une moue boudeuse que je connais bien.

Je connais bien la villa où il est détenu aussi.

C'est le laboratoire principal de la cité.

Celui là même que l'équipe de Runner va devoir aller visiter.

Neko se fend d'un grand sourire.

"- Nous y allons ? Monsieur Johnson ?"

Je grimace.

Je déteste devoir marchander moi même avec des Runners. Ils sont tous tellement imbus de leur capacité a vivre dans les ombres.

Je déteste décidément trop de choses en ce siècle.

Bon. il ne me reste plus qu'a les changer n'est ce pas ?

C'est mon job après tout.

A suivre