Sur le tableau, Charlie finissait de tracer sa courbe du temps, il y apposa quelques dates et repris son discours. « D'après le dossier que m'a fourni Fox River, j'ai pu modéliser le comportement de Denton et j'ai trouvé un point de rupture ici. A partir de cette date, son comportement change. Les bagarres sont moins fréquente, et les cibles différentes par exemple. Je pense donc que c'est à cette date que William l'a remplacé ». William Denton, marié et père de deux enfants. Comment c'est t'il retrouvé en tôle à la place de son frère jumeau ? C'est la question que tout le monde se posait à cet instant précis. « Bon boulot, merci Charlie. Il est tard alors rentrez chez vous. Colby surveille déjà la famille de Denton, Megan tu le remplaceras demain. » Les ordres donnés par Don, tout le monde sortit de la salle. Enfin, Megan et David sortirent, Charlie resta. « Tu veux que je te raccompagne ? A moins que tu n'es quelque chose de prévu ? ». Charlie lança un regard interrogateur à son frère. « Papa m'a dit que tu passais beaucoup de temps hors de la maison. » « Non, je ne vois personne ce soir. Mais toi, tu n'as pas un rendez-vous avec Liz ? » « Elle est en mission de surveillance ». Comme Colby pensa Charlie.

En arrivant chez lui, Charlie remarqua un mot de son père, lui et Millie étaient parti manger dehors. Don proposa de commander une pizza, il accepta. « Ca à l'aire de bien marcher entre papa et Millie, tu trouves pas ? » Charlie réfléchit un moment à la question. « Ca va. » « Tu ne m'as pas l'air convaincu. » décidemment, son frère le connaissait trop bien. « C'est juste que Millie est ma chef, c'est bizarre comme situation. »

Don alla ouvrir au livreur de pizza qui venait de sonner, il posa les boites devant eux, sur la table basse alors que Charlie alluma la télé. « En tout cas, eux ils ne se cachent ». La remarque de Don était tout à fait justifiée, lui et Liz devant faire attention devant leur collègue, et Charlie se cachant totalement, leur père était le seul à s'afficher clairement avec son amie.

« Pourquoi tu tournes autour du pot Don ? D'habitude quand tu as une question, tu la poses ! »

On ne pouvait pas vraiment dire que Charlie était énervé, mais les sous-entendus de Don à propos de sa mystérieuse relation commençaient à agacer son cadet.

« C'est bon Charlie, calme toi. C'est juste que d'après papa, ça dure depuis quelques mois déjà. Alors si tu nous en as jamais parlé, c'est que tu as tes raisons. Je veux pas te forcer, c'est juste que je suis curieux » « C'est le moins qu'on puisse dire ! » Après avoir aperçu le regard interrogateur de son frère, il repris « Tu veux toujours tout savoir, comment se sont passé les rendez-vous de papa, quand ils se revoient… C'est lié à ton travail je sais, mais dès fois il arrive qu'on est envie de garder des choses pour nous » « Pour toi tu veux dire, parce que papa est toujours heureux de me raccompter ses soirées. » Un petit rire des deux frères détendit un peu l'atmosphère. Il est vrai que leur père, dès qu'il rentrait aimait parler de ses rendez-vous, des blagues qui avaient faire rire Millie, des anecdotes. Leur père aimait ça et ses fils l'écoutaient avec joie. Mais Don n'était pas aussi explicite en se qui concernait ses rendez-vous, Charlie encore moins. Le silence dura quelque instant, ils mangeaient tout en regardant la télé. Charlie prit une grande inspiration, puis décida de se lancer. « Je sort avec un homme, c'est pour ça que je vous ai rien dit à papa et toi. » Don le regarda un instant, stupéfait. Sur son visage Charlie lisait la surprise, et autre chose qu'il n'arrivait pas à identifier. Il pria un instant pour que son frère ne le rejette pas, parce qu'il ne le supporterait pas. Son frère et lui n'avait jamais été très proche et ça lui avait toujours manqué dans son enfance, plus qu'il ne l'admettra jamais. Mais depuis qu'il avait commencé à travailler pour le FBI, ils s'étaient rapprochés, ils étaient devenu une famille.

« Un homme ? » Charlie fit oui de la tête. « C'est… ouf, je sais pas trop » Don bu une gorgé d'eau, il reposa son verre, et resta là quelques secondes qui parurent une éternité à Charlie. « Et c'est sérieux ? » « Oui, ça l'ai. » La conversation aurait pu durer encore, Charlie aurait pu expliquer ses raisons à Don, lui dire qui était cet homme mais se fut le moment que choisi Alan pour rentré, heureux de sa soirée il n'en fit aucun doute pour ses deux fils. D'un accord commun et implicite, ils ne dirent rien à leur père, qui avait remarqué que quelque chose d'important venait de se passer sans savoir quoi. Après avoir discuter pendant une quinzaine de minutes, Alan décida qu'il était tard, et qu'il était l'heure d'aller dormir. Don prit ses affaires, il voulait rentrer chez lui avant d'avoir à nouveau son frère en face de lui. Il avait besoin de réfléchir. Mais en voyant le regard désespérer de Charlie, regard qu'il avait évité toute cette fin de soirée, il décida de ne pas partir comme un voleur. « Et maintenant, qu'est que tu vas faire ? » Charlie était inquiet, Don le voyait. Il ne fit donc pas attendre son frère avant de lui donner sa réponse : « Rien, c'est ta vie, tes choix. Et si tu es heureux, je ne peux que te souhaiter que ça continu. » « Merci, et je suis heureux. »

Don ouvrit la porte, il allait la passer quand il se retourna « Je le connais ? » Charlie hocha la tête, « Il travaille au FBI », il répondit de la même façon. Le visage de Don afficha un sourire satisfait, comme s'il avait trouvé de qui son frère parlait. Mais Charlie ne pouvait en être sur, il laissa néanmoins son frère s'en aller. Alors qu'il referma la porte, il se sentait déjà plus léger. Pour une raison qu'il n'expliquait pas, il se sentait libéré.

Bien sur, l'absence de Colby se fit ressentir lorsqu'il se coucha, mais il s'endormit un sourire aux lèvres.

Il se réveilla lorsqu'il sentit un souffle dans son cou. Le souffle se transforma en petit baiser, la bouche effleurant à peine sa peau. Charlie aimait être réveillé comme ça, tout en douceur. Les lèvres de Colby se rapprochèrent vers son visage. Charlie sourit dans son demi-sommeil, oui il aimait vraiment être réveillé comme ça. Sauf que l'esprit de Charlie travaillait à plein régime, il ne savait pas encore quoi, mais quelque chose n'allait pas. La révélation vain d'un seul coup, et se fut un Charlie parfaitement réveiller et assit dans son lit qui demanda « Qu'est ce que tu fais là ? Comment tu es rentré ? » « Par la porte de derrière, ton père l'a laissé ouverte, il boit son café dans le jardin ». Sentant l'inquiétude de son amant, il ajouta « T'inquiète, il ne m'a pas vu ». Charlie se détendit un peu et décida que puisque Colby avait bravé tant de danger pour être avec lui, autant en profiter. Il se blottit dans ses bras et lui dit « J'ai parler à Don hier, de ma préférence pour les hommes. » Colby ne su pas quoi répondre, il laissa le mathématicien continuer, « Je lui ai pas dit pour nous, mais je crois qu'il y compris. » « Charlie » Colby prit son visage dans ses mains, il obligea le regard fuyant de Charlie à se fixer sur ses yeux « Don est ton frère, et il t'aime, laisse lui juste un peu de temps. »

Ils restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre. Les bras de Colby étaient enroulés autour du dos de Charlie, ses mains caressaient la peau nue de son amant. Après l'avoir embrasser, Charlie enleva à l'agent sa veste et son tee shirt. Ils s'allongèrent sur le lit, s'embrassant à en perdre la raison, leurs mains explorant chaque partie du corps de l'autre, corps tellement bien connu, et qui réagissait au quart de tour. Les mains de Charlie s'attaquaient à la ceinture de l'agent quand il entendit son père l'appeler du rez de chaussée. Déçu, les mains et les lèvres se séparèrent, les corps échauffés restèrent un moment l'un contre l'autre, puis doucement se séparèrent. « Reste ici, papa doit être au nouveau centre commercial dans une heure. Je te rejoindrais dès qu'il sera parti ».

Sur la route du centre commercial, Alan pensa à l'attitude de son cadet. Il n'avait bien sur pas cru un seul instant que son fils soit malade, mais il était loin d'imaginer que celui-ci s'était renfermé dans sa chambre, sûrement parce qu'il ne savait pas qu'il y avait de la compagnie.