Bonjour tout le monde !

Avant de répondre à vos reviews, je tiens à vous souhaiter une excellente rentrée.

J'espère que tout s'est bien passé pour les étudiant(e)s qui ont déjà repris le chemin de l'école mais également peut être pour ceux qui ont repris le chemin du boulot.

Pour ma part, je ne reprends les cours que le 17 septembre donc j'aurai encore un peu de temps pour poursuivre mon histoire et je vous promets d'essayer de poster mes chapitres le plus vite possible.

A présent, je voudrais dire à :

Fan de Twilight : Merci de ta review et je te rassure, je ne saurai pas non plus résister si je possédais le journal du garçon que j'aime mais bon il s'agit de Peeta, pas de nous

Je parle des Hunger Games très légèrement dans ce chapitre. Ils existent mais je ne compte pas l'intégrer d'avantage dans mon histoire.

Joshpeeta : Merci beaucoup ! En espérant que la suite soit toujours aussi excellente à tes yeux.

Nadjia : Merci pour tous ces compliments qui me vont droit au cœur, voici la suite que tu attendais.

Eliette : Attention ton nom est encore dans l'intro Toutes vos reviews me font plaisir même la plus riquiqui. Je te rassure, l'éducation de Peeta ne lui permettra pas de maintenir ce journal fermer encore bien longtemps, qui sait, dans ce chapitre peut être…

Veronique2 : J'avoue que ce n'est pas très malin de sa part, qu'il avait là une bonne occasion de le lui dire mais ça aurait de toute façon créé des problèmes. Et puis plus il tarde, plus ça donne du suspense.

Rebekha : Merci beaucoup pour ta review, voici la suite

Darling : Tes reviews me font à chaque fois sourire. J'aime voir que tu te poses autant de questions concernant la suite et ça me motive beaucoup. Le rendez-vous dans la forêt ne sera pas pour tout de suite, patience

Diaboliqua : Je suis contente que ce précédent chapitre t'ait plu et j'espère que celui-ci te plaira également. Ta patience va être récompensée, car je crois que Peeta va jeter un petit coup d'œil à ce journal.

Peet'nip : Tu es la première personne à me laisser des reviews de ce genre ! J'aime beaucoup tes commentaires qui m'ont fait rire et quand je les relis, je me dis que tu dois avoir une imagination débordante et un caractère très pétillant.

J'espère que ce chapitre te plaira. Peeta ouvrira peut être ou non ce fameux journal, à toi de le découvrir.

Audelie : Merci de ta review et j'ai déjà ma petite idée sur la façon dont Peeta va lui rendre son journal (même si cela ne va pas arriver tout de suite). Il va y avoir du grabuge mais ça tu dois t'en douter. Voici la suite, j'espère qu'elle te plaira.

Marinefelton : Une fan de Tom Felton ? Bref, je suis très contente que tu adores mon histoire et merci du compliment

Voici la suite.

Vous découvrirez un Gale plutôt envahissant et un Peeta (enfin) curieux.

Bonne lecture !

Chapitre 2

Pov Katniss

Je suis assise depuis une bonne heure sur la plus grosse branche d'un vieux chêne où je me suis hissée pour observer attentivement tout ce qui se déroule sous moi.

Les animaux qui sortent de leur tanière à la recherche de nourriture, les plantes qui se tordent sous les rafales de vent, un court d'eau qui scintille au soleil, j'essaye de me concentrer sur ce qui m'entoure, de comprendre comment fonctionne cet endroit que j'affectionne tant et où je me sens bien.

Je suis toujours détendue ici et rien ne peut m'atteindre. Je ne songe pas aux Hunger Games ou à notre avenir, encore moins à mes obligations et à ce qui me chagrine.

Je me sens juste libre pendant un court instant et c'est suffisant pour m'aider à avancer.

Pourtant, j'ai l'impression que tout le monde me croit forte voir insensible mais j'ai mes faiblesses et comme chacun j'ai besoin d'un endroit pour me ressourcer.

J'ai donc profité que Prim soit partie plus tôt pour venir m'isoler ici.

Normalement nous rentrons toujours ensemble mais aujourd'hui, étant donné mon retard au cours d'histoire, le prof m'a mis de corvée nettoyage et j'ai dû rester une heure supplémentaire pour dépoussiérer les vieilles cartes et les photographies qui ornent les murs de la salle de classe.

Je me demande d'ailleurs si Peeta a également écopé d'une punition. Je ne l'ai pas vu en quittant l'école et de toute façon je ne préfère pas le croiser tout de suite car apparemment j'ai de drôles de réactions en sa présence.

Je me mets à rougir en repensant à notre échange et à ma proposition totalement saugrenue.

Quelle idée ! Qu'est-ce que Peeta et moi pourrions bien faire ensemble dans les bois ?

Je n'allais tout de même pas rester à côté de lui à le regarder bêtement dessiner mais je ne pouvais pas non plus m'éloigner pour chasser de mon côté.

Cette situation est plutôt délicate mais il est trop tard maintenant, je n'aime pas revenir sur mes paroles et je n'ai pas envie qu'il s'imagine que, tout compte fait, je ne veux pas l'accompagner dans la forêt.

Mais en fait, le problème n'est pas vraiment d'ordre occupationnel car je trouve toujours quelque chose à faire.

En vérité je crains déjà de me retrouver seule avec lui.

De plus, j'ai peur qu'en ayant insisté de la sorte, il se soit senti obligé d'accepter pour ne pas me froisser.

- Pff, soupirais-je en me frappant volontairement la tête contre le tronc, pourquoi faut-il que je me mette dans de telles situations ?

- Laisse donc ce pauvre arbre tranquille Catnip et descends de là.

Je sursaute, ne m'attendant pas à être découverte et baisse les yeux pour apercevoir, au bas de mon perchoir, mon meilleur ami qui m'observe les bras croisés contre sa poitrine.

J'étais tellement préoccupée par Peeta que je ne l'avais pas vu arriver.

Et dire que je devais me fondre dans le paysage, réalisais-je en quittant ma branche pour le rejoindre.

Arrivée au sol, je remarque qu'il est certainement venu relever ses collets car plusieurs dépouilles de lapins pendent à son ceinturon.

- Que faisais-tu en haut de cet arbre, me demande-t-il, tu n'es pas venue pour chasser ?

- Nous avons assez de viandes pour la semaine et j'avais envie d'être un peu au calme.

Calme qu'il est malheureusement venu troubler.

Il acquiesce comprenant certainement que j'aurais préféré rester seule et n'insiste pas. Etant donné qu'il doit être attendu pour le souper et moi aussi, nous entamons donc notre retour vers la civilisation mais il rompt de nouveau le silence.

- J'ai croisé Prim tout à l'heure, dit-il pour changer de sujet, j'ai été surpris de la voir rentrer seule tu as été collée ?

- Et oui mais ce n'est pas la fin du monde, qu'est-ce qu'une heure de rangement dans une vie ?

- Puis-je en connaitre la raison ?

Ah, voilà donc ce qui l'intrigue. Ca ne me surprend pas, Gale a toujours été d'un naturel curieux mais je me demande s'il ne soupçonne pas quelque chose pour me demander ça de façon si directe.

Seulement, je n'ai pas envie de lui parler de Peeta premièrement parce que ça ne le regarde pas et deuxièmement parce que je sais qu'il a du mal à apprécier les gens de la ville qui vivent dans l'opulence par rapport à nous qui tentons de nous en sortir chaque jour dans la Veine.

- C'est stupide, lui dis-je donc en inventant rapidement un mensonge, j'ai juste inversé mes heures de cours, je pensais avoir math et en fait j'avais histoire. Je suis simplement arrivée en retard et le prof ne m'a pas raté.

Il rit et je suis rassurée que mes bobards aient été si facilement gobés.

- C'est toi tout craché, dit-il, avoue que tu perds la tête maintenant que je ne suis plus là pour te guider.

C'est vrai que l'absence de Gale me fait parfois bizarre car, depuis qu'il a quitté l'école pour travailler à la mine, nous nous voyons beaucoup moins lui et moi et même si au début cela m'a un peu perturbée, je me suis finalement habituée à mes parties de chasse en solitaire.

Mais s'il l'apprenait, il serait vexé. Je fais donc ce qu'il y a de mieux à faire : entrer dans son jeu.

- Oh oui, répondis-je en prenant un air de jeune fille esseulée, que ferais-je sans toi ?

- C'est ça, moque toi, en attendant ce n'est pas moi qui ne ramène qu'un lièvre sur la journée.

Je m'arrête net et me retourne vers lui surprise qu'il ait eu vent de cette information.

Quelle chipie ! Ma sœur ne pouvait-elle donc pas tenir sa langue de temps en temps ?

- Ce n'était pas mon jour, répliquais-je, et je n'étais pas très concentrée mais ça arrive à tout le monde.

- Hum, rarement à toi, reprit-il.

Encore une fois, il a raison. Lorsqu'il s'agit de chasser, il n'y a pas plus appliquée que moi seulement j'avais égaré mon journal ce qui ne le regarde pas non plus.

Et puis pourquoi faut-il qu'il aborde ce sujet ? Que veut-il que je lui dise ? Que j'ai éperdument besoin de lui à mes côtés ? Ce n'est pas le cas, je me débrouille parfaitement sans « guide ».

- Je te prouverai que je n'ai pas perdu la main, lui rétorquais-je sèchement.

- Je n'en doute pas, dit-il, fier d'avoir touché un point sensible.

Sur-ce, il reprend sa marche et me dépasse en levant le menton d'un air victorieux.

Je soupire et me résigne à le suivre en ayant néanmoins la ferme intention de me venger un jour ou l'autre.

Nous arrivons rapidement au grillage qu'il passe en premier – vive la galanterie – et lorsque je le rejoins il range déjà son gibier dans un vieux sac en toile afin d'éviter d'attirer l'attention des pacificateurs.

- Bon, dit-il, je file il est tard et les petits doivent m'attendre avec impatience.

Il balance son sac par-dessus son épaule et s'éloigne rapidement sans que j'aie eu le temps de lui répondre.

Je reste plantée là sans comprendre et en ayant ce drôle de sentiment d'avoir été trahie.

Je repense à son ton lorsqu'il a insinué que ramener qu'une seule bête ne me ressemblait pas et j'ai la soudaine impression que Gale a tout d'un coup besoin d'entrer en compétition avec moi parce que nous ne chassons plus ensemble.

Pense-t-il sincèrement que sans lui je ne suis plus que l'ombre de moi-même ?

Je comprends qu'il a une famille à nourrir et sur laquelle il doit veiller mais croit-il devoir veiller également sur moi ?

Je l'ai pourtant toujours considéré comme mon égal et non comme une sorte de grand frère protecteur.

Et lui ?

Je me sens brusquement humiliée et bête et je n'ai pas envie de rentrer chez moi.

C'est pourtant ce que je fais.

J'avance sans grande motivation et rejoins à mon tour mon humble demeure et, alors que je suis sur le pas de la porte, je ravale encore une fois mes faiblesses et franchis l'entrée en laissant mes doutes derrière moi.

Pov Peeta

Je me tourne et me retourne dans mon lit en cherchant le sommeil mais je ne parviens pas à dormir.

Mon esprit est encore bien trop agité suite à ma discussion avec Katniss et je n'arrête pas de repenser à son petit sourire ou à la teinte rouge de ses pommettes lorsque nos regards se sont croisés.

D'ailleurs les miennes le sont encore mais, malheureusement, pas pour les mêmes raisons.

Je n'en suis pas fier mais, vu mon retard en cours et malgré mes explications auprès de mon professeur, j'avais du rester une heure de plus à l'école.

Evidemment, une heure aujourd'hui plus la dernière fois, c'est une perte de temps considérable pour ma mère et lorsque je suis revenu cette après-midi, elle m'attendait de pied ferme dans l'arrière boutique et ses yeux disaient : « cette fois-ci ton père ne sera pas là pour te couvrir ».

Ca n'a pas duré longtemps. Elle s'est avancée vers moi et avec une force phénoménale elle m'a distribué deux gifles, une sur chaque joue, avant de s'éloigner sans une once de remords pour servir un client.

Ne préférant pas envenimer les choses, j'ai enfilé mon vieux tablier blanc et je me suis mis au travail sans broncher.

Mon père est arrivé peu de temps après. Il portait un sac de farine et lorsqu'il m'a vu, ou plutôt lorsqu'il a vu les marques sur mon visage, il a posé sa charge au sol et s'est approché de moi. Il a passé délicatement ses paumes fraiches contre ma peau rougie et j'avais l'impression, qu'à travers ce geste tendre, il s'excusait pour toutes les fois ou c'était arrivé et ou ça arriverait encore.

Je lui ai soufflé un merci et sans un mot, ses mains ont quitté mon visage pour que nous puissions nous remettre au travail.

Je ne lui en veux pas de ne pas intervenir parce que ça ne changerait rien. Nous savons tous les deux qu'au fond d'elle, ma mère se déteste pour ça et qu'elle s'en mord les doigts.

Bien sûr, l'ambiance était assez tendue et nous n'avons pas parlé de toute la soirée sauf quand, évidemment, il était temps pour moi de rejoindre ma chambre.

J'ai insisté comme toujours mais il m'a poussé jusqu'aux escaliers.

- Monte, je vais finir ça tout seul, m'avait-il dit.

Je me suis exécuté même si je ne me sentais pas fatigué et que je ne le suis d'ailleurs toujours pas.

Je laisse de côté l'idée de compter les moutons et réfléchis sérieusement à ce qui pourrait m'occuper en attendant de rejoindre les bras de Morphée.

J'ouvre les yeux et me redresse dans mon lit ayant soudainement une idée.

Il y a bien quelque chose mais j'hésite.

Est-ce vraiment raisonnable ?

Une part de moi me dit de ne pas franchir cette limite et l'autre de ne pas réfléchir et de foncer.

Je ne veux pas céder à cet aspect immoral de ma personne et, en d'autres circonstances ça n'aurait certainement pas été le cas, mais la tentation est trop forte et c'est ce que je fais malgré moi.

Je repousse les draps, quitte mon lit et, comme la veille, je soulève mon matelas pour chercher à tâtons le journal de Katniss.

Je sens les battements de mon cœur qui s'accélèrent lorsque je le trouve et j'ai l'impression de faire quelque chose de mal mais aussi de terriblement excitant.

Je replonge rapidement sous mes draps et, à l'aide d'une allumette, j'allume une bougie pour éclairer au minimum ce vieux carnet.

Je passe mes doigts sur la couverture et songe au nombre de fois ou elle a pu le tenir entre les siens.

J'attrape le bout de la lanière et je tire légèrement dessus pour défaire le nœud que j'avais moi-même reformé après l'avoir découvert.

Je la déroule lentement et soulève ensuite le dernier rempart qui me sépare encore des pensées de Katniss.

Eclairées par la faible lueur que dégage la flamme de la bougie, les pages paraissent encore plus anciennes et l'écriture bien plus petite.

Je me penche dans la pénombre de ma chambre et redécouvre les mots de la jeune fille de douze ans.

Je m'appelle Katniss Everdeen, j'ai 12 ans et je suis née dans le Distric 12.

Je vis avec ma sœur et ma mère dans le quartier le plus pauvre de notre District que nous surnommons la Veine.

Pourquoi la Veine ?

Est-ce parce qu'il s'agit du lieu principal où vivent les mineurs qui extraient le charbon de nos mines afin de nous permettre de survivre ?

Mon père était mineur et il est mort dans ces mines.

Alors, depuis, c'est par mes propres moyens que je survis.

Je franchis le grillage qui entoure le District pour me rendre dans la forêt afin de chasser car je suis bien trop jeune pour travailler.

Mon père m'a appris à utiliser un arc, à poser des pièges et à reconnaitre les plantes. Je fais aussi parfois quelques échanges à la Plaque.

Je n'aime pas trop cet endroit mais on y trouve beaucoup de choses utiles.

Cette année je pourrais également prendre des tesserae pour apporter un peu de blés et du pétrole à la maison.

J'ai une boule au ventre à l'idée que, pour ma première année de participation aux Hunger games mon nom soit déjà inscrit plusieurs fois mais je suis obligée de faire tout ça pour ma petite sœur, Prim, que je ne pourrais jamais laisser mourir de faim.

Prim a 8 ans et elle est totalement à l'opposé de moi. Elle est blonde, je suis brune, elle est féminine et je suis du genre garçon manqué, elle est douce et généreuse et je suis renfermée sur moi-même.

Elle ressemble à ma mère et je suppose que je ressemble plutôt à mon père.

Du moins je l'espère.

Cette première partie s'arrête là et je réalise que je ne m'attendais pas du tout à ça.

Je me sens triste et l'espace d'un instant j'imagine tout ce qu'elle a pu endurer depuis la mort de son père et peut être même avant cela.

J'ai envie de poursuivre ma lecture, espérant que la suite soit plus joyeuse mais elle ne l'est pas.

Aujourd'hui ma mère n'a pas quitté notre chambre.

Prim a plusieurs fois tenté de la sortir du lit car nous savons qu'elle peut rester comme ça des jours sans s'alimenter. Ce fut sans succès.

Je ne la comprends pas et je lui en veux d'agir comme ça.

Elle n'a peut être plus de mari mais nous n'avons plus de père, ma sœur et moi !

Devons-nous pour autant cesser de vivre ?

Je repense à cet homme et à tout ce qu'il m'a appris et je me demande si ces enseignements m'avaient été donnés dans le but de pouvoir subvenir aux besoins de ma famille.

Est-ce qu'il avait tout prévu au cas ou il lui arriverait quelque chose ?

Avait-il tout misé sur moi ?

C'est bien possible, songeais-je.

Mais était-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Même s'il ne lui avait pas laissé le choix il lui avait permis de rester en vie. Elle ne pouvait pas lui en vouloir pour ça.

Je tourne la page et tombe cette fois sur une partie un peu plus longue qu'elle avait écrit le lendemain même.

Aujourd'hui, je me suis rendue compte, en classe, que j'avais oublié mon stylo dans ma chambre après avoir écrit hier soir.

Nous devions prendre des notes en cours et je n'avais rien sur moi.

J'aurais bien demandé à l'un de mes voisins mais l'une était une fille de la ville qui évitait soigneusement de croiser mon regard pour je ne sais quelle raison et l'autre un garçon de la Veine qui malheureusement faisait la sieste.

Résignée, je m'apprêtais donc à faire de même moi aussi mais, alors que j'allais poser ma tête sur ma petite table en bois, un crayon a atterrit sur mon banc.

J'ai relevé les yeux vers le garçon des pains, installé juste devant moi, et qui me souriait de toutes ses dents.

Comme une idiote je lui ai bredouillé un merci presque inaudible et il s'est retourné sans un mot.

J'ai ensuite été incapable de détacher mon regard de sa nuque.

J'étais totalement subjuguée par ses cheveux blonds, d'une magnifique teinte dorée, et je m'étais imaginée un instant passer mes doigts dedans pour en découvrir la douceur.

Bien sûr, je ne l'ai pas fait, c'était une idée stupide qui m'avait traversé l'esprit.

Et puis il s'agit du garçon des pains !

Je n'oublie pas que j'ai toujours une dette envers lui depuis cette fois ou il nous a sauvé moi et ma famille.

Ma respiration s'arrête et je relis plusieurs fois ce passage.

Je n'en reviens pas, est-ce bien de moi qu'elle parle ?

Suis-je ce fameux garçon des pains ?

Je me rappelle lui avoir prêté un crayon et aussi de lui avoir lancé des pains que j'avais volontairement brulés en l'apercevant dehors sous la pluie apparemment affamée.

Il s'agit donc bel et bien de moi !

Je sens mes lèvres s'étirer en un large sourire et j'ai envie de crier ma joie.

Je n'arrive pas à croire qu'elle parle de moi dans son journal. Que ce jour l'a marquée et qu'elle aime mes cheveux.

Et puis je réalise…

Si je dois lui rendre ce journal – et c'est ce que je compte faire – elle ne me pardonnera jamais.

Mon bonheur s'effondre alors que je l'imagine face à moi comprenant que la personne qui détenait son journal n'était autre que le garçon des pains, celui qu'elle avait secrètement admiré un jour en classe et qui savait à présent tout d'elle.

A suivre…