Hello ! Je tiens à m'excuser pour cette longue, très longue absence, mais lorsque j'ai réussi à avoir Internet, j'ai découvert que je ne pouvais pas poster depuis mon portable... Ne vous inquiétez pas le Chapitre 4 est en cours d'écriture et va paraître d'ici Jeudi ! Et pour me faire pardonner je vais vous poster un one shot Dramione ;) J'espère que vous aimez ce couple !
Merci à Dafny, Olivia (je ne sais pas où ils ont atterri...tu m'as posé une colle ! Disons près d'un petit village typiquement british ! ^^), Asterie, scpotter, Suna pour vos reviews ! Bonne lecture !
-Il faut aller à Poudlard.
Sous le choc, Hermione ne sut que répondre. Revenir dans les couloirs sombres, s'asseoir de nouveau sur les bancs de bois d'un autre âge, se mêler aux élèves d'une autre époque, croiser d'anciens professeurs... Étais-ce vraiment possible ? Étais-ce vraiment réalisable ?
-Neville...
-Non, Hermione, écoute-moi. Je ne vois pas d'autres solutions. Tu l'as fait remarquer toi-même, on ne connaît pas le monde à cette époque, et il ne faut pas oublier que Tu-Sais-Qui sévit. On ne pourra jamais se débrouiller dans le monde extérieur ! Il faut admettre la réalité : on a vécu comme dans un cocon à Poudlard. Comment veux-tu que l'on réussisse à revenir où nous étions sans nous faire remarquer ?
Les propos de Neville étaient justes, mais blessaient la jeune fille. Elle avait voyagé avec ses parents, elle avait visité Londres, était partie à l'étranger, avait passé des mois en cavale dans un monde étranger à Poudlard. Elle savait se débrouiller.
-Neville, si nous sommes à Poudlard cela risque de changer le cours des évènements ! Notre présence là-bas peut tout chambouler ! Imagine qu'à cause de nous un autre futur arrive ?
-Je sais, Hermione, je sais tout ça… Mais c'est nous qui risquons d'avoir des problèmes si on ne tente rien. Et quel est l'endroit le plus sûr dans un monde où Tu-Sais-Qui assassine sans vergogne ?
Bien malgré elle Hermione esquissa un sourire.
-Poudlard, évidemment. Dumbledore est le seul que Vol…
-Chut ! lui intima Neville en plaquant une main sur sa bouche. Le nom est sûrement Tabou !
Honteuse, Hermione reprit :
-Dumbledore est le seul que Tu-Sais-Qui craigne.
-Exactement. Et la bibliothèque de Poudlard est largement fournie. On y trouvera sûrement des indices !
-J'ai peur que tu ne sois trop enthousiaste, avoua Hermione. J'y ai passé des heures mais je n'ai jamais rien lu sur des voyages temporels à aussi grande échelle. Et je me suis bien renseignée puisque… Oh, mais c'est vrai que tu ne l'as jamais su ! Ah lala, quand j'y pense…
Des larmes lui montaient aux yeux, mais c'étaient des larmes de bonheur. La fatigue finissait par avoir raison de ses nerfs, son corps était pris d'incontrôlables soubresauts et sa respiration devenait de plus en plus saccadée.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Hermione, qu'est-ce qui peut bien te faire rire à ce point ?
Tentant de se contrôler elle prit une grande inspiration et dit :
-Tu te souviens que j'avais pris plus d'options que tous les autres, en troisième année ? Et que plusieurs de mes cours se trouvaient aux mêmes horaires ? Ron et Harry me demandaient sans arrêt comment je faisais pour suivre tous mes cours…
Le silence s'installa à l'évocation des jeunes hommes.
-Pour ne manquer aucun cours, rompit Hermione, McGonagall a écrit au Ministère pour que je possède un Retourneur de Temps. C'est ainsi que j'ai réussi à assister à chaque classe. Mais ce Retourneur a également servi pour sauver Buck, l'hippogriffe de Hagrid qui avait attaqué Malefoy, de sa condamnation, et Sirius Black du baiser des Détraqueurs. Harry et moi avions retourné le temps pour changer le cours des évènements… C'est Dumbledore qui nous l'avait demandé…
Impressionné, Neville ne sut que répondre.
-Mais pour que nous puissions encore les sauver, il faut d'abord que nous revenions. Je pense que tu as raison à propos de Poudlard. Je n'aime pas l'idée de me mêler à un autre temps. Les règles et les lois concernant les déplacements temporels sont très strictes…
-On n'a jamais demandé à être ici. C'est un accident, personne ne nous blâmera pour cela à notre retour, interrompit Neville.
-Je sais. Je voulais dire que si les règlementations sont aussi rigoureuses, c'est parce que les voyages de ce genre sont très dangereux. Imagine ce qui peut se produire si tu te croises dans le passé ou même le futur !
-Sauf que nous ne sommes pas encore nés, qu'on ne risque donc rien et que…
-Que nous n'avons pas le choix, compléta Hermione.
Ils passèrent plusieurs heures à mettre au point leur projet, se souciant peu de dormir. Ils avaient tous deux retrouvé de la vigueur, et Hermione se souvint que chaque plan que le Trio ébauchait lors de la traque aux Horcruxes leur redonnait espoir, aussi n'interrompit-elle pas Neville. Ils dressèrent une liste de toutes les personnes vivantes qu'ils connaissaient, puis vint le moment de créer leur nouvelle identité.
-On pourrait venir des États-Unis, cela expliquerait pourquoi nous n'étions jamais allés à Poudlard, proposa Neville.
-Bonne idée, approuva Hermione. En quelle année pourrions-nous être ?
-Pour toi je dirais cinquième année, quant à moi…
Neville s'interrompit en voyant le visage d'Hermione devenir livide.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-En cinquième année… Non, ne t'inquiètes pas, c'est juste que cela signifie que je vais être avec les parents de Harry… Et Sirius, Remus, et… et même ce traître de Queudver…
-Ne t'inquiète pas pour ça. Tout se passera bien. Quant à moi je pense que…
-Tu ne peux pas y aller… Tes parents viennent de sortir de Poudlard, et on pourrait te reconnaître !
-Je peux utiliser le Polynectar…
-Je n'aime pas trop cette idée… voler l'apparence de quelqu'un. Et si nous sommes coincés ici pour toujours…
-On ne sera pas coincés ici éternellement, ne t'inquiète pas. On trouvera une solution, consola Neville en la serrant dans ses bras. En attendant cela il faudrait savoir ce que je vais devenir, tenta-il de plaisanter.
-Il y a Pré-au-Lard, proposa-t-elle. Tu serais à côté de Poudlard comme ça !
-Tu es sûre que je ne pourrais pas aller à Poudlard ?
-Neville... Ça risque déjà d'être compliqué de me trouver une couverture, alors...
-Bon, d'accord. Commençons par cela.
-Premièrement, pourquoi sommes-nous venus au Royaume-Uni risquer notre vie alors que nous vivions dans un pays en paix ?
-Je n'avais pas réfléchi à ça, concéda Neville.
-Une affaire d'héritage, peut-être ? Comme dans les romans...
-Si tu veux. On est deux cousins venus vivre en Écosse parce qu'on vient d'hériter de la fortune d'une vieille tante récemment décédée. Et j'ai décidé d'emménager à Pré-au-Lard parce que tu traverses une période difficile et que je voulais être à tes côtes.
-Un vrai philosophe, plaisanta Hermione.
-Que penses-tu de mon idée ?
-C'est parfait. Il ne nous reste plus qu'à trouver un logement et à m'inscrire à Poudlard.
ooooo
Le château était identique en tous points à celui que Neville et Hermione avaient connu. Ils traversèrent le parc en jetant autour d'eux des regards ébahis. Ils n'étaient pas dans cette époque depuis longtemps mais ils avaient pu constater que la méfiance, la peur et la douleur étaient constamment présents. Poudlard était un exemple de sérénité. L'herbe était verte sous le soleil d'été et le lac bleu inspirait le calme. Le saule cogneur se tenait immobile un peu plus loin, paisible.
ooooo
-Vous venez des États-Unis, me dites-vous ?
-Oui, monsieur. Ma cousine et moi traversons une période difficile, aussi j'ai pensé qu'un peu de changement nous serait... nous serait, euh...
Neville jeta un regard implorant à Hermione.
-Bénéfique, compléta Hermione assise face au bureau, à côté de Neville, gardant les mains posées sur ses genoux et la tête baissée, venant au secours de son prétendu cousin. Excusez-le, professeur, ces temps-ci tout est assez compliqué, continua Hermione sans relever la tête.
- Oui, bien entendu. Nous vivons dans une funeste période... Et sinon, Miss Puckle dans quelle école étiez-vous scolarisée ?
-Je... je suivais des cours à domicile.
-Le nom du professeur, je vous prie ?
-C'était un membre de la famille, monsieur.
-D'accord. Potions, métamorphose, sortilèges, botanique, histoire et défense contre les forces du mal ?
-Arithmancie , étude des Runes, et quelques notions de soins aux créatures magiques également, professeur. Ainsi que de l'étude des moldus.
-Bien, très bien ! répondit Dumbledore. Il semblait impressioné. J'aimerai avoir l'honneur de rencontrer votre ancien précepteur.
Ce n'était pas une banale formule de politesse. C'était une demande.
-Oh, et bien...
Hermione hésita. Tant de gens étaient morts. Était-ce vraiment nécessaire de tuer un personnage fictif ? Mais Neville avait réussi à la convaincre, les jours précédents. Les yeux toujours rivés sur ses genoux, elle poursuivit :
-Il est mort, monsieur.
Et voilà que maintenant les larmes lui montaient aux yeux. Elle n'allait tout de même pas pleurer pour un personnage imaginaire ?
-Oh. Croyez bien que je suis désolé, mademoiselle.
Il avait ça doucement, en levant ses yeux par-dessus ses lunettes en demi-lune. Hermione, qui avait quelque peu levé les yeux, avait l'impression de passer sous un scanner.
-Je pense que vous pourrez rentrer en cinquième année. Si cela s'avérait trop facile ou bien trop difficile nous ferons le nécessaire pour que vous puissiez suivre un cursus adapté. Il faut dire que vous êtes la première élève que nous accueillons en milieu de cursus scolaire depuis bien longtemps, et les autres avaient toujours été scolarisés en écoles.
ooooo
-On a agit bêtement ! s'énerva Neville lorsque Rusard eut refermé la grande porte. Que se passera-t-il lorsque dans quinze ans nous arriverons à Poudlard ? Il nous reconnaîtra !
-Non, on a bien agit. Trop de mensonges auraient éveillés des soupçons, nous aurions fini par nous trahir. De plus, si nous parvenons à trouver un moyen de rentrer nous lui dirons tout, ou du moins ce qu'il a besoin de savoir. Mais saches que je ne pense pas que cela soit possible...
-Ne dis pas de sottises, tu as affronté bien pire...
-Je ne sais pas, murmura Hermione, pensive. Y-a-t-il pire que de s'être battu et avoir perdu des être chers pour se voir par la suite tout retirer ?
-Tu ne le regardais pas dans les yeux, fit remarquer Neville, changeant de sujet de conversation. Pourquoi ?
-J'avais l'impression que j'allais me trahir... qu'il allait lire dans mes pensées... Dumbledore est un très bon occlumen tu sais ?
ooooo
La gare de King Cross grouillait de monde, comme à l'ordinaire. Le chariot d'Hermione était rempli des affaires qu'ils avaient achetées à Pré-au-Lard - et non pas sur le Chemin de Traverse - avec l'argent qu'Hermione conservait dans son petit sac en perles. Sa chouette effraie, Clades, se tenait coîte grâce au sortilège de silence d'Hermione. Neville et elle traversèrent le Hall bondé en direction des quais numéros neuf et dix.
La barrière de la voie neuf trois quarts était face à eux. Ils prirent une longue inspiration et coururent droit devant. Le passage au quai se fit comme à l'ordinaire. Quelques brefs instants dans le noir puis une lumière éclatante, et ils étaient arrivés, avec sur leur gauche le Poudlard Express, dont la locomotive crachait de grands nuages de fumée. L'horloge indiquait onze heures moins cinq.
-Je t'enverrais Clades dès que je serais arrivée, promit Hermione en serrant Neville contre elle.
-On se voit bientôt, lui assura-t-il. Il faut que tu y ailles, poursuivit-il alors que des coups de sifflet retentissaient.
Hermione grimpa dans le train et Neville l'aida à faire monter sa valise puis lui passa Clades, et referma la porte.
Sur le quai des parents faisaient leurs dernières recommandations à leur enfants, ou agitaient le bras. Beaucoup de mères pleuraient, et cela intrigua Hermione. Poudlard était certainement le meilleur rempart contre Voldemort...
Enfin, le train quitta la gare, et Hermione s'engageait dans le couloir à la recherche d'un compartiment lorsqu'elle entendit une voix familière l'interpeller :
-Eh, t'es une nouvelle ?
Le cœur battant, elle se retourna et dévisagea Harry. Ses cheveux noirs étaient encore plus en désordres qu'à l'ordinaire. Son sourire, toutefois, était identique, et très chaleureux. Il semblait ravi de la voir. Le jeune homme passa sa main dans ses cheveux, les ébouriffant davantage. C'était alors qu'Hermione remarqua que son front était dépourvu de cicatrice. Et que les yeux derrière les lunettes n'étaient pas verts. Le jeune homme aux yeux marron reprit :
-Oui, tu es nouvelle, je ne t'avais jamais vu auparavant. En quelle année rentres-tu ? Ne me dis pas première année, je ne te croirais pas, continua-t-il, charmeur.
Puis, sans attendre de réponse, il poursuivit :
-Moi c'est James. James Potter.
Je pense que là vous devez vous dire : C'est fait exprès ? Après tout ce temps d'attente (Désolée, vraiment !), elle nous plante au moment où Hermione rencontre James ? :p J'espère que vous avez aimé en tout cas !
A bientôt !
