o0 ereshkigal o0 : merci et surtout merci de m'avoir dit qu'on ne savait pas qui parlait : en fait c'est parce que mes copier-coller enlevaient certains caractères spéciaux. Donc, j'ai corrigé les 4 autres chapitres et maintenant, tout va être OK.
Donc, les pensées de Harry sont entre "..."
et les pensées de Sévérus sont entre"" ...""
Bonne lecture !
Attention slash...
5 – Rêve ou réalité
Le matin, Harry se leva plus tôt que d'habitude pour éviter de croiser ses amis. En effet, depuis le soir de la rencontre avec Sévérus qui remontait à une semaine, Harry en avait déduit que si le professeur avait vu sa souffrance, ses amis, tôt ou tard, le verraient aussi. Et ça, il ne voulait pas que ses amis le surveillent de près, ne le racontent à ses profs et surtout au directeur qui le ferait surveiller et encore moins, il ne voulait pas s'expliquer. Quand il l'avait dit à son professeur de potion, ce dernier, bien qu'un peu en colère, ne l'avait pas sermonné. Ou du moins, il ne lui en avait pas laissé le temps.
Durant toute la semaine passée, Sévérus avait eut de plus en plus de mal à ignorer le sang d'Harry, surtout depuis qu'il l'avait goûté. De plus, voir Harry s'éloigner du monde pour se réfugier dans sa vengeance était encore plus dur pour l'instinct de protection qui n'avait cessé de croître envers Harry.
"" Ca y est, il débarque de nouveau dans la grande salle, et il n'est que 7h30 ! Au moins, maintenant, il est ponctuel. Tiens, ses blessures n'ont pas dû se rouvrir, je ne sens presque plus rien alors que Merlin le sait, j'essaye de capter cette odeur… J'ai honte. Non, je n'ai pas honte car je n'arrive pas à me contrôler… D'un autre côté, c'est tout aussi pire que la honte…
Encore ce regard perdu.
Il pense certainement à sa vengeance. Oui, il n'y a plus que ça pour lui : tuer cet abruti de Voldemort ! Si les autres savaient, ils devraient être heureux que l'Elu pense enfin à sa mission…
Quand j'y pense, faire de moi un vampire dans l'unique but de le servir à jamais ! S'il savait que je suis un traître, il aurait demander plutôt au vampire de me tuer et non faire de moi l'un des siens. Voilà, ça fait deux ans que je suis vampire, et ça fait deux ans, que lui, il a un ennemi immortel… Que j'aimerai lui envoyer ça en pleine gueule ! Oulala, arrête de réfléchir mon vieux, tu deviens aussi vulgaire que ces gamins.
La seule chose de bien depuis que je me suis un peu, enfin très légèrement, rapproché de Potter, enfin, d'Harry, c'est que je sais qu'il a assez de pouvoir pour tuer l'autre abruti… Oui, son sang était si chargé en magie que je n'ai eut besoin que de quelques gouttes pour la journée à la place d'une fiole entière de potion spéciale.
Peut être qu'il faudrait qu'il se blesse un peu tous les jours…
Tiens, il a déjà fini de manger. Je devrais y aller moi aussi, Albus me regarde un peu trop souvent ces derniers temps et moi je regarde trop souvent Potter. Il va s'imaginer des choses alors qu'il n'y a rien… Bon, peut être pas strictement rien mais bon…
Ah ! J'en ai marre de me prendre la tête pour ce gamin ! D'un autre côté, moi je sais des choses que Bubus ne sait pas, quel bonheur ! Enfin pour moi, pas pour Potter…""
Après une journée de calme qui avait presque fermait totalement ses blessures, Harry se coucha avec un léger sourire en pensant que demain, il serait totalement guéri, et ça, grâce à lui. Au moins, à partir de demain, il aurait une preuve irréfutable qu'il est capable de prendre soin de lui, et tout seul. La liberté s'approchait de lui. Enfin…
Au fond des cachots, un vampire s'endormait avec une folle envie de sang frais.
- Harry, oh mon Harry, tu es mon supplice, dit Sévérus alors qu'Harry entrait dans sa chambre, comment es-tu entré ?
- Je ne suis plus un gamin, répondit Harry avec un regard ferme, je n'en suis plus un… Sévérus.
Rien que de l'entendre prononcer son nom, de sentir l'odeur de son élève, faisaient naître une pulsion de pur plaisir en Sévérus.
- Tu ne devrais pas être ici, murmura faiblement Sévérus qui ne voulait pas qu'Harry s'en aille mais qui voulait faire semblant d'être responsable et d'être capable de se maîtriser.
- Mais, je suis là, ajouta Harry en se rapprochant du lit de son professeur de potion.
Ce dernier était debout, et le vampire se leva si brusquement qu'Harry était déjà dans les bras de Sévérus sans s'en rendre compte. Sévérus baissa les yeux sur la gorge de ses désirs. Et comme si Harry lisait dans ses yeux, il enleva sa chemise et offrit son cou au vampire. Alors, Sévérus, ne prêtant guère d'attention à sa raison, bu le sang d'Harry tout en le déshabillant.
Harry était entre ses mains, ce n'était plus qu'un pantin. Mais, un pantin gémissant. La morsure était une extase pour lui et quand Sévérus sentit la conséquence physique de l'extase chez Harry. Il allongea complètement Harry sur son lit défait.
Sévérus plongea son regard dans celui d'Harry. Son regard pénétrant.
Après quelques secondes qui durèrent une éternité pour Sévérus, Harry prit l'initiative d'approcher le corps de Sévérus vers lui. Ce dernier ne se fit pas prier et décida de faire des papillons des baisers sur tout le corps d'Harry, en partant par le front, le nez, en délaissant les lèvres d'Harry car il voulait laisser cette initiative à Harry, puis en descendant vers le torse et toujours plus bas…
Harry, lui était déjà parti vers le ciel, et il n'entendait plus que leurs respiration haletantes et son cœur qui battait de plus en plus fort.
Il crut mourir lorsque Sévérus décida de faire un papillon de baiser sur son membre tendu.
Sévérus le prit et Harry cria son désir.
Le vampire hurla à l'extase et…
… et tout à coup, Sévérus se releva de ses draps, seul.
"" Un rêve… Ce… ce n'était qu'un… qu'un… qu'un rêve, pourtant je sens encore sa peau sucré, son sang, je vois ses yeux… Je…. Jamais, je n'ai ressenti ça… Mon dieu, il va me rendre fou… Non, il m'a rendu fou… oui fou de lui… Mon dieu, je le veux encore… je veux le serrer contre moi et pour toujours.
Un rêve, et pourtant si réel… Dommage…
Il suffit d'un seconde pour passer du bonheur à la solitude totale. Comme d'hab' quoi ? Allez, faut que je dorme sinon, je vais être d'une humeur massacrante et j'aurais encore le droit au sermon d'Albus.
Prenons une potion anti-rêve, on ne sait jamais… Je pourrais pas supporter une nouvelle nuit comme ça s'il n'est pas là le matin…
Etrange ses sensations, faudra que je me renseigne, ça ne m'étais jamais arrivé et pourtant, les occasions n'ont pas manqué ! ""
" Mais qu'est ce que je viens de… Mon dieu, moi je n'ai rien fait, mais le professeur Rogue… je n'ai rien fait et pourtant jamais je ne me suis élevé si haut dans…
Je crois que Voldy m'a totalement traumatisé, je viens de fantasmer sur mon professeur de potion…
Mais… Mais… Oh non ! Mes draps sont en sang, et dire qu'elles étaient presque guéries !
Je verrai ça demain, je suis… je suis… si… fa…ti…gué…"
Harry s'endormit aussitôt et ne rêva plus, enfin, ne refit pas un rêve si… réel.
6 – Le sommeil n'est pas toujours réparateur…
Le lendemain matin.
"Aïe ! Mon dos… mais qu'est ce… Ah oui ! Le rêve… D'ailleurs, c'était un rêve assez bizarre, très réel… Je me sentais si… bien… oui, bien. C'est pas possible… non, c'est pas possible ! Je suis… enfin, je ne suis pas indifférent à Rogue, quoique maintenant, je pourrais peut être dire Sévérus avec moi-même…
Non, mes blessures me font délirer… D'ailleurs : Recuvirte
En plus, après Voldemort, c'est Sévérus : tous les serpentards veulent ma peau ou quoi ! Allez, je suis bon pour un sort de « collage » de cicatrice… Ca a l'air pas mal, au moins, ça ne coule plus.
Ah ! Pas possible, me voilà en retard, et… et j'ai Potion, non ? Merlin est contre moi.
Pas possible !"
Harry coura et arriva en réalité, trois minutes avant l'heure et s'adossa à un mur précautionneusement, à l'écart des autres.
Le professeur Rogue claqua la porte des cachots et fit entrer les élèves.
- Bien on dirait que vous commencez à comprendre, en 7ème année, ce que veut dire le mot ponctualité, voici la recette, au travail, dit Sévérus, et en silence !
" Merci aux escaliers pour ne pas m'avoir joué de tours. C'est pas possible, hier… ça ne pouvait pas être un simple rêve…
Bon, j'ai intérêt à être concentré, le prof me regarde et Ron, je crois qu'il en a marre que je ne fais pas grand chose. Harry, reste bien droit, elles ne se réouvriront pas comme ça.
Et c'est quoi cette écriture, j'en ajoute une ou sept spatules de poudre de dragon…"
"" Tiens, mais… C'est pas vrai, cet idiot de gryffondor n'est toujours pas soigné…
Après cette nuit, on peut vraiment dire que c'est un supplice…
Et mer… mercredi… Londubat vient encore de me détruire un chaudron, faudrait vraiment lui faire payer des indemnités ou quelque chose dans le même genre. Allez, envoyons le voir PomPom. Quand à l'autre, je le garde à la fin du cours…
Mon dieu, il veut vraiment ma mort, maintenant, il grimace de douleur en faignant de sourire.""
- Potter, vous restez après la classe, Weasley accompagnait Londubat à l'infirmerie, et au vue de l'heure, vous pouvez prendre vos affaires. Quant à Malefoy, mmm… c'est une couleur parfaite : 50 points pour Serpentards, et évidemment 50 points de moins pour Gryffondor. Remerciez votre camarade Londubat.
A la fin du cours :
- Bien, Mr Potter, suivez moi, dit Sévérus alors que la salle était vide.
" Mais qu'est ce qu'il me veut encore ?
On est où ? Dans ses appartements ? C'est pas mal… en tout cas, moins vert que la salle commune de Serpentard et moins sombre que ses robes. On dirait presque un appart' normal si ce n'est le nombre de serpents sur la porte et aux poignées."
- Enlevez votre chemise.
"Mais, c'est un obsédé ! Attends, c'est pas possible, il a sorti des potions de guérison… Comment as-t-il su pour…"
- J'ai horreur de me répéter, Harry, dit calmement Sévérus devant l'immobilité de son élève.
"Bon Ok, je me suis confié à lui, mais bon. C'est vrai, il vient d'utiliser ton prénom et de son plein grés… De toute façon, il a pas l'air de vouloir me lâcher."
Harry ôta sa chemise et Sévérus se demanda si ses blessures ne s'étaient pas aggravées. Sous l'œil scrutateur et un peu inquiet du professeur, Harry ajouta :
- Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit et j'ai beaucoup bougé.
- Un cauchemar ? proposa Sévérus qui essayait de parler le plus possible afin d'éviter de penser qu'il était en train de passer des crèmes cicatrisantes sur un dos aussi parfait que dans ses rêves.
- Non, pas vraiment, répondit Harry qui sentait des doigts fermes et doux lui apaisant le dos délicieusement.
" Par Merlin, ce serait le paradis s'il pouvait continuer ainsi, très longtemps… J'ai vraiment un gros problème : il suffit qu'il parle gentiment, et limite, je tombe dans ses bras."
- Incapable de savoir si c'était un cauchemar… Voilà, la raison de vos mauvaises notes en potion, Mr Potter : manque de rigueur, ajouta Sévérus de plus en plus déstabilisé.
" Il est en train de rétablir l'équilibre… D'un autre côté, c'est agréable de voir que Sévérus est toujours le professeur de potion, un professeur. Ancre toi bien ça dans ta tête, fini les rêves bizarres… enfin, le rêve bizarre…"
- Non, non, ce n'était pas un cauchemar, répondit Harry légèrement rouge par le fait d'avoir repensé à cette nuit étrange.
"" Il rougit, c'est mignon… Eh, et merde, je savais bien que ce n'était pas qu'un rêve… Il n'y a que ce genre de choses qui font rougir un gryffondor…
Donc, s'il est si mal en point, c'est ma faute. En plus, ces derniers jours, il avait vraiment l'air d'aller mieux. Par Merlin, mais comment…""
Harry venait de gémir, enfin de douleur. En effet, son professeur absorbé par sa colère et sa culpabilité ne prêtait plus guère attention à la délicatesse du massage pour fermer définitivement toutes ces cicatrices.
- Désolé, Potter.
- Harry.
- Vous ne le méritez pas, vous auriez pu me dire que je vous faisais mal, ajouta Sévérus, vous savez même les plus dures personnes ont le droit de crier, voire de pleurer lorsqu'elles souffrent réellement.
- Même vous, murmura Harry.
- Même moi… Enfin, sauf pour les pleurs, n'exagérons rien, idem pour les jérémiades. Voilà, buvez ça ce soir, ajouta Sévérus en lui donnant une fiole, ça vous soulagera et finira de fermer toutes ces blessures, pour toujours.
" Non, pas tant que l'autre sera en vie."
- Merci professeur.
- Vous ne devriez pas vous éloigner de vos amis comme ça, même s'ils sont, je vous l'accorde, insupportables.
- Ils ne sont pas insupportables, dit durement Harry en regardant droit dans les yeux de Sévérus, c'est juste que… que je ne veux pas les inquiéter et encore moins, les faire participer à la guerre.
- Tout le monde y participera Harry, ça ne changera rien.
- Si, ça changera quelque chose, car ils ne seront jamais en première ligne, à mes côtés, dit Harry en baissant la tête, ils auront plus de chance de survivre.
- Je crois que vous avez cours, Harry, bonne journée, mais ne forcez pas non plus sur votre dos.
- Je vous promets de ne pas faire de pompes, répondit Harry en souriant à son professeur tandis qu'il sortait de l'appartement, et merci pour tout, c'était… très… agréable, murmura-t-il.
"" Ce fut un réel plaisir Harry, mais, je ne peux pas continuer ainsi… Je ne peux pas me permettre d'être la cause de tes souffrances. Ca faisait comme si toute la durée entre ton enfermement et maintenant n'avait pas eut lieu…
Heureusement que j'ai faite une potion anti-douleur et ultra-guérissante…
Je dois empêcher que cela se reproduise.
Je dois parler à Albus… Ah ! La poisse…""
