Yoo!
Me revoilà avec un nouveau chapitre! Merci pour tous vos encouragement, un gros merci. Vos reviews me font trop chaud au coeur et je ne mens pas, c'est une promesse. Soo dans ce chapitre, le plus gros est un lemon! Je vous rassure, ça ne sera pas toujours comme ça, aussi détaillé, mais comme j'ai encore besoin de m'exercer, j'en ai fait dans celui-là! Dans les prochaines rencontres Levi/Eren, il y en aura (forcément :3) mais ils seront moins détailles, plus épurés de façon à ce qu'on comprenne les sous-entendus (avec moi, vous pouvez pas les louper!) Mais il y aura d'autres lemons détaillés, rassurez-vous les petites coquines, seulement pas dans toutes leurs rencontres, je répète. Bah oui, c'est pas qu'une histoire de cul! Bon au début oui, mais on va rien dire hein! Donc, je suis toujours en phrase d'expérimentation, alors pardonnez une fois de plus, mon inexpérience.
Maintenant les réponses à vos reviews:
Lowelie: Félicitations, tu n'as pas loupé mon petit clin d'oeil envers ton égard! Je t'ai bien nargué xD C'est de ta faute aussi, j'aime t'embêter mon enfant, je n'y peux rien. Et sois gentille, ne me fais pas porter le poids de tes échecs aux contrôles. Tu ne sais tout simplement pas résister à la tentation!
Miau-and-Zoe: Merci, je suis très contente que mon lemon t'ait plu! A une inexpérimenté comme moi, ça fait plaisir! Et oui, j'aime également la fin, j'aime finir par des tons légers où parfois par des tons sadiques, ça dépend mes envies! xD Eh oui: aucune personne ne peut résister à Levi, où alors juste les fous!
LottiettolrahC: Je suis contente que tu ne voyais pas les amis d'Eren comme ça. Je veux sortir des clichés, alors je m'y emploie fortement! Sachant que ce que a fait Sasha, ce sont des expériences vécues. Sauf pour le monopoly, je te rassure. Je ne connais personne d'assez malade pour être violent pour un jeu à ce point! xD Oui, j'aime parler cru déjà de base, et puis Levi est censé être vulgaire alors je ne mâche pas mes mots! Après tout, c'est totalement son caractère, non? Je m'éclate à m'imaginer ce qu'il va dire! ^^ J'espère que ce chapitre te plaira comme les autres!
Longue-Plume: Merci beaucoup! Selon tes paroles, vu que tu es une lectrice difficile, je suis flattée d'avoir réussi à capter ton attention! ^^ J'espère que cette suite te plaira, maintenant ça va me stresser!
JapRock12: Comme je l'ai dit précédemment, ça m'amuse d'imaginer les réactions et les répliques de Levi! Et je suis contente que ma petite Sasha t'ait plu! Et pour info, certains trucs qu'elle "aurait" vécu, m'est réellement arrivé! xD J'aime faire saliver les gens avec les fins, c'est juste trop bien! En espérant que tu aimes toujours la suite après ce chapitre! ^^
: Merci beaucoup et nom de dieu, crois-moi! xD C'est la vérité, tu es têtue!
Shadow Spirit: Merci beaucoup! J'espère que ce nouveau chapitre te plaira! ;)
C'est dingue la façon dont ce mec pouvait me retourner le cerveau.
Ça devrait même un fait inquiétant. Faire un effet à quelqu'un au point de faire de lui ce qu'on veut.
J'étais tellement absorbé par ses baisers, par ses mains qui me touchaient, par son souffle chaud qui me chatouillait, que je me rendais vaguement compte où je me trouvais. Sur les genoux de mon bel inconnu, qui me dévorait la gorge tout en me massant, fortement, les fesses. Il semblait avoir un faible pour elles, d'ailleurs.
Comment étais-je arrivé là? Avec horreur, je ne sais vraiment pas. Après qu'il m'ait embrassé, j'avais la tête embrumé par le désir que je l'avais juste bêtement suivi à travers un brouillard incertain. Et maintenant, j'étais là, de retour dans les toilettes des bains publics, sur ses genoux et lui assit par terre.
J'aurais été dans mon état normal, j'aurais eu honte de mon comportement de zombie. Mais le Eren que j'étais avec lui, était bien trop accro à sa présence pour en avoir quelque chose à faire. J'étais différent avec lui, un autre Eren que je ne connaissais pas et qui me faisait un peu peur, vu la manière dont il laissait facilement, l'inconnu prendre les rênes. Mais mon cerveau n'eut qu'un bref moment de conscience, les touchers magiques de mon amant le rendait inoffensif et sans défense. Car, c'est ce que j'étais en ce moment: sans défense.
Pas que ça me déplaisait. Pas du tout même.
Après avoir fini de torturer ma gorge, il reprit mes lèvres pour un nouveau baiser passionné, qui me fit trembler des pieds à la tête. Sa langue taquinait la mienne, la caressait tout en me rappelant que c'était lui qui dominait et pas moi. C'est fou mais quand il m'embrasse, je ressens cet étrange sentiment, que je n'avais jamais vraiment été embrassé. Que tous les baisers que j'avais échangés avec le connard où les autres, n'étaient que des ratés, des ridicules bisous sur la joue. Dans ses bras, j'étais faible et perdu, dans ses bras, j'étais le péché même de la luxure et de la gourmandise.
Il finit par mettre fin au baiser mais ses deux mains ne quittèrent pas mon postérieur et je ne souhaitais pas qu'elles le fassent. Il m'a regardait d'un air impénétrable et son regard, sa façon de me dévorer juste avec ses yeux, me brûlait la peau, le cœur, tout mon être. Quand il a délibérément frotté son sexe dur contre mes fesses, j'ai gémi bruyamment sous cette attention, mais il a arrêter aussi soudainement qu'il avait commencé. Je grognais, énervé qu'il s'arrête. Mais le regard qu'il m'a renvoyé, m'a fait comprendre que ce qu'il comptait faire de moi allait plus loin que de me caresser légèrement.
Il me fit descendre de ses genoux et écarta ses jambes avant de m'encercler avec, étant toujours sur le sol devant lui. Je sentis ses talons contre mon cul.
Ma gorge se noua, d'appréhension et d'excitation.
- Tu te rappelle ce que je t'ai dit la dernière fois?
Et comment que je m'en rappelle. Quel personne saine d'esprit pourrait oublier les paroles d'un mec qui vous a offert l'expérience la plus excitante de votre vie?
- Que la prochaine fois, ça serait que pour ton plaisir, lui ais-je répondu en rougissant un peu.
Il n'a pas répondu. Il n'en avait pas besoin, je savais ce qui allait suivre. Mais il crut bon de le dire, à voix haute, ce qui m'a encore plus excité que je ne l'étais déjà.
- Suce-moi, gamin.
Dieu m'est témoin, c'est la chose la plus érotique que j'ai entendu de ma vie.
Mais également, la plus stressante. Ce n'était pour me vanter, mais j'étais doué pour donner du plaisir. Je n'avais jamais douté de mes compétences jusqu'à aujourd'hui. J'avais énormément peur de ne pas répondre à ses attentes, de lui faire mal où de trop en faire, hors je ne pouvais décemment pas échouer. L'envie de lui faire plaisir, de faire passer son désir avant le mien, était beaucoup trop fort.
Je me redressa, me mis à quatre pattes et abaissais mon visage face à son érection, le cœur battant à tour rompre. Pour commencer en douceur, surtout le temps que je me prépare mentalement, j'ai léché délicatement sa longueur tendue.
Je lécha son sexe lentement, avant de le prendre doucement dans ma bouche. Il ne broncha pas d'un pouce, son corps n'eut aucune réaction mais je ne m'en inquiéta pas. J'avais très vite compris que Monsieur Je-Te-Retourne-Le-Cerveau n'est pas du genre expansif question émotion et réaction humaine. Je commença à le sucer légèrement, faisant en sorte que mon mouvement de succion soit aussi léger qu'une plume. C'était mon truc. Commencer en douceur pour rendre fou ma victime.
Je frémis quand je sentis une main fraîche se poser sur mes cheveux. Je crus que mon cœur allait faire un arrêt cardiaque. Elle ne bougea pas durant quelques secondes avant d'appuyer légèrement sur ma tête. Le signe était évident: il m'intimait d'accélérer le rythme. Ça voulait dire qu'il aimait, je me serais giflé pour avoir eu envie de sauter de joie. Cependant, je ne me fis pas prier: plus besoin d'y aller en douceur désormais. Je me mis à le sucer plus vite et plus fort, sans utiliser les dents. Je sais que certaines personnes aiment ça mais ce n'était pas le cas de tout le monde et je ne voulais pas l'énerver au cas où. C'était pas le genre de type qu'il fallait énerver, mon instinct de survie me le disait.
Je n'osais pas lever les yeux pour voir son visage, voir comment se manifester le plaisir à travers ses yeux, je ne voulais que trop réussir ma tâche. Et j'y prenais du plaisir également. Que les choses soient claires: je n'ai jamais détesté faire ça aux mecs mais ça veut pas dire que j'aimais ça aussi. Mais avec lui, c'est différent. Le sucer m'excitait terriblement et sentir sa main dans mes cheveux était une sensation agréable et revigorante. Je voulais qu'il continue à m'empoigner les cheveux aussi fort. C'était tellement bon que je ronronnais de bonheur, comme un putain de félin. Putain d'envie de soumission.
L'ambiance dans la pièce avait retrouvé le même air que la dernière fois: sensuel et intense et électrique. Tout était trop intense à chaque fois avec cet homme.
Il ne gémissait pas mais je l'entendais soupirer, au début c'était discret mais au fur et à mesure que je faisais grimper le plaisir, ses soupirs étaient parfaitement audibles. Avec sa main, il m'imposait ses volontés. Pour moi, c'était galvanisant. Et c'était magnifiquement érotique. Aussi excitant que ses touchers et sa manière de parler, sans prendre de gants, ni sa peur de me choquer. Je redoublais de ronronnements et aller toujours plus vite et plus fort.
Je continuais à lui offrir son plaisir réclamé quand il me prit au dépourvu: je sentis un de ses doigt pousser à l'intérieur de moi. La surprise était si violente; j'étais totalement en transe et coupé du monde extérieur, que je fis ce que je ne comptais pas faire: je le mordis. Heureusement pour moi, pas trop fort mais juste assez pour qu'il lâche un bruit agacé:
- Tssk!
Je me demande ce qui ne va pas chez moi pour trouver un "Tssk" aussi sexy. Généralement, ce mot minuscule me hérissait littéralement le poil.
Je m'attendis à une remarque mais il ne dit rien et à la place, bougea son doigt en moi, me faisant trembler. Mais je ne voulais pas me montrer plus vulnérable et sensible à son contact plus que je ne l'étais déjà. Je repris donc mes mouvements en tentant de dissimuler les tremblements qui parcouraient ma peau. Mais c'était peine perdu, contrairement à lui, je n'étais pas doué pour cacher ce que je ressentais.
Me concentrer sur son plaisir et le mien n'était pas facile du tout, d'autant plus qu'il rajouta un deuxième doigt et je poussa un gémissement de douleur, tout en prenant garde à ne pas le mordre à nouveau. Je stoppa un instant mes mouvements, essayant de contrôler cette douleur qui brûlait à petit feu à l'intérieur de moi. Mais il ne me laissa aucun choix et ouvrit la bouche pour exprimer son mécontentement:
- Je ne t'ai pas dit d'arrêter, gamin. Continue.
Difficile de ne pas faire ce qu'il demande quand il a deux doigts dans mon cul, qui commencent à me procurer une sensation agréable, que j'ai son sexe dans ma bouche et que j'ai bien trop envie qu'il me prenne. Un moment, j'eus envie de le mordre: le Eren orgueilleux, détestait être autant soumis à ce type, je détestais ça de plus en plus. Mais mon corps avait besoin de lui. Risquer le fait qu'il veuille arrêter tout et qu'il arrête de me toucher m'était intolérable. J'avais trop envie de lui.
Alors j'obéis à ses ordres et ferma les yeux, savourant les deux doigts qui allaient et venaient en moi. Je réprimais la folle envie d'aller à la rencontre de ses doigts, avec mon bassin, je ronronnais déjà comme un matou, j'allais pas agir comme un matou en chaleur. Même si c'était vraiment l'image que je renvoyais, j'en étais certain. J'avais très chaud: tout mon corps réagissait à son contact. Il commença à bouger les hanches, s'enfonçant plus profondément dans ma bouche et je mis plus d'ardeur dans mon mouvement de va-et-vient. Il était proche, je le sentais. Je voulais le faire jouir. Il sortit ses doigts de mon intimité. Il soupirait de plus en plus en fort et au moment voulu, il agrippa plus violemment mes cheveux, mais je n'enleva pas ma bouche. Je voulais vraiment pas le décevoir jusqu'au bout. Il finit par jouir dans ma bouche et j'avala le tout, sans prendre la peine de réfléchir. J'avais beau aimé le sucer, je n'aimerais jamais le goût du sperme, c'est un fait.
Je me redressa en position assise, toujours entre ses jambes. Seuls nos respirations erratiques se faisaient entendre dans la pièce où la chaleur était devenu insupportable. Je pouvais désormais l'observer. Tout comme la dernière fois, il y avait des rougeurs sur ses joues mais ses yeux n'avaient pas perdu de leur voracité, et c'était moi, qu'il regardait. Mon cœur battait à nouveau à une vitesse effréné, je ne pouvais m'empêcher d'être fier de moi. Je l'avais fait jouir. Rassurez-vous: en temps normal, je ne me réjouis pas pour ce genre de connerie de fille faisant leurs premiers pas dans le monde de la sexualité. C'est vraiment la honte.
Il me regardait. Je le regardais. Aucun de nous deux ne prononçait un mot durant quelques minutes. C'est étrange comme sentiment, mais je me sentais bien, en sécurité, entouré de ses magnifiques jambes (bordel, j'aime même ses jambes!). On étaient très proches, nos têtes n'étaient qu'à quelques centimètres l'une de l'autre. Je mourais d'envie de l'embrasser, là tout de suite. Ses lèvres m'obsédaient tellement que je mordillais la lèvre inférieure. La lueur dans ses yeux s'assombrit en me voyant faire. Au final, c'est nous deux bouches qui se jetèrent ensembles, l'une sur l'autre.
J'enroulais mes mains dans ses cheveux si doux et me collait contre lui. Torse contre torse. Un de ses bras vint me se poser autour de ma taille et me rapprocha encore plus de lui, jusqu'au point où c'était impossible d'être plus proches. J'ouvris la bouche, offrant ma langue pour qu'il puisse jouer avec. J'étais fasciné par son total contrôle, sa manière de me faire gémir et trembler rien qu'avec un simple baiser. C'était enivrant et ensorcelant.
Je ne réagis pas quand je sentis de nouveau un doigt se présenter à mon entrée. J'étais trop absorbé par son baiser et sa langue qui martyrisait la mienne pour y faire attention. Le deuxième doigt ne se fit pas attendre très longtemps et tout comme le premier, je n'y prêtais pas attention. Je soupirais même d'aise en les sentant bouger à l'intérieur de moi. Mon bel inconnu mordilla ma lèvre inférieure à son tour mais je préférais nettement quand c'était lui qui le faisait. Je me crispa entre ses bras en sentant le troisième doit faire son entré. Mais il continua à dévorer ma bouche et la saveur de ses lèvres étaient plus importantes et captivantes que la douleur que je ressentais. Néanmoins, mon corps ne se détendit pas tout de suite. J'avais mal.
J'essayais d'oublier la douleur et me concentrai sur lui seul. Sa main libre, qui était rester sur ma taille commença à se balader sur mon corps, laissant des frissons à chaque parcelle de peau qu'il effleure. Je me lovais encore plus contre lui, et l'embrassait encore plus passionnément. La douleur fut de moins en moins présente et pour lui montrer que j'étais enfin prêt à passer aux choses sérieuses, je bougea mes hanches mieux ressentir les effets de ses doigts en moi. Je gémissais sans retenue. Il mit fin au baiser et retira ses doigts tandis que je le fixais, soudain inquiet. Il m'avait dit que ce n'était que pour son plaisir, alors je ne savais pas ce qu'il comptait réellement me faire ensuite. Et si c'était un sadomasochiste? J'aimais me soumettre à lui, pour des raisons inconnus mais je n'étais pas fan de la douleur. Il y en avait déjà eu la preuve quelques secondes plus tôt. Mais il se leva et m'entraîna avec lui.
J'avais un peu de mal à tenir sur mes deux jambes mais son bras sur le mien me donnait assez de force pour ne pas tomber. Ma respiration résonnait plus que la sienne, même ça il arrivait à le contrôler. Il me poussa pour me faire reculer jusqu'à ce que je rencontre le mur. Il posa ses deux mains sur ma taille avant de retourner brusquement, m'obligeant à poser mes bras sur la face froide, qui me fit du bien pendant quelques instants, à cause du feu qui brûlait en moi. C'était lui qui alimentait ce feu et je ne pense pas qu'un jour, il n'arrive à s'éteindre.
Je ne voyais plus son visage, juste le mur mais je sentais son souffle contre mon cou. C'était bien plus excitant que de le voir, bizarrement. Je trépignais d'impatience à cause de ce qui allait suivre. Ce puissant besoin que j'avais eu, jadis, se manifesta à nouveau: je le voulais au plus profond de moi. Je ne me rappelais que trop bien ce que j'avais ressenti la dernière: cette perte de contrôle effrayante mais si délicieuse. Il se colla contre moi et son érection se frotta paresseusement entre mes fesses. Sous cette sensation exquise, je poussa un gémissement plus fort que tous les précédents. Mes mains étaient solidement posés et il me tenait fermement par la taille, m'empêchant de bouger ne serait-ce qu'un peu. Il n'arrêta pas sa torture, continuant de plus belle. Je gémissais mais cette fois de protestation. C'était comme la dernière fois: il s'amusait avec moi et mes nerfs, me poussait à bout pour me forcer à dire ce que qu'il voulait. J'ai l'impression qu'il aimait me faire ployer selon son unique volonté.
J'ouvris la bouche, sans réfléchir, et dit ce qu'il désirait et ce que je désirais que je fasse:
- Prends-moi. Dépêche-toi et prends-m-
Il me prit au dépourvu et me pénétra d'un coup sec.
- Aaah!
Sous l'effet d'une douleur fulgurante, j'érafla mes ongles contre le mur et manque de me mordre jusqu'au sang ma lèvre. Ce salaud m'a encore pris par surprise! J'avalais des bouffés d'air, tentant de me calmer mais l'intrusion avait trop violente pour que j'arrive à faire passer rapidement la douleur qui irradiait en moi. Mon bel inconnu dégageait la même brutalité que l'autre fois mais ça m'excitait toujours autant malgré que j'avais envie de hurler. Il eut la délicatesse de ne pas bouger après ça, et mon ventre se soulevait trop rapidement pour moi. Un drôle de sentiment commençait à se faire ressentir: je ne voulais pas de sa pitié. En aucune façon. Je voulais, que comme la première fois, il me baise aussi intensément que possible et qu'il oublie toute forme de douceur avec moi. C'était tout ce que j'avais besoin. De ça et rien d'autre.
Alors tant pis pour la douleur, encore un peu présente, je remua mon bassin, l'invitant à faire de moi ce qu'il désirait. Il reçut mon message suggestif et entama un mouvement de va-et vient brutal, juste ce qu'il me fallait. Ses hanches rencontraient violemment les miennes, et je gémissais sous ses assauts répétés, sans aucune pitié. Heureusement que ses deux bras serraient fermement ma taille, sinon je me serais écroulé. C'était trop bon, trop violent, trop passionné et toutes ces émotions m'envahissaient, en même temps qu'une vague déferlante de plaisir. Il grognait derrière moi et sa respiration était aussi erratique que la mienne. Ses grognements étaient trop sexy, ils me faisaient beaucoup trop d'effets, plus qu'ils n'auraient dû. Je ne pouvais plus du tout réfléchir ni penser, le plaisir et la luxure étaient mes maîtres, j'étais leur esclave et ne répondait qu'à leur bon souhait.
Je gémissais, je criais, je tremblais, totalement asservi à lui. Je n'en avais plus rien à foutre de la fierté, du bon sens, de la moral, de ce qui est bien et ce qui ne l'est pas. Lui, son odeur, son souffle dans mon cou, ses bras sur ma peau et ses mouvements étaient plus essentiels que tout le reste. Il me prenait selon son bon plaisir, c'était lui qui décidait et lui m'imposait son rythme. Le plaisir dominait tous mes sens, mes pensées et toute conscience, c'était lui qui une fois encore, paralysait tout mon être. Dans la salle où la chaleur n'était plus qu'au second plan, il n'y avait que moi qui poussait des mots et des gémissements, entre deux souffles, incapable de formuler une phrase complète sans écorcher des mots.
- Aaah... huum... aaaahh... ngh...
Je tressaillis quand je sentis son sexe devenir plus gros en moi. Merde! Je retrouvais miraculeusement la force de former une phrase avec des mots.
- Tu... tu grossis encore, ça fait... ça fait mal...
- C'est de ta faute. Tu m'excite trop, putain de gamin.
Je rougis comme jamais et mon cœur eut un raté en entendant ses paroles, qui me firent beaucoup plus plaisir que son va-et-vient. La douleur s'atténua après ça, je me focalisais que sur lui et lui seul, me répétant en boucle ses paroles. C'est pas ma faute. Un mec aussi magnifique que lui qui dit que vous l'exciter, ça ferait plaisir à n'importe quel être humain sur cette planète.
Il donna un coup de rein plus puissant et entra plus profondément, me faisant crier quand il atteint par surprise, ma prostate. A partir de ce moment-là, je me liquéfia entre ses bras, mes jambes n'arrêtaient pas de trembler sous le poids du désir et j'étais de plus en plus perdu dans les méandres du plaisir. Inutile de lui dire d'accélérer, de toute manière, c'était lui qui dirigeait, il allait et venait, comme bon lui semble, comblant mon besoin irrésistible de le sentir encore et encore. C'était irréaliste cette façon dont il arrivait à me couper du monde extérieur, de me faire perdre contact avec la réalité. C'était lui, ma réalité. La perte de contrôle était revenue, j'étais impuissant, ne faisant que ressentir tout ce qu'il m'infligeait. Et Dieu, que c'était bon, si bon!
J'avais irrépressible envie de l'embrasser mais je ne pouvais pas, dans cette position. Ces lèvres me manquaient cruellement.
Ses mouvement devinrent plus rapides et brutales que jamais. J'étais à mon point culminant. Je sentais ma limite venir même si j'aurais tout donné pour tenir plus longtemps. Mais ses coups de reins me procuraient trop de plaisir, me faisaient trop planer pour mon propre bien. C'était impossible de lui résister. Il était trop bon, trop doué, trop fort. Il enfouit son visage dans mon cou, et le mordilla ce qui était le "trop" pour moi. Je sentis l'orgasme venir et me libéra dans un cri incohérent et sans aucun sens. Je ne voyais plus rien, ma vision était flou, et j'étais au bord de l'évanouissement, tant l'orgasme avait été violent et libérateur. Il s'enfonça encore et encore, plusieurs fois avant de venir à son tour à l'intérieur de moi, et pendant qu'il venait, il mordit mon cou. Je poussa un cri de douleur mélangé avec du plaisir.
Mon bel inconnu reproduit la même scène que la dernière fois. Il resta en moi, me colla contre son corps, et ne bougea plus du tout. Je laissa mes bras retomber du mur et les posa sur les siens, solidement accrochés à ma taille. Nos respirations en synchronisation, étaient douloureuses et épuisantes, mais en quelques sortes, elles étaient agréables. Il me tenait debout sinon je serais déjà assis, comme la dernière fois. Sentir sa peau contre la mienne, était toujours aussi apaisant et j'en profitais tant que j'en avais encore l'occasion. Nous restâmes là, sans rien faire, juste à profiter du contact de l'autre, enfermés dans notre bulle.
- Je dois revenir?
Je n'osais pas le regarder, je lui tournais le dos. Nous étions revenus aux vestiaires mais par chance, il n'y avait personne.
Après notre moment passionné, cette fois, il était resté avec moi, et je m'étais correctement nettoyé sous ses yeux. J'avais même pensé à emmener ma serviette.
Nous étions en train de nous rhabiller tranquillement, et j'avoue prendre tout mon temps. Je n'étais pas pressé de reprendre contact avec le vrai monde. Je n'en avais pas du tout envie mais je n'avais pas non plus envie de lui déballer toutes mes cicatrices émotionnelles. D'ailleurs, pas sûr qu'il veuille les entendre. Il m'intimidait toujours en plus, je ne crois pas réussir à lui parler normalement de ma vie, sans en éprouver de la honte où du remords. Je n'avais pas été un monstre mais je n'avais pas été un ange non plus, j'étais honnête.
Il ne me répondit pas tout de suite. J'attendis sa réponse tout en enfilant ma veste, en réprimant l'envie de le regarder. Un peu de fierté, Eren! Ce mec te baise comme un dieu, mais ce n'est pas une raison pour se jeter à ses pieds et se comporter comme un gentil chien-chien! Mais je voulais le revoir, c'était un besoin primordial. Sasha avait un peu raison: j'avais trop besoin de lui, à cause de cette période sombre que je traverse. Il était idéal pour me faire tout oublier et effacer, rien qu'avec un simple toucher.
Au final, il ne fournit aucune réponse. J'avais fini de m'habiller avant lui mais je l'attendis, ne sachant pas pourquoi. Où plutôt, je sais très bien pourquoi. Il fallait qu'il me dise qu'on allait se revoir. A tout prix. J'étais à la porte quand il passa devant moi, sans me parler mais son pas n'était pas rapide: il marchait à un rythme qui me signalait qu'il voulait que je le suive. Ce que je fis, sans aucune hésitation.
Dehors, l'air frais me prit à la gorge. Enfermés dans la chaleur, dû à nos ébats, dans la pièce, j'eus très froid sur le coup. Je remonta la fermeture de mon blouson et enfonça mes mains dans mes poches, le plus loin possible. Mon bel inconnu ne sembla pas réagir et à la place, sortir un paquet de cigarettes. Je répète, chez lui, fumer était trop sexy pour son propre bien. Même moi, j'avais envie de l'encourager juste pour continuer à profiter de ce tableau enchanteur. Son visage avait repris son teint naturel. On n'aurait jamais cru qu'il venait de me prendre.
Je l'observais fumer, ne pouvant rien faire d'autre. Je ne partirais pas sans ma réponse de toute façon. Qu'elle soit positive ou négative, je devais savoir à quoi m'en tenir. Il ne disait rien du tout, il ne me regardait même pas. Je jouais avec mon pied, ne sachant pas quoi faire.
- Oui.
Je releva la tête et le regarda, avec un air interrogatif.
- Reviens mais seulement lundi, gamin, confirma t-il au vu de mon regard.
J'allais répliquer mais il ne me laissa pas le temps de le faire:
- Tu reviendras tous les deux jours sauf le week-end. Ne compte pas me voir ces deux jours là. Autant te prévenir tout de suite: ça sera toujours pour la même chose. Je ne viendrais pas pour te parler où pour faire ami-ami mais juste pour te baiser, gamin. Rien de plus. Je ne te parlerais pas de moi et tu ne parlerais pas de toi. Je me fiche de ce que tu fais dans la vie, ça ne m'intéressa pas du tout. T'as compris?
J'acquiesçais, et pour cause, j'étais tout à fait d'accord avec lui. C'était juste ce que je voulais. Il avait beau être incroyable durant le sexe, ce n'était pour autant que j'allais tout lui confier. C'était parfait comme ça, aucune complication. Mais je ne pus stopper une question qui me trottait dans la tête depuis la première fois qu'on s'étaient rencontrés:
- Pourquoi tu me veux me revoir?
Il tira une taffe sur sa cigarette avant de me répondre:
- Je te l'ai dit tout à l'heure. Tu m'excite énormément, Eren. Rien que de te voir, je dois me retenir de pas te baiser sur place.
Je retins mon cœur de sortir de ma poitrine et priais pour qu'il ne voit, en aucun cas, les battement totalement dingues de celui-ci à travers ma veste, tant ils étaient forts. Hélas, je ne pouvais pas tout contrôler de mon corps. Mon visage me brûlait, sous une telle intensité, et c'était évident que mon visage avait une couleur rouge tomate. Mais je resta digne, et fit comme si de rien n'était. Il ne releva pas non plus. Après tout, des gens qui rougissaient sous ses paroles, il avait dû en voir dans sa vie. Je posa l'ultime question, la plus importante:
- Comment tu t'appelles?
Il me fixa longuement, sans rien dire. Un instant, j'ai cru qu'il n'allait pas me répondre mais il expira sa dernière bouffé de fumée et jeta sa cigarette avant de dire son nom:
- Levi.
- Levi, répétais-je, rêveur.
Levi. Un nom simple mais pourtant original. Ça lui allait bien. Ça lui allait même super bien! Un autre prénom aurait paru laid, Levi c'était parfait. J'aimais même son nom, nom de dieu de merde! Va consulter, mon pauvre Eren!
Nous sommes restés là, à se regarder droit dans les yeux, sans prononcer une mot. Avec lui, le silence était agréable et confortable. Je n'éprouvais pas l'envie de combler les blancs, je n'en avais pas besoin. Il n'allait pas m'embrasser ni faire quoique ce soit qui prouvait de l'affection, j'étais réaliste. Mais ce n'était pas blessant. Il avait été clair après tout. C'était mon cul qu'il voulait et rien d'autre. Et moi c'était ses prouesses sexuelles et sa présence que je désirais. C'était un marché équitable.
Je dû le sentir arriver avant qu'il n'apparaisse. Vous savez, ce moment, où vous ressentez ce frisson que quelque chose de désagréable va arriver. Et ben il me traversa de toute part. Je me crispais à cause de ce frisson. Mon instinct ne m'avait jamais trompé. Et hélas, il ne me trompa pas aujourd'hui.
- Eren.
Ce n'était pas Levi qui avait dit mon nom. Dans la bouche de cette personne, mon nom me semblait sale même écœurant. La voix venait de derrière Levi. Je voyais le propriétaire. Malgré toutes ces heures où j'avais pensé, être prêt mentalement à le revoir, je me trompais. Mon corps réagit avant mon cœur. Il se tendit, mes mains tremblèrent et je deviens pas livide mais rouge, rouge de colère. D'une pure et puissante colère. Mais mon cœur se serra dans ma poitrine, bougea douloureusement, et mes yeux me piquèrent violemment.
Je ne veux pas le voir. Je vous en prie, tout mais pas ça. Pas maintenant, pas comme ça.
Ma bouche, devenue sèche, arriva à dire son nom avec une grande difficulté:
- Ian.
Je vous en pris, pas ça.
