Chapitre 3:

- Je n'arrive pas à y croire ! Tu as crié le nom de Black ! Me gronde mon meilleur ami.

- Mais non ! Pas du tout !

- Mais si, tu as joui en pensant à Black ! Tu pensais à ce gros con alors qu'on baisait !

- Mais je t'assure que non ! Ce gars me répugne comment peux tu penser que je m'imaginais avec lui pendant que l'on s'envoyait en l'air !

- Personnellement, je m'en fous que tu penses à quelqu'un d'autre lorsqu'on se « défoule ». Mais évite de penser à ce connard de Black !

Voyant que je ne réponds pas et que j'ai la tête baissé, Il ajoute :

- Tu sais, moi aussi il m'arrive de penser à quelqu'un d'autre...

- Quoi ?

- Oh ! Je t'en prie Gaby, ne fait pas ta prude !

- A qui tu penses ?, demandai-je subitement.

- Je ne te le dirais pas Gaby, on a beau être ami, tu es une grosse emmerdeuse, et tu aimes faire chier les gens. Je suis sur que ça ne te dérangerais pas plus que ça de me mettre dans la merde !

- Tu sais quand même que je peux garder un secret. Et si je ne peux pas le faire pour mon meilleur et seul ami, à qui je pourrais faire ça ?... Et puis, toi tu sais bien que j'ai pensais à Black tout à l'heure !

- Ah, Ah ! Tu l'avoues !

- Ne change pas de discussion, s'il te plait ! A qui tu penses quand on fait l'amour Evan ?

- D'accord ! D'abord, je tiens à te dire que je couche avec toi parce que j'aime bien ça ! Enfin, tu vois, j'éprouve beaucoup de plaisir ! Enfin, tu comprends, hein ?

- Ouais, bon, vas-y, accouche !

- D'accord !... Il m'arrive de penser à … Non, s'il te plait Gaby, ne m'oblige pas à le dire !

- Evan, ait un peu confiance en moi, putain !

- Mais ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi ! C'est juste que tu ne vas vraiment pas être contente !

- Evan, tu es mon meilleur ami, jamais je ne te jugerais !...Et puis, qui-a-t-il de pire que Black ?, disais-je pour détendre l'atmosphère.

- Lucius Malfoy, peut-être ?

- Oh !... Je …Je ne pensais pas que tu puisses être attiré par…

- Les mecs ?, me coupe Evan.

- En fait j'allais dire par les blonds ! Mais c'est vrai que je ne pensais pas que tu puisses être gay !... Mais je n'ai absolument rien contre tu sais !... Et puis vaut mieux être gay qu'attiré par l'emmerdeur de Black !

- Tu sais, on ne choisi pas ! C'est la fatalité !

C'est sans une réponse de ma part, on sort de la pièce pour se diriger vers nos dortoirs.

Et puis, qu'est qu'il croit, que je ne sais pas que ces choses là ne ce contrôlent pas ! Mais il a tout de même fallu que ce soit Black ! Le type que je hais le plus au monde ! Le destin, la fatalité et Merlin ont décidé de me punir tous en même temps, ils doivent vraiment me détester pour me torturer de la sorte !

Il doit être minuit et, Evan et moi rentrons dans la salle commune de Serpentard, et c'est très vite que l'on entend des bruits de pas descendant de l'escalier du dortoir des filles.

Evan et moi, restons alors choqués au milieu de la salle en voyant que c'était l'être le plus détestable du monde qui descendait les escaliers.

Black ! Bien entendu, toujours là quand et où il ne faut pas !

Il nous toise et lance et de ces fameux sourire dont il a la botte : le sourire narquois siriusien digne des plus grands Serpentards !

Il a beau clamé qu'il n'est pas un Black, en attendant il agit comme tel !

- Qu'est ce que tu fous là, bouffondor ? lançais-je à son attention.

- Maintenant que j'ai baisé et jeté comme de vieilles chaussettes toutes les filles des autres maisons, je me tourne vers ce qui reste, le bas de gamme, les Serpentardes !

- Pfff !, fais-je en passant devant lui pour monter à mon dortoir, je me retourne : « Au fait Evan, si tu veux, la prochaine fois je me teindrai en blonde… »

- Gabychounette ! Tu sais tu peux être vraiment chiante de temps en temps !, me répond Evan.

- Arr…, je suis en train de répondre à mon ami quand Black me coupe.

- « Gabychounette » ? Qu'est ce que c'est que cette horreur !

J'en avais presque oublié sa présence, mais malheureusement il est toujours là pour me le rappeler !

- Mais qu'est ce que tu fous encore là ? Mais barre-toi ! Tu ne vois pas que tu nous dérange ?, lui riais-je au visage.

- Oh ! tout doux ! Du calme !... T'envoyer en l'air ne t'aide pas à te calmer !

- La ferme Black ! Tu ne sais rien de ma vie, alors ferme ta grande gueule ! Tu comprends ce que je te dis, ou il faut que je te le dessine ?... Bonne nuit Ev… ! disais-je en relevant la tête à l'endroit où devait ce trouver mon ami, mais il a déserté, le lâche !

- On dirait qu'il t'a fait faux bond, si tu veux…

- Quoi encore Black ? Ecoute, je suis fatiguée, je veux plus que tout retrouver mon lit et fermer les yeux. Pour faire clair, je ne veux pas d'un duel maintenant, alors fous moi la paix ! criais-je en montant l'escalier qui mène à mon dortoir.

J'ouvre la porte du dortoir et la referme. Je m'approche de mon lit et commence à me déshabiller.

Je regarde les autres filles du dortoir, elles sont toutes en train de dormir, les rideaux fermés et également scellé par sortilège de silence à cause des ronflements de quelques colocataires particulièrement gênantes.

C'est à ca moment là que je sens deux mains se glisser sur mes hanches.

Les mains sont brulantes et la peau est douce.

Je me retourne, priant Merlin pour que ce na soit pas Black, même si au fond de moi je prie aussi pour que ce soit Sirius.

C'est là que mes yeux rencontrent les siens, Bleus-gris et brillants d'un désir à peine voilé et assez surprenant venant de sa part.

Je le repousse mais il insiste, il revient vers moi et me reprend dans ses bras. Il me glisse à l'oreille qu'il aimerait voire si les Serpentardes sont toutes du bas de gamme, ou s'il y en a quelques une qui en vaillent la peine.

Je le regarde alors choquée et le repousse à contre cœur.

Non, mais que croit-il ? Que je vais écarter les cuisses parce qu'il me l'a demandé ? Il me prend pour une pute ou quoi ?

Je crois qu'il n'a pas compris que c'est moi qui décide du moment, du lieu et surtout du partenaire ! Et je n'ai vraiment pas envie de lui en cet instant ! Peut-être que s'il me l'avait fait comprendre autrement je n'aurais pas dis non, mais là, il peut aller se brosser !

Je me tourne alors vers mon lit et m'y glisse, tout en ignorant Black, ce qui ne semble pas apprécier.

Il enlève sa chemise qui n'était pas encore reboutonné, fait glisser son jeans par terre et se retrouve en boxer devant moi.

Allez Gaby ! Self Control ! Putain, mais ce n'est vraiment pas possible d'avoir un corps pareille ! Et qu'est qu'il est beau dans la lumière de la cheminée.

Je tiens à préciser que malgré que l'on soit en Juin, presque en Juillet, les nuits sont très froides en Ecosse, de plus les dortoirs des Serpentards sont dans les cachots, un endroit naturellement froid. Je me suis donc rabaissée à supplier mes colocataires pour avoir la cheminée allumée.

Revenons à nos moutons ! Black s'approche du lit et s'y glisse également. Il ferme les rideaux, et lance un sortilège d'insonorisation.

Je lui tourne le dos en continuant de l'ignorer et en essayant de lui faire comprendre qu'il doit partir (même si au fond de moi je veux qu'il reste !).

Il m'attrape la taille et me plaque contre son torse. Je sens la chaleur de son corps m'irradier et se répandre en moi par tous les pores de ma peau. Je suis, alors prise d'une série de frissons. Il se rapproche d'avantage de moi et me murmure, entre deux baisers qui amplifient mais frissons, un « Bonne nuit », et se colle encore plus à moi.

Je me retourne, le regardant dans les yeux et il susurre à mon tour un « bonne nuit à toi aussi ! », en y ajoutant un petit bisou à la commissure des lèvres. Je me cale alors dans ses bras forts et protecteurs, la tête collée contre son torse pour pouvoir écouter les battements de son cœur.

Il resserre encore l'étreinte de ses bras. Il me serre si fort que j'en ai le souffle coupé. Mais qu'est ce que j'aime ça !

Cette pensée me surprend un peu, mais je préfère y penser plus tard et profiter de ce moment.

Peu à peu, un sentiment de bien être, de calme et de paix intérieur m'envahit et je finis par m'endormir dans les bras d'un gars que je suis censée haïr.