Note de l'auteur :

Salut, salut ! =)

Bon alors tout d'abord je tiens à m'excuser pour cette longue absence de ma part qui est dû à tout un tas de facteurs que je ne vais pas développer ici parce que depuis le temps que vous attendez pour lire ce nouveau chapitre, je ne vais pas vous retenir ;) Vous trouverez mes explications à la fin =)

Bonne lecture !


Chapitre 3

Le cours d'art terminé, la classe se vida à une vitesse impressionnante ! En quelques secondes à peine, je me retrouvais seule en compagnie de mon sac. Une fois de plus j'étais la dernière à quitter la salle… Lasse de ce sentiment d'abandon qui se glissa rapidement en moi, je poussais un immense soupir, me résignant à ranger mes dernières affaires avec pour seule compagnie le bruit de Madame Candat en train de fredonner une chanson italienne tout en feuilletant les travaux que nous venions de lui rendre. Travail qui, soit dit en passant, ne m'attirera pas une très bonne note… Certes j'avais hérité du don culinaire de ma mère mais certainement pas de son coup de pinceau ! Contrairement à Violette qui me scotchât sur place ! Il émanait de son dessin une telle sensation de réalisme ! Son travail n'incitait qu'à une chose : entrer dans le magnifique petit cottage qu'elle avait dessiné. Perdu dans une forêt en plein automne au bord d'un lac, c'est comme si l'on pouvait ressentir la douce chaleur d'un feu de bois, l'odeur douceâtre des sapins, la fraîcheur d'une nuit à la belle étoile, on pouvait presque entendre les occupants de la maison rire au éclat, heureux de passer de bonne vacances… Ce dessin pourtant si simple exprimé à lui seul le charme irrésistible de ces genre d'endroit.

Mes affaires rangées, je chargeai mon sac sur mon épaule droite en saluant mon professeur avant de filer à grands pas vers la sortie ! Delà je passai à mon casier afin de récupérer les petites bricoles que j'avais déposé quelques heures plus tôt. Ceci fait, je pris la direction du portail principal où je devais attendre Ken.

Dehors, je m'installai près d'une des grandes colonnes qui encadrée l'entrée ce qui me donnait une vue imprenable sur tous les élèves déjà sortis. Un rapide tour d'horizon m'apprit que Ken n'avait toujours pas quitté le bâtiment. À la fois soulagée et déçue que mon ami n'est pas été le premier à se manifester, je pris mon mal en patience et l'attendis, la musique aux oreilles.

Le regard porté vers le grand portail, j'observai les élèves monter dans des voitures de toutes sortes, et de toutes colories, trop heureux de pouvoir rentrer chez eux après une longue journée de cours. Quand certains avaient la chance de pouvoir partir directement, d'autres prenaient la direction de l'arrêt de bus qui se trouvait non loin de là ou alors débutaient une marche qui devait les mener à leur domicile…

De voir tous mes camarades sortir ne fit qu'accentuer mon désir de me mettre en route dès à présent, mais je devais attendre Ken ! Et un coup d'œil à ma montre m'appris que cela ne faisait que trois minutes que je l'attendais…

Essayant de passer outre mon impatience, je reportai mon attention ailleurs que sur le ballet de voiture qui se jouait à quelques mètres de moi. Mes yeux se posèrent alors sur le coin où se trouvait attroupé tous les fumeurs de l'établissement. Un rictus mauvais m'échappa lorsque je les vis. Les cigarettes et moi sommes de vieilles ennemies mortelles depuis mon plus jeune âge et ce pour une simple raison : je suis asthmatique. Ni mes parents, ni moi ne nous doutions que j'étais atteinte de cette maladie et puis un beau jour où je jouais à proximité de mon père qui fumait en lisant son journal, je fis une crise qui faillit bien me coûter la vie. Je ne me souviens plus très bien de ce qui se passa ce jour-là. Tout ce que je sais, c'est que je fus amené d'urgence à l'hôpital et que ma mère, bouleversé par cet épisode, ordonna à mon père d'arrêter la cigarette. Autant vous dire qu'il ne-ce le fit pas redire deux fois et qu'il entreprit sa rémission dès que je fus de retour à la maison. Bien sûr cela fut toute une épreuve pour lui, et il rechuta parfois, mais jamais maman ne cessa de le soutenir et de l'aider dans son combat. Lorsqu'il en parle, il se plaît à dire que s'il a réussi à arrêter si vite (trois semaines) c'est grâce à elle… et à la peur de se retrouver à la rue en plein hiver.

Je souris en repensant à tout cela, et en baisant le regard sur mon poignet, ce qui effaça tout de suite ma bonne humeur : déjà dix minutes !

Un bruyant soupir m'échappa, et, excédée, je me mis à taper frénétiquement du pied, regardant régulièrement de droite à gauche à la recherche de mon ami aux cheveux châtain et lunettes rondes.

Que faisait Ken ? Il ne m'avait tout de même pas posé un lapin ?

- Pousses-toi de là la nouvelle ! Tu me bouche le passage ! s'exclama Ambre en me bousculant de son épaule, m'envoyant au passage ses cheveux dans la bouche.

Je bondis pour fondre sur elle, mais Princesse était déjà montée dans la voiture noire aux vitres teintées qui l'attendait devant le lycée, ce qui ne fit qu'accentuer mon irritation. Irritation qui semblait amuser un certain garçon aux cheveux rouges qui affichait un sourire taquin en tournant au coin de la rue. Castiel avait sûrement dû assister à toute la scène ; perspective qui m'agaça deux fois plus.

Plus qu'irritée, je serrai des dents en croisant mes bras dans une attitude défensive. Nom de nom ! Mais que fichait Ken ?

À présent je regardai ma montre toutes les minutes, m'attendant à voir mon ami sortir du lycée d'un instant à l'autre. Mais le temps passa et Ken ne se montrait pas…

La colère fit alors place à l'inquiétude.

Mon esprit avait beau me hurlait que Ken m'avait oublié, qu'il était grand temps pour moi de rentrée je n'y croyais pas. Jamais il ne m'aurait laissé attendre si longtemps sans trouver le moyen de me prévenir de son retard. Ken me vouait presque, et ce en dépit de mes multiples tentatives pour le refroidir, un culte. Il avait demandé à son père de déménager juste pour continuer à être dans la même école que moi ! Et il avait paru si heureux quand je lui ai proposé de faire un bout de chemin avec lui… J'avais vraiment peine à croire qu'il m'ait posé un lapin… ou alors… non…non… !

Il ne s'est tout de même pas perdu ! Il est là depuis deux semaines !… Remarque, il s'était déjà perdu dans notre ancien lycée après un an à arpenter les couloirs, alors deux semaines… D'ailleurs je me souviens que ce jour-là nous étions tous parti à sa recherche et que nous ne l'avions retrouvé qu'en fin d'après-midi, enfermé dans la remise du concierge. Ken se rentait à son cours de Maths lorsqu'il s'est trompé de chemin et par je ne sais quelles circonstances, il avait atterri dans ce lieu noir, humide et empestant les détergents. Lorsque Mr Guerin avait ouvert la porte, il avait découvert Ken en compagnie des ballais et des serpillières, le pied dans un sot. L'école en avait parlé des mois et des mois durant presque tout le monde se moquait de Ken dans les couloirs…cette histoire avait viré à la persécution. Un jour j'en eu tout simplement marre de les voir s'acharner sur mon ami et je pris sa défense. À cette époque, tout le monde connaissait ma véritable identité. J'étais la fille du célèbre couple Carter ! Connue pour « leurs divers engament de par le monde », « le cœur sur la main », « des humanistes comme on en fait plus », « symbole de réussite », « fort dans l'adversité », « un couple solide qui ne craint rien », voilà comment mes parents étaient décrits par les journaux du monde entier. Et à cause de cette renommée qui n'était pas la mienne, personne n'osait vraiment m'embêter ou me tenir tête. Donc lorsque je pris la défense de Ken, les attaques morales qu'il subissait finir peu à peu par s'arrêter… C'est sans doute de là que lui vient son obsession pour moi…du moins, c'est ce que je pense.

- Tu n'ais toujours pas partie Anita ?

Je sursautai en me retournant. Rosalya me souriait paisiblement.

- Si tu veux je suis sûr que ma mère peut te ramener !

- C'est vraiment gentil de ta part Rosa, mais je n'habite pas loin. J'étais censée faire le chemin avec une vieille connaissance mais comme tu peux voir, j'ai été oublié, souris-je avec un soupçon d'amertume dans la voix. Dis-moi, peut-être que tu peux m'aider ? Est-ce que tu aurais vu Ken ? Tu sais un garçon de notre âge pas très grand, des lunettes rondes, châtain avec une coupe au bol ? Il porte souvent un chandail vert.

La jeune femme leva les yeux vers le ciel. Elle devait certainement faire un effort de mémoire pour voir de qui je parlais. Il est vrai que Ken a une nature tellement timide qu'il passe facilement inaperçu…

Quelques secondes plus tard son regard s'éclaira.

- Oui ! Ça y est je vois de qui tu parles ! La dernière fois que je l'ai vu, il était près des casiers des salles d'Histoire mais c'était il y a bien dix minutes voir quinze…

- J'te remercie Rosa ! Je file voir s'il y est encore ! Au pire, je rentrai seule ! m'exclamai-je en me dirigeant vers l'entrée du bâtiment sans perdre un instant, laissant une Rosalya seule et étonnée sur place.

À présent j'en étais sûre, il devait être arrivé quelque chose à Ken ! Si Rosa l'avait vu dans les couloirs il y a un quart d'heure, il aurait dû me rejoindre depuis longtemps !

Au début calme et tranquille, ma marche s'accélérait un peu plus à chaque pas, au même rythme que mon anxiété augmentait.

Je courais maintenant presque dans les méandres du lycée à la recherche des salles d'Histoire, l'angoisse et la peur me nouant sévèrement le ventre et la gorge. Qu'avait-il bien pu lui arriver ? Un contre temps ? Un rendez-vous avec un professeur dont il aurait oublié de me parler ? Ou pire ! Un malaise ! Avait-il été piqué par une guêpe sans que personne ne puisse lui injecter ses antihistaminiques ? Était-il…mort… ?

Ma respiration, déjà rendu difficile par l'anxiété que j'éprouvais, devient de plus en plus saccadée et pénible alors que mon imagination continuait à s'emballer dans des hypothèses toutes plus tragiques les unes que les autres.

- Non mais stop là ! Reprend toi Anita ! Tu délire ! Respire un bon coup et arrête d'enterrer ce pauvre Ken alors qu'il ne lui est sûrement rien d'arrivé de si grave ! Si tu continus à ce rythme tu vas finir par faire une crise ! m'adjurai-je intérieurement en secouant la tête pour me remettre les idées en places, alors que je touchais au but : l'aile d'Histoire-Géographie.

Le silence répercuta en éco le bruit de mes pas alors que je reprenais un rythme de marche plus calme. Tout le monde semblait être partie et me retrouver seule dans ce long corridor ne fit qu'augmenter l'angoisse que je m'efforçai de faire taire.

Je déglutis difficilement. Que faire ? Appeler Ken en espérant qu'il m'entende et réponde ? Mais s'il avait réellement eu un problème, est-il en état d'émettre un son assez audible pour me parvenir ? Et qui m'assurait que mon camarade soit toujours ici ? Peut-être que sans m'en rendre compte, nous nous étions croisés, et que maintenant c'est lui qui m'attendait ?…

- Non ! Non ! Non ! Ce que tu dis est stupide Anita ! Franchement, Ken est capable de repérer ta présence dans n'importe quel endroit. Il ne serait pas passé devant toi sans te sauter au cou ! Tu réfléchis trop ! Arrête de tourner en rond et met toi plutôt à sa recherche !

Obéissant à ma propre remarque, je finis par prendre une profonde inspiration, dans le but de ma calmer, et me mis à arpenter l'aile du bâtiment d'un pas hésitant.

Je regardais dans chaque classe, espérant, souhaitant, de tout cœur voir Ken apparaître au détour d'une pièce, un sourire désolé aux lèvres. Il m'expliquerait que pour une raison quelconque il avait été retardé, qu'il était désolé moi je ne l'écouterais que de moitié, trop soulagé de le savoir en bonne santé… Mais voilà, rien de cela n'arriva et à chaque classe que je trouvais vide, mon cœur devenait de plus en plus pesant d'angoisse. Je sentais ma poitrine s'écraser sous le coup des émotions qui m'assaillaient, ma gorge se refermer sous l'effet de la peur, mais je luttais. Je luttais pour ne pas que mon stress prenne le dessus sur moi. Ce n'était ni le lieu, ni le moment de faire une crise de panique !

Une minute…Deux minutes…trois…quatre…Cinq minutes et toujours rien… Peut-être que finalement Ken et moi nous étions bien manqué et qu'il était à présent rentré chez lui… C'est ce que n'importe qui d'autre que moi se serait dit. N'importe qui d'autre serait déjà rentré chez lui depuis bien longtemps et c'est que j'étais tentée de faire, c'est ce que ma tête, ma logique, me disait de faire mais mon instinct me hurlait que quelque chose n'allait pas et que Ken n'était pas loin.

- Quelque chose ne va… mais quoi ! Réfléchis Anita…Réfléchis…tu viens de passer en revue toutes les salles de cours de l'aile d'Histoire / Géo alors quoi maintenant… Que dois-je faire ? Que dois-je faire ! m'exclamai-je intérieurement tout en me laissant tomber contre les casiers dans un bruit métallique.

Un temps de réflexion plus tard j'avais repris le chemin de la porte principale, l'inquiétude toujours présente dans les veines mais ma décision prise : je devais rentrer chez moi et delà si je n'avais pas des nouvelles de mon ami d'ici les trois prochaines heures, je donnerai l'alerte…du moins c'est ce que j'avais prévu…

Je longeai le couloir en traînant des pieds avec pour seule perspective en tête le trajet solitaire qui m'attendait, et les tâches que je devrais accomplir une fois rentrée, pensées très déplaisantes…

- AH ! m 'écriai-je en me retournant, surprise par une chose qui venait de m'attraper par le bras. Tu m'as fait une de ces peurs !

- Quand on réagit comme ça, c'est que l'on n'a pas la conscience tranquille, me taquina Nathaniel. Quelque chose ne va pas ? Il est tard et tu es toujours là tu devrais être rentrée depuis un moment.

Sa voix n'était ni réprobatrice, ni agressive. Tout au contraire, il émanait de mon camarade une aura de calme, d'empathie, une aura qui ne me donnait qu'une envie : tout lui raconter en espérant qu'il saurait m'aider.

- En effet, je ne suis pas très sereine…Je suis la recherche d'un ami qui…

Je me stoppai tout net au plus grand étonnement de Nathaniel qui m'invita à poursuivre, mais je le fis taire d'un geste impérieux de la main. Je venais d'entendre un bruit sourd provenant de la salle de science.

- Tu l'as entendue ?

- Quoi donc ? répondit le délégué.

- Un bruit métallique. Il me semble qu'il venait de la salle de juste là.

- Tu es sure ? Peut-être que tu as fait erreur…il peut juste s'agir des canalisations qui grinces une fois de plus.

- Peut-être…, admis-je septique quant à son explication. Tiens écoute ! Ça recommence !

Il s'agissait bien d'un bruit métallique ! et qui n'avait rien à voir avec de veilles canalisations grincheuses ! Non. Ça ressemblait plutôt à la porte d'une armoire que l'on essaye d'ouvrir sans succès.

Nathaniel et moi nous approchâmes de la porte pour mieux distinguer le bruit qui devenait de plus en plus fort.

- Étrange… généralement à cette heure-là l'aile des sciences est vide…et les portes fermées… peut-être devrions nous…

Sa remarque déclencha chez moi un électrochoc. Sans plus me souciez de Nathaniel, je pénétrai dans la salle et me dirigeai directement vers la grande armoire située à l'arrière de la pièce, espérant à la fois m'être trompé et avoir raison.

- Ken ! Ken c'est toi ?! m'écriai-je en essayant de toutes mes forces d'ouvrir la porte de métal.


Alors, alors ? Ken ou pas ? ;) Je vous laisse gentiment méditer là-dessus.

Bon avant que vous ne me donniez votre avis, je dois vous dire que j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, et j'espère de tout cœur qu'il vous a plus, même si il peut parfois paraître mal adroit.

Or donc comme promis voici quelques explications concernant ce long moment de silence : la première raison est très simple, je croule sous le travail ! J'ai des journée très longues à l'université (7H30 - 18H30 la plus part du temps) et quand je rentre, il faut que j'apprennes tout ce que j'ai vu en cours, en plus de mes TD à préparer -' Tout cela ne me laisse malheureusement pas beaucoup de temps pour écrire, ce que je déplore -' Seulement, c'est comme ça les études passe avant.
Ensuite je dois admettre que j'ai été prise d'une petite période de découragement aux multiples raisons (manque de motivation, phrase qui ne sonnaient pas bien, difficulté dans l'écriture du chapitre et j'en passe).
MAIS à aucun moment je n'ai envisagé d'arrêter ma fanfic et si une telle chose devait arrivé, je vous préviendrais, bien évidement.

Voilà, c'est plus ou moins ce que j'avais à dire ^^

La trame du prochain chapitre est déjà faite, je sais déjà ce qu'il y aura dedans, maintenant j'espère trouver le temps pour pouvoir vite avancer.

N'oubliez pas de me laisser votre avis bon ou mauvais (du moment qu'il est constructif), ça fait toujours très plaisir ! ;) D'ailleurs je remercie encore une fois Saluzozette, Kannybal et faerycyn pour m'avoir donner leur avis =) ça m'a vraiment fait plaisir !

PS : malheureusement je peux pas vous dire quand je posterai le chapitre 4, je vous présente donc mes excuses par avance et vous remercie de votre patiente et de votre fidélité ! =)

Yuki Hunter