Salut les gens ! Vraiment désolée pour le retard (et quel retard !) mais si vous saviez ce par quoi je suis passée pour pouvoir écrire et publier ce chapitre ! J'espère que vous n'avez pas tous oublié l'existence de cette fic, je remercie ceux qui s'en souvienne encore. Il reste encore 3 chapitres et un épilogue, mais je ne peux pas poster à fréquence régulière désolée. en tout cas, j'espère que vous apprécierez ce chapitre. Je m'excuse encore et je vous dis à bientôt pour le prochain.

Bonne lecture!


A mon chat...

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Draco gémit en sentant le sexe de Harry pressé contre sa cuisse. Ils étaient tous les deux dans un couloir sombre, il était tard, et seule la lueur de la pleine lune leur offrait une possible visibilité. Harry lâcha de ses lèvres celles de Draco, pour diriger ses baisers dans son cou, sur sa clavicule. Les mains de Draco courraient sur son torse, cherchaient à retirer sa chemise de son pantalon. Harry, lui, s'était activé à défaire la boucle de la ceinture de Draco. Lorsqu'il y parvint, il se mit immédiatement à genoux et déposa des milliers de baisers sur son membre dressé, à travers son sous-vêtement. Draco grogna:

-Putain, Harry, je ne te savais pas si doué.

Harry esquissa un sourire mutin et lui répondit:

-Mais enfin, Draco, tu sais que j'ai toujours adoré les sucettes.

Puis il baissa le caleçon du blond, et engloutit son membre en entier.

Draco se réveilla en sursaut.

Un rêve, un putain de rêve. Draco se passa la main sur le visage, avant de soulever les draps pour constater qu'une partie stratégique de son anatomie s'était réveillée avant lui. Il se laissa retomber mollement sur les oreillers et fixa le plafond de sa chambre de préfet. Depuis quand faisait-il ce genre de rêve, au juste? Un an et demi? Deux ans? Il ne s'en souvenait même plus. Mais jamais ils ne lui avaient paru aussi réels. Peut-être était-ce parce que la relation qu' il entretenait à présent avec Harry dépassait celle de deux camarades de classe. Et pour dire.

Maintenant, ils s'embrassaient. Dès qu'il avait un instant, Harry voulait rester avec Draco, et vice et versa. En cours de botanique, ils se tenaient la main sous la table, et l'autre jour près du lac…

Harry l'avait touché. Il avait tenu son sexe entre ses mains douces, frêles et pourtant si expertes. Rien que d'y penser, Draco se sentit durcir encore plus. Il ferma les yeux, se détendit, et laissa sa main glisser sous le pantalon de son pyjama. Il avait pris pour habitude de ne pas dormir avec des sous-vêtements, et il gémit en enroulant sa main autour de son sexe.

A peine avait-il fait quelques va-et-vient que quelqu'un frappa à sa porte. Au début, Draco ne s'en formalisa pas et poursuivit sa besogne, mais la personne insista.

Sachant pertinemment de qu' il s'agissait, Draco soupira; remonta son pantalon et alla ouvrir la porte. Dès qu'il le fit, le regard de Luna fut attiré par son entre-jambe. Elle leva un sourcil suggestif.

-Que faisais-tu? Lui demanda-t-elle.

-Bof, je me tapais juste une petite branlette, répondit Draco.

Draco s'écarta pour la laisser passer et Luna entra en souriant. Elle allait s'asseoir sur le lit lorsqu'elle demanda à Draco:

-Je peux? Ou ai-je à craindre de m'asseoir sur la projection de ce qui aurait pu être mes futurs filleuls.

Draco lui adressa un sourire sarcastique.

-Tu peux. Et tu ne seras jamais la marraine de mes enfants.

-Mais bien sûr. En attendant, si tu prenais une douche froide. Non, que la vue de ton sexe en érection soit désagréable…

Draco continua de lui sourire.

-J'y vais.

Et toujours face à elle, il baissa son pantalon. Luna ferma immédiatement les yeux, alors que Draco entrait dans sa salle de bains en éclatant de rire.

Lorsqu'il en ressortit, habillé, propre et soulagé, Luna était allongée sur son lit, occuper à feuilleter un de ses magazines de Quidditch. Il s'installa à côté d'elle et lui demanda:

-Quelle est la raison de ta visite?

-Simple courtoisie, répondit Luna.

-Luna, tu es tout, sauf courtoise. Allez, dis-moi.

Luna poussa un long soupir et déposa le magazine.

-J'ai perdu ma virginité, la nuit dernière.

Draco se redressa et la scruta un instant. Puis il dit:

-Oh.

-Ouais, fit Luna.

Draco se recoucha.

-Avec qui?

-Michael Corner.

-Oh…et alors?

Luna sembla perdue dans ses pensée un instant. Puis elle dit:

-Bien, je ne comprends pas pourquoi tout le monde en fait tout un plat. Je ne trouve rien de particulier au sexe.

-Tu veux dire que tu n'as rien senti, pouffa Draco.

Luna le frappa légèrement.

-Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Oui j'ai sentit des choses et oui c'était bon, mais sans plus.

-Je vois, dit Draco. Tu es l'une de ces personnes qui a besoin d'être amoureuse, pour ressentir pleinement les choses.

-Et c'est mal? Demanda Luna.

-Non, pas vraiment. Pour tout te dire, j'en fais partie.

Luna posa sa tête sur son épaule, et Draco embrassa le sommet de son crâne.

*********************************************

Harry,

Je suis content d'avoir de tes nouvelles. J'ai cru que tu avais oublié ton vieux parrain. Je dois te dire que ta note en botanique m'a agréablement surpris. Enfin, tu commences à penser à tes études. La dernière année est la meilleure, mais il faut commencer à songer sérieusement à ton avenir, tu sais que tout peut arriver. J'ai du mal à croire que c'est bel et bien moi qui t'écris ces mots, mais il fallait bien que ça arrive un jour. Je vieillis. Je deviens rabat-joie. Je deviens comme ta mère ! D'ailleurs, j'ai retrouvé un vieux foulard qui lui appartenait dans mon grenier. Elle avait du l'oublier après une petite escapade avec ton père. Tu le récupéras et l'offriras à la femme de ta vie (que tu connais déjà, j'espère, car on les rencontre toujours à Poudlard). Continue à travailler, les Aspics c'est dans un mois et demi et je peux te jurer que ces épreuves, tu ne les oublieras jamais !

Je t'embrasse (très virilement, bien sûr),

Sirius.

PS: J'ai investi dans une douzaine de coussins péteurs pas plus tard qu'hier! C'est fou ce qu'ils inventent comme choses rigolotes les moldus.

Harry replia le morceau de parchemin et dit à Hedwige:

-Tu peux y aller, je te ramènerai des croquettes de Pré-au-Lard samedi.

La chouette poussa un hululement de plaisir et s'envola par la fenêtre de la bibliothèque. Harry posa sa tête dans ses mains, et gémit un grand:

-Meeeeeeeeeeeeeeeerrrrdeeeeeeeeeuuuuuhhhh…

-Qu'est-ce qui se passe? demanda Hannah, qui était assise en face de lui.

-Les Aspics sont dans un mois et demi !

Hannah leva un sourcil.

-Perspicace.

-Tu ne comprends pas, Hannah! S'exclama Harry, s'attirant un regard réprobateur de Madame Pince. Je ne suis pas prêt, je n'ai aucune idée de ce qu'il faut savoir ou pas ! Je suis foutu!

Hannah poussa un soupir:

-Eh bien tu as un mois et demi pour le découvrir.

Harry s'enfonça dans sa chaise en boudant:

-Mouais, et c'est certainement pas toi qui va m'aider!

-Qu'est-ce que tu crois, lui répondit Hannah d'une voix sèche, je ne m'appelle pas Hermione Granger.

Harry fut choqué par le ton qu'elle avait emprunté. Jamais Hannah ne s'était adressée à lui de cette façon.

-Qu'est-ce que tu as? lui demanda-t-il.

Hannah se pinça l'arrête du nez et répondit:

-Rien, je suis un peu stressée. Il y a les cours, les révisions, le bal qu'on a du repousser à cause de Peeves, Calvin, mes parents qui divorcent. J'accumule trop de choses et je ne sais pas quoi faire pour exorciser tout ça.

-Fais-toi sauter, suggéra Harry.

-Quelle superbe idée ! Ricana Hannah. Mais le seul mec qui pouvait me détendre rien qu'en me baisant a décidé de devenir gay il y a quelques semaines.

Harry fit semblant de ne pas voir le regard noir qu'elle lui lançait et lui demanda:

-Qu'est-ce qui se passe, avec Calvin?

Hannah se passa la main dans les cheveux d'un air fatigué.

-Je ne sais pas, il est tout le temps énervé, il réagit violement à tout ce qu'on lui dit. Tu n'avais pas remarqué?

Harry baissa les yeux.

-Non. Pour tout te dire, ça fait un moment que je ne l'ai pas vu.

-Oh…c'est pour ça alors.

-Non, je ne pense pas, répondit Harry. Si tu essayais de lui parler?

-J'ai déjà essayé, lui dit Hannah. L'autre jour, je lui ai dit de passer dans ma chambre. J'ai essayé de le forcer à me dire ce qui n'allait pas, et il m'a simplement envoyé balader pour ensuite me proposer qu'on s'envoie en l'air. Il ne veut rien me dire à moi. Toi, tu devrais essayer. Ce soir, par exemple, je sais qu'il est seul.

Harry sentit la gène monter en lui.

-C'est-à-dire que ce soir, j'ai déjà un truc de prévu. Avec Draco on voulait…

-Draco? Draco Malfoy? Demanda Hannah en le fusillant du regard. Depuis quand êtes vous aussi proches tous les deux?

Harry fut décontenancé par sa réaction:

-Euh…c'est-à-dire que…

-Vous couchez ensemble ? Coupa Hannah.

-Non! S'empressa de répondre Harry. Bien sûr que non !

-Alors quel genre de relation entretenez-vous, tous les deux?

Harry ouvrit et ferma la bouche à plusieurs reprises, ne sachant que dire. Hannah le fixait toujours les sourcils froncés. Puis, un évidence sembla s'installer dans son esprit. Elle se redressa, le regard étonné, presque horrifié et lui dit:

-Merlin, ce n'est pas ce que je pense.

-Quoi? Demanda précipitamment Harry.

-Malfoy, tu en serais…

Une dizaine de livres chutèrent des étagères derrière elle l'obligeant à s'interrompre.

-Oh, par Rowena! S'exclama une voix.

Luna Lovegood apparut devant eux et dit:

-Je m'excuse, j'ai voulu prendre un livre qui était trop haut et tout est tombé! Vous n'avez rien j'espère?

Avant que l'un d'entre eux ait pu répondre, une autre voix, plus grave, retentit:

-Luna! Luna, ça va?

Ce fut au tour de Draco Malfoy, de faire son entrée. Il posa des yeux inquiets sur Luna pour ensuite croiser le regard de Harry. Un sourire se dessina sur son visage.

-Salut, dit-il.

Harry regarda tour à tour Draco et Hannah. Cette dernière rangea rapidement ses affaires et -non sans lui jeter un regard meurtrier- s'en alla sans dire un mot.

Draco la regarda partir et s'installa à sa place en demandant:

-Qu'est-ce qu'il y a?

Harry poussa un long soupir et répondit, las:

-Rien. Tout va bien.

Il adressa un sourire à Draco, qui le lui rendit. Ils restèrent quelques secondes à s'observer en souriant, jusqu'à ce que Luna se racle bruyamment la gorge. Draco tourna le regard vers elle et dit alors:

-Pardon Luna. Je te présente Harry. Harry, voici Luna.

Harry sourit à la blonde et dit:

-Celle qui a deviné que j'adorais les sucettes.

-Elle-même, répondit Luna. Je vais vous laisser. Il faut que j'aille voir si j'ai reçu mon exemplaire sur les nargoles. A tout à l'heure.

Pendant qu'elle s'en allait, Harry demanda:

-Les quoi?

-Les nargoles, répondit Draco. Cherche pas à comprendre.

Harry soupira et s'enfonça dans sa chaise. Draco se pencha pour prendre sa main dans la sienne.

-Je vois bien que quelque chose ne va pas. Dis moi.

Harry regarda Draco dans les yeux et haussa nonchalamment les épaules.

-Rien, je t'assure. Je suis juste un peu stressé à cause de ces saletés d'ASPICS. Te rends-tu compte que c'est dans près d'un mois?

-Oui, dit Draco en esquissant un petit sourire. Mais tu n'as pas à t'en faire, tu es doué. Et si ça rate, tu peux toujours charmer l'examinateur.

Harry rit et se leva pour aller s'installer sur les genoux de Draco. Ce dernier passa ses bras autour de ceux du brun et releva le menton pour permettre à leurs lèvres de s'effleurer. Puis Harry engagea vraiment le baiser, déclenchant une vague de frissons au niveau de la colonne vertébrale de Draco. Le baiser dura plusieurs minutes pendant lesquelles leur deux langues se taquinèrent, se cherchèrent, se caressèrent. Ce fut Draco qui y mit fin. Il commençait à se sentir tendu (dans tous les sens du terme) et certains détails de son précédent rêve lui revenaient en mémoire. Harry ne protesta pas et se blottit contre son partenaire. Il se sentait si bien dans ses bras.

-Harry, j'ai une question, murmura Draco.

-Mmmh, fit Harry. Je t'écoute.

Draco prit une grande inspiration et se lança:

-Que faisons-nous au juste?

-Comment ça? demanda Harry.

-Je veux dire, est-ce qu'on est…ensemble?

-Non ! Répondit précipitamment Harry.

Il se sentit immédiatement gêné, mais il se détendit en voyant que Draco n'était pas du tout vexé.

-Alors je réitère ma question. Que faisons-nous? reprit ce dernier.

Harry réfléchit une seconde et dit:

-Nous sommes deux amis proches, qui aiment prendre du bon temps ensemble.

-Rien de plus? Demanda Draco.

Harry le fixa dans les yeux.

-Rien de plus.

Draco soutint son regard et caressa sa joue du bout des doigts.

-Désolé de te contredire Harry, mais après que tu m'aies caressé près du lac et que je t'aie rendu la pareille en plein cours de métamorphose avant-hier, tu es un peu plus qu'un ami je pense.

Harry esquissa un sourire mutin.

-Je crois que je n'avais jamais autant apprécié un cours. T'ai-je dit combien j'adorais sentir ta main autour de moi?

Il plongea la tête dans le cou de Draco, y logeant quelques baisers.

-Oui, répondit le blond dans un soupir d'aise. Et tu me l'as répété hier, dans mon rêve.

-Vraiment? S'amusa Harry. Et puis-je savoir ce que je t'ai dit d'autre, dans ce rêve?

-Pas grand-chose. En fait, tu m'as surtout montré à quel point tu adorais les sucettes. Mais je me suis réveillé à la partie la plus intéressante. Tu n'imagines pas la frustration qui en est ressortie.

-C'est dommage, soupira Harry. Mais rien n'est perdu, on peut toujours finir ça dans la réalité.

Draco haussa un parfait sourcil blond et regarda Harry:

-Continues, Potter, tu m'intéresse là.

Harry eut un petit rire et recommença à l'embrasser dans le cou.

-Que dirais-tu si je te montrais à quel point j'aimais ta sucette, là maintenant.

-Je te dirais que ce serait immoral de faire ça dans la bibliothèque, mais néanmoins très excitant.

-C'est ce que je pense aussi, dit Harry en déboutonnant sa chemise.

Au fur et à mesure qu'il découvrait le blond, Harry sema ses baisers le long de son torse, pour remonter l'embrasser à pleine bouche.

Draco plaça sa main sur sa nuque, approfondissant le baiser qui étouffait leurs gémissements. Totalement enivré par son partenaire, il n'avait plus conscience de rien, si ce n'est du corps du brun qui se tordait contre lui, de sa main qui descendait de plus en plus vers son érection…

Harry aimait la façon dont Draco réagissait à ses caresses. C'était comme si il n'avait jamais rien ressenti auparavant. Lorsqu'il gémissait, Harry se sentait décoller. Alors qu'il continuait à embrasser fiévreusement le blond, sa main s'était frayée un chemin vers son entrejambe déjà enflé et lorsqu'elle entra en contact avec la peau de Draco, ce dernier sursauta :

-Qu'est-ce que ta main est froide !

-J'ai trouvé l'endroit idéal pour la réchauffer, murmura Harry en reprenant ses lèvres.

Sa main entoura alors le sexe de Draco, qui ferma les yeux en poussant un long gémissement.

-Putain.

Harry esquissa un petit sourire et commença un expert va-et-vient sur le membre de Draco. Ce dernier avait rejeté la tête en arrière, la main qui le caressait était si douce. Harry vit son partenaire se mordre la lèvre, alors il décida qu'il était temps. Il sortit sa langue et la fit glisser sur tout le long du sexe de Draco. Le blond attrapa alors violemment le bord de la table qui était à leurs côtés, et quand Harry suça entièrement son gland, il poussa une longue plainte et ouvrit les yeux.

Jamais il n'avait assisté à un spectacle plus excitant, même pas dans ses rêves les plus fous. Il regardait son sexe, happé et rejeté par la si fine, si belle, si experte bouche de Harry. Il voyait sa langue s'attarder sur le bout, puis entourer son membre. Une main qu'il ne contrôlait pas alla se fourrer dans les cheveux de Harry, et ce dernier leva les yeux vers lui en continuant sa besogne. Leur regard s'ancrèrent l'un dans l'autre, et cet échange ne fut rompu que lorsqu'Harry ferma les yeux de délice, alors que Draco se vidait dans sa bouche.

Harry se releva, s'essuyant les lèvres avec sa langue. Il s'assit sur la table, tandis que Draco se rhabillait, le regard vague. Il s'approcha de Harry, et déposa un petit baiser sur ses lèvres. Il descendit ensuite dans son cou, Harry ferma les yeux d'aise lorsqu'il entendit Draco lui murmurer:

-Tu me rends fou, Harry.

Harry voulu répondre quelque chose, mais il ne trouva pas quoi. Alors il se laissa simplement aller contre le torse de Draco.

*********************************************

Toc toc.

Ron enfila un t-shirt et alla ouvrir. Sur le seuil de sa chambre de préfet, se trouvait Harry. Ron fronça les sourcils.

-Je dois m'inquiéter? demanda-t-il

-Pardon? fit Harry qui ne comprenait pas.

-Je te demande si je dois m'inquiéter.

-A propos de quoi?

Ron poussa un soupir.

-Bien vois-tu, il y a un peu plus d'un mois, tu as essayé de coucher avec ma petite sœur, tu as dépucelé ma meilleure amie, et par la suite, tu as décidé de ne t'en prendre qu'aux garçons. Je te préviens, Potter, jamais je ne te laisserais m'enfoncer quoi que ce soit dans mon magnifique derrière.

Harry roula des yeux.

-Ne t'en fais pas pour ça, tu n'es vraiment pas mon type.

-Hé! fit Ron, vexé. T'as vraiment mauvais gout, alors! N'importe quel mec voudrait de moi je peux te le garantir!

Harry éclata de rire:

-Tu sais que tu es vraiment contradictoire comme mec?

-Hermione me le dit souvent, dit Ron en haussant les épaules. Entre.

Harry s'exécuta et regarda autour de lui. Il n'était jamais rentré dans la chambre de Ron. Elle était spacieuse, assez bien rangée - ce qui était très étonnant - et orange. Des affiches et des drapeaux représentant les Canons de Chudley étaient accrochées un peu partout. En face d'un grand lit à baldaquin se trouvait une cheminée au-dessus de laquelle trônait fièrement le drapeau de Gryffondor.

-Joli, commenta Harry. Je viens de me rendre compte que tout ceux que je peux considérer comme des amis: Hannah, Calvin, Hermione, Draco, toi… eh bien je viens de me rendre compte que vous êtes tous préfets. J'étais où, le jour où on les choisissait?

-Sûrement très occupé dans un placard à balai, suggéra Ron.

-Possible, murmura Harry.

Il s'assit sur le lit, pensif. Ron prit place à côté de lui.

-Qu'est-ce qui ne va pas?

Harry poussa un long soupir et dit:

-J'en sais trop rien…

-Allez, je suis pas Hermione, je vais pas te bassiner des heures avec ce que tu dois faire ou non. Tu peux me raconter.

Harry se tourna vers Ron, et le regarda. Tout à coup, sa bouche s'ouvrit et il parla. Il ne sut pas combien de temps cet instant dura. Mais il parla sans s'arrêter. Ron ne le coupa pas, hochait de temps en temps la tête, sans rien dire. Il riait quand il fallait rire, s'indignait quand il fallait s'indigner et compatissait quand il fallait compatir. Et Harry lui raconta. Quoi? Il ne le savait pas vraiment. Tant de choses le préoccupaient. Sa relation avec Draco, le mal-être de Calvin, l'homophobie de Sirius qui ne savait rien des activités sexuelles de son filleul, les examens à la fin de l'année, ce qu'il ferait après Poudlard. Il avait l'impression de contenir trop de chose dans sa maigre poitrine.

Lorsqu'il eut fini de parler Ron lui tapota doucement l'épaule et lui proposa de partir à la recherche d'Hermione avec lui.

-Où est-elle? Demanda Harry.

-Je n'en sais trop rien, répondit Ron en fronçant les sourcils. Elle a parlé d'aller voir le professeur Mark, tout à l'heure, mais je ne sais même pas si elle y sera. Elle est assez distraite ces jours-ci, hier elle avait même oublié son matériel de potions.

-C'est vrai que c'est inhabituel chez elle, dit Harry, tandis que Ron ouvrait la porte de la chambre et sortait.

Il le suivit, soulagé d'avoir pu parler à quelqu'un et tomba dehors nez à nez avec Calvin. Ce dernier, quand il remarqua que Harry était avec Ron, eut un rire méprisant et continua son chemin. Harry le héla:

-Hé Calvin !

Le serpentard ne se retourna pas. Harry se tourna vers Ron:

-Je suis désolé, il faut absolument que je lui parle.

Ron hocha la tête et lui fit au revoir de la main avant de s'en aller. Harry, lui courut dans le sens opposé et rattrapa Calvin. Il lui prit le bras:

-Hé, qu'est-ce que tu as?

Calvin se dégagea.

-Va plutôt retrouver tes nouveaux amis. Je suis surpris que tu te souviennes encore de mon nom.

Harry le reprit par le bras et le força à lui faire face.

-Ecoute, je sais qu'on a pas passé beaucoup de temps ensemble, ces temps-ci, mais je n'ai plus vraiment le temps de… enfin, j'ai l'impression que tout se passe trop vite en ce moment.

-Sauf quand tu es avec ton petit copain bien sûr, dit Calvin avec hargne. Là, tu as toujours du temps!

-De quoi parles-tu? Demanda Harry. Je n'ai pas de petit copain, je ne sors avec personne.

-Oh s'il te plait, Harry, ne joue pas les innocents. Tu sais très bien de qui je parle.

Harry resta muet un instant, puis finit par dire:

-Ce n'est pas ce que tu crois.

-Ca va, répondit Calvin, tu n'as pas besoin de te justifier. Je ne suis pas ta femme, tu fais ce que tu veux.

Harry réduit d'un pas la distance entre eux, plongeant ses yeux dans les siens.

-Non, Calvin. Sérieusement, tu te trompes. Il n'y a rien entre Draco et moi. C'est…c'est juste du sexe.

Calvin ne rompit pas leur échange mais fronça les sourcils.

-C'est-ce que tu dis, quand tu parles de nous deux, non?

Harry continua à regarder son ami, son amant des les yeux, ne sachant trop que répondre. Il lui paraissait maintenant évident que Calvin était tombé amoureux de lui.

Merde.

-Non, répondit-il. Toi…toi, c'est…différent.

Harry ne savait pas trop ce qu'il faisait, mais il ne pouvait freiner ses mouvements. Il se pencha, prit la tête de Calvin entre ses mains et l'embrassa. Ce dernier le repoussa légèrement:

-Différent comment? demanda-t-il.

Maintenant qu'ils étaient trop proches pour se regarder dans les yeux, Harry se demanda s'il pouvait lui mentir. Ce serait si facile. Prononcer ces mots et retrouver le Calvin qu'il avait toujours connu, celui qu'il appréciait tant.

-Je…commença-t-il.

Mais ce n'était pas facile. Parce que ce n'était pas à ce moment qu'il voulait le dire, et ce n'était pas non plus à Calvin qu'il voulait le dire. Il aurait voulu le dire à Draco, tout à l'heure, dans la bibliothèque. Voilà ce qu'il avait voulu lui répondre quand Draco lui avait dit qu'il le rendait fou.

-Tu…?demanda Calvin.

Harry l'embrassa avec fougue, espérant lui faire oublier sa phrase en suspens. Ce qui parut marcher, puisque Calvin le prit par la main et l'entraîna jusqu'à sa chambre.

*********************************************

Hermione se pencha pour regarder le livre que lui montrait le professeur Mark.

-Je l'ai lu durant ma dernière année ici, je suis certain qu'il vous plaira, lui dit-il.

Hermione se redressa et prit le livre entre ses mains. Elle regarda son professeur dans ses yeux bleus. Il souriait et de légères rides se formaient au coins de ses paupières. Quel âge avait-il?

-Je vous le ramènerai bientôt, promis, dit Hermione.

Le professeur Mark était assis derrière son bureau, et Hermione était debout en face de lui. Il rapprocha la chaise de sa table, gardant toujours le même sourire.

-Je vous l'offre.

Hermione se sentit rougir.

-Oh non, ce n'est vraiment pas nécessaire. Vous m'avez déjà donné celui que je devais lire pour ma retenue.

-Ca me fait plaisir, je vous assure. Mais dîtes moi une chose, Hermione.

-Oui? répondit celle-ci en un espèce de couinement.

-Sommes-nous obligés, à chaque fois que nous nous voyons de parler de livre ou de retenue?

Le cœur d'Hermione battait beaucoup trop vite pour qu'elle soit encore en vie, et beaucoup trop fort pour que son professeur ne l'entende. Elle essaya de le garder à l'intérieur de sa poitrine et se força à adopter une attitude détachée.

-Eh bien, je ne vois pas trop de quoi d'autre pourraient parler un professeur et son élève.3

Mark fit une grimace:

-Oui, vous avez raison.

Puis il se tut, et sembla réfléchir. Hermione en profita pour se calmer afin d'éviter l'infarctus. Elle ouvrit le livre qu'elle avait entre les mains et en parcourut rapidement les pages.

-Et de quoi pourraient parler un homme et une femme?

Hermione releva brusquement les yeux vers Mark. Pardon?

-Heu…je…

Mark sourit à nouveau, et il s'approcha d'elle. Il prit lui prit le livre, le déposa sur son bureau et enferma les mains d'Hermione dans les siennes tout en la regardant dans les yeux.

-Laissez-moi vous expliquer, miss. J'ai très envie de vous embrasser, mais j'ai besoin de votre permission et je ne sais pas quoi faire pour l'avoir.

Hermione laissa son regard glisser des yeux de son professeur, jusqu'à ses lèvres, puis revint aux yeux.

-Il faudrait peut-être tout simplement demander, murmura-t-elle.

-Bien, dit Mark sur le même ton. Est-ce que…

Il se tut, semblant chercher ses mots. Hermione le trouva touchant, ce n'était pourtant pas compliqué.

-Ne vous fatiguez pas, dit-elle.

Rassemblant toute l'audace qu'elle avait en elle, elle se mit sur la pointe des pieds et posa sa bouche sur celle de Mark. Il réagit immédiatement, la serrant contre lui, bougeant ses lèvres contre les siennes.

Hermione n'avait pas embrassé beaucoup de garçons auparavant, et ce baiser était encore mieux que tout ce qu'elle avait pu imaginer. Mark la fit s'asseoir sur son bureau, sans lâcher ses lèvres et Hermione s'abandonna totalement à lui. À ses lèvres, à ses mains, à son odeur qu'elle avait l'impression de connaître. Non qu'elle connaissait.

Tout se fit très vite dans sa tête.

Ce mélange de caramel, d'orange et d'herbe mouillée. C'était une odeur qu'elle connaissait depuis qu'elle avait onze ans. Une odeur qui la poussa à écarter son professeur et à ouvrir les yeux pour découvrir sur le pas de la porte, le source de cette odeur la regardant dans les yeux.

Hermione se sentit se décomposer de l'intérieur. De quoi avait-elle honte? D'avoir embrassé son professeur, ou de ne pas avoir perçu plus tôt le parfum de Ron?

*********************************************

Harry se rendait à la Grande Salle pour le dîner. Il était seul, car il évitait Hannah, Calvin et Draco, et que Ron et Hermione étaient introuvables. Il avait été dit que tous les septième années devaient être présents au dîner ce soir-là, ordre de Dumbledore.

Alors qu'il approchait de la Grande Salle, il aperçut Draco, discutant avec Luna. Il hésita à aller le voir. Comment pourrait-il le regarder dans les yeux après ce qu'il avait fait avec Calvin?

-Excusez-moi.

Harry se retourna et manqua de peu la crise cardiaque. Un homme, grand, d'une blondeur éblouissante, aux yeux bleu turquoise se tenait devant lui. Magnifique. Se rendant compte qu'il le dévisageait, Harry secoua un peu la tête et dit:

-Heu…oui?

-Je suis à la recherche de Draco Malfoy, lui dit l'homme. Il me semble qu'il est à serpentard, vous le connaissez?

Putain de bordel de merde. Harry continua à regarder l'individu mais en fronçant les sourcils. Qui était-il? Et qu'est-ce qu'il foutait à Poudlard? Et pourquoi, nom de Merlin, cherchait-il Draco?

Harry lui montra Draco du doigt et l'homme quand il le vit eut un petit sourire.

-Je vous remercie, dit-il.

Puis il s'en alla vers Draco.

-Qui est-ce? demanda la voix d'Hermione.

Harry se tourna vers son amie et répondit:

-Je sais foutrement rien. Où tu étais passée?

-A la recherche de Ron. Tu ne l'aurais pas vu par hasard?

-Pas depuis trois bonne heures, dit Harry. Il était lui aussi partit à ta recherche. Je pensais qu'il te trouverait vite.

-Il m'a trouvée, dit Hermione l'air embêté. Mais il…on s'est reperdu.

Harry remarqua l'air inquiet d'Hermione.

-Il s'est passé quelque chose.

-Oui, répondit Hermione. Enfin, je…oh merde.

Merde? Sortant de la bouche d'Hermione Granger?

-Hermione, dis-moi ce qu'il y a.

-Ron m'a surpris à embrasser le professeur Mark et…

-Attends, quoi? s'exclama Harry, ayant totalement oublié Draco et le mystérieux blond. Tu embrassais qui?

-Chut, moins fort !

-Hermione, tu ne peux pas sortir avec un professeur…ce n'est pas correct.

-Je rêve, répliqua Hermione. C'est vraiment toi qui vient de dire ça?

-Oh ça va, hein!

Hermione se pressa les yeux l'air fatigué.

-Viens, allons manger, on en reparlera.

Il pénétrèrent tous les deux dans la salle et aperçurent Ron, assis seul, une place vide à côté de lui et une autre en face de lui.

-Je vais m'asseoir en face, dit Hermione.

Harry s'en alla donc se placer à côté de Ron, Hermione en face. Il regarda Harry d'un air maussade, mais ignora la présence d'Hermione.

-Ron, je t'en prie…, fit cette dernière.

Mais elle fut interrompue par le Professeur Dumbledore qui frappa trois fois dans ses mains, intimant à la salle le silence.

-Bonsoir à vous, dit-il lorsque toute conversation cessa. Je suis navré de vous le rappeler encore, mes chères dernières années mais, les épreuves d'ASPIC sont à présent proches.

Il y eut plusieurs grognements dans la salle. Dumbledore sourit.

-Bien, je vois que personne n'a oublié. Seulement, cette année, ayant eu un programme plus chargé, les épreuves seront encore plus dures que ce que vous pouvez imaginer.

On entendit plusieurs élèves déglutir difficilement.

-Mais, poursuivit Dumbledore, comme ça me peinerait que vous n'ayez pas votre diplôme et que le professeur Snape ne souhaite pas avoir certains d'entre vous une année de plus (regard furtif vers Harry et Neville Londubat), j'ai demandé à deux des examinateurs de bien vouloir se joindre à nous pour vous entraîner et vous rassurer. Il en manque un ce soir, et je n'ai aucune idée d'où il peut bien être, mais laissez moi vous présenter celui qui vous examinera en potions.

Dumbledore se retourna et fit signe à quelqu'un de s'approcher. Harry reconnu l'homme qui lui avait demandé pour Draco quelques minutes plus tôt.

-Mes élèves, voici Alexei Strakuv.

Le cœur de Harry descendit jusqu'à ses pieds. Alexei. C'était le premier amant de Draco. Il jeta un regard vers ce dernier, qui regardait l'examinateur avec un léger sourire sur les lèvres. Harry sentit ses oreilles bourdonner et son cœur s'emballer.

-Il restera à Poudlard jusqu'à la fin des épreuves. Demain, je vous demanderai de vous lever tôt pour vous rendre ici à sept heures pour une réunion avec vos examinateurs et les professeurs Dawson et Snape -ne faites pas cette tête, Severus, je sais que c'est dimanche demain, mais qu'est-ce que quelques heures de sommeil perdues comparé au débarras complet de Potter et Granger.

Il y eut quelques rires dans la salle, et Dumbledore adressa un clin d'œil à une Hermione outrée. Dumbledore se rassit, ainsi que Alexei et on put recommencer à manger. Harry, Ron et Hermione touchèrent à peine à leur repas, tous trois préoccupés. Ron fut le premier à se lever, Hermione le suivit aussitôt. Et comme Harry ne voulait pas se retrouver seul, il se leva et les suivit.

-Ron, attends, écoute-moi ! criait Hermione, en lui courant après.

-Non, répondit Ron, en continuant de marcher. Je ne veux plus rien entendre, Hermione.

-Mais Ron, ce n'était qu'un baiser! Pourquoi tu mets-tu dans un état pareil?

Ron s'arrêta et se retourna.

-Le professeur Mark ! Pourquoi, lui hein? Je trouva ça…dégueulasse. Tu couches avec Harry en retenue, tu embrasses un professeur ! Je ne pensais pas être ami avec une Marie-couche-toi-là.

-Eh Weasley! s'exclama une voix de fille. Tu veux bien baisser le ton, avant d'ameuter toute l'école et faire renvoyer Granger.

Ron, Hermione et Harry qui jusque là ne faisait qu'assister à la dispute se retournèrent pour voir approcher Hannah et Draco.

-Mêle-toi de tes fesses, Habbott, répliqua Ron.

-Fais pas chier, Weasley, lança Hannah. Ne me dis pas que tu n'avais pas remarqué qu'il se passait quelque chose en entre Granger et Mark. Tout le monde avait remarqué.

Ron regarda tour à tour Hermione et Hannah, puis s'en alla en brandissant le majeur.

-Je me casse. Marre de passer pour un con.

Il laissa derrière lui un Harry abasourdi que Hannah traîne avec Draco et qu'elle ait prit la défense d'Hermione, et une Hermione les larmes aux yeux.

-Allez, Granger, ne te mets pas dans un tel état pour lui, dit Hannah en allant vers elle et en lui prenant les épaules. Il n'en vaut pas la peine.

-Il ne s'était jamais énervé contre moi. Enfin, il n'avait jamais haussé le ton, en tout cas. Je ne sais pas ce qu'il lui prend.

-Il ne le sait pas lui-même, dit Hannah. Tu as bien vu qu'il n'avait aucun argument valable quant à sa réaction. Il est juste jaloux. Laisse-lui du temps…

Hermione hocha la tête et dit:

-Il faut que j'aille m'allonger. A plus, Harry.

Ce dernier, Draco et Hannah la regardèrent s'éloigner. Lorsqu'elle fut hors de vue, Hannah se tourna vers les garçons:

-Vous voulez aller faire un tour, avant le couvre-feu?

Harry fronça les sourcils:

-Je croyais que tu détestais Draco, dit-il, se fichant pas mal que le serpentard soit présent.

Hannah fit la moue et dit:

-Je ne le déteste pas. Je détestais le fait que tu passes beaucoup plus de temps avec lui qu'avec moi, c'est tout. Je me sentais délaissée, mais maintenant j'ai trouvé quelqu'un d'autre pour me faire grimper aux rideaux.

Harry eut un sourire carnassier:

-Je croyais que j'étais le seul à pouvoir te détendre rien qu'en te baisant.

-Décidément, tu devrais revoir la plupart de tes convictions, Potter, dit Hannah en levant les yeux aux ciel. Enfin bref, je viens de passer deux heures extraordinaires !

-Qui est-ce? demanda Harry amusé.

- Un examinateur. Celui qui s'occupe des Soins aux Créatures Magiques.

-C'est donc pour ça qu'il n'était pas présent au dîner, déduit Draco avec un petit sourire.

-En parlant d'examinateur…dit Harry en se tourna vers Draco, qui fit la grimace:

-J'espérais que tu ne t'en rappellerais pas…

-Je me souviens de tout, Malfoy.

-Ecoute Harry, il ne se passera rien entre lui et moi, d'accord?

-Rien de rien? demanda Harry.

-Absolument rien…à condition que…

-Que?

-Qu'il ne passe rien non plus pour toi…avec une autre personne que moi j'entends.

Harry regarda Draco un instant. Il lui demandait de devenir son petit-ami, non? Comment ferait-il avec Calvin? Tout cela devenait trop compliqué. Mais il avait des papillons dans l'estomac rien que de regarder Draco dans les yeux.

-Ok, dit Harry. Marché conclus.

Draco sourit et Hannah souffla:

-Waouh. Harry en couple. J'aurais vraiment tout vu, à Poudlard.

Harry lui lança un petit regard méchant et prit la main de Draco dans la sienne.

-Il faut savoir changer.

-Moui, bien sûr, dit Hannah.

Puis elle s'exclama:

-Oh regardez, c'est lui, c'est mon examinateur !

Elle leur montra un homme qui se dirigeait vers la Grande Salle et Harry lâcha tout de suite la main de Draco en le reconnaissant. Les cheveux bruns et longs ramenés en arrière, les yeux bleus foncés, le sourire en coin.

Oh.

Putain.

De.

Merde.

Sirius.

A suivre...