Note de l'auteure : Merci de vos encouragements. J'ai moi-même hâte de voir comment mes personnages vont évoluer. Bonne lecture !

Disclaimer : Rien de rien ne m'appartient ! (sauf les mots)


Sherlock rentra à l'appartement, ils avaient marché Molly et lui pendant un long moment jusqu'à se retrouver à deux pas de chez elle. Elle le laissa donc là avec un sourire de ce qui devait être un encouragement. Sherlock l'avait regardé, reconnaissant. Il ne savait pas vraiment quoi faire pour une fois et pour la première fois de sa vie, il lui semblait que du soutient ne serait pas de trop. Il rentra donc ensuite et arriva au niveau du Speedy où il aperçu Greg en train de commander un sandwich. Il était donc visiblement passé voir John mais il n'avait pas osé lui demander de rester manger. Donc, John s'était réveillé mais devait s'être recouché maintenant.

La question était : est-ce John qui l'avait appelé ou Greg qui était venu s'enquérir du malade ? Certainement la première solution. Sherlock rentra, et sans surprise, John était bien dans sa chambre, où il s'était vraiment endormi cette fois. Il avait bien évidemment remarqué que John avait fait semblant tout à l'heure, et c'est ce qui l'avait fait pester. Il ne comprenait pas pourquoi John refusait le dialogue, pour en plus aller en parler à Greg quand il avait le dos tourné ? De quoi pouvait-il s'agir ? Sherlock ne pouvait s'empêcher d'enquêter là-dessus. Après tout, il était fait comme ça ! S'affalant sur le sofa sans prendre la peine de se changer, il resta là et tenta de réfléchir aux différentes possibilités.

Le lendemain matin, John s'éveilla, en meilleure forme. Il était 6h quand il descendit pour déjeuner et trouva Sherlock sur le sofa, en train de réfléchir. Il eut encore un flash, une drôle d'impression. Il n'avait pas tout à fait finit de penser qu'il rêvait à chaque fois qu'il le voyait. « Bonjour Sherlock. »

Le dit-Sherlock mit quelques secondes à se rendre compte que c'était vraiment John qui se tenait devant lui « Bonjour John ». Il avait tellement imaginé John à côté de lui toute la nuit, espérant découvrir ce qui se tramait en lui parlant qu'il n'avait pas réalisé de suite. En temps normal, il aurait immédiatement vu la différence, mais il n'avait pas dormi depuis un moment et ça troublait sa perception. Réaction normale.

John eut une violente réaction cardiaque en revanche en entendant la voix de Sherlock et les rêves de la nuit lui revinrent en force. Il ne s'en était pas souvenu de suite mais là, c'était plus qu'évident. Il sentit même qu'il réagissait physiquement à ce simple 'contact', il se dépêcha d'aller à la douche histoire de calmer tout ça, il déjeunerait après !

Sherlock lui avait juste répondu et le voilà qui s'enfuyait encore ! Mais cette fois, Sherlock avait noté ce qui l'avait fait partir écarlate, et il fallait avouer que ça l'intriguait. Il y avait souvent une cause au déclenchement de ce genre de chose et là il ne voyait pas ce que ça pouvait être. En même temps, ça arrivait aussi parfois spontanément, mais... Sherlock se leva pour changer de fauteuil. Puis soupira profondément. Il avait lui aussi besoin de respirer, la confrontation pouvait bien attendre encore. S'il fallait attendre que John soit prêt, il attendrait. Il sortit donc, prenant son manteau et portefeuille et marcha sans but jusqu'au parc, puis partit vers l'hôpital St Barthelomew's pour travailler, ça l'aiderait sans doute à réfléchir avec plus de recul.

John sortit de la salle de bain et soupira de soulagement en constatant que Sherlock était sortit. Il se détestait de plus en plus, il y avait de quoi devenir fou à réfléchir à ça ! Il n'était pasattirépar Sherlock, c'était évident, mais il avait ces foutus rêves ! Il décida d'envoyer directement un message à Greg. « Sherlock est sortit, aurais-tu du temps ce matin ? –JW »

Greg Lestrade était à son bureau quand il reçut le message de John. Il zyeuta les affaires sur son bureau, il n'y avait pas grand-chose en ce moment. Il s'était avancé la veille au soir en rentrant et justement il réfléchissait à quoi faire pour ne pas perdre son temps. Il demanda donc à Donovan de prendre le relais, il partait pour quelques heures, mais il gardait son bipper, qu'ils n'hésitent donc pas en cas d'urgence à l'appeler. Il répondit donc « J'ai justement du temps, j'arrive. –GL »

Une fois arrivé à l'appartement, c'est John qui lui ouvrit cette fois. Il avait l'air fatigué, et lui dit « Je viens de réaliser que je t'ai demandé de venir en plein travail. Je ne sais pas où j'ai la tête, j'espère que ça ne te causera pas d'ennuis ?

-Ne t'inquiète pas. » répondit Greg en entrant et s'installant, et cette fois, le thé était là, prêt. « J'ai des journées de congé de retard que je ne rattrape jamais, ce ne sont pas quelques heures qui risquent de me causer le moindre problème. Mais dis-moi, que s'est-il passé ? »

John soupira, puis s'installa, leur servit le thé et répondit « J'ai eu l'impression que ça irait ce matin et puis quand je suis descendu, j'ai vu Sherlock sur le sofa. Je lui ai dit bonjour, il m'a répondu... et sa voix m'a... fait de l'effet. J'ai du courir prendre une douche et je suis sûr que même Sherlock a dû voir ça... même s'il ne se doute pas de la cause. »

Greg prit de longues minutes pour réfléchir. John restait silencieux et se reposait, ne pensant à rien pour ne pas avoir à réfléchir encore à ça.

De son côté, Sherlock marcha un moment avant de se décider à partir travailler, pensant croiser Molly. Il avait besoin de quelques menues choses et elle était la plus à même de les lui fournir. De plus, étrangement, il avait l'impression que l'intuition de Molly pourrait l'aider dans cette affaire. Elle était plus calée que lui sur les sentiments. Il pourrait toujours lui demander, ça ne coûtait rien ! Il la chercha un moment mais en vain, elle semblait absente alors il se mit au travail, tant pis.

Après deux heures passées, Sherlock s'énerva sur une éprouvette qu'il brisa parce qu'il n'arrivait pas au résultat escompté. Il lui manquait toujours quelques éléments! Il se renseigna donc auprès de collègues de ce qu'il advenait de Miss Hooper et apprit que c'était son jour de congé. Soupirant, et sur un coup de tête, il décida d'aller la voir.

Molly était chez elle, cela faisait un moment qu'elle n'avait pas vraiment prit de repos. Généralement, elle se levait tôt chez elle, même les jours de repos par réflexe ou pour travailler, prendre de l'avance. Mais cette fois, elle avait prit sur elle de se forcer à dormir, pour être vraiment reposée. Pourquoi ? Une intuition. Quand elle ouvrit la porte à un visiteur inattendu, elle eut la surprise de voir Sherlock, et elle comprit pourquoi elle avait eu cette intuition !

« Entre, je t'en prie ! »

Sherlock entra donc et s'installa rapidement, il connaissait les lieux. « J'ai besoin de ton expérience sur un terrain qui m'est encore trop inconnu. Je ne peux pas tirer de conclusions à ce propos, je n'ai jamais estimé utile de se renseigner sur le sujet...

-Bien sûr ! De quoi s'agit-il ? John ? » Sherlock eut un sourire en coin. Décidément, il n'avait pas vraiment besoin de parler avec elle, elle devinait généralement les trois quarts des choses. Et même quand elle lui parlait et qu'il ne répondait pas, elle semblait s'en contenter, comme si elle avait entendu sa réponse silencieuse. C'était toujours surprenant.

« Oui. Il agit décidément de manière trop étrange en ce moment. Ce matin, je lui ai juste dit bonjour et il est partit à la salle de bain, presque en courant pour calmer ce qui semblait être une érection soudaine. » Il ne s'encombrait pas des conventions courantes, de toute façon, elle était habituée. Et puis, John ne saurait jamais qu'il en avait parlé. Non qu'il veuille le cacher mais il savait que la 'fierté' de John lui aurait fait refusé d'en parler. Molly écarquilla les yeux, puis les fronça, et sembla réfléchir pendant une bonne minute. Puis une autre. Et encore une. « Sherlock, je suis désolée, mais si c'est ce que je pense, il faut que ce soit lui qui t'en parle. Sinon, il faut que je me renseigne avant de pouvoir te donner mes conclusions. Il est encore tôt et je manque d'éléments. » Sherlock acquiesça. Voilà un discours qu'il comprenait !

John et Greg étaient face à face. Greg parla après quelques minutes de silence. « Es-ce la première fois que ça te fait cet effet-là ?

-Oui.

-Mais pas la première fois que tu rêve de ça, tu me l'as dit hier.

-En effet.

-Quelque chose de spécial dans le rêve qui aurait pu déclencher soudainement ça ?

-Le rêve de cette nuit. Il m'est revenu au son de sa voix parce que dans mon rêve, il gémissait...

-Je comprends. Voyons, il faudrait procéder de manière logique, il n'y a aucune raison que tu ais ces réactions et rêves puisque tu ne l'aimes pas comme ça.

-Effectivement, non ! Il est l'ami le plus proche que j'ai et j'y tiens plus qu'à toute autre personne sur terre mais il n'a jamais été question de ça et il n'en sera jamais question. Je l'ai toujours dit.

-C'est vrai. Et c'est logique de toute façon. Si on devait faire ce genre de chose avec chaque ami proche, il y a longtemps que toi et moi serions passés à l'acte !

-*Riant* C'est vrai !

-*avec un sourire* Donc, ce n'est pas le simple attachement. Il a du y avoir un élément déclencheur. Te souviens-tu de quelque chose ?

-J'y ai pensé mais pas assez réfléchit je t'avoue... Je me demande si ce n'est pas... Un voisin à qui je parle très peu qui m'a demandé des nouvelles de Sherlock. Il ne savait pas qu'il était « mort ». Quand je le lui ai annoncé, il a eu un visage très triste et m'a dit « C'est dommage, vous formiez un si joli couple... » Sur le coup je suis resté un peu interdit puis j'ai réfuté. Il est partit en souriant et en me disant « Ce n'est plus vraiment la peine de le cacher vous savez. » Cette affaire m'avait énervé ce jour-là. Je me disais que c'était incroyable qu'il y ait encore ce genre de malentendu, même 2 ans après son départ.

-Et après ça, tu t'es mis à en rêver ?

-C'est juste la nuit suivante que j'ai rêvé qu'on nous prenait pour un couple en effet. Ce serait ça d'après toi ?

-Je pense que oui. La peine de l'absence plus les mots choisit par le voisins ont très certainement causé ce cauchemar ensuite. Comme il t'a troublé mais que tu n'en as pas parlé, il a persisté. Et ce genre de choses restent à l'esprit tant que ce n'est pas guérit.

-Incroyable ! Mais c'est pas possible quand même, on ne peut pas être proche de quelqu'un sans être prit pour un couple dans ce monde ? Regarde où ça me mène !

-Hélas oui, je crains qu'ont ait du boulot pour soigner ça. Avant toute chose il faudrait... »

Sur ces paroles et avant qu'il ne puisse finir sa phrase, Sherlock entra « John. » puis il remarqua Greg « Inspecteur?! ». Il était suivit de Molly. « John, Inspecteur. »

« Sherlock. » Puis, un peu interloqué par la présence de la jeune femme, John ne réagit pas de suite « Molly ? Bonjour. Que viens-tu...

-J'aurais besoin de toi John s'il te plait. »