Bonjour tout le monde !

Welcome to Hog-... le deuxième chapitre !
Celui-là est plus long !

Merci à toi, Lilou40 pour ton commentaire, et à toi, AqsaAzqa pour l'avoir mise dans tes favoris !

Bonne lecture à tous !


Minerva Mcgonagall était une jeune première année.

Elle excellait en métamorphose, possédant un niveau bien supérieur à celui de ses camarades de première année.

C'est pour cela qu'en ce premier octobre, son professeur de métamorphose, Albus Dumbledore, la mit dans le groupe des troisièmes années de Gryffondor.

Or, la jeune fille possédait réellement un grand talent dans ce domaine et dépassait sans la moindre difficulté ses nouveaux camarades.

Dire que la jeune fille de onze ans était seule était un euphémisme. Un jour, alors qu'elle se rendait aux toilettes, elle tomba sur Mimi qui pleurait.

Se sentant mal à l'aise, elle demanda :

-Mimi ?

Cette dernière se retourna d'un bond, furieuse. Qui osait l'interrompre ?!

Cependant, lorsque l'ectoplasme reconnu la petite fille, elle se calma et dit gentiment :

-Ah, Minerva... C'est toi. Je suis heureuse...

Le fantôme lui fit un gentil sourire. Cela faisait plusieurs années maintenant quelle était morte, mais elle était sûre que si elle avait été vivante, elle aurait fait la cour à la première année.

Cette dernière était en effet très mignonne mais son talent l'isolait du reste de l'école.

Pourtant, Mimi, elle, savait qu'elle n'était pas la seule à s'intéresser de très près à la petite fille. Avec ses yeux verts comme les bois et ses cheveux noirs comme la nuit, elle était très belle malgré son jeune âge et promettait de devenir une splendide jeune femme.

Minerva, s'étonnant de la gentillesse et de la douceur présentes dans le regard de l'esprit, demanda :

-Pourquoi pleures-tu tout le temps ?

Mimi eut un sourire triste et un éclat douloureux traversa ses prunelles. Elle soupira autant qu'un fantôme peut se le permettre et répondit :

-Minerva... Vois-tu, je suis triste de voir pourquoi je suis morte, car je le sais, je suis un fantôme. Je sais que ma mort est cruelle et cela me rend triste... tu ne voudrais pas partager Poudlard avec moi ? Demanda t-elle, un sourire espiègle sur les lèvres.

Une légère rougeur prit place sur les joues de la jeune fille.

-Mimi, je suis encore vivante. Répliqua t-elle tout de même.

-Bien sûr, bien sûr... Répondit le fantôme, amusée.

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Dans le splendide manoir de Tom Marvolo Riddle, bientôt craint de tous sous un pseudonyme bien moins élégant, un adolescent s'inclinait avec respect.

-My lord...

Le lord en question prit le menton de son interlocuteur et lui releva doucement la tête.

-Voyons, Orion... Tu le sais bien, tu n'as pas obligation de t'incliner devant moi.

Leurs regards s'accrochèrent mais le dénommé Orion inclina de nouveau la tête, un faible sourire aux lèvres.

-Il en va de mon honneur, de vous octroyer le respect qui vous est dû.

Le mage noir relâcha son visage et renifla d'agacement. Combien de fois cette discussion avait-elle eut lieu ? Et combien de fois, lui, le puissant, immortel et séduisant mage avait échoué à convaincre l'autre de sa véritable place ?

Un très léger rire retentit. Les yeux carmins du brun transpercèrent l'étudiant. Il préférait le voir gémir que lui tenir tête.

Grognant, le futur Lord Voldemort s'empara des lèvres de son amant qui lui répondit avec ferveur.

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À Poudlard, la première année qu'était Minerva ne réussissait toujours pas à s'intégrer. Elle avait donc abandonné et s'investissait maintenant pleinement dans ses études. Bien sûr, elle ne manquait jamais une occasion de parler avec Mimi, quels que soient le lieu et l'heure.

Puis, alors que le mois de janvier débutait calmement, elle fut déplacée dans le cours des septièmes années qui passaient leurs A.S.P.I.C.S quelques mois plus tard.

Lorsque le professeur Dumbledore lui fit part de ce fait, toute couleur déserta son visage.

Elle ? Dans des cours d'A.S.P.I.C.S ? Cherchez l'erreur.

Elle regarda son professeur s'éloigner en sifflotant. Faites que ce timbré ne devienne jamais directeur...

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-Bon...Bonjour... Dit timidement la jeune fille en entrant dans la salle de métamorphose.

-Ah, mademoiselle Mcgonagall ! Nous n'attendions plus que vous pour commencer. Prenez donc place... À côté de monsieur Zabini !

Lançant un regard noir à ce prof cinglé qui la foutait dans un cours de septièmes années, elle alla s'asseoir.

Le cours commença sans encombres. Son niveau, bien que faible comparé à ses camarades, était excellent. Seulement, l'option métamorphose n'avait été prise que par des Serdaigle et des Serpentard, tous s'entendant très bien, et elle se sentait mal à l'aise. Heureusement, le Serdaigle à côté duquel elle était assise se révéla être très calme, ce qui apaisa la jeune fille.

Pourtant, après vingt minutes de cours, son malaise sembla s'intensifier de secondes en secondes.

Elle prit une grande inspiration et tenta de se calmer, en vain. Elle se sentait scrutée. Elle releva la tête mais ne croisa le regard d'aucun de ses camarades.

-Mademoiselle ? Un problème ? Y a t-il quelque chose qui vous échappe ? Demanda Dumbledore.

Minerva reprit pied dans la réalité et balbutia :

-Heu, non... Non, tout va bien.

-N'hésitez pas à demander, surtout !

-Oui, oui. Bien sûr. Répondit-elle.

Elle retourna à sa prise de notes. Un léger rire parvint à ses oreilles. Elle releva vivement la tête mais ne confondit personne. Cependant, elle était sûre d'avoir très brièvement croisé un regard gris.

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Des semaines passèrent. Le niveau de la Gryffondor s'adaptait bien aux sorts appris et elle progressait nettement plus qu'avec aucune autre classe.

Cependant, même si elle entretenait des rapports cordiaux avec les Serdaigle et les Serpentard, son malaise était toujours présent à chaque cours.

Ce jour-là, alors qu'elle tentait une métamorphose complexe, elle se sentit de nouveau épiée. Elle tenta de faire abstraction de la sensation et se concentra sur son oeuvre. Seulement, elle le rata de peu, et, furieuse, releva la tête vivement pour croiser un regard gris. Orion Black la fixait.

Le professeur annonça joyeusement la fin du cours tout en les félicitant pour les progrès accomplis et le Serpentard sortit, Minerva sur les talons, avant de se rendre dans un coin sombre du parc, caché par l'imposante ombre du château.

Souriant d'un air espiègle, le septième année attendit que sa jeune camarade ne prenne la parole :

-Pourquoi est-ce- que tu me fixes depuis le premier cours ?!

Avec un air chafouin, Orion s'approcha d'elle, réduisant considérablement la distance entre eux, ne laissant que quelques centimètres.

-Cela te déplaisait ? Demanda t-il.

Toute à sa fureur, elle répondit :

-Bien sûr ! J'ai raté mon sort par ta faute !

Riant légèrement, il manqua de faire s'étouffer la jeune fille. Il osait en rire ?! Elle s'apprêta à répliquer avec une nouvelle vague de fureur quand il se pencha près de son oreille et chuchota, lentement :

-Tu ne m'as pas compris. Cela te déplaît-il ?

Rougissant comme l'enfant qu'elle était, elle ne put répondre autre chose que des bégaiements gênés.

Riant à nouveau, le Serpentard se dégagea et déclara gentiment :

-C'est très mignon ce que tu viens de faire... Je te fais tant d'effet que ça ?

Les rougissements de la plus jeune s'intensifièrent.

Un sourire amusé naquit sur les lèvre d'Orion qui partit, sans manquer de la frôler en passant près d'elle, tout en chuchotant :

-On se voit au prochain cours...

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Le prochain cours arriva bien trop vite aux yeux de la Gryffondor, qui sentait une sourde appréhension naître dans son cœur.

Ouvrant la porte, elle se rendit compte qu'elle n'était pas, contrairement à son habitude, la dernière arrivée. Elle sentit soudainement un présence dans son dos et une main s'empara de l'une de ses mèches de cheveux.

Orion passa devant elle, tout en replaçant discrètement la mèche en question derrière son oreille.

La scène s'était passée très rapidement et personne n'avait aperçu le manège du plus vieux. Se remettant de sa surprise et le rouge aux joues, elle alla s'asseoir près de Zabini.

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Au cours suivant, sur sa table, se trouvait un bonbon emballé de papier noir. Sortant la friandise de son emballage, elle découvrit une bille de sucre grise. La mettant à sa bouche, le goût sucré lui détendit le visage et elle lâcha un soupir de contentement. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eut l'occasion de manger des sucreries.

Avisant son entourage, elle se demanda qui avait pu savoir que le sucre lui manquait depuis quelques semaines. Puis, elle rencontra deux orbes grises satisfaites et sa bonne humeur redescendit légèrement.

Orion la fixait encore, un petit sourire aux lèvres.

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Les semaines passèrent et les surprises des cours de métamorphose s'enchaînèrent. Des notes de parchemin envoyées aux petits cadeaux, en passant par des frôlements largement intentionnels du brun, tout y était passé.

Alors, en ce cours du mois de mars, elle attendit qu'il se passe quelque chose. Elle attendit, mais rien ne vint. Rien ne l'attendait sur sa table, elle était arrivée la dernière et Orion Black ne lui avait pas jeté le moindre coup d'œil.

Étonnée, elle le fixait sans ménagement depuis le début du cours. À la fin de celui-ci, le garçon daigna tourner les yeux vers ceux, boisés, de Minerva.

Il leva un sourcil amusé et un sourire satisfait orna son visage. Ne se trouvant non loin d'elle, il dit en chuchotant :

-Je te manquais tant que ça ?

Se rendant compte qu'elle s'était faite manipuler, une vive rougeur apparut sur ses traits.

Le professeur annonça la fin du cours et elle rangea ses affaires avant de quitter la pièce d'une foulée rageuse et gênée.

Dans la salle, un Serpentard était très content de son résultat.

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-Alors, Orion. Que me vaut le plaisir de ta visite ?

La voix d'ordinaire veloutée du sorcier était aujourd'hui plus sèche.

-My Lord, je voulais vous parler d'une première année.

L'atmosphère se fit électrique. Bien sûr qu'il venait lui parler de sa première année ! Il le savait, que son amant s'était entiché d'une gamine et qu'il lui faisait la cour. Qui, lui ? Jaloux ? Bien sûr que non !

-Et bien ? Parle ! Ordonna le Lord.

L'adolescent frissonna. Il n'était pas habitué à cette voix autoritaire.

-Elle s'appelle Minerva Mcgonagall. Elle excelle en métamorphose, rattrapant même lentement le niveau des septièmes années.

Il s'interrompit mais le Lord l'invectiva de nouveau :

-Et bien, dis-moi donc ce qui te plaît tant chez elle !

Et Orion raconta. Comment ses yeux verts l'avaient empoisonné vicieusement là où les yeux carmins l'envoûtaient avec force, comment son visage, fin et encadré de cheveux noirs lui avait rappelé celui de son amant, comment sa puissance de changements contrastait avec celle, de destruction, propre au Lord noir, comment sa détermination avait finit d'emprisonner son cœur, exactement comme l'avait fait auparavant Tom Marvolo Riddle.

Au fil du récit, le grand mage noir s'imagina la belle. Il imagina la beauté de sa magie danser autour d'elle pour créer à volonté. Il imagina la force qui suintait de son corps pour se mouvoir selon ses envies.

Mais surtout, il imagina ses yeux, tel un piège de verdure qui s'effondre sur toi et t'enferme pour l'éternité, et se laissa fondre en eux, acceptant la dépendance qu'une simple image de l'esprit créait et qui lui emprisonnait les sens.

-Soit. Déclara t-il lorsque le plus jeune eut fini de parler.

Puis, il se leva du trône où il était élégamment assis et alla se placer face au jeune homme.

Il lui prit le visage en coupe et captura férocement ses lèvres, marquant ainsi son territoire.

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À Poudlard, Minerva pleurait. Elle ne comprenait pas le sentiment qui lui oppressait la poitrine et déclenchait ses sanglots.

Mimi, qui avait entendu la souffrance de la jeune fille, se précipita aux cachots pour trouver la seule personne qui, elle le savait, saurait l'apaiser.

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Quand Minerva sentit une main lui caresser gentiment le haut du crâne, elle se sentit mieux. Toujours perdue et éplorée, mais mieux. Elle se concentra sur les mots de réconfort que la personne prononçait pour elle et calma petit à petit ses pleurs.

Se laissant bercer par la voix vaguement familière, elle laissa sa tête glisser pour finalement reposer sur l'épaule de l'inconnu.

Ce dernier, voyant la tristesse de l'enfant, posa sa main sur sa joue et plongea ses yeux gris dans la forêt visuelle de la jeune fille.

Les deux se perdirent dans les tourbillons d'émotions que chacun voyait.

Puis, le visage du plus vieux s'approcha de celui de la Gryffondor et leurs lèvres se scellèrent doucement.

Ce baiser fut doux et, la jeune fille s'en étonna, totalement satisfaisant.

Attrapant sa camarade dans ses bras, celle-ci le nez enfouit dans son cou, il quitta rapidement l'enceinte de Poudlard afin de transplaner.

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Au manoir, Tom ne fut pas spécialement ravi de voir son amant apparaître dans son salon, portant une jeune fille, et matant allègrement son torse découvert.

Lorsque la jeune fille en question sortit la tête de là où elle était cachée, son regard tomba sur le torse musclé du plus âgé et ses joues se teintèrent de rouge.

Une foule d'émotions passa dans son regard : de l'étonnement, de la gêne et... de l'envie ?

Puis, les yeux carmins rencontrèrent les yeux boisés, et, comme Orion le lui avait laissé supposé, il sentit son âme se faire aspirée et son cœur faire une embardée.

Il était celui qui détruisait là où se tenaient des choses mauvaises. Orion était celui qui réparait là où sa désolation était passée. Et elle... Elle était celle qui transformait les choses pour les rendre meilleures.

À eux trois, ils étaient la solution.

Ils étaient fait pour se rencontrer.

Ils étaient fait pour détruire, refaire et changer.

Ils étaient fait pour régner.

Alors, le mage s'approcha de l'enfant, et, posant sa main sur sa joue, embrassa délicatement son front.

Ils avaient du temps pour se connaître, ils avaient du temps pour apprendre.

Depuis ce jour, à Poudlard, personne ne revit plus jamais la talentueuse Minerva Mcgonagall.

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-Minerva ! Déclara Orion en frappant contre la porte de la salle de bain.

-J'arrive ! Répondit-elle distraitement.

Elle se regarda dans le miroir, soupira et sortit.

L'homme la jaugea de haut en bas avant de sourire :

-Tu es parfaite. Comme d'habitude...

Plaçant un baiser sur ses lèvres, Minerva, âgée maintenant de 17 ans, se mit à courir dans les couloirs, laissant un rire cristallin résonner dans le manoir.

Au détour d'un couloir, elle faillit pourtant s'étaler par terre mais deux bras forts la retinrent.

L'embrassant, Tom la serra contre lui et l'enlaça.

Se dégageant, la jeune femme lui chuchota :

-On va être en retard...

-Ils attendront. Grogna t-il avant de reprendre son action interrompue.

Un raclement de gorge les interrompit :

-Elle n'a pourtant pas tord. Dit Orion, amusé.

Minerva se jeta au cou du trouble-fête et demanda, toute heureuse :

-On y va ? Hein, dis, on y va ?

Soupirant devant son impatience, il jeta un regard au futur seigneur de l'Angleterre.

Ce dernier, amusé, tendit la main à Minerva qui la prit, tenant toujours le troisième par le cou, et ils disparurent.

Ils réapparurent dans le hall du ministère de la magie.

Nerveuse, Minerva se tordit les mains avant d'en sentir une sur chacune de ses épaules.

Tournant la tête à gauche, elle croisa le regard confiant de Tom.

La tournant ensuite à droite, elle plongea dans les orbes grises d'Orion.

Elle prit une grande inspiration et déglutit, appréhendant l'estrade sur laquelle ils devaient monter.

Orion se pencha près de son oreille et dit, espiègle :

-Quel beau cadeau que notre présence en ce jour historique, ne trouves-tu pas ?

Il disait vrai. Enfin, le nouveau seigneur de l'Angleterre allait être intronisé, et ses compagnons, prince et princesse, allaient être présentés à leur tour.

Elle reporta son attention sur l'estrade et ne put empêcher la peur de s'installer dans son cœur.

-Tu parles d'une majorité... marmonna t-elle, de plus en plus anxieuse.

Soudain, elle sentit des lèvres se poser sur les siennes et toute peur la quitta.

Elle eut à peine le temps de respirer que d'autres prirent la place, la rassurant mieux que n'importe quels mots.

-Joyeux anniversaire. Chuchota l'homme aux yeux rouges, avant de la tirer vers l'estrade, tenant fermement sa main gauche tandis que sa main droite était serrée par Orion.

Celui-ci lui fit un clin d'œil et murmura également :

-Joyeux anniversaire...


11/09/2016

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Je serai bien contente si vous aviez apprécié ce chapitre... laissez un petit com' , si le cœur vous en dit.

~Sh'Ak.