Bonsoir les amis !
C'est avec joie que je reviens publier le 3e chapitre ! Je suis des plus ravies de voir que, de jour en jour, des gens me mettent en favoris ou me follow ! Merci, merci, merci ! ^_^
J'espère que cette suite vous plaira.
Un énorme merci à ma Bêta, la seule et unique Mockngjay, qui est toujours là pour me conseiller et me souffler des idées ! ;) Merci ma biche ! :)
A très bientôt !
Le trajet se fait dans un silence pesant. Gale a bien essayé de lancer la conversation deux ou trois fois, mais sans aucune réponse de ma part, préférant me plonger dans le mutisme en admirant le défilement des rues. Je sens l'énervement de Gale monter crescendo tandis que je ne réponds pas à ses sollicitations, je l'entends même bougonner dans ses dents à un moment donné. J'ai bien failli tourner les talons en arrivant à la voiture pour montrer mon agacement : remonter dans mon appartement au-dessus de mon restaurant et faire comme il a dit : me déconnecter mais en enfilant mon jogging et en zappant devant la télé. J'ai hésité jusqu'à la dernière seconde : j'ai préféré le suivre en espérant que sa crise durera moins longtemps.
Nous arrivons devant un énorme restaurant italien dans le centre-ville qui grouille de monde à première vue : il y a foule de clients dehors, je n'imagine même pas à l'intérieur.
_ Ça c'est ce qu'on appelle un restaurant qui marche, remarque Gale, acerbe, en sortant de la voiture.
Gentil le sous-entendu, j'apprécie. Je ne réponds rien, je me contente de claquer avec force la portière en sortant à mon tour, non un certain plaisir, Gale étant quelqu'un de particulièrement maniaque avec ses affaires, et encore plus en ce qui concerne sa voiture. Un petit sourire mesquin s'étire au coin de mes lèvres quand je sens son regard noir sur moi, j'en viens même à vouloir siffloter juste pour augmenter son énervement. En entrant dans la salle, il y autant de monde dedans que dehors, une longue file s'est formée jusqu'au comptoir du chef de salle. J'enfonce mes mains dans les poches de mon jeans en grimaçant : il fait une chaleur à crever et un brouhaha sourd résonne dans toute la salle. Même si je suis un peu jalouse quand même de voir tant de clients agglutinés dans ce restaurant alors que dans le mien, il n'y a quasi plus personne.
Nous arrivons finalement devant le chef de salle qui ne daigne même pas lever les yeux de son ordinateur. Gale se rapproche pour essayer de se faire entendre malgré le bruit ambiant.
_ Nous avons une réservation, commence-t-il à expliquer.
L'autre ne réagit même pas et tape toujours furieusement sur son clavier, un casque de téléphone sur les oreilles, en pleine conversation. J'entends la sonnerie dudit téléphone sonner non-stop.
_ Hawthorne, se sent obligé de préciser mon compagnon – ne récoltant qu'un index levé en guise de réaction.
J'observe les alentours et remarque que tout ici est tellement… trop ! Trop de monde, la musique est trop forte, il fait trop chaud, la décoration trop chargée… J'ai peut-être personne dans mon restaurant mais j'espère au moins qu'il est plus chaleureux.
_ Quarante minutes d'attentes, déclare soudain le chef de salle, toujours sans nous regarder.
Gale me regarde, je hausse les épaules, il doit se demander si c'est enfin à lui que l'autre s'adresse ou s'il continue sa conversation au téléphone, perso, j'en ai rien à foutre !
_ J'avais réservé pour vingt et une heure…, essaie de plaider faiblement Gale.
L'autre lève enfin la tête et transpire le dédain quand il toise Gale.
_ Quarante minutes d'attentes, répète-t-il lentement, prenant Gale visiblement pour un demeuré.
Gale ouvre la bouche et la referme aussitôt. Le chef de salle rebaisse le nez dans son ordi et se remet à parler tout seul- dans son casque je suppose.
_ Allez au bar, nous appellerons votre numéro, enchaîne-t-il très vite en tapant sur son clavier et arrachant une petite feuille qui sort bruyamment de l'imprimante.
C'est vraiment perturbant, je le reconnais, de ne jamais savoir si c'est à nous ou à quelqu'un d'autre qu'il s'adresse. Gale a à peine le temps d'attraper la feuille que le chef de salle le zappe aussitôt.
_ Suivant !, lance-t-il les yeux plongés vers son écran.
Gale serre le papier dans sa main et se rapproche de moi.
_ C'est charmant ici, je lui fais remarquer.
Il se crispe et serre les dents.
_ On va au bar, se contente-t-il de me répondre d'une voix nerveuse en prenant ma main.
Je n'arrive pas à résister à la tentation de le taquiner encore un peu tandis que nous essayons de nous faufiler dans la foule pour atteindre le fameux bar. Le brouhaha ne cesse de s'accroître alors que la place s'amoindrit.
_ Je crois que ce que je préfère ici, c'est l'ambiance chaleureuse et personnelle…, je continue.
A force de coup d'épaules, d'écrasement de pieds et de coups de coudes, nous parvenons à arriver devant le comptoir. Maintenant, il faut réussir à capter l'attention du barman, très occupée à avoir une conversation intense avec une blonde pas trop vilaine. Je n'ai qu'une envie, allé prendre l'air dehors. Il y a trop de monde autour de nous, ça discute, ça crie, je n'entends rien quand Gale me parle. Je secoue la tête.
_ Je vais dehors !, j'essaie de lui dire.
Il penche la tête vers moi.
_ Quoi ?!
Je ne l'entends pas, devine juste en voyant ses lèvres bougées.
_ Je vais dehors, je recommence un peu plus fort.
Il ne comprend pas, à bout, je fais un signe de tête vers la sortie avant de m'éloigner assouvir mon vice le plus détestable. Dès que je pousse la porte, un courant d'air frais glisse sur mon visage et me fait un bien fou. Je m'éloigne de l'entrée et de sa foule en fouillant dans mon sac à la recherche de mon paquet de cigarettes. C'est une mauvaise habitude que j'ai prise à la mort de mon père, plutôt que de tomber dans la dépression, j'ai eu le malheur d'apaiser les nerfs avec de la nicotine. Je n'en suis pas fière, ça ne plairait pas du tout à mon père, mais c'est trop tard, je suis carrément addicte. Je m'appuie sur un réverbère et tire une longue taffe avant de la garder dans ma gorge quelques instants, histoire de me calmer un peu. Je la recrache ensuite par les narines en fermant les yeux.
_ C'est une sale habitude que tu as là.
Je sursaute et ouvre les yeux. L'ami de Delly se tient devant moi, c'est la troisième fois aujourd'hui que je le croise. Et comme à son habitude, il me scrute de ses yeux bleus si particuliers, un regard si pénétrant que je sens des frissons remontés le long de ma colonne vertébrale. Des paillettes d'or naviguent autour de ses iris, effet accentué par leur scintillement hypnotique. Je me mets à tousser, les dernières volutes de fumée ont du mal à sortir. Il me sourit – j'ai l'impression que celui-ci flotte constamment sur son visage.
_ Ça va aller ?, s'enquiert-il en fronçant un peu les sourcils et en s'approchant plus de moi.
Je termine de tousser et fait tomber négligemment ma cendre sur le sol.
_ Oui oui, tu m'as juste fait peur… Peeta c'est ça ?
Je connais parfaitement son nom, je ne sais pas pourquoi j'ai sorti ça.
Il acquiesce d'un mouvement de la tête. Nous nous taisons, il ne cesse de me regarder tandis que moi, je fais tout pour justement ne pas croiser ce regard. J'ai chaud tout à coup… pour me donner une contenance j'approche ma cigarette de ma bouche.
Sa chemise à carreaux est un peu déboutonnée au niveau du col, laissant quelques poils blonds sortir de sa chemise, tandis qu'il l'a laissé sortie de son jeans slim, lui donnant un air débraillé des plus intéressant. Je me demande soudain s'il a un rendez-vous… avant de chasser aussi sec cette pensée incongrue – qu'est-ce que ça peut me foutre ? ! Il a enfoncé ses mains dans ses poches. Quelques une de ses boucles viennent chatouiller ses longs cils. Ils sont soyeux, j'ai la pensée bizarre que j'aimerais beaucoup y passer ma main, je rougis un peu alors qu'il ouvre de nouveau la bouche.
_ Tu es venue manger ici ?, me demande-t-il en me désignant d'un geste le restaurant-usine où Gale a eu la merveilleuse idée de m'emmener.
J'hausse un sourcil.
_ A ton avis ?, je rétorque assez sèchement.
Son sourire reste vissé sur son visage, je crois que je n'ai jamais vu un sourire aussi désarmant et surtout si constant sur quelqu'un.
_ Je pensais que tu avais de meilleur goût, lâche-t-il, amusé, sans me lâcher des yeux.
Je me renfrogne en expirant ma fumée directement vers son visage.
_ Je t'emmerde, je lui lance avec une pointe d'agressivité.
Je reporte mes yeux vers l'entrée du restaurant, Peeta reste là sans bouger – je ne pense pas qu'il doit avoir un rencard s'il reste planter là – en pouffant. Je termine ma cigarette et la jette d'une pichenette dans le caniveau. Il commence à me courir à rester planter là devant moi. Tout à coup, j'aperçois la tête de Gale à travers la foule : il doit me chercher, je me redresse un peu quand ses yeux tombent sur moi : vu la dureté de son regard, il est encore de charmante humeur.
_ Katniss !, me hèle-t-il, faisant retourner les têtes vers lui puis vers moi. Qu'est-ce que tu fous putain !
Je soupire en écrasant ma cigarette du bout de mes boots. Peeta a lui aussi tourner la tête vers Gale avant de reporter son attention vers moi.
_ C'est ton mec ?, me demande-t-il le plus naturellement du monde.
_ Qu'est-ce que ça peut te foutre ?
_ KATNISS PUTAIN !, répète Gale.
Je me décide à le rejoindre avant qu'il ne se mette à vraiment me mettre la honte. Je plante Peeta sans plus un mot. Je l'entends marmonner quelque chose dans sa barbe, je n'arrive pas à empêcher ma tête de tourner vers lui une dernière fois. Il ne s'est toujours pas départi de son sourire.
_ A bientôt !, me fait-il alors que je m'éloigne, une pointe d'ironie dans la voix.
_ Je ne pense pas non, je lui rétorque.
_ On verra.
_ C'est tout vu, je conclus en rejoignant Gale.
Je retiens un sourire en arrivant à sa hauteur.
_ C'était qui lui ?, bougonne-t-il.
_ Un type…, j'élude tranquillement.
_ Ohh, tu pues la clope…
Je sais qu'il déteste que je sois devenue une fumeuse, et je dois bien reconnaître que c'est l'une des principales raisons qui me font continuer.
Je passe une soirée pourrie : notre table est juste à côté des toilettes et minuscule, la nourriture est quelconque – Saé est nettement meilleure ! – et froide, le brouhaha ambiant me tape sur le système tout comme l'humeur massacrante de Gale- je passe sous silence le personnel aussi charmant qu'agréable.
Les idées de Gale, merci bien ! Je suis ravie qu'on zappe le dessert pour rentrer bien vite. Nous nous couchons sans plus nous adresser la parole – comme d'habitude ou presque j'ai envie de dire…
.
Encore une nouvelle nuit pourrie où je ne réussis à fermer les yeux que quelques maigres heures. J'ouvre finalement les yeux pour de bon pour m'apercevoir que Gale dort encore à côté de moi. Je reste dans le lit, à feindre le sommeil, jusqu'à ce que son réveil sonne et qu'il s'en aille. Je me comporte comme une gamine c'est vrai, pourtant c'est instinctif, je n'ai aucune envie de me retrouver nez à nez avec son sourire si amical. Ce matin, je traîne les pieds pour aller sous la douche, pour m'habiller, ou même pour descendre au restaurant : ce que Gale ne cesse de me répéter à longueur de journée commence à me peser. Je me demande si tout cela ne serait pas vain, vendre la maison et chercher un travail plus simple serait peut-être la meilleure des solutions. Quand je descends enfin, il est bientôt onze heures. Je ne passe pas par la cuisine, je vais directement dans le bureau, mais je reste sur le seuil : il y a un paquet sur mon bureau. Je fronce les sourcils.
_ Madge !, je crie sans bouger.
Mon amie arrive presqu'aussitôt.
_ Dis donc, tu t'es accordée une bonne grasse matinée toi !, plaisante-t-elle.
Elle s'arrête aussitôt quand elle voit mon air.
_ Un problème ?, s'enquiert-elle.
Je lui fais un signe de tête pour lui montrer mon bureau. Il y a un mystérieux paquet qui traîne dessus.
_ C'est quoi ça ?, je lui demande.
Elle passe la tête dans la pièce et aperçoit le paquet. Elle hausse les épaules et secoue la tête.
_ J'en sais rien, tu as ouvert ?
_ Non.
Nous nous approchons ensemble vers ce mystérieux paquet. Il y a une carte posée sur le dessus. J'ouvre l'enveloppe et lit le message.
« Histoire de te remplir le ventre en compensation de ton formidable repas d'hier soir. – P »
Madge lit par-dessus mon épaule.
_ C'est qui « P » ?
Je sens une ombre de sourire s'étirer sur mes lèvres, une chaleur étrange m'envahit. J'ai envie de glousser, j'essaie de retenir ce gloussement dans ma gorge. Il est vraiment incroyable ce type !
_ Peeta… je suppose, je me hâte de préciser.
_ Peeta ? Le Peeta de Delly ?
Je ne réponds pas et ouvre la boîte pour découvrir des petits pains encore tiède recouvert de fromage légèrement gratiné. Ce n'est que maintenant que je remarque la douce odeur qui règne dans la pièce, j'étais tellement obnubilée par mes pensées que je n'avais même pas capté.
_ Putain, ça sent bon !, s'exclame Madge derrière moi.
_ C'est clair, je plussoie.
Il est vraiment, mais vraiment bizarre. Madge tend la main pour prendre un petit pain, je ne peux m'empêcher de lui taper le bout des doigts. Elle me regarde, interloquée.
_ C'est pour moi, je souris.
Elle me dévisage et prend un drôle d'air en reculant.
_ Quoi ?, je lui demande un tantinet agressive.
Elle lève les bras en guise de reddition, cet air si spécial sur le visage.
_ Rien, rien, clame-t-elle. Je vais continuer à installer la salle.
Elle me fait un clin d'œil et sort du bureau. Je me mords la lèvre en reportant mon attention sur les petits pains, la salive emplissant ma bouche. Je finis par succomber à la tentation et en enfourne un entier dans ma bouche. Je ferme les yeux en mâchant doucement : je n'ai jamais goûté un truc aussi bon ! Je soupire en mastiquant avec gourmandise.
_ Alors, c'est bon, m'interroge une voix derrière moi.
Une nouvelle fois, Peeta me surprend dans un des rares moments où je me laisse aller. Je mets la main devant ma bouche et m'empresse d'avaler le tout. Il est adossé au montant de la porte, les bras croisés, cette éternelle lueur de malice au fond du regard.
_ C'est correct, je bafouille, la bouche encore pleine de pain.
Je rougis, comme une enfant prise sur le fait : c'est un peu ce que je suis d'ailleurs. Peeta ne bouge pas d'un pouce, souriant comme à son habitude.
_ Je commence quand ?, me demande-t-il nonchalamment.
Il est tellement confiant que ça m'exaspère.
_ Jamais, je lui rétorque en fermant la boîte d'un geste brusque.
Je m'en empare et me plante devant lui pour la lui fourrer dans les bras.
_ Merci mais j'ai déjà engagé quelqu'un, je mens.
Peeta plonge tranquillement son regard dans le mien en prenant la boîte, nos doigts se touchent, je ne sais pas pourquoi mais j'ai le cœur qui bat soudain plus vite. Je sens une étrange sensation m'envahir. Je serre les lèvres sans lâcher la boîte, je le vois qui lève alors la main vers moi. Je retiens mon souffle en focalisant mon attention dessus et me mords carrément la lèvre inférieure en retenant mon souffle quand son pouce effleure mon menton.
_ Qu'est-ce que…, je murmure en ne quittant pas son pouce des lèvres.
_ Une miette… sur ton menton.
Sa voix soudain plus grave provoque en moi un drôle de fourmillement, je me force à calmer mon cœur. Je secoue la tête et me recule d'un seul coup.
_ Prends ta boîte et ciao !, je m'exclame.
Son sourire se fait plus franc, il hausse un sourcil, amusé. Saé apparaît alors derrière lui.
_ Très bon choix gamine, me lance-t-elle.
Je reste interdite.
_ Non je…
Peeta est visiblement ravi, ce qui renforce mon malaise.
_ Il est dégourdi et très doué, ajoute-t-elle, on va pouvoir en faire quelque chose.
Je lance un regard noir à Peeta qui s'esclaffe.
_ C'est pas moi !, se défend-t-il.
Saé prend la boîte des mains de Peeta.
_ Ça, je prends… Et toi gamin, tu viens avec moi.
Et elle retourne vers la cuisine, la boîte sous le bras, Peeta sur les talons. Il m'adresse à la va-vite un sourire fringant accompagné d'un clin d'œil.
Quel con !
J'ai la fâcheuse impression que je viens de me faire avoir… pas vous ?
.
Je finis par rejoindre Madge dans la salle du restaurant en essayant de faire abstraction du silence triste qui y règne : aujourd'hui, il n'y a carrément personne et pourtant il est midi passé. Madge se tient près du bar tandis que Delly nettoie le comptoir. Heureusement qu'il ne me reste quasi plus de personnel sinon je crois que j'en pleurerais. Madge se redresse en me voyant arrivée. Delly m'adresse un sourire si chaleureux que je me demande ce qui la rend si heureuse alors que la salle est désespérément vide.
_ Oh Katniss !, s'exclame-t-elle en me rejoignant, merci merci merci !
Elle me prend dans ses bras pour me serrer contre elle, je reste interdite, les sourcils froncés, me demandant ce qu'il me vaut ce genre de câlin – je ne suis absolument pas fan des effusions. Je me remue pour essayer de me libérer.
_ Delly ?
Elle desserre sa prise et me dévisage – je rêve ou elle a les larmes aux yeux ?
_ Merci pour Peeta, Katniss !
Je me mords la langue… c'est donc pour ça qu'elle est tellement heureuse ? Elle est vraiment bizarre des fois…
_ J'ai pas vraiment eu le choix, je baragouine, les dents serrés.
Elle ne me lâche toujours pas…
_ Tu peux pas savoir comment ça me fait plaisir, et à lui aussi !
_ Je ne le trouvais pas désespérer à ce point…
Delly ouvre la bouche avant de la refermer aussi vite, comme si elle s'apprêtait à me dire un secret avant de se raviser.
_ Bon, intervient Madge, et si tu me le présentais ce Peeta ?
_ Si Delly veut bien me lâcher…
Celle-ci pouffe avant de finir par me lâcher, en faisant un pas en arrière, les joues rosies. Je me redresse et lisse mon sweater.
_ Tu l'as déjà vu Madge, je l'informe.
Son visage revêt de nouveau cette étrange expression qu'elle arborait tout à l'heure.
_ Et alors ? Tu ne me l'as jamais vraiment présenté ce Peeta… Officiellement j'entends.
Elle esquisse un sourire en coin au moment où je fronce les sourcils.
_ Allez-y, propose Delly, je reste là…
