Bonjour à tous ! Voilà le troisième chapitre de «L'héritage», où Angèle va faire la connaissance de Splinter. Ce chapitre est assez calme étant donné que notre petite nouvelle va surtout essayer de s'habituer à la présence de ses nouveaux amis.

Je vous souhaite une bonne lecture !


CHAPITRE 3: TOUS ENSEMBLE

April et Angèle arrivaient face à la lourde porte de fer qui séparait les égouts du repaire des tortues. La jeune journaliste frappa avec force afin que Raphael ouvre le passage. La petite nouvelle sentit son cœur se serrer. Elle ne s'était pas tout à fait habituée au fait que ses sauveurs soient des mutants. Raphael était le plus impressionnant à ses yeux, c'était le plus costaud et le plus marqué. De nombreuses cicatrices parcouraient son corps, le rendant encore plus intimidant qu'il ne l'était déjà.

-Salut Raph, dit April avec un sourire amical.

-Salut April.

Angèle s'émerveilla devant la simplicité décorative de leur QG, il était presque aussi douillet que son propre appartement, si on ne prenait pas en compte le canapé en boîtes de pizzas...qui était tout de même très cool.

-Alors c'est ici que vous vivez? Demanda la jeune femme, intéressée.

-Ouais, c'est notre «chez nous» répondit Raphael avec un léger sourire sur les lèvres.

-C'est plutôt pas mal, avoua Angèle.

Léonardo, Donatello et Michelangelo sortirent d'une pièce commune, elle ne put s'empêcher de réprimer un frisson lorsque les trois autres tortues se dirigeaient dans leur direction. Pas parce qu'elle en avait peur, mais parce qu'ils étaient imposants. Michelangelo se précipita sur April, tel un boulet de canon.

-Hey! Faites du bruit pour notre ravissante Hogosha, April O'Neil! S'écria-t-il en se jetant dans ses bras en l'écrasant de peu.

-Salut Mikey, moi aussi je suis contente de te voir, s'amusa April.

-Angèle, t'es venue aussi! S'exclama la tortue au bandeau orange en bondissant autour d'elle.

-Alors te voilà, finalement? Poursuivit Léonardo avec un sourire rassuré.

-Pourquoi est-ce que je ne serais pas venue?

-Parce qu'on est des tortues mutantes entre autres, répondit Donatello en redressant ses lunettes sur son nez quasi inexistant avec un sourire taquin.

-Ne t'inquiètes pas tu es en sécurité avec nous, la rassura Léonardo.

-Ouais enfin, avec trois d'entre nous, le corrigea Raphael en s'avançant d'un pas menaçant, la main prête à dégainer un de ses saïs.

Léonardo leva les yeux au ciel, c'était une habitude chez Raphael d'intimider les humains. April en a d'ailleurs eu un très mauvais souvenir...

-C'est...c'est pas la peine, tu...tu ne me fais pas peur...mentit Angèle en reculant d'un pas.

Raphael rapprocha alors son visage renfrogné de celui de la jeune femme, la foudroyant du regard. La pauvre Angèle restait figée sur place, les joues commençant à rougir. Il n'allait quand même pas l'attaquer ?!...La réponse vint d'elle-même lorsque le mutant lui lança un sourire amusé.

-C'est bien ce que je me disais, t'es morte de trouille, se moqua-t-il.

-C'est bon Raph, elle a compris, intervint Donatello, blasé.

Leur conversation fut interrompue par l'apparition d'un rat géant habillé d'un kimono, s'avançant à pas de velours, les mains derrière le dos. S'en était trop pour Angèle, qui sursauta de surprise, lâchant un cri d'effroi avant de se cacher derrière la carapace de Michelangelo. Cependant, elle comprit bien vite qu'il ne lui ferait aucun mal en s'apercevant que ni les frères, ni April n'étaient effrayés.

-Tu ne crains rien Angèle, s'amusa Léonardo, c'est notre père!

Angèle sortit de sa cachette, gênée, sous le regard moqueur de Raphael, Michelangelo et Donatello.

-Je...excusez-moi...bredouilla-t-elle à l'adresse de Splinter, terriblement gênée.

Cependant, le vieux rat ne semblait pas vexé le moins du monde. Il lui sourit chaleureusement.

-Ce n'est rien mon enfant, je dois reconnaître que j'ai une allure peu commune, de plus, tu devais certainement t'attendre à rencontrer une cinquième tortue, je me trompe?

-Non, monsieur, répondit Angèle avec un sourire timide.

Splinter dévisagea la jeune femme d'un regard paternel.

-Tu ressembles tellement à ta mère.

Angèle baissa la tête, faire référence à sa mère était toujours perturbant pour elle.

-Bien, trêves de bonnes manières, mesdemoiselles, si vous voulez bien me suivre avec les garçons, nous avons certaines choses à éclaircir.

Le petit groupe suivit le vieux rat jusqu'au dojo et tous s'assirent en tailleur, formant un cercle sur le sol froid du repaire. Léonardo se plaça à côté d'Angèle, lui adressant un sourire bienveillant qui eut le don de la mettre à l'aise.

-Bien, avons-nous des nouvelles de Sacks et du clan des Foot? Demanda Splinter.

-Mes caméras n'ont détecté aucune perturbation anormale depuis l'embuscade. Informa Donnie.

-Rien à l'ouest ni à l'est, annonça Raphael.

-Et rien au Nord ni au sud non plus. Poursuivit Léonardo.

Splinter respira un grand coup avant de caresser sa barbe d'un air pensif.

-Ça ne me dit rien qui vaille, leur projet doit prendre de l'ampleur, ils ne vont sûrement pas tarder à venir nous chercher.

-Mais où peut bien être leur labo? Questionna Michelangelo.

-Peut-être dans une des tours de Sacks? Proposa April.

-Attendez, coupa Angèle, comment compte-t-il faire pour extraire votre sang? Il va essayer de vous capturer?

-Ouais, «essayer», c'est le mot, répondit Raphael avec un sourire provocateur.

-Ils ont une technologie très avancée, on peut s'attendre à tout, dit Donatello avec prudence.

-De toute façon, s'ils comptent nous capturer chacun de nous sera en danger. Nous quatre et maître Splinter pour le mutagène et April et Angèle pour leur sang. Expliqua Léonardo. Il faut donc trouver une solution pour protéger les filles.

-C'est pourquoi un entraînement est indispensable, annonça Splinter. Mesdemoiselles, je vous enseignerai les mouvements de base, en espérant que nous disposons d'assez de temps pour vous endurcir.

Les deux jeunes femmes se dévisagèrent. Elles allaient suivre un entraînement, elles ?

-Et...en combien de temps pourrions-nous être capable de nous défendre seules? Demanda April perplexe.

Splinter réfléchi puis regarda chacun de ses fils avant de poser les yeux sur les jeunes femmes.

-Si vous vous entraînez quatre heures par jour pendant deux semaines, vous seriez à même de vous protéger.

-En DEUX semaines? Fit Donatello interloqué.

-C'est possible ça? Maugréa Raphael.

-Je crains que nous n'ayons pas le choix.

-Et s'ils décident de nous attaquer avant? Demanda Léonardo.

-Dans ce cas, il faudra mettre les filles à l'abri, vous aurez pour mission de les protéger. Leurs parents nous ont donnés la vie que nous avons maintenant, sans leur rébellion et l'aide d'April, nous serions morts.

Léonardo tourna la tête vers Angèle, qui leva également ses yeux verts.

-Qu'est-ce que tu en pense, Angèle? Tu vas tenir le coup?

-Bien sûr, il faudra bien, assura la jeune femme.

-Bien, je vous laisse la soirée de libre afin que vous puissiez faire plus ample connaissance. Mesdemoiselles, nous commencerons l'entraînement dès demain matin, vous devriez passer la nuit ici.

-Qu...quoi? Balbutia April

Séjourner dans les égouts risquait d'être une épreuve pour la journaliste, elle qui aspirait à prendre soin d'elle et qui était habituée à un certain niveau de confort...

En revanche, Angèle eut tout d'abord de l'appréhension, après tout, elle connaissait à peine cette petite famille. D'un autre côté, elle trouvait cet endroit incroyable et il ne lui tardait de découvrir les secrets de leur cachette.

-Mais oui! S'exclama Michelangelo, on a aménagé une chambre d'amis, au cas où tu aurais eu envie de passer une nuit ici! S'exclama Michelangelo à l'adresse d'April. Donnie a fabriqué un lit d'enfer grâce au matelas que tu nous as refourgué! Venez, vous allez voir!

Le ninja au bandeau orange les amena dans la chambre d'amis avec un enthousiasme débordant.

Mais April déchanta bien vite lorsqu'elle aperçut le lit «fait maison» de Donnie. Il était fabriqué à partir de vieux planchers aux couleurs multiples. Angèle ne put s'empêcher d'arborer un sourire admiratif.

-Ça alors, Donatello est vraiment bon bricoleur, complimenta-t-elle.

-Oh oui, je te le fais pas dire, MÊME SI SON OVERBOARD LAISSE UN PEU A DÉSIRER! Cria Mikey assez fort afin que Donnie puisse l'entendre.

-Hé c'est toi le problème, pas l'overboard! Répliqua Donatello, vexé.

Mais Angèle prit soudain une mine moins réjouie.

-Un problème, Angèle? Demanda April avec intérêt.

-Non, c'est juste que...on s'est rencontrés hier soir, et j'avoue que je ne me sens pas encore très à l'aise, avoua la jeune femme.

-Oh, ne t'inquiètes pas pour ça, les garçons ont le sens de l'hospitalité et Mikey est le roi de la distraction, la rassura April avec un sourire.

-Merci, ma p'tite pomme d'amour, ça me va droit au cœur! Fit Michelangelo touché.

-Bon euh...est-ce qu'on pourrait au moins aller chercher quelques affaires? Demanda April.

-Bien sûr, on va demander à Donnie qu'il nous dépose! Répondit Michelangelo.

-Qu'il nous dépose comment? Questionna Angèle perplexe.

-Avec l'aide de son carrosse, répondit April en souriant.

Michelangelo et Donatello accompagnaient les filles vers le Shellraiser. Angèle en resta bouche bée.

-Ne me dit pas que c'est toi qui a construit ça? Demanda la jeune femme en s'adressant à Donatello.

-Oh, ce n'est pas grand chose, fit-il avec humilité en redressant une nouvelle fois ses lunettes sur son nez, deux-trois morceaux de tôle, quelques fils électriques, un peu de récup'...

Angèle lui adressa un sourire sarcastique.

-C'est ça oui, tu m'as l'air bien modeste, Donatello.

-Donnie, c'est le plus modeste de tous! S'exclama Michelangelo. Si mesdemoiselles veulent bien prendre place!

Les deux jeunes femmes montèrent à bord, un sourire stupéfait sur les lèvres.

-C'est absolument génial! S'extasia Angèle.

-N'est-ce pas? Fit Mikey avec un clin d'œil.

-Alors, où allons-nous en premier? Demanda Donatello.

-Angèle habite dans le quartier Ouest de Brooklyn, allons d'abord là-bas. Proposa April.

-Ok, c'est parti! Annonça Donatello avant d'allumer le moteur.

Le voyage se passa dans la bonne humeur. April avait raison: Michelangelo avait un don pour mettre les gens à l'aise. Quant à Donatello, il était d'un naturel doux et curieux, posant une multitude de questions sur Angèle et son travail à la bibliothèque. Elle lui promit de lui ramener quelques livres. Une fois arrivés devant son immeuble, Angèle se hâta de descendre du Shellraiser.

-Je fais au plus vite, promit-elle.

Elle effectua le code afin d'ouvrir la porte d'entrée et monta les escaliers quatre par quatre. Par chance, Debbie n'était pas encore rentrée de sa soirée. Angèle prépara le nécessaire, puis, après un moment de réflexion, s'assit lourdement sur le bord du lit, le regard fixe. Elle sentait les larmes monter en elle, son cœur était lourd. Du jour au lendemain, sa vie avait basculé. Elle était impliquée dans une affaire de la plus haute gravité et elle se demandait si elle allait être assez forte pour résister. De plus, elle allait passer au moins deux semaines avec des tortues géantes et un rat qu'elle connaissait à peine, dans les égouts! Angèle fondit en larmes, ne pouvant se retenir davantage. Elle avait peur. Mais elle devait rester forte, pour sa mère, pour tout le monde. C'est donc déterminée qu'elle se releva, après plusieurs secondes de pleurs, en se promettant que ces larmes seraient les dernières qu'elle verserait. Elle se dirigea vers son bureau, saisit un papier et un crayon, puis écrit un mot à l'intention de sa colocataire:

«Debbie,

Comme je te l'ai déjà dit, j'ai rarement l'occasion de voir mon père, étant archéologue. Il est de passage à New-york pour deux semaines, je m'installe donc chez lui afin que l'on passe du temps ensemble. On se revoit bientôt.

Angèle.»

Elle posa le papier et le crayon sur la table de la cuisine, puis elle rejoignit le Shellraiser d'un pas décidé.


Après qu'April soit passée chez elle récupérer quelques affaires, tous rentraient au repaire, Léonardo patientant à la sortie du garage.

-Tout s'est bien passé? Demanda-t-il à l'adresse d'Angèle.

-Oui, merci.

-Par contre, il va falloir que Donnie fabrique un dressing XXL pour April, fit Michelangelo en portant les multiples sacs de la jeune journaliste, le visage grimaçant sous l'effort.

-Ne te plaint pas, Mikey, je n'ai pris que le nécessaire là! Répondit April.

Léonardo se tourna vers Angèle.

-Est-ce que tu pourrais me suivre s'il te plaît, j'ai à te parler, demanda-t-il avec douceur.

-Bien sûr, oui.

-Je vais m'occuper de tes sacs, proposa Donatello.

-Merci beaucoup.

Angèle suivit Léonardo dans la cuisine, en se demandant ce qu'il pouvait bien lui vouloir. Il l'invita à s'asseoir sur une chaise, puis se dirigea vers les placards.

-Tu aimes le thé? interrogea le leader.

-Oui, bien sûr. Affirma-t-elle, surprise.

Léonardo saisit deux tasses dans une étagère, puis versa la boisson parfumée dedans. Il prit place face à Angèle et examina son visage meurtri. La jeune femme se sentit rougir, elle était d'un naturel timide et se retrouver face au leader de la fratrie la déconcertait énormément.

-Dis-moi comment tu te sens.

Angèle baissa la tête.

-J'ai peur, avoua-t-elle en tournant sa tasse entre les mains pour se réchauffer.

-Je sais que tout ce remue-ménage est un peu prématuré, mais il faut que tu comprennes qu'il s'agit d'une situation d'urgence, on ne peut pas attendre, Sacks peut nous attaquer à tout instant avec le clan des Foot, annonça t'-il avec prudence, en essayant de ne pas perturber davantage la jeune femme. Celle-ci releva la tête puis esquissa un sourire incertain.

-Je sais, j'ai bien conscience de la situation, je me suis faite à l'idée que ma vie allait devenir plus...intéressante?

Oui, c'était le mot. «Intéressante». Angèle venait de rencontrer quatre tortues ninja remarquablement attentionnées, un vieux rat sage, et une célèbre journaliste. Tout cela ne pouvait que pimenter sa vie qui, jusque-là, s'avérait être fade, triste et sans intérêt.

Léonardo écarquilla les yeux de surprise, puis se mit à sourire également.

-Je te promets qu'on s'occupera bien de vous jusqu'à ce que cette histoire soit terminée. Et puis nous allons vous entraîner dur. Tu vas devenir une bête de guerre, ajouta-t-il sur le ton de la plaisanterie.

Angèle se mit à rire, un peu plus détendue.

-Alors, ce thé? Demanda Léonardo.

-Il est très bon, fit Angèle. C'est quel parfum ?

-Ah, ça, c'est à toi de le trouver, répondit Léonardo sur un ton de défi.

Les deux adolescents échangèrent un sourire puis la tortue au bandeau bleu se leva de la table.

-Je te laisse boire tranquillement, fais comme chez toi surtout et si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas. Déclara-t-il.

-D'accord, merci.

Le leader quitta la pièce puis Angèle se concentra sur sa tasse de thé. Elle commençait à se décontracter légèrement. Cinq minutes plus tard, elle décida de se diriger vers la chambre d'amis afin de défaire ses sacs. April avait déjà presque terminé.

-Hey! Fit-elle en voyant la jeune femme arriver. Alors, qu'est-ce que te voulait Léo? Demanda-t-elle.

-Il voulait juste voir comment j'allais.

Un sourire se dessina sur le visage de la journaliste.

-Ça ne m'étonne pas de lui, Léonardo est vraiment quelqu'un de sage et d'attentionné. Il a toujours peur de mal faire alors que c'est un leader remarquable.

Angèle ne répondit pas mais s'agenouilla près de la jeune journaliste pour ranger ses affaires.

-Au fait April, je voulais te demander, Mikey et toi...vous êtes...?

April agrandit ses yeux par la stupéfaction et se mit à rire nerveusement.

-Oh, non, ce n'est pas ce que tu crois, Mikey est très...démonstratif pour ce qui est d'exprimer ses sentiments, c'est juste un petit surnom qu'il m'a donné.

-Ma p'tite pomme d'amour, c'est ça? Demanda Angèle avec un grand sourire.

-C'est ça moques-toi! Répondit April avec un petit rire.

-Ils ont vraiment l'air sympa. Fit remarquer Angèle.

-Ils le sont, tu peux leur faire confiance, lui confirma April. Regarde, Donnie nous a même installé la télé.

Après un moment, la journaliste se décida à poser la question qui la démangeait.

-Parle-moi de ta mère. Comment était-elle? Elle devait être très mystérieuse non ?

-Je n'ai pas beaucoup de souvenirs...Je sais qu'elle était...passionnée. Elle aimait ce qu'elle faisait. Je savais qu'elle travaillait pour le compte de Sacks afin de réaliser certaines expériences, mais elle n'a jamais tenu à m'en parler. Pour me protéger sûrement. Et puis lorsque j'avais huit ans, mon père est arrivé dans ma chambre et m'a annoncé que ma mère...avait été tuée. Que quelqu'un lui avait fait du mal, mais qu'on n'avait aucun indice sur le meurtrier.

-Et ton père, il s'en est remis?

-Pas vraiment, c'était très dur pour lui aussi. Mais je le vois rarement maintenant. Il est archéologue alors il voyage beaucoup. Instinctivement, Angèle caressa son bras d'un air mélancolique. April fronça les sourcils, curieuse, mais n'en demanda pas plus.

-Ça va faire deux ans que je vis en colocation avec Debbie et deux ans que je ne l'ai plus revu, continua Angèle. Bien sûr on se donne des nouvelles, il m'appelle régulièrement...

Après plusieurs minutes de conversation, Mikey rejoignit les deux jeunes femmes dans la chambre d'amis.

-Bla, bla, bla, qu'est-ce que vous parlez vous, les filles! Vous venez faire une partie de Mario kart? Ça vous changera les idées!

Les jeunes femmes acceptèrent la proposition. Raphael attendait sur le canapé, mâchouillant son éternel cure dent.

-Allez let's go! S'exclama le benjamin avec enthousiasme.

Angèle ne s'était jamais autant amusée. Elle appris notamment que Michelangelo était mauvais perdant, mais également mauvais gagnant, n'hésitant pas à narguer Raph lorsque celui-ci perdait une course, gagnant un coup de poing musclé sur l'épaule. Et lorsque Angèle avait eu l'occasion de fracasser son véhicule avec une carapace, celui-ci s'était exclamé, outré:

-Oh non! Se faire avoir par une carapace pour une tortue, c'est un comble!

Raphael, April et Angèle éclatèrent de rire.

Léonardo observait la scène depuis la cuisine, sirotant son thé avec maître Splinter.

-On dirait que notre nouvelle recrue s'est grandement détendue, fit Splinter avec un sourire amusé.

Enfin, lorsque Michelangelo eut perdu pour la onzième fois, il se leva d'un bond avant de déclarer:

-Bon, c'est l'heure de la pizza non?

-On dirait que Donnie s'en est chargé, fit April en tournant la tête vers la cuisine où Donatello avait déposé trois boîtes de pizza sur la table ronde.

Tout le monde se dirigeait maintenant dans la salle à manger. Après un repas convivial, où Angèle apprit notamment que Raphael avait une peur bleue des cafards, que Michelangelo dormait avec un doudou et que Donatello passait le plus clair de son temps à panser les blessures de ses frères, Splinter décida, au vu de l'heure tardive, qu'il était grand temps d'aller se coucher.

-Retrouvez-moi dans le dojo demain à sept heures, ordonna-t-il en s'adressant aux jeunes femmes.

-Et nous, Senseï? Demanda Raphael.

-Pour le moment, la priorité est d'entraîner April et Angèle. Vous êtes dispensés d'entraînement... Pour l'instant.

Les quatre frères acquiescèrent. Tout le monde se souhaita bonne nuit et se dirigea dans leur chambre respective. Angèle avait décidé de dormir par terre et de laisser le lit à April. La jeune femme soupira, épuisée physiquement et mentalement et ferma les yeux, se préparant pour son tout premier entraînement.


Troisième chapitre clos ! Je vous remercie infiniment d'avoir lu, je vous dis à bientôt pour le quatrième chapitre où vont débuter les choses sérieuses ! J'espère que cette petite fic vous plaît et n'hésitez pas à me laisser une petite review pour me donner vos impressions ça me fera plaisir :)

Bye !

~Nifelheim