Disclaimer : Tout appartient à Mr Jeff David enfin presque…

SuperBêta : TheCrasy & Voidonce se sont attaqué aux fautes.

Note de l'auteuse : Hello ! Je poste tard aujourd'hui, mais c'est pour vous habituer à pas toujours avoir le chapitre tôt ^^... Enfin, voilà le nouveau chapitre tout Flunny (oui oui Flunny). J'ai beauuuuuuucoup aimé l'écrire, du coup j'espère vraiment qu'il vous plaira ! Merci à tous ceux qui suivent cette histoire en tout cas, ça me fait vraiment plaisir ! Bref je vais pas plus blablater, bonne lecture !

PS : Pour ceux qui suivent les #StoryOfTheMonth je n'ai pas oublier celle de Mai, voilà c'est tout ;)

Chapitre 3 : Visite souvenirs

Les heures qui passaient s'étaient rapidement transformées en jours, puis les jours étaient devenus des semaines et les semaines des mois. Ce fut à peine si les trois parents avaient vu tout ce temps passer, que les jumelles avaient déjà neuf mois.

— Neuf mois ! S'écria Stiles allongé sur le canapé, alors qu'il regardait ses princesses jouer dans leur petit leur parc.

Derek, qui avait entendu le cri de son compagnon, passa la tête dans l'encadrement de la porte entre le salon et la cuisine, les mains encore pleines de savon. Voyant la position de Stiles, avachi sur le canapé, le loup haussa un sourcil pour répondre calmement au hurlement.

— C'est maintenant que tu le réalises ?

Stiles fit tomber sa tête sur le bord du canapé pour pouvoir voir son compagnon, bien qu'il le voyait à l'envers.

— Mais tu te rends pas compte. Aujourd'hui on les amène pour la visite médicale, et demain on les déposera devant Harvard ! Oui, parce qu'elles seront trop bien pour aller à Stanford, même si c'est plus proche. Du coup, elles seront loin de nous.

Derek fronça les sourcils. Il comprenait le cheminement de Stiles, il le connaissait depuis assez longtemps maintenant. Mais il était vraiment surpris de sentir que son humain était profondément triste. Ne se rendait-il pas compte de tout ce qu'il aurait à vivre avant d'en arriver là ? D'un pas décidé, oublieux de ses mains pleines de savon, le brun s'approcha jusqu'à s'accroupir devant le visage renversé de son compagnon.

— Stiles, avant de les amener à la fac, tu devras supporter qu'elles ne veuillent pas que tu les amènes au lycée, par ce que : « c'est la honte ». Tu devras les amener au secondaire, au primaire et avant ça à la maternelle. Et puis n'oublie pas, au milieu de tout ça, il y aura les premiers petits copains. Alors, ne pense pas tout de suite à la fac. Et surtout, il faut que tu ailles te préparer pour qu'on les amène voir Deaton.

Le loup finit sa tirade en embrassant Stiles, qui eut un sourire dans leur court baiser.

— C'est la première fois que tu m'embrasses comme un super héros… On devrait faire ça plus souvent.

Derek étouffa un rire avant de se relever, non sans passer sa main pleine de savon sur la joue du plus jeune. Ce qui le fit inévitablement râler.

— BrRrRRrr…

Entendant ce bruit, les deux papas se tournèrent vers les jumelles. C'était Izi qui avait fait ce bruit. Elle était assise et les regardait, tandis que Arwen, couchée sur le ventre, semblait concentrée à faire rentrer un petit cube dans le trou à la forme ronde. Aucun doute qu'avec sa persévérance elle y arriverait, ce qui fit rire Stiles. Son propre rire entraîna Izilbeth dans un magnifique rire de bébé et au final tout le monde se mit à rire dans le petit salon. Même Arwen se détourna de son jeu, maintenant assise sur sa couche, elle réclama à ce qu'on la porte. Ce que Stiles lui accorda immédiatement, oubliant d'aller se préparer.

— Alors ma princesse, tu en as marre d'être dans ce parc hein ?

À cette question, c'en suivit un grand nombre de sons, plus ou moins étranges, composés essentiellement de quelques consonnes sans queue ni tête. Effectivement Arwen avait décidé de monopoliser la conversation avec son babillage.

— Je crois qu'elle essaye de parler plus que toi…

Entendant la moquerie, Stiles attrapa un jouet au hasard pour le lancer sur le loup qui était parti finir sa vaisselle.

— Tu vois Arwen, papa est un vilain méchant de Gotham, il se moque de daddy Batman.

Pour répondre à cela la petite aux boucles auburn, s'agita plus fort dans les bras de son daddy. Derek, qui avait tout entendu dans la cuisine, eut un rire digne du joker qui fit sourire Stiles. L'humain finit tout de même par reposer Arwen avec sa sœur dans le parc, non sans quelques cris agacés de la petite.

— Je dois me préparer ma loupiote.

Pour une fois que Derek avait raison, il allait l'écouter. Il devait se préparer maintenant, sinon ils seraient en retard. Et s'ils étaient en retard, Lydia, qui devait les rejoindre là-bas, leur en ferait voir de toutes les couleurs.

[…]

Finalement, les deux papas arrivèrent avec les deux louves, cinq minutes en avance devant la maison du vétérinaire. Normalement, il avait été prévu qu'ils aillent à la clinique du vétérinaire, mais Stiles avait fermement protesté. Elles n'étaient pas des animaux ! Certes, ils devaient passer par le vétérinaire, mais seulement par ce qu'il était un émissaire. Par chance, Deaton, dans toute sa bonté, avait accédé à la requête de Stiles, de toute façon avait-il dit, Scott pouvait s'occuper de la clinique seul maintenant qu'ils étaient associés.

Ainsi ils étaient donc devant une maison simple, dont l'extérieur était en bois foncé et le tout entouré d'un tapis d'herbe verte. Une vraie petite maison de banlieue, La voiture du vétérinaire était devant son garage et garée un peu plus loin, Stiles avait put voir la voiture de Melissa qui allait se charger de la paperasse officielle. Mais aucune trace de Lydia.

Stiles leva les yeux au ciel, puis il détacha Izilbeth pendant que Derek faisait de même avec sa sœur. Dans sa tête, le jeune papa était déjà entrain de préparer un discours pour râler après la banshee en retard. Mais il ne l'avait toujours pas fini, lorsqu'un son particulier lui fit lever les yeux. Au bout de la rue, arrivait une voiture. Une belle décapotable rouge, avec Lydia du côté passager. L'humain qui avait sa fille dans les bras, ne put s'empêcher d'ouvrir la bouche en le voyant approcher.

Le fait qu'il arrive avec Lydia ne le choquait pas. Depuis la grossesse de la jeune femme, et même avant si vous demandiez à Stiles, Peter avait toujours gravité autour d'elle. Mais le fait qu'il l'avait mordue n'avait pas joué en sa faveur tout ce temps. Toujours est-il que c'était donc la première fois que Lydia avait réellement accepté les avances du Hale en acceptant un rendez-vous officiel. Bref, tout ça Stiles savait, ce qu'il ne savait pas, c'était l'achat de l'oncle fétide.

— Il s'est vraiment acheté une Corvette de 1958 ?! Bon Dieu, rappelle-moi de me convertir en revendeur « d'art ». Flic, ça ne paye définitivement pas assez.

Les paroles du jeune avaient très certainement été entendues par Peter, ce malgré le ronronnent du moteur, puisque celui-ci abordait un immense sourire arrogant. Mais Stiles n'en avait que faire. Il était bien trop absorbé par les courbes souples et le teint vermillon de la pure beauté qu'il avait sous les yeux. Il avait toujours adoré la Camaro de Derek, qui passait maintenant plus de temps au garage, mais il était clair que Peter jouait dans une toute autre catégorie. Et quelle catégorie !

Après s'être garé, Peter dans toute sa galanterie, s'extirpa rapidement de la voiture, pour aller ouvrir à Lydia. La jeune femme était entièrement vêtue de rouge, comme si elle avait voulu être assortie à la voiture. Ou comme si Peter avait choisi la voiture pour être assortie à Lydia, les deux étaient tout à fait probables. Dans tous les cas, Lydia était magnifique. Elle portait un nœud rouge à poids blancs pour retenir ses cheveux ainsi qu'une paire de lunettes de soleil papillon. Tout cela, plus la coupe de sa robe, donnait l'impression d'être devant une pin-up des années cinquante. Bien sûr, la belle rousse portait le style avec sa classe légendaire.

Stiles ignora complètement Peter pour rejoindre Lydia et de sa main libre, il attrapa celle de la jeune femme pour la faire tourner sur elle-même.

— Ma chérie, tu es magnifique !

Face à lui, Lydia se retenait clairement de rire au ton du jeune homme, tandis que Peter resta stoïque (en réalité il rigolait comme une baleine en son for intérieur).

— Tu fais tellement gay quand tu dis ça.

— Lydia, je suis gay.

La rousse, leva les yeux au ciel et réclama sa fille d'un geste de la main.

— Va donc baver sur la voiture.

Comme le jeune homme avait été bien éduqué, il fit ce qu'elle lui demanda et alors qu'il allait toucher la voiture, un « tut tut tut » l'arrêta. Peter fronçait les sourcils devant la main de l'humain, dangereusement proche de son bolide. Provocateur, Stiles l'approcha encore, puis, sans plus attendre, il posa sa main dessus, laissant une belle trace sur la carrosserie rutilante. Mais avant que le loup ne réagisse à cet affront, Stiles s'était caché derrière Derek qui portait toujours Arwen. Peter qui avait poursuivi le scélérat, se stoppa net devant la loupiote, celle-ci gigotait dans les bras de son papa et elle regardait Peter avec ses grands et beaux yeux.

— Salut toi…

Pour votre santé mentale, nous allons couper le passage qui suivit. Sachez seulement que Peter n'avait jamais été aussi effrayant, que quand il discutait avec un bébé.

Finalement, les trois parents furent invités à rentrer dans la maison avec les filles pour leur visite médicale. Après les salutations de rigueur, ils n'attendirent pas plus pour installer les filles sur la table de la salle à manger qu'avait préparé Deaton en mettant un matelas de sport pour le confort et un drap neuf pour la propreté. Le vétérinaire sortit ensuite sa trousse qui contenait tout ce dont il avait besoin. Le voyant sortir ses "outils", Stiles grimaça, certain que quelques un des objets étaient des outils de torture. Pourtant c'était le simple b-a-ba, de quoi ausculter leurs oreilles, gorge, leur peau, etc. Puis de quoi les peser et mesurer pour que Melissa note les données utiles dans leur carnet de santé. Bref tout ce qu'il y avait de plus normal.

Finalement, Deaton commença enfin son auscultation. Il commença par regarder leurs yeux et il fut intrigué par leur couleur. Étonné, il se tourna vers Stiles. Il n'avait pas rêvé, c'était bien la même couleur. Pourtant ce n'était pas comme s'il ignorait que seul Derek avait été le donneur. Entre autre à cause des antécédents médicaux de la famille Stilinski, mais ce regard…

— Non, vous rêvez pas, fit Stiles qui avait vite compris les interrogations de Deaton.

[6 mois plus tôt]

Le shérif était venu au manoir Hale pour manger avec la famille de son fils. Il était tellement heureux de les voir ainsi, ensemble et débordant de bonheur, qu'il en oublia de râler quand Derek lui servit un plat de légumes avec un air désolé.

Le repas, bien que diététique, s'était très bien passé et une fois terminé Lydia était partie au salon, accroché au bras du policier. Elle discuta avec lui comme elle seule savait le faire ; à savoir, en posant beaucoup de question.

— Prêt à prendre votre retraite Shérif ?

— Oui, à la fin de l'année. Si je me présente pour un nouveau mandat, je pense que ce sera Stiles qui fera un infarctus. Peu importe les légumes qu'il mange.

Lydia hocha la tête, satisfaite de la réponse. Le shérif n'était pas si vieux, il avait quelques années avant d'arriver à ses soixante ans, mais il avait plus que servi son pays. De plus, en ce qui concernait le Shérif, la rousse soutenait toujours Stiles quand il lui disait de prendre sa retraite. Il était hors de question que leurs filles ne connaissent pas leur Pappylou.

— Et toi Lydia, tu ne t'ennuies pas trop à rester à la maison ?

Il était vrai que la jeune femme était très active socialement avant tout ça, et John s'inquiétait pour elle comme si elle avait été sa propre fille. Ce, même si c'était elle qui avait choisi de prendre son congé maternité.

— Donner des cours à des écervelés d'étudiants de fac ne me manque pas. Par contre, ne le dites pas à Stiles, mais je bosse un peu. Trois fois rien, se dépêcha-t-elle de rajouter, j'écris quelques articles pour des sites de mode, ça m'occupe entre les couches et le biberon. Et puis je sors, un peu. C'est Stiles qui insiste en réalité. Je crois qu'il pense que je me sens seule, surtout que j'assiste à leur batifolage.

Le shérif eut un sourire bienveillant, c'était bien le genre de son fils de s'inquiéter autant pour la jeune femme. Mais avant qu'il ne lui réponde quoi que ce soit, son fils arriva enfin dans le salon, chargé d'une des jumelles, alors que Derek le suivait avec la seconde.

Le couple transpirait le bonheur, le shérif ne voyait que ça. Ça et…

— Leurs yeux !

L'exclamation du shérif fit sursauter Stiles, déclenchant un couinement de la part d'Izi, que le père s'empressa de rassurer. Pendant ce temps John s'était approché de ses petites filles et les regardait à tour de rôle.

— Stiles, Tu es sûr de ne pas avoir apporté ta contribution à la conception ? Elles ont tes yeux. Les même que Claudia…

— Ne dis pas n'importe quoi…

Mais alors que Stiles disait ces mots il regarda plus attentivement. C'est vrai qu'il avait remarqué que leurs yeux bleus de bébé* avaient progressivement changé de couleur, mais de là à dire que c'était les mêmes que lui… Elles avaient effectivement les yeux marrons clair, mais ce n'était pas comme s'il pouvait comparer avec ses yeux présentement. Il leva donc les yeux vers son compagnon à ses côtés pour avoir son avis, seulement celui-ci ne fit qu'ouvrir la bouche plusieurs fois. Avant de donner son avis piteusement, honteux de ne pas l'avoir remarqué avant.

— Je… je n'avais pas fait attention.

[...]

Après avoir écouté l'histoire de Stiles, Deaton se contenta de lui dire qu'elles avaient de très beaux yeux, ce qui fit plus que plaisir à Stiles. Mais le doc se concentra à nouveau sur sa tâche, continuant ses tests de vu, puis examinant leur gorge avant de passer à la pesée et aux mesures. Melissa à ses côtés notait tout au fur et à mesure, sous l'œil attentif des trois parents. Puis l'homme à la peau sombre commença à poser des questions de routine.

— Elles mangent bien ?

— Elles jouent ?

Et encore plein d'autres, mais la question qui fit le plus sourire les parents fut quand Deaton demanda si elles faisaient des nuits complètes. Tous les trois se souvenaient parfaitement du jour où les filles avaient fait leur première nuit complète.

[5 mois plus tôt]

Stiles était heureux, reposé. Il avait eu un sommeil réparateur des plus agréables. Derek avait dû prendre tous ses tours de biberons, il avait eu l'impression d'avoir dormi toute la nuit. Comme s'il avait dormi d'une seule traite, sans même être réveillé. Sans être réveillé ! Les yeux tout à coup grands ouverts, il s'assit en vitesse dans le lit qu'il partageait avec Derek, le faisant gronder de la perte de la couverture. Même si Derek s'était occupé des biberons, il les aurait entendus se réveiller. Ce fut un coup d'œil à son réveil, qui finit de le faire paniquer.

Il était six heures trente. Et ils ne s'étaient pas réveillés de la nuit !

Se jetant hors du lit, il trébucha dans la couverture alors que le loup, toujours endormi, tentait vainement de la récupérer en grommelant. Stiles toujours à terre se débattait avec… Ses jambes. Pour se relever. Pourquoi n'avaient-ils pas entendu leurs filles ? Leurs propres enfants ?

La panique à son apogée, il prit à peine le temps de crier un « Derek les filles » qu'il partait déjà en courant jusque dans la chambre aux couleurs pastel. À la limite de la crise de panique, Stiles se pencha sur le lit des filles et alors qu'il allait les réveiller, pour s'assurer qu'elles n'avaient rien, une main le tira en arrière, le faisant tomber au sol. L'humain se débattit les yeux clos comme pour faire disparaître son agresseur. Alors qu'il allait crier, une main se posa sur sa bouche pour l'en empêcher. Ils étaient fichus, ils étaient attaqués Stiles se débattit encore mais plus faiblement contre le poids qui s'était installé sur son estomac. Puis prenant sur lui, il décida d'ouvrir les yeux.

Face à lui, la vision était effrayante, mais pas comme il avait imaginé. Effectivement, au-dessus de lui, se trouvait Lydia. La jeune femme avait les cheveux hirsutes (elle avait été mieux coiffée lors de l'accouchement) et elle portait un masque de nuit, qui, avec son air courroucé lui donnait un air terrifiant. Ce fut à voix basse qu'elle commença à l'engueuler.

— Stilinski. Si tu les réveilles, je t'émascule…

Bien que chuchoté, la menace semblait bel et bien réelle, à tel point qu'inconsciemment, Stiles serra les jambes. Puis lorsque qu'il voulut répondre, seuls des borborygmes incompréhensibles sortirent de derrière la main. La jeune femme attendit quelques secondes pour être sûr de pouvoir libérer la bouche. Et lorsqu'elle le fit enfin, Stiles en profita pour parler comme si sa vie en dépendait, ce qui, présentement, était peut-être le cas.

— Peux plus respirer, Lydia…

Avant qu'elle ne se dégage, un loup à moitié endormi et entièrement grognon, arriva dans la pièce. Mais s'il était endormi et grognon en arrivant, la vue de son compagnon mis KO par la mère de leurs filles (recouverte d'un masque vert et les cheveux ébouriffés), finit par le réveiller.

Ce fut finalement le rire (l'aboiement selon Stiles), aucunement contenu, de Derek, qui réveilla les filles ce matin-là. Et contrairement à ce qu'ils avaient imaginé, elle ne pleurèrent pas en se réveillant mais accompagnèrent le rire du papa, qui se retenait de justesse de se rouler au sol.

Elles avaient simplement fait leur première nuit.

[…]

Deaton avait un sourire inhabituel sur les lèvres, alors que Melissa avait levé les yeux au ciel devant l'idiotie des deux papas puis elle se tourna vers Lydia, compatissante. La pauvre, elle était jeune, à peine vingt-cinq ans et elle devait supporter les aléas du post grossesses, et en plus supporter les deux papas. Elle qui était maintenant grand-mère, ne savait pas comment elle aurait fait à sa place. Son fils et ses petits enfants lui donnait bien assez de fil à retordre. Perdue dans ses pensées, elle reprit le court de la conversation quand Deaton passa aux choses « Sérieuses ».

Ce n'avait pas été uniquement parce qu'elles étaient des loups-garous qu'ils avaient fais appel au vétérinaire. Outre le fait que les petites pouvaient parfois faire briller leurs yeux, Deaton voulait savoir comment se passait leur transformation. Car bien sur les loupiotes ne faisait rien comme les autres et se transformaient déjà entièrement… Chose que Derek n'avait pu faire qu'à ses vingt-cinq ans. Vous voyez l'idée ? Quatre pattes, oreilles, poils, elles avaient la totale et elles avaient uniquement neuf mois.

— Derek, apostropha le vétérinaire, tu peux prendre ta forme intermédiaire pour qu'elles fassent comme toi et que je puisse regarder leurs dents ?

Derek n'attendit pas, s'accroupissant devant ses filles il sortit les crocs, tout en faisant briller ses yeux d'un bleu clair. Puis il arrêta sa transformation, en regardant ses filles faire de même, elles avaient maintenant deux adorables crocs. Il était tellement fier d'elles, quand il les voyait, qu'il était sûr que même Peter resté dehors pouvait sentir sa fierté émaner de lui.

Il se souvenait encore des pleurs des petites la première fois que leurs crocs étaient sortis. Ça avait été douloureux et elles ne les avaient pas rentrés pendant une longue semaine. C'était des choses qui arrivaient souvent chez les petits loups, mais cela n'en était pas moins douloureux pour les parents qui ne pouvaient pas faire grand-chose. Finalement ce fut Stiles qui surprit tout le monde en utilisant un simple remède humain, en leur fabriquant un collier d'ambre. Derek avait été sceptique, mais la nuit suivante, les filles avaient toutes les deux réussi à rentrer leurs crocs de loup. Depuis elles ne les sortaient plus que quand elles avaient peur ou parfois lorsque Stiles faisait semblant de grogner, ce qui les faisait inévitablement rire. Mais elles avaient toujours leur petit collier d'ambre.

Deaton hocha la tête satisfait après avoir regardé leurs dents et il fit signe à Derek de continuer la transformation. Cette fois-ci il sortit les griffes ses oreilles se rallongèrent et des poils poussèrent sur ses joues alors que ses sourcils disparaissaient et que la forme de son visage était métamorphosé. Après toutes ces années, Stiles était toujours aussi fasciné par la transformation de son compagnon. Et depuis toutes ces années il se posait toujours la même et unique question : Où allaient les sourcils de Derek quand il se transformait ?

Derek, était maintenant dans sa forme bêta complète. Il put se concentrer entièrement sur les filles qui avaient le nez qui s'aplatissait pendant que leurs ongles s'allongeaient, devenant des griffes. Confiant, il attrapa une petite main chacune, mais son attention se détourna une seconde vers son compagnon. Un sourire amusé était collé à son visage. Derek savait pertinemment ce qui se passait dans sa tête et ce simple fait le fit grogner doucement. À tous les coups il se retenait de parler de leurs sourcils.

Pendant ce court laps de temps, les deux loupiotes avaient fini de se transformer. Elles arboraient maintenant, avec beaucoup de classe selon Lydia, des minuscules poils sur le haut de leur joues. C'était vraiment quelque chose d'étrange, sur des bébés, mais finalement on s'y faisait. Mais ce que tout le monde finit par remarquer, c'était que contrairement à leur papa, leurs sourcils étaient toujours visibles. Ce qui fini rire ou sourire tout le monde (même Deaton).

Au final, le vétérinaire reprit son sérieux en premier et il regarda à nouveau les oreilles des jumelles, comme il l'avait fait quand elles n'étaient pas transformées.

— Comment s'est passé leur première transformation en loup complet ? Demanda-t-il sans s'arrêter.

[4 mois plus tôt]

C'était une chaude soirée du début du mois de juin, les filles allaient passer leur sixième pleine lune. Stiles n'était pas inquiet, pas plus que Derek et Lydia. Bien que leurs filles étaient influencées par la lune, tous les mois, comme tous les enfants né-loups les effets avaient toujours été moindres. La soirée avait commencé comme d'habitude. Les filles avaient mangé leur purée et leur compote, en mettant le contenu de l'assiette partout, sauf, dans sa bouche pour Izi. Puis tout avait dérapé juste avant de les mettre au lit.

Lydia était partie prendre une douche pour se rafraîchir et Derek finissait de débarrasser le repas. Du coup Stiles qui était seul avec les filles, avait du les poser dans leur parc de jeu le temps de préparer des affaires. Seulement, à peine s'était-il tourné, qu'il entendit des petits jappements. Surpris il se retourna, et ses yeux s'écarquillèrent à l'instant où il posa ses yeux sur les filles. Là où quelques secondes auparavant se tenaient ses deux bébés zeuzeutant, se trouvaient deux bébés loups entièrement noirs aux yeux d'un jaune lumineux.

— Derek ?

À peine avait-il appelé son compagnon que les deux jumelles glapirent avant de se faufiler entre les barreaux, maintenant trop larges pour les retenir. Estomaqué, Stiles ne réagit pas tout de suite, cela était sans aucun doute à cause de ce manque de réaction, que les petites louves arrivèrent ensuite à se faufiler entre les jambes de Stiles, sous le regard surpris de Derek qui venait d'arriver dans la pièce.

Seulement, tout à leur stupéfaction, ils avaient totalement oublié que la porte d'entrée était ouverte. Bien sûr, les petites louves s'étaient empressé de filer dans la brèche pour aller courir. Sautant les marches du perron, elle se mirent tout de suite à courir, direction la forêt.

Derek n'attendit pas plus et ce fut avec un sourire immense qui dévoilait sa joie, qu'il enleva son tee-shirt pour se transformer et il se dégagea de son pantalon une fois sa transformation complète. Pendant ce temps, Stiles était passé devant lui et avait commencé à courir derrière les filles, les rattrapant rapidement à l'orée des bois.

Tout ceci aurait put paraître dramatique, pourtant, Stiles était euphorique de voir ses filles se courir après, et quand Derek les rattrapa son rire ne fut que plus fort. Devant lui, les trois loups avaient arrêté de courir et les loupiotes s'étaient tourné devant le grand loup noir, essayant de toute évidence de prendre un air prédateur.

C'est la dessus que Lydia était arrivée en suivant les rires très peu discrets, jusqu'à l'orée de la forêt où ils se trouvaient.

— Oh ! Fut le seul son qu'elle lâcha en voyant ses filles.

Lydia avait étudié le sujet durant toute la grossesse, mais elle n'avait pas entendu parler de transformation complète aussi jeune. La maman se demandait si c'était dût à son côté Banshee, mais elle arrêta bien vite de réfléchir quand elle vit les filles faire un bond en direction de Derek.

Elles avaient attaqué le grand loup ensemble, leurs petites dents s'accrochant dans les longs poils noirs légèrement parsemés de gris. L'une était pendue au niveau de l'épaule de Derek alors que l'autre était attachée à la cuisse. Un vrai travail d'équipe.

Stiles était toujours aussi hilare, applaudissant même l'attaque. Il était sûr que les aboiements du loup auraient été des rires s'il avait été humain. Puis dans un souci dramatique, les humains virent Derek lever la tête à la lune avant de se laisser tomber, comme si l'attaque avait été un succès. Les jumelles hurlèrent, ce qui donnait un son totalement adorable. Et elles finirent par mordiller les oreilles du loup adulte qui feintait la souffrance à chacun de leurs coups de dents.

Finalement ce fut Lydia qui reprit son sérieux en première.

— Allez les princesses, laissez votre proie c'est l'heure d'aller se coucher.

Mais comme si elles avaient tout compris elle se mirent à courir dans deux sens opposé. Lydia qui était venue pieds nus, laissa Stiles courir après l'une pendant que Derek toujours sur ses quatre pattes courait après sa sœur. Et finalement, ils les rattrapèrent rapidement, Derek attrapa la fugueuse dans sa gueule tandis que Stiles prit l'autre dans ses bras puis la regarda quelques secondes.

— Alors Izi, vous vouliez vous échapper ?

Personne n'avait réussi à lui faire dire comment il les avait reconnues, car elles semblaient encore plus jumelles sous cette forme, mais peut importait. Lentement en rigolant toujours, ils étaient rentrés tous ensemble. Les jumelles avaient retrouvé leur forme en s'endormant. Après cela elles s'étaient transformées encore plusieurs fois, mais uniquement les soirs de pleine lune. Par chance, elles ne s'étaient encore jamais transformées de façon intempestive.

[…]

Pour une fois, ou encore une fois, cela dépendait des points de vue, Deaton n'avait pas d'explication à donner aux parents pour expliquer que les louves aient réussi une transformation complète si jeunes. Il se contenta donc d'insister sur le fait qu'ils devaient surveiller minutieusement chaque transformation. Pour s'assurer qu'il n'y ait rien d'anormal. Enfin rien de plus anormal.

Les adultes finirent donc par discuter sur différentes choses avant d'être interrompu par la voix de Peter qui en avait finalement eut assez d'attendre dehors.

— Bon alors, j'ai le droit de voir ces princesses !

Sans attendre de réponses, le loup s'approcha des dites princesses, qui avait retrouvé leur visage humain. Il prit Arwen dans les bras avant que quiconque l'arrête, puis il la souleva au-dessus de sa tête les bras tendus sous le regard effrayé de Stiles. Puis Peter continua son manège, la faisant monter et descendre tout en faisant briller ses yeux. À la dernière descente, il la rapprocha de son visage renversé pour souffler sur son ventre, déclenchant ses rires. Izi regarda le spectacle en s'agitant mais ne râla pas. Pourtant Derek était sûr qu'elle était jalouse et voulait elle aussi son tour de manège. Peter dû le comprendre lui aussi puisqu'il posa la première pour faire subir le même sort à sa sœur.

Lorsque enfin elles furent toutes deux reposées, Stiles souffla, soulagé. Vous méprenez pas, il savait que Peter tentait d'être un homme neuf tout ça, enfin, il avait vu ses efforts. Mais on parlait là de ses filles, et si Lydia ne l'avait pas retenu, il aurait éloigné le loup à la minute où il s'était approché d'elles. Même s'il devait l'avouer, il était flagrant que l'oncle fétide était totalement gaga de ses petites nièces*.

[…]

*leurs yeux bleus de bébé Jusqu'à 3 mois environ, tous les bébés ont les yeux bleu foncé.

*Petites nièces Techniquement il est leur grand oncle et ouais il a tout de l'oncle fétide x')

Alors ? Ça vous plaît toujours ? Vous ne vous ennuyez pas trop ?
Bref dites-moi tout dans la petite case en dessous.
xoxo
Peace and Laugh
Mrs S