Vous attendiez avec impatience la suite :) Et bien la voila ^^ Laissez moi des commentaires ;) sa m'aide à avancer :D
Bleach Résurrection Épisode 03
Chapitre 3 : Bienvenue au Hueco Mondo
Joyeux anniversaire Miyako ! Hurlèrent diverses voix en chœur.
Miyako porta sa main à la bouche. Une fête surprise ! Quelle superbe intention ! Tous ses amis et sa famille étaient présents.
La jeune fille observa la salle tandis que toute la petite troupe chantait cet événement avec animation. Ils avaient carrément loué l'une des salles des fêtes de Karakura. Certes les 18 ans, cela se fête mais bon... En aller jusque là...
La salle était joliment décorée. Des tas de ballons dans des filets étaient suspendus sur les quatre murs de la salle. Des mini-projecteurs étaient branchés et projetaient des tas de coloris de lumière ainsi qu'une machine pour la fumée. Comme en boîte de nuit. Des tables avaient été dressées pour former une sorte de fer à cheval et une grande piste de danse avait été installée pour s'éclater toute la soirée.
Miya-chan, viens vite par ici ! Cria Hasûmi en l'appelant d'un grand geste de la main.
J'arrive Hasûmi-chan ! Répondit Miya en souriant.
Tout était vraiment parfait. Tout le monde souriait, riait aux éclats et s'amusait. Vraiment ses parents avaient des fois de bonnes idées.
Soudain, les lumières s'éteignirent. D'un coup. Miyako explosa de rire. Elle connaissait parfaitement la blague. Éteindre la lumière puis la rallumer 30 secondes après avec un gâteau énorme ou une autre surprise du genre et hurler : « SURPRISE ! » Miyako attendit donc patiemment tout en essayant de deviner ce qui l'attendait quand les lumières allaient se rallumer.
1 minute, 2 minutes, 3 minutes...
Toujours aucune lumière qui ne s'allume et un silence de mort.
-Bon... C'est pas tout ça, mais j'aime pas trop les blagues dans le noir..., commença à grommeler Miyako en croisant les bras sur sa poitrine.
Aucune réponse.
-Bon puisque c'est cela, j'allume moi-même...
Elle avança, complètement à l'aveuglette vers l'un des murs, à la recherche d'un éventuel interrupteur. Mais à peine eut-elle fait deux pas qu'elle se prit les pieds dans une grande masse à terre. Elle tomba directement à la renverse, la tête la première.
-Putain ! Fait ch..., aboya Miyako, le nez sur le carreau. Je me suis éclaté le nez là !
Elle en avait marre de rigoler là. Elle se releva et chercha à tâtons ce qui l'avait renversée. Mais seul le mur était en face d'elle. Elle avança en coulissant contre le mur, les mains le palpant sous toutes les coutures. Enfin, elle mit un doigt dans une sorte de prise et elle sentit du bout des doigts un interrupteur. Elle l'alluma. Les néons grésillèrent et s'allumèrent péniblement. Elle poussa un soupir et se retourna.
Elle poussa un cri qui résonna dans toute la salle.
Elle était en face d'un bain de sang et de cadavres. Ses parents étaient allongés sur le sol, inertes et recouverts de sang. Son amie Hasûmi et tous les autres aussi. Certains avaient été embrochés par une arme blanche, d'autres avaient été démembrés. Un véritable , en état de choc ne faisait que hurler de peur et de terreur. Elle savait maintenant sur quoi elle avait trébuché...
Elle avait les jambes qui tremblaient, la vue complètement brouillée par le désastreux lieu qui l'entourait. Prenant ses jambes à son coup, elle fonça vers l'entrée de la salle des fêtes pour aller chercher de l'aide. Soudain une grande masse lui fit face. Ulquiorra. Elle resta bloquée devant le monstre qui était devant elle. Elle savait. Elle savait que c'était lui qui était l'auteur de ce crime monstrueux. Qui d'autre mis à part lui ?
L'homme maigre et pâle la regarda et poussa un ricanement sinistre. Il savait qu'elle avait compris. Il pointa son doigt à l'ongle noir et une grosse boule noire comme le vide grossissait au fur et à mesure. Et la toucha...
-AAAAAAAAAAHH !
Miyako se releva en un bond en hurlant comme si quelque chose l'avait mordu. Elle venait de faire le pire cauchemar de toute sa vie. Heureusement pour elle, car elle n'y aurait jamais survécu.
Soudain un flot d'image lui revint brusquement en mémoire : Le combat des hommes dans le parc, Ulquiorra chez elle, le moment où il lui effaça la mémoire, le moment où elle était au restaurant où celui-ci les épiait et aussi... l'assassinat de sa mère.
La jeune fille resta silencieuse quelques instants puis éclata en sanglots qui se terminèrent rapidement en un flot déchaîné de larmes. Tout un tas de choses lui explosa d'un coup. Des émotions en vrac la submergeaient pour l'engloutir dans un terrifiant océan froid et obscur. Le sentiment de solitude et d'être comme une ermite solitaire l'envahissait.
Elle enfonça la tête dans l'oreiller quand soudain elle se rendit compte d'une chose : Ce n'était ni son oreiller ni ses draps ça !
Miyako sortit rapidement la tête de sous les draps. Elle n'était ni chez elle ni chez quelqu'un qu'elle connaissait. L'endroit était très sombre et la pièce blanche. Le lit était recouvert de simples draps blancs et à côté une table basse où y étaient déposés un verre d'eau et une drôle de lampe. Elle l'alluma et observa la pièce. Elle était dans une chambre avec une sorte de petit salon intégré. Un simple canapé noir ainsi qu'un long tapis meublaient la pièce. Une petite table basse en marbre blanc trônait au milieu de la pièce avec un petit bouquet de fleurs artificielles.
-Mais j'suis où moi... se demanda Miyako en s'asseyant sur le rebord du lit.
Elle vit une grande porte et alla voir à l'intérieur. Une petite salle de bain très simplement équipée. Un lavabo en marbre bas ainsi qu'un grand miroir, une longue baignoire pouvant contenir facilement deux personnes et un sanitaire.
La jeune fille observa son reflet dans le miroir. Elle avait une tête affreuse, comme si elle avait vu un monstre. Cela dit... c'était presque le cas...Pas un monstre mais la mort l'avait saluée. Elle ouvrit le robinet qui cracha un long jet d'eau fraîche. Elle avala une grande lapée d'eau pour se désaltérer quand soudain elle entendit un toussotement dans son dos. Elle se retourna brusquement et sursauta en étouffant un cri : Une femme était apparue dans l'entrebâillement de la recula au fond de la salle de bain, apeurée par la puissante femme qui se tenait devant elle.
Celle-ci avait une drôle d'allure qui était vraiment effrayante malgré son regard plutôt agréable.
Elle était très grande et très bronzée de peau, comme si elle avait passé de longues heures sous le soleil. Elle avait une chevelure blonde attaché en une multitude de petites tresses, de petits yeux verts en amande qui lui donnaient un air calme et plutôt posé. Elle portait une tenue quelque peu... spéciale. Un haut blanc à manches avec un col qui lui recouvrait toute la mâchoire mais venait s'arrêter au milieu de la poitrine pour ne laisser paraître que la partie inférieure de ses seins, ce qui pour Miyako était vraiment très vulgaire. Elle portait une sorte de pagne blanc comme deux longs bouts de tissus qui ne recouvraient que la croupe et la partie intime de la femme et qui était attachés par une ceinture pendante noir. Un très drôle accoutrement.
-Suis-moi, dit simplement la femme en lui faisant face.
-Pour aller où ? Se risqua Miyako.
-Suis-moi et tu verras par toi-même, marmonna la grande blonde.
Miyako se disait qu'elle n'avait pas à craindre de la femme et donc, elle la suivit sans un mot malgré le tas de questions qu'elle se posait.
-Tiens te voilà Tia, dit une voix.
Miyako et la dénommée Tia entrèrent dans une immense salle noire et blanche. Une longue table était placée en plein milieu de celle-ci où de grand fauteuils à dossier montant à plusieurs mètres de haut était dressés. Dix fauteuils au total où dix hommes y étaient assis.
La jeune fille mit une main devant la bouche pour cacher son dégoût devant un drôle d'homme aux cheveux noirs luisants avec un sourire carnassier qui la détaillait de la tête aux pieds avec des yeux de pervers. Tous se tournèrent vers était vraiment mal à l'aise, surtout qu'elle se sentait si faible parmi eux. Ils dégageaient tous une incroyable énergie et une puissance terrible.
-Bienvenue au Hueco Mondo ma chère Miyako, viens donc près de moi, déclara un vieil homme avec une drôle de couronne sur la tête.
Miya hésita quelques instants avant que Tia ne lui donne une légère tape sur l'épaule qui la projeta en avant. Elle avança doucement vers l'homme qui l'avait interpellée, sous le regard des autres hommes.
Soudain elle le vit. Celui qui avait été la cause de beaucoup de problèmes, qui avait détruit sa vie. Ulquiorra. Elle le vit assis près du vieil homme et il fixait la table. Miyako le foudroyait sans aucune gêne du regard. Elle allait lui faire payer chèrement de tout ce qu'il avait fait, elle le jurait. Comme s'il avait entendu le fond de ses pensées, il releva la tête et lui jeta un regard si froid et toujours aussi intriguant qu'elle ne put maintenir leur confrontation plus longtemps.
-Sortez tous mes amis, dit alors le vieillard en faisant un signe de tête vers les hommes et Tia pour les congédier.
-Bordel... Pourquoi on peut pas rester ? Gronda l'homme aux cheveux bleus que Miyako avait vu se battre dans le parc.
Elle regarda d'un bref regard sa main. Incroyable ! Elle était intact comme si personne ne l'avait coupée. L'homme avait vu le regard de Miyako se poser sur sa main et avança droit vers elle, un sourire quelque peu ironique sur les lèvres :
-Ça te plaît de voir que j'ai toujours ma main ? T'avais mal pour moi ? Questionna l'homme en la collant contre le mur.
Avant que Miyako ne lui réponde une main attrapa la veste de l'homme et le projeta en arrière.
-Grimmjow, laisse la tranquille, dit Ulquiorra en s'approchant de Grimmjow, le regard menaçant.
-Qu'est-ce que t'as toi le glaçon ? T'as un problème c'est cela ? Gronda Grimmjow en serrant violemment les poings.
-Holà ! Calmos vous deux ! S'interposa un homme brun aux magnifiques yeux bleus clairs.
Si les deux hommes avaient des revolvers à la place des yeux, ils se seraient déjà entretués. Ulquiorra détourna son regard de Grimmjow et observa un bref instant Miyako qui le fusillait du regard, puis il partit sans dire un mot, précédé de tous les autres.
Miyako se retrouva seule avec le vieil homme, un peu gênée.
-Approche jeune fille, dit doucement le vieillard.
La jeune fille s'approcha doucement et s'installa sur le fauteuil qu'il lui présentait, il s'assit en face d'elle. Il l'observait d'un air qui inspirait la confiance mais peut-être trop, ce qui cachait quelque chose.
-Veux-tu du thé ? Demanda-t-il.
-Heu...non merci..., répondit Miyako la gorge nouée.
-Je comprends, tu ne dois pas vraiment avoir envie de boire ou de manger quoi que ce soit avec tout ce qui vient de t'arriver, compatit l'homme. Je me nomme Barragan Luisenbarne et je suis l'Espadas numéro 2. Je me doute que tu dois te demander qui nous sommes et pourquoi on t'a amenée ici.
-Exactement, dit Miya en s'enfonçant dans le fauteuil.
-Bien. Vois-tu, ici nous sommes au Hueco Mondo. C'est un monde parallèle au tien. Tu te trouves dans mon palais qui se nomme : Las Noches. Tous ceux qui étaient là précédemment sont aussi des Espadas, nous sommes dix au total. Nous sommes tous classés dans un ordre de puissance de 1 à 10. Il y aussi beaucoup d'autres Arrancars ici, mais les Espadas sont les plus puissants. Bref, sur Terre, j'ai eu dans un rapport que tu as vu notre combat contre des Shinigamis, n'est-ce pas ?
-Oui, mais qui c'étaient ces Shinigamis ? Demanda Miya.
-Ce sont des dieux de la mort, qui envoient les humains au Paradis. Ce sont nos ennemis, voilà pourquoi tu as assisté à notre petit combat.
-Mais pourquoi êtes-vous ennemis ?
-Car ils nous considèrent comme des infâmes monstres. Nous sommes des êtres dérivés d'humains mais qui sommes morts dans un état d'esprit opposé à la paix, certes. Mais ils ne savent pas que nous, nous ne cherchons que la paix dans ces moments-là. Très bien, nous aimons nous battre, nous aimons le pouvoir et la Terre est comme un terrain de jeu, mais ce que nous étions c'est ce que tu es toi, Miyako Kusâna, raconta le Barragan en pointant le doigt vers celle-ci.
- Je vois...Alors pourquoi vous m'avez enlevée ? Lança Miya en le regardant droit dans les yeux.
-Car pendant le combat que tu as observé, l'un d'entre nous a senti ton énergie spirituelle et nous a informés que tu en avais une extrêmement puissante pour une simple humaine, répondit le vieil homme.
-Ulquiorra...marmonna Miyako, si bas que Barragan ne comprit pas.
Elle lui en voulait encore plus. Si ce crétin ne l'avait pas annoncée aux autres Espadas, elle aurait vécu normalement. Mais non ! Ce salopard l'avait fait suivre, l'avait détruite... Elle lui en voulait, elle lui ferait chèrement payer. Quoi qu'il en coûte.
-Donc voilà pourquoi tu es ici. Ta place n'est pas sur Terre car tu ne te souviens peut-être pas de ce qui s'est passé après que tu ais vu l'assassinat de ta mère.
Miyako y repensa soudainement : Oui ! Mais que s'était-t-il passé après ça ?
-Maintenant que vous en parlez... Je n'ai que le souvenir d'avoir sombré dans le désespoir et le vide total mais je me rappelle plus de rien...
-Et bien regarde ceci, dit-il en fouillant dans sa poche.
Il ressortit de sa poche une chose tout simplement dégoûtante : un œil. Un œil vert émeraude. Miyako se demanda même un instant s'il ne s'agissait pas de l'œil d'Ulquiorra. Barragan le prit bien en main et appuya dessus. Miya exprima une grimace profonde. D'un coup, l'œil explosa en de milliers de petites particules brillantes qui volèrent jusqu'à elle. Elle regarda avancer les petites paillettes vers elle, inquiète. Elle regarda le vieil homme aux grandes balafres sur le visage qui lui fit un signe de tête signifiant de ne pas paniquer.
Les particules vinrent la frôler au niveau des yeux et des tas d'images défilèrent rapidement. Elle se voyait elle. Elle revoyait la scène où avait eu lieu le meurtre. Miyako était à terre et avait les yeux noyés dans le vide. Puis d'un coup, elle s'était levée et en quelques secondes, une aura rouge l'avait entourée et le hall était en feu, et tout les gens autour étaient en train de brûler en hurlant d'horreur et de douleur.
Miyako se leva d'un coup et sous la violence, le siège s'étala au sol.
-NON ! Ce n'est pas moi qui ais fait ça ! hurla Miyako. Jamais j'aurais pu faire cela !
-Calme-toi, t'énerver n'avancerait à rien. Tu étais sous l'emprise de la colère. La colère nous fait bien faire des tas de choses que l'on ne voudrait pas forcément, essaya de l'appaiser Barragan.
Miya avait les larmes aux coins des yeux et se retenait de pas fondre en sanglots. Elle avait tué des innocents ! Elle !
-Nous pouvons t'aider à maîtriser ce pouvoir ! Mais il faudra du temps et de l'entraînement. Le veux-tu ? Lui proposa Barragan.
Elle ne pouvait pas vivre dans l'atroce et affreuse idée que si elle se remettait dans une colère pareille, que en quelque instants, elle pouvait provoquer un véritable bûcher humain. Elle regarda l'Espadas qui attendait sa réponse.
-J'accepte...
Quelques minutes plus tard, Miyako sortit de la salle, une drôle d'expression au visage. Elle semblait plus sereine, plus calme. Elle savait qu'ici, elle pourrait avoir une chance de maîtriser ce pouvoir.
Elle marcha dans le couloir la tête remplie de pensées. Elle en oublia le fait qu'elle ne savait même pas où était sa chambre. Miya regarda autour d'elle et vit une ombre, le dos collé contre l'un des murs blancs.
-Suis-moi, femme.
-J'ai un prénom..., marmonna Miyako en le foudroyant du regard.
-Je m'en fiche comme du jour où je suis devenu un Hollow, répliqua Ulquiorra en avançant sans se soucier de la remarque.
Miyako était à deux doigts de lui sauter dessus et de l'étrangler, mais elle avait le temps. Elle attendrait patiemment qu'elle sache maîtriser son pouvoir.
Ils marchèrent en silence dans les longs couloirs neutres et silencieux. La jeune fille maudit celui qui avait dit à Ulquiorra de l'emmener jusqu'à sa chambre. Ulquiorra s'arrêta devant un mur où une légère ouverture était visible pour qu'on remarque la porte. Il posa sa main dessus et elle s'ouvrit. Il recula pour laisser passer Miyako et commença à repartir en direction d'un couloir quand Miyako l'attrapa par la veste et le colla violemment contre un mur :
-Je te préviens, ton petit jeu de tout à l'heure dans la salle là, pour venir me défendre, ça marchera pas ! Essaie pas de faire le sauveur compris ? J'avais pas besoin que tu me défendes, surtout par un type de ton espèce qui a ruiné et mis ma vie aux enfers. Je te le ferai payer je t'en fais la promesse, dit d'une voix cinglante Miyako en le tenant fermement par le col de la veste.
Puis elle le lâcha et partit si rapidement dans sa chambre, qu'elle laissa un Ulquiorra très surpris.
Il repartit sans un mot mais son regard en disait long.
-Dis donc mon vieux, tu t'es vraiment fait remonter pour avoir voulu jouer le glaçon gentil, rigola Nnoitra.
-La ferme.
-Héhé ! J'espère que tu vas pas laisser passer une occasion de la mater cette petite humaine.
-Mêle-toi de tes affaires si tu veux pas d'ennuis, répondit Ulquiorra en continuant son chemin sans prêter la moindre attention à l'Espada.
-Oh déglace-toi un peu ! J'essayais de plaisanter ! Mais sérieusement, tu vas pas laisser passer cela ?
-Jamais personne ne m'a tenu tête, elle ne sera pas la première, marmonna Ulquiorra en disparaissant dans un Shunpô.
Toujours aussi sadique les fin !
Aller à la prochaine pour le chapitre 4 : Bellyche, enflamme toi !
