Voilà donc le troisième chapitre!!( dis donc ce que je publie vite!! (les fleurs sont gratuites aujourd'hui!!!^^) mais en même temps, c'est les vancances!!)) allez, amusez vous bien!! (fo que je fasse pipi!!) x)

CHAPTER 3 : Réussite totale

Comme prévu, les trois coups imposèrent le calme et le silence le plus total dans la salle. Byakuya et Yoruichi se turent en attendant la levée du rideau, les yeux tournés vers la scène. Puis les deux tentures se séparèrent et laissèrent la lumière se faire sur une jeune femme au costume si magnifique que Yoruichi aurait très bien put le porter ce soir là. Byakuya observa alors très attentivement celle qu'on lui confirma être la jeune et prometteuse Shimizu Hisana. A travers ses jumelles, il fixa son regard sur le visage de l'actrice, qui commençait déjà à jouer. Byakuya la trouve d'une beauté surnaturelle. De longs cheveux noirs et étincelant laissées aux seuls désirs de l'air qui s'engouffrait dedans lui tombaient sur les épaules, deux yeux étrangement violet qui vous ensorcelaient d'un seul regard et si chargés d'émotion. Ils étaient si expressifs que Byakuya n'avait même pas besoin d'écouter les répliques pour connaître l'émotion du personnage de Shimizu.

Il regarda ainsi la pièce d'un bout à l'autre, ne suivant l'intrigue à aucun moment, préférant détailler trait par trait le visage de Shimizu. L'émotion qu'elle transmettait était incroyable. Byakuya n'avait jamais vu ça. Comment autant de sentiments pouvaient-ils émaner d'un corps si petit ? Comment pouvait-elle être si naturelle avec autant de maquillage ?Comment un seul de ses regards, même s'il n'était pas fixé sur lui pouvait-il le pénétrer au point de faire fondre ses os ? Elle était belle. Impressionnante de charisme. Parfaite ! Elle était parfaite ! Byakuya, qui pourtant était habitué à voir de belles femmes dans son entourage, était surpris d'être à ce point troublé par une telle créature.

Sana qu'il ne s'en rende compte, la pièce suivit son cours, avança et se termina sur le tableau final. Ces deux heures trente avaient été raccourcies en seulement un quart d(heure, Byakuya aurait put en jurer. Dans les dernières minutes de la pièce, le personnage De Shimizu se faisait poignarder par un ennemi et mourrait sur scène. Byakuya et le reste de la salle assistèrent donc le souffle coupé au sens propre comme au figuré, à la mort factice de la jeune femme. Elle était criante de vérité, avec son poignard faussement niché dans son ventre. Tous les sentiments passèrent sur son visage, sans qu'elle n'ait aucun texte à déclamer ; la surprise avec ses yeux effarés, la panique avec son souffle mouillé et incontrôlable, la colère et ses regards meurtrier, le regret avec ses joues rouges et trempées de vraies larmes qu'elle versait sans effort, et puis la résignation, lorsqu'elle avait abandonné tout espoir et qu'elle avait accepté de tomber pour ne plus jamais se relever, lorsqu'elle s'était effondrée sans aucun contrôle sur sa chute, lorsqu'elle s'était agrippée à la table qu'elle finit par renversée… On aurait tellement cru que c'était vrai ! Byakuya serait allé lui porter secours si sa raison ne lui hurlait pas qu'elle simulait. Il pensa que perdre pareille merveille dans la réalité serait un drame. Il se déchirait de l'intérieure de voir cette petite chose agoniser en gisant par terre. Peut-être était-ce intentionnel qu'elle paraisse si fragile en cet instant, peut-être pas, mais quoi qu'il en fut, elle en avait l'air…

°O°O°O°O°O°O°O°

De son côté, Shimizu, le crâne collé contre le parquet, laissa échapper le dernier soupir, fit basculer sa tête sur le côté et dirigea ses yeux tournés vers le balcon qui lui faisait si peur, avant de les fermer, définitivement pour tous ceux qui se trouvaient en face d'elle.

La chaleur des lumières de la scène, le stress, son costume, les respirations particulières qui lui permettaient de parler suffisamment fort pour être entendue de tous et qui maintenant la faisaient passer pour morte… Tous cela la faisait dégouliner de sueur à chaque fois !

Dans le silence qu régnait sur la salle jusqu'à ce que le rideau se ferme, elle écouta sa respiration lente, trop lente. Les applaudissements ne devaient plus tarder… Hisana savait qu'il avait dû s'écouler quatre ou cinq secondes depuis qu'elle avait fermé les yeux, mais tout cela lui paraissait durer des heures. Chose insupportable, sa main posée à côté de son visage la démangeait atrocement. Elle aurait tant voulu pouvoir respirer normalement… Elle avait vraiment très chaud. Elle finit enfin par sentir la lumière des projecteurs qui déclinait pour assombrir la scène. De tout son être, elle espérait ardemment que ça leur avait plût. Elle avait donné tout ce qu'elle possédait ce soir, et bien qu'elle soit optimiste, elle ne pouvait s'empêcher d'être toujours aussi angoissée de la réaction du public. Allongée par terre, elle priait toutes les forces de l'univers.

Les applaudissements finirent enfin par s'élever, d'abord faibles et paresseux, puis de plus en plus fort. Le rideau se décida lui aussi à bouger. Deux heures trente s'étaient écoulées depuis qu'il s'était ouvert tout à l'heure. Hisana sentit l'ombre de cette grande tenture rouge passer sur elle, puis la dépasser. Lorsqu'elle fut bien certaine que le public ne pouvait plus la voir, elle se releva et jeta un regard vers les coulisses. Dans la lumière bleue de cette scène désormais close, elle vit courir vers elle Urishima et Hideki et les autres acteurs de la pièce. Hisana se précipita sur Urishima et se jeta dans ses bras, folle de joie. Elle avait compris, à entendre l'ovation et les sifflements qui leur parvenaient de la salle, qu'elle avait réussi. Ca y était ! Elle avait fait sa grande présentation au monde et le monde avait aimé ! Sa carrière allait enfin décoller, on lui proposerait sans cesse de nouveaux rôles et parmi les meilleurs, et ceux qu'elle voudrait, c'est à peine si elle aurait besoin de claquer des doigts pour les obtenir. Maintenant, ils lui étaient tous réservés. A partir de maintenant, elle allait pouvoir commencer à vivre sans avoir peur de disparaître. Outre son amour du théâtre et de la comédie, elle savait que maintenant, il y avait des gens pour qui elle comptait… C'était parti !

Elle lâcha enfin Urishima, et sous les applaudissements et les cris de joie des acteurs et de la salle, elles et ses partenaires se mirent en place pour le salut final. Ils reculèrent tous jusqu'au fond de la scène, puis le rideau se rouvrit. Au milieu, un immense sourire illuminant son visage, Hisana s'avança la première, entraînant les autres avec elle en les tenant par la main. Il s'arrêtèrent juste au bord, s'inclinèrent aussi bas que possible, les applaudissements retentissant toujours aussi fort, se relevèrent durant quelques secondes, puis recommencèrent. En se redressant pour la seconde fois, Hisana tourna son regard vers le balcon qu'occupaient les nobles qui étaient venus la voir ce soir. Aucun n'était resté assis. Tous étaient debout et applaudissaient à tout rompre. Hisana et ses camarades de jeux se lâchèrent les mains, firent volte-face, marchèrent jusqu'au fond, se retournèrent et coururent rejoindre le devant, le sourire aux lèvres, pour s'incliner à nouveau.

Le rappel dura ainsi plus de dix minutes, les applaudissements refusant de faiblir. Enfin, le rideau se ferma définitivement et les acteurs purent enfin aller se doucher et se changer. Tous félicitèrent Hisana pour sa performance et lorsqu'elle pénétra dans sa loge, elle trouva un bouquet d'iris bleus sur la table basse. Elle adorait ses fleurs, même si elles n'étaient pas ses préférées. Hisana s'en saisit et en respira l'odeur. Elle déplia la carte signée d'Urishima, qu'elle conserverait toute sa vie. Il n'avait écrit qu'une seule phrase, mais cette fit jubiler la jeune femme… « Te voilà actrice. » Il avait dû venir les déposer ici juste avant qu'il ne calme sa panique, tant il savait et était convaincu qu'elle réussirait. Il pensait vraiment à tout…

Hisana reposa les fleurs et se dirigea vers le miroir. Miraculeusement, son maquillage avait tenu le choc. Elle se tourna ensuit vers une porte et commença à défaire son costume complexe. Puis, ouvrant la porte, elle se passa une main dans les cheveux et entra dans la salle bains. Une fois sous la douche, elle régla le jet sur tiède, limite froide. Elle était brûlante de sueur, d'excitation et d'euphorie ? L'eau coula sur elle et emporta tout le stress, le trac et l'angoisse qu'elle avait éprouvé toute la soirée, pour ne laisser sur la jeune femme qu'un sentiment de joie et d'extase, ainsi qu'un parfum d'amande amère.

Lorsque la jeune femme sortit de la salle de bains, à nouveau coiffée et maquillée, elle choisi un kimono. Car la soirée était loin d'être terminée. Elle ne prendrait en effet pas fin avant l'aube. Une soirée avait été prévue par avance pour fêter son triomphe et celui de la pièce.

Hisana appela une habilleuse pour l'aider à enfiler son kimono. Il était blanc avec vers le bas des motifs entièrement verts de plantes et de fleurs. L'obi quant, à lui était d'un noir des plus intenses. Une fois prête, elle se regarda dans le miroir de sa coiffeuse. Même si elle ne l'avouerait jamais, elle se trouvait plutôt pas mal et même assez belle. Elle n'imaginait pas à quel point elle avait raison. Puis elle enfila ses souliers et se mit en route.

Alors?????