Disclaimer : Ba, ils sont toujours pas à moi hein ! (mais j'y arriverais ! Un jour, je prendrais possession de Square Enix !)
Pairing : Toujours nos deux déprimés de service (+ un léger AkuRoku dans l'épilogue. Dites-vous que c'est le bonus de fin !)
Voici donc le dernier chapitre. Je n'ai pas développé le yaoi autant que je ne l'aurais voulue mais bon… j'avais pas trop d'idées… Enfin bref, bonne lecture.
(Au fait, je voulais remercier tous ceux qui m'ont laissé des reviews. C'est ce qui m'a motivée pour écrire ce chapitre, merci encore !)
Le suicide n'a pas que des mauvais cotés chapitre 3
Plus de réponse, seulement le silence…
Il n'y avait pas de tonalité, ce qui voulait dire que Zexion n'avait pas raccroché mais ce n'était pas très rassurant car cela voulait aussi dire qu'il avait dû s'évanouir au téléphone ou alors, il n'était plus en état de parler et ce n'était pas vraiment une bonne chose. Malgré ça, Saix ne pût s'empêcher de continuer à appelé le jeune homme, bien qu'il avait compris qu'il n'avait pas espérer de réponse. Comprenant qu'il devait réagir à tout pris, il sortit de son bureau en ouvrant la porte à la volée. Naminé, en train de ranger ses affaires, sursauta.
- « Do… Docteur ? Qu'est-ce que… ? »
Il ne répondit pas et passa devant elle en l'ignorant totalement. Elle tenta de l'arrêter timidement mais il ne l'entendit même pas. L'homme aux cheveux bleus passa en coup de vent pour récupérer son manteau et au moment de s'élancer dehors, il entendit la voix de Naminé mais elle ne s'adressait pas à lui.
- « Il est là ! A l'entrée ! »
Soudain, il sentit que deux personne étaient en train de le retenir, l'attrapant chacun par un bras. Il se débattit, n'essayant même pas de savoir qui le tenait ainsi.
- « Lâchez-moi ! » Il était si énervé que sa physionomie semblait se métamorphoser. Il semblait plus… Bestial.
- « Pas question ! T'as vu dans quel état tu es ? » Fit une voix qu'il reconnu comme celle de Xigbar
- « Il est hors de question qu'on te laisse prendre ta voiture comme ça. » Lança Luxord.
Larxene arriva et se planta devant son collègue qui tentait d'échapper à l'étreinte de ses deux amis. Saix voulut protester mais avant même qu'il ait ouvert la bouche, la blonde mit les poings sur ses hanches et l'engueula.
- « Maintenant tu te calme, Saix ! Je ne sais pas ce qui t'arrives mais on ne te laissera pas partir tant que tu n'auras pas retrouvé ton sang-froid ! Et si tu continu à te débattre comme ça, je t'assomme ! C'est clair ?!»
Comprenant qu'on ne le relâchera pas tant qu'il se débattrait, il se calma et s'arrête de bouger, serrant les dents. Remarquant ceci, Xigbar et Luxord le relâchèrent. La blonde reprit d'un ton plus doux qui ne lui allait pas.
- « Bon, et maintenant, si tu nous raconté ton problème ? »
- « Pas le temps. » Fit-il en la repoussant. Il se dirigea rapidement dans sa voiture et monta à l'intérieur, enclenchant le contact.
Alors que le borgne, le blond et Naminé restés paralysé sur place, Larxene, par amitié mais également par fierté, se planta devant le voiture qui allait démarrer. Saix jura et baissa la vitre.
- « Sors de là ! »
- « Pas question ! »
- « Si tu ne t'écarte pas, je n'hésiterais pas à te rouler dessus. » Prévient-il fermement.
Elle déglutit, ne sachant pas quoi faire. Elle ne voulait pas laisser partir son ami dans cet état mais d'un autre coté, elle savait qu'il ne bluffait pas. Finalement, elle baissa la tête et se poussa sur le coté.
- « Je sais pas ce qui t'arrive ni où tu vas, mais fais gaffe à pas faire de conneries ! Sinon, t'auras affaire à moi ! » Ne pût-elle s'empêcher de dire lorsqu'il passa à coté d'elle.
Sans répondre, il s'engagea sur la route en direction de la Cité du Crépuscule en roulant le plus vite qu'il pût. Ils avaient beau être ses amis, ces crétins lui avaient perdre un temps précieux en le retenant ainsi ! Quelques minutes plus tard, il arriva devant la maison de Zexion et prit à peine le temps de se garer dans la rue noire et déserte. Il sortit en trombe du véhicule et se précipita devant la porte d'entrée, il ne prit même pas la peine de frapper et entra directement. Une fois dans l'entrée, il appela le jeune homme, attendant une réponse qui ne vint pas. Il s'avança rapidement dans le petit couloir.
« Bon sang, mais où… »
Avant même d'arriver au bout de sa pensée, il déboucha sur ce qui devait logiquement être le salon et il le vit.
- « Zexion ! »
Il était allongé par terre, sur le ventre, comme s'il était tombé et avait le teint livide. Il semblait inconscient. Autours de lui, il y avait une petite bouteille qui avait été renversé et avait déversé les gélules qu'elle contenait sur le sol ainsi qu'un verre à moitié brisé.
- « Et merde ! »
Saix se jeta sur le corps qui semblait sans vie et le retourna sur le dos, ne pouvant s'empêcher de lui tapoter la joue pour qu'il se réveille, bien que ce geste fût inutile. Finalement, ses reflexes de médecin l'emporta sur la panique qu'il commençait à ressentir. Il posa son index et son majeur sur le cou du jeune homme. Presque plus de pouls. Il devait faire vite. Il courut hors de la maison pour attraper une petite valise à l'arrière de sa voiture. Elle contenait divers médicaments et des objets bien utiles pour les premiers secours en cas d'accident. Une fois revenu au coté de Zexion, il ouvrit la mallette, fouillant à l'intérieur à la recherche d'une seringue. Une fois fait, il la remplit d'un liquide transparent qui se trouvait auparavant dans une petite fiole et releva une des manches du plus jeune. Saix prit quelques secondes, le temps de trouver la veine, et planta l'aiguille pour injecter le produit. Il ne faudrait plus qu'une dizaine de minutes à présent pour que le visage de Zexion puisse reprendre des couleurs et pour que le pouls revienne à la normale. Mais ce dernier n'était pas encore sorti d'affaire. De plus, le médicament que Saix venait de lui injecter allez surement faire monter sa fièvre très rapidement.
Malgré tout, Saix se calma. Il prit Zexion dans ses bras et se releva. Il fût étrangement étonné de constater que le jeune homme ne pesait presque rien. Certes, il était assez petit et pas bien gros, mais tout de même. Il déambula dans la maison, à la recherche de la chambre. Une fois qu'il l'eut trouvé, il y entra et posa l'inconscient sur le lit. Il soupira, sans doute par soulagement, avant d'entreprendre d'observer la pièce dans laquelle il se trouvait. C'était une chambre assez spacieuse et classique, mais néanmoins chaleureuse à cause de ses couleurs dans les tons ocre-orange. La pièce était agréable. Il y avait un bureau avec un ordinateur, une console reliée à une télé et une petite table basse. De nombreux livres étaient posés à même la moquette couleur pêche, certains étaient encore ouvert, comme si leurs propriétaire les avait posé là un instant avec l'intention de reprendre la lecture rapidement. Sur une étagère on pouvait voir des photos qui devaient avoir été mises là assez négligemment
Saix attrapa la chaise du bureau pour la déplacer à coté du lit. Il s'assit tout en observant Zexion, aujourd'hui vêtu d'un simple pantalon de toile noire ainsi que d'une chemise blanche. Le médecin se remémora des paroles du jeune au téléphone.
« Comment se fait-il qu'il ai eu si mal ? »
A la base, le Tétrazépam était un sédatif, il était censé atténuer la douleur, pas la provoquer. Il y avait des chances pour que Zexion soit allergique à l'un des composants du médicament. C'est ce qui semblait être en tout cas l'explication la plus plausible à son état.
Il sortit de ses rêvasseries quand Zexion commença à gémir. La fièvre était en train de monter et il se mit à délirer dans une sorte de demi-sommeil. Saix se leva pour aller chercher de quoi rafraichir le jeune homme. Une fois à la cuisine, il attrapa un verre qu'il remplie d'eau fraiche, au cas où le malade aurait soif, puis fit de même avec une petite bassine qu'il avait trouvé sous l'évier. Il retourna auprès de Zexion après avoir été cherché un morceau de tissu dans la salle de bain. Il posa le verre sur le chevet et la bassine par terre. Enfin, il mouilla le bout de tissu pour le poser sur le front de celui qu'il surveillait. Une fois que tout fût fini, il se rendit compte qu'il n'avait toujours pas enlevé son manteau. Il l'ôta quand il sentit que quelque chose vibrait dans sa poche. Il sortit le portable et décrocha tout en s'asseyant.
- « Allô ? »
- « Ouf. Saix, on arrive enfin à t'avoir. »
- « Xigbar… Quelque chose ne va pas ? »
Le borgne allait répondre quand Saix entendit en bruit de fond la voix de Larxene, qu'il reconnaitrait entre mille.
- « Passe-moi ce téléphone Xig'. » Puis, un instant après, cette même voix reprit en s'adressant à lui cette fois. « Saix ! Ça fait une heure qu'on essaye de te joindre ! »
Une heure ? Il s'était passé tant de temps depuis qu'il était parti de l'hôpital ? Il ne s'en était pas rendu compte.
- « Mon portable est en vibreur. Je n'ai pas dû remarquer les appels… »
Il entendit la blonde soupirer.
- « Bon sang, tu peux pas savoir comme tu nous as fait peur. Tu es parti comme une furie, on ne savait même pas où tu allais et… D'ailleurs, t'es où là ? »
Il préféra taire ce sujet et en profita pour demander conseil.
- « Larxene, j'ai besoin de toi. Comment peut-on soigner une overdose de Tétrazépam ? »
- « Une overdose de… Pourquoi tu me demandes ça ? » Fit-elle d'une voix surprise.
- « Je t'expliquerais plus tard, réponds-moi. Je n'ai jamais été confronté à ce genre de cas. »
- « Mmmh, et bien, tout dépend du mode d'administration et du temps qui s'est écoulé depuis l'ingestion. »
- « Par voie orale, en gélule. Quand au temps… » Il calcula mentalement. « Un peu plus d'une heure. »
Larxene prit son temps avant de répondre, commençant à comprendre la situation dans laquelle se trouvait Saix.
- « La meilleure solution aurait était de faire vomir le patient mais en une heure, les gélules ont largement eu le temps de se dissoudre. Le mieux serait d'abord de lui injecter un analgésique. »
- « C'est déjà fait. Ensuite ? » Il commençait à s'impatienter.
- « Ba, y'a rien de bien spécial à faire en plus… Lui faire boire beaucoup d'eau surtout, c'est le plus important. Il y a un risque qu'il fasse plusieurs crises, dans ce cas, il faudra réinjecter une dose de tranquillisant. Ah, et bien le rafraichir aussi. Sinon, la fièvre risquerait de trop faire monter la température du corps. »
Comprenant qu'elle n'avait rien à dire de plus, il la remercia.
- « Bon, très bien, merci Larxene. Je te revaudrais ça. »
- « J'y compte bien… » Étrangement, sa voix s'était faites un peu triste et plus basse qu'à l'accoutumée.
- « Larxene… Si on organisé une soirée de poker un de ces jours ? Avec tout le monde. »
Il y eu un temps de silence avant que Larxene ne réponde.
- « Ouais… C'est d'accord. On pourra louer un film aussi… Un film d'horreur, ça pourrais être sympa. Et tu ne pourras pas te défiler cette fois. C'est toi qui a proposé alors tu viens. »
- « Ne t'inquiète pas, c'est promis. «
Elle acquiesça et le salua avant de raccrocher.
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Au moins trois ou quatre heures s'était déroulé depuis l'appel avec Larxene. Pendant ce temps, Zexion ne s'était toujours pas réveillé. Il errait dans une semi-inconscience qui le faisait délirer. Saix veillait sur lui. Il changeait constamment le tissu humide sur son front et essayer de temps en temps de le faire boire. Mais le pire était certaines crises de douleurs que devait endurer le jeune homme. Ces crises pouvaient survenir à n'importe quels moments. Elles étaient violentes, déclenchant des spasmes incontrôlables chez lui. Dans ces instants, Saix devait le retenir fortement sur le lit pour l'empêcher de se débattre à cause des spasmes et de la souffrance, puis lui injecter dans le bras une dose de tranquillisant, comme le lui avait suggéré son amie. Après quelques minutes, Zexion se calmait pour retourner dans son sommeil sans rêve. Saix avait déjà dû faire face à trois crises comme celle-ci et mine de rien, cela l'avait épuisé. A la fin de la troisième, il se laissa glisser au sol, le dos appuyer contre le lit. Il fixa un point invisible sur le sol, laissant son esprit vagabonder. Après quelques minutes, il attrapa sans vraiment s'en rendre compte un livre qui trainait par terre et commença à le feuilleter. Alors qu'il lisait distraitement, il entendit un gémissement provenant du lit.
- « Mmmh… »
Il se leva, pensant qu'une quatrième crise allait commencer mais fut surpris de voir Zexion réveillé. Il fixait le vide d'un regard lointain, ne semblant pas reconnaitre l'endroit où il se trouvait ni ce qu'il faisait là. Ce n'est qu'une ou deux minutes après qu'il reprit ses esprits. Il se redressa brusquement en position assise, voulant se lever. Saix l'en empêcha en le retenant par les épaules.
- « Tu ferais mieux de ne pas bouger. »
Zexion hocha la tête et se massa les tempes. Il avait une migraine horrible. Il commença à se rappeler les événements récents quand il vit le verre d'eau que le médecin lui proposait. Il l'attrapa et le but d'une traite. Puis, il se tourna vers Saix qui venait de s'asseoir sur la chaise à coté du lit et lui demanda, hésitant :
- « Pourquoi… est-ce que vous êtes venu ? »
L'homme aux cheveux bleus ouvrit la bouche pour répondre mais il se rendit compte de quelque chose. Pourquoi en effet ? Pourquoi avait-il ainsi perdu son sang-froid ? Pourquoi avoir accouru directement ici ? Pour lui sauver la vie ? Mais ça n'était pas possible, ce n'était pas son genre de réagir comme ça. Il ferma les yeux un instant, troublé, puis les rouvrit avant de prendre la parole.
- « J'ai juste fait mon devoir de médecin. » Mentit-il avant de continuer. « Mon travail n'est pas de contribuer à prendre des vies mais à les sauver. »
- « Je vois… » Pour une raison que Saix ne connaissait pas, Zexion semblait déçu de la réponse.
Un silence gênant s'installa. Aucun des deux ne savait quoi dire. Devant une ambiance si froide, Saix soupira et se leva en attrapant son manteau, se disant qu'il devait mieux partir. Il s'apprêtait à quitter la pièce quand l'autre prit la parole.
- « Et bien, on dirait que c'est encore raté pour cette fois... »
A cette déclaration, Saix ne put empêcher une colère sourde de l'envahir. Il fit volte-face et retourna rapidement vers Zexion. Il fit une pause avant de le gifler aussi fort qu'il pût. La baffe avait était si puissante que le son de l'impact résonna dans la chambre. Le plus jeune affichait à présent un air d'étonnement et d'incompréhension totale. Saix s'énerva.
- « Tu parles encore de te suicider ?! Tu te fiche de moi ou quoi ?! Ceux qui prennent des médicaments pour se donner la mort sont en fait des lâches qui en ont peur ! Et toi, tu es peut-être résolu mais j'ai bien remarqué qu'en fait, tu étais mort de trouille à cette idée stupide ! Sinon, pourquoi m'aurais-tu appelé ?! De plus, tu me dis que tu veux mourir parce que cette vie t'ennuie ?! Mais elle est ennuyeuse pour tout le monde ! La différence entre toi et les autres, c'est que contrairement à eux, tu n'essaye même pas de t'y intéresser ! Et si tu t'en donné un peu la peine, peut-être que tu serais un peu plus conscient de la chance que tu as d'être en vie ! Alors à présent, si tu veux te foutre en l'air, ne te gène pas, mais au moins, choisi un moyen plus radical et sois vraiment sur de toi ! »
Il se tût, légèrement essoufflé d'avoir parlé autant et si fort. Zexion massa sa joue rougit et douloureuse sans rien dire, les larmes aux yeux. Il n'osait pas croiser le regard de son ainé. Après un court instant qui sembla durer une éternité, Saix s'approcha du lit et s'assit sur le bord du matelas avant de prendre le plus jeune dans ses bras, une main dans ses cheveux bleus-cendre et l'autre dans son dos. Surpris par ce geste, l'autre ne réagit pas tout de suite. Par gène, il voulut repousser le médecin, mais celui-ci prit la parole.
- « Je t'en supplie, ne refais plus jamais ça… Quand je t'ai vu inanimé sur le sol… J'ai cru que tu ne te réveillerais plus jamais. Ne me fais plus jamais une telle peur… »
Touché par ces paroles, Zexion posa son front contre le torse de Saix et agrippa le haut de ce dernier.
- « Oui… Désolé. Désolé… »
Alors qu'il continuait à s'excuser ainsi, Saix serra de plus en plus fort le corps qu'il tenait dans ses bras, comme s'il ne voulait plus jamais le lâcher. Ils restèrent ainsi un moment, puis le plus âgé posa sa main sur la joue qu'il avait giflée plus tôt.
- « Pardonne-moi. Je t'ai fais mal. Je n'aurais pas dû perdre mon calme comme ça. »
- « Non, c'est ma faute. Je vous ai dit ça alors que vous vous êtes occupé de moi tout ce temps… »
A ces mots, Saix eu un sourire un peu inquiétant.
- « C'est vraiment ce que tu penses ? »
Déstabilisé par l'étrange question, Zexion ne savait pas vraiment quoi dire.
- « Hein ? Heu… oui. » Fit-il avec hésitation.
Saix fit glisser la main qui était dans le dos du jeune et la glissa sous sa chemise blanche. Son autre main entreprit de défaire lentement les boutons de celle-ci.
- « Dans ce cas, je sais comment tu vas pouvoir te faire pardonner. » Lança-t-il en embrassant le cou de Zexion. Ce dernier se raidit et essaya de se reculer mais il en était incapable.
- « Qu'est-ce que… ? »
Il se tût quand Saix l'embrassa. Au début, il essaya de se débattre mais après quelques tentatives inutiles, il s'abandonna aux lèvres du médecin en ferma les yeux. Ce dernier avait présent finit de déboutonner la chemise et l'enleva, la faisant négligemment tombé au pied du lit. Il fit ensuite basculer Zexion sur le dos, de façon à être au-dessus de lui. Sans interrompre les baisers il passa une main dans les cheveux de son cadet et de l'autre, il caressa son torse à présent nu. Ce dernier se mit à réagir, son corps commençait à devenir plus sensible aux mains et aux lèvres de Saix. Il laissa échapper malgré lui des gémissements de plaisir et passa une main derrière la nuque de l'autre pour l'attirer un peu plus à lui. Puis, l'homme aux cheveux bleus s'arrêta, s'éloignant légèrement. Des mèches de cheveux caressaient le visage de Zexion. Il lança en murmurant
- « Détends-toi, tu n'as pas à avoir peur. »
- « Je n'ai pas… Ah ! »
Zexion avait voulu répondre d'un ton fier mais il s'était interrompu lorsque Saix lui mordilla le lobe de l'oreille.
- « Tu ferais bien de faire attention à ce que tu dis. Je suis du genre à tout prendre au pied de la lettre, alors réfléchit bien. »
Le plus jeune ne répondit pas immédiatement puis il fixa intensément le médecin de ses yeux de cendres et dit un peu par défi :
- « Je n'ai pas peur. »
Bien qu'il fût à nouveau déstabilisé par ce regard qui le fixait, un sourire ironique apparut sur le visage de Saix.
- « Humph, bonne réponse. »
Par la suite, Saix sembla se faire plus impatient. Il enleva rapidement son pull, puis embrassa le torse du plus jeune tandis qu'une de ses mains descendait en direction de son pantalon qu'il défit lentement, pour faire monter un peu plus l'impatience grandissante de Zexion. Il glissa sa main entre le tissu et la peau, descendant de plus en plus, quand :
« Bzz bzz bzzzzzzzzzz »
Ils s'interrompirent tout les deux.
- « Putain de portable ! » Ne pût s'empêcher de lâcher Saix.
Il attrapa le téléphone, hésitant entre simplement l'éteindre ou le balancer contre le mur. Alors qu'il allait opter pour la première option –tout de même plus raisonnable–, Zexion fit d'une voix un peu timide :
- « Euuh… C'est peut-être important. »
Saix grommela en regardant le nom de l'appelant qui se trouvait être… Larxene.
« Je vais la tuer ! » Hurla-t-il intérieurement.
Il décrocha, furax.
- « Quoi ?! » Il avait l'intention de l'engueuler avant qu'elle ne puisse répondre mais il n'en eu pas le temps.
- « COMMENT çA « QUOI ? » ?! TU TE FOUS DE MA GUEULE OU QUOI ?! LA PROCHAINE FOIS, PREVIENS QUAND TU DéCOUCHES !! » Elle hurla si fort que Zexion entendait distinctement et que Saix dût éloigner le téléphone.
- « Pardon ? » Sa colère se dissipa légèrement devant celle de la blonde.
- « FAIS PAS SEMBLANT DE PAS COMPRENDRE EN PLUS ! TU SAIS QUELLE HEURE IL EST ?! ÇA FAIT UNE HEURE QU'ON T'ATTEND A L'HOSTO ! T'ES PAS EN VACANCES SAIX, MERDE ! »
L'hôpital ! Il avait complètement oublié ! Il était resté toute la nuit à s'occuper de Zexion sans voir le temps passé.
- « Désolé, j'arrive tout de… » Il s'arrêta un instant, réfléchit puis repris, le sourire aux lèvres. « Et puis non. Tu sais quoi Larxene ? »
- « QUOI ENCORE ?! »
- « Dis à Naminé de reporter toutes mes consultations. Je prends mon jour de congé. »
- « DE…QUOOOOOOI ?! NON MAIS C'EST UNE BLAGUE ?! SAIX, TU… »
- « Salut. » Puis, il raccrocha et éteignit le portable avant de se tourner vers Zexion, ce dernier regardant le téléphone avec un vague regard effrayé, comme si ce dernier allait se mettre à mordre comme un chien enragé.
Saix rit discrètement devant la tête du plus jeune.
- « Oui, elle fait toujours cette effet-là quand on la rencontre pour la première fois. » Puis, il se rapprocha de lui, l'embrassant langoureusement. « Bien, à présent qu'on ne peut plus être dérangé, reprenons là où nous nous sommes arrêtés… »
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Épilogue :
- « AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH !! »
- « NON MAIS ÇA VA PAS BIEN ?! POURQUOI TU HURLE COMME UNE FILLETTE ?!
- « MAIS… MAIS LA FILLE !! ELLE VIENT DE SE FAIRE DéCAPITER !!
- « MAIS C'EST NORMAL CRéTIN !! C'EST UN FILM D'HORREUR ! SI TU CONTINUE A GUEULER COMME çA, JE TE FRAPPE ! »
Devant la menace de Larxene, Demyx se tût. La situation déclencha les rires des autres présents, à savoir Luxord, Xigbar, Xaldin, Axel, Roxas et bien sur, Saix et Zexion. Ils étaient tous réunis devant un film d'horreur particulièrement flippant, dans le noir, et le musicien n'avait pas pût s'empêcher de crier devant la mort horrible de la pauvre actrice. Après cet incident, il se reconcentrèrent sur le film.
Cela faisait environ trois semaines que Zexion et Saix sortaient ensemble et tout le monde était au courant. Lorsque le médecin avait présenté son petit ami à tout le monde, ils l'avaient immédiatement accepté parmi eux. Certain –dont Demyx, Larxene et Axel– l'appréciait tellement qu'ils avaient même tenté de l'embrasser à plusieurs reprises, bien que Saix –et Roxas– ait toujours été là pour veiller au grain.
Cela faisait à peine 5 minutes que le film avait repris que Larxene alluma la lumière et se mit à crier une énième fois, en direction d'Axel et Roxas cette fois.
- « OH VOUS DEUX LA ! ÇA VA, ON VOUS DéRANGE PAS TROP ?! »
En effet, les deux tourtereaux n'arrêter pas de s'embrasser incessablement, ce qui ne passait pas inaperçu. Axel se tourna vers la blonde avec un grand sourire moqueur.
- « Nous ? Bien sur que non, vous ne nous dérangez pas. Mais c'est gentil de t'en inquiéter. »
Larxene tenta de contenir sa colère.
- « Non mais sérieusement. Vous voudriez pas calmer un peu vos ardeurs D'ANIMAUX EN CHALEUR ?! »
- Oula ! Tant d'agressivité de ta part ! Calme-toi, c'est pas ma faute si tu es encore célibataire. Et puis je te signale que Roxy et moi, nous ne sommes pas le seul couple ici présent. » Fit-il d'un ton pleins de sous-entendus en désignant Saix et Zexion.
- « OUI, MAIS EUX, ILS NE SE ROULENT PAS DES PELLES AVEC D'AFFREUX BRUITS DE SUCCION ! »
- « PARDON ?! ÇA VA PAS SE PASSER COMME ÇA !! »
Une bataille d'insulte sans fin débuta entre les deux. Roxas et Xaldin tentèrent de les arrêter, tandis que Demyx, Xigbar et Luxord se marraient comme des baleines devant la scène. Saix et le jeune homme aux yeux de cendre quand à eux, observaient tranquillement le spectacle. Zexion, qui avait trouvé refuge dans les bras de son ainé, sourit devant ce spectacle. Il se sentait vraiment bien, jamais il n'avait été aussi heureux. Finalement, il leva la tête pour voir le visage de son aimé et prit la parole.
- « Dis… »
- « Oui ? »
- « En fait, tu avais raison… Cette vie n'est pas si ennuyeuse que ça… Il suffit de savoir s'y intéresser. » Fit-il avec un grand sourire.
Voila, j'espère que cette histoire vous auras plu !
Pour le moment, j'hésite toujours entre écrire du ZexionXDemyx ou du XigdarXDemyx… Mais dans tout les cas, je pense poster une autre fanfic assez rapidement.
