Tout d'abord, merci pour vos reviews qui m'ont beaucoup touché. vos commentaires sont vraiment cool!

Sinon... Voilà la suite! une longue suite qui j'espère vous plaira!

Chapitre 3 : Un admirateur secret :

Beckett finit de lire les dernières lignes du poème, la bouche grande ouverte, à l'image de ses yeux.

Elle relit la lettre une nouvelle fois, puis encore une, et ainsi de suite, se délectant de ses mots, pour se persuader que tout ça était bien réel, qu'elle ne rêvait pas.

Elle se sentait flatté. Flatté par cette lettre d'amour, par cette attention, par les mots choisies pour la décrire. Personne ne lui avait jamais écrit quelque chose de si romantique, et qui l'avait autant touché. Et en cet instant, peut-être pour la première fois dans sa vie où les épreuves n'avaient cessées, elle s'autorisa à penser que quelqu'un l'aimait, que quelqu'un pensait à elle et l'appréciait tel qu'elle était, à sa juste valeur.

Mais son instinct de détective pris rapidement le dessus et une pointe de méfiance, s'installa en elle : Qui lui avait envoyé cette lettre ? Pourquoi ? Qui la connaissait si bien, au point de pouvoir prétendre qu'il la « chérira comme personne ne l'a fait » ?

Et même si à l'approche de la saint-Valentin, recevoir une lettre d'amour n'était pas si rare, Beckett de pouvait s'empêcher d'être un peu inquiète.

Elle était quand même le sujet des rêves de l'individu qui lui avait envoyé cette lettre, elle le hantait, « sans trêve ». En somme, elle était le centre de son obsession.

Et puis, la lettre suggérait deux choses : C'était peut-être la première lettre que l'inconnu lui envoyait, mais certainement pas la dernière. Deuxièmement L'expéditeur devait être quelqu'un de très proche d'elle. Seulement elle ne voyait vraiment pas qui.

Elle n'avait pas tant d'ami, elle ne voyait jamais ses voisins, ne faisait aucune sortie ou activité en groupe et passait la plupart de son temps au commissariat.

Quelqu'un du 12ème district alors ? Elle enleva directement Esposito et Ryan de sa liste, puis pensa à ses autres collègues. Peut-être était-ce un policier avec qui elle avait collaboré…

Puis elle reprit la lettre qu'elle avait posée sur la table basse de son salon et relit la dernière ligne, pensante. « Bonne nuit détective ».

Elle repensa alors à ce que lui avait dit Castle juste avant de rentrer de chez lui : Il lui avait conseillé de rentrer chez elle pour se reposer et elle avait rétorqué « Merci Castle mais je vais rester encore un peu ». Et c'est là qu'il lui avait répondu « Dans ce cas, bonne nuit détective ».

Le « bonne nuit détective » résonnait encore dans sa tête. Serait-il possible que Castle lui ait écrit cette lettre. Après tout il était écrivain et cette dernière phrase pouvait être un signe qu'il lui laissait. Et puis, ils avaient discuté de la Saint-Valentin dans la journée et s'étaient ouvertement livrés à un jeu de séduction alors il était probable que Castle est voulu marquer un point avec cette lettre.

Elle se sentait un peu soulagé d'avoir une explication probable pour sa lettre même si elle doutait encore un peu de sa théorie. Elle se dit qu'elle sonderait l'écrivain le lendemain. S'il s'avérait qu'elle avait raison, il allait passer un sale quart d'heure.

Le regard de Kate se posa par hasard sur l'horloge digitale de son four. Il était tard, très tard. Encore une nuit où elle pourrait compter ses heures de sommeil sur les doigts d'une main.

Elle se dévêtit et passa un T-shirt bien trop grand pour elle avant de se glisser sous ses draps, la tête confortablement posée sur l'oreiller solitaire.

Elle pensa encore quelques minutes à la lettre puis laissa finalement Morphée l'emmener.


Katherine Beckett fut réveillé par le bruit des gouttes de pluies qui s'abattait avec force sur le sol. Elle regarda son réveil : 5 :20 … 5 :21 … 5 :30 … 5 :59 … 6 :00 son réveil émit un bruit strident et peu agréable à ouïr à une telle heure. Elle préférait le bruit de la pluie qui la berçait.

Elle se leva, et perpétua le rituel matinale : douche, fringue, et petit déjeuner avant de partir à pied, sac à la main, parapluie dans l'autre, pour son travail. Elle retrouva sa voiture là où elle l'avait laissé la veille au soir, à quelques centaines de mètres de chez elle.

Dans sa voiture elle chantonnait « Jimmy » de Moriarty, accompagnée par la radio.

Elle arriva finalement au commissariat, pas loin d'une demi-heure plus tard, à cause des embouteillages.

Il était tôt, il n'y avait personne, pas même la réceptionniste. Mais elle aimait venir tôt pour travailler dans ce silence, propice à la concentration.

Elle finit de remplir les derniers dossiers qu'elle n'avait pas eu le temps de terminer la veille, interrompu par le coup de fil d'Esposito lui annonçant un meurtre.

Elle venait de finir de remplir la dernière ligne du dernier rapport lorsqu'elle décela une présence en face d'elle. Elle leva la tête, doucement et se retrouva nez-à-nez avec… un gobelet de café fumant et duquel se dégageait une odeur alléchante.

Elle sourit, autant physiquement qu'en son fort intérieure. Castle aussi suivait des rituels matinaux : il lui amenait un café, noir sans sucre mais avec un peu de crème, tous les matins, et ceux depuis le premier jour de leur partenariat. Et elle devait avoué qu'elle appréciait ce geste.

Puis elle repensa à la lettre, à la possibilité que Castle le lui ai envoyé et au fait qu'elle devait trouver un moyen pour vérifier cette hypothèse. Mais elle avait aussi un meurtre à résoudre, un criminel à mettre sous les verrous, et des réponses à apporter à la famille de la victime. Et comme à chaque fois, comme pour tout dans sa vie, le travail était sa priorité :

- Merci Castle.

- De rien. Bon, que fait-on ?

- Notre premier objectif est de découvrir l'identité de la victime, répondit Beckett en se levant pour se diriger vers l'ascenseur qui les conduirait à l'étage du bureau de Mr. Finger, le spécialiste chargé de rentrer les empreintes dans la base de données et de voir si il a correspondance avec une identité.

Mais malheureusement pour Castle et Beckett, les empreintes de la victime ne figuraient pas dans le fichier. Ils n'eurent pas plus de chance en rentrant le portrait de Jane Doe dans l'ordinateur : elle ne figurait ni dans le fichier des personnes disparues, ni dans celui des casiers judiciaires : Leur victime était un véritable fantôme.

Il ne restait plus qu'une option. Beckett envoya Ryan et Esposito montrer la photo de la victime dans le quartier où le corps avait été découvert. Avec un peu de chance, quelqu'un la reconnaitrait.

Castle et Beckett était de nouveau dans l'ascenseur, mais cette fois ci pour voir Lanie à la morgue, situé au sous-sol du bâtiment.

Le silence devenait pesant. Castle observait Beckett, qui pensante ne pouvait s'empêcher de penser à la lettre qu'elle avait découverte chez elle et au possible lien avec Castle. Elle ne lui en avait toujours pas parlé, par peur de la réponse peut-être, ou peur que, si la lettre était bien de Castle, elle ne soit pas réelle mais juste un moyen de remporter le jeu idiot auquel les deux partenaires jouait et qui d'ailleurs, semblait momentanément en pause.

En effet, Castle avait remarqué que quelque chose tracassait Beckett et il n'avait pas voulu en rajouter. Il s'était tu, sachant qu'elle lui parlerait quand elle le souhaiterait et pas avant.

Bien sûr, Beckett ne s'était rendu compte de rien et n'avait pas fait attention à Castle de la matinée, trop préoccupé par ses pensées. Ils n'avaient parlé que de l'affaire, et uniquement lorsque ca avait été nécessaire.

En y pensant vraiment, Beckett doutait de plus en plus que Castle ai quelque chose à voir avec son histoire de lettre. Tout d'abord parce qu'il ne lui avait pas fait une seule remarque de la matinée, ensuite parce que même si Castle dépassait parfois… souvent les bornes, il ne serait jamais allé aussi loin, de peur de la blesser. Et si Kate n'était pas arrivée à ce constat plus tôt, c'était parce qu'au fond d'elle même, ca ne l'aurait pas dérangé si la lettre avait été de Castle, et encore moins si elle avait été sincère.

Soulagée par l'innocence présumée de Castle, la curiosité revint la hanter : Qui avait bien pu lui envoyer cette lettre ?

Les portent de l'ascenseur s'ouvrirent finalement, coupant cour à sa réflexion.

Les deux coéquipiers rejoignirent Lanie dans l'antre de la mort :

- Salut Lanie, alors, qu'est que tu as pour moi ?

- Salut, Kate. Alors, j'ai fait un peu mieux connaissance avec notre victime. D'ailleurs, vous avez découvert son identité ?

- Non, aucune reconnaissance mais Esposito et Ryan suivent une autre piste qui pourrait peut-être nous en apprendre plus sur elle, expliqua Ket tout en désignant le corps.

- Très bien. Alors, je peux te confirmer qu'elle est morte il y au moins deux jours donc mercredi mais je ne peux pas être plus précise. La cause de la mort est bien un traumatisme contendant à l'arrière du crâne. Il a très probablement été infligé par la crosse d'une arme à feu, comme nous l'indique cette marque, exposa Lanie à l'aide de geste alors que Castle et Beckett suivait attentivement.

- Les traces sur ses poignets nous indique qu'elle à été détenue et étant donné la couleur violacé qu'on prit ces marques, je crois pouvoir affirmé qu'elle a été retenue une semaine environ. Elle à également de multiples hématomes et contusions plus ou moins importantes suivant les endroits, mais la plupart son concentrés sur l'abdomen ou dans le dos.

- Peut-être était-elle couchée sur le sol et que son meurtrier lui donnait des coups de pieds ? Suggéra Castle alors que Lanie et Beckett acquiesçaient, attestant la probabilité de cette Hypothèse.

- Pourquoi pas Castle mais je pense aussi qu'il l'avait accroché par les bras et suspendu en l'air car étant donné l'état des muscles de ses épaules et de son cou, elle a du pendre dans le vide, les bras au dessus de la tête, et un bon moment, répondit Lanie avant de poursuivre, elle a également des marques de piqures au niveau de la pliure du coude, à l'intérieur du bras.

- Elles à été drogué… déclarèrent en cœur Beckett et Castle.

Ils tournèrent la tête l'un vers l'autre, se regardant un instant, souriant le suivant. Castle fut ravi de voir ce si beau et pure sourire fendre le visage de Kate qui lui avait paru si triste depuis qu'il l'avait retrouvé ce matin.

Kate, quant à elle, appréciait toujours autant ces moments où leur esprits semblaient connectés. « Les grands esprits se rencontrent » se disait-elle à chaque fois.

Lanie se retenait de rire mais elle ne put s'empêcher de faire une petite remarque :

-Vous êtes trop chou quand vous faites ça ! On dirait vraiment que vous êtes…

- Merci Lanie pour ton commentaire, l'interrompit Kate en rougissant, lançant un regard noir et lourd de sens à son amie alors que Castle paraissait amusé par la situation.

- J'ai comprit. Sujet sensible ! reprit Lanie en souriant de plus bel, a part ça, le bilan toxicologique n'est pas encore revenue mais je soupçonne le tueur d'avoir injecté à notre victime une drogue qui a détendue ses muscles, son corps… d'où son apparence si paisible.

- Bien. Merci Lanie. Apelle-moi si tu trouves autre chose.

- Pas de souci Kate. Au fait tu veux que l'on se retrouve au petit restaurant en face pour déjeuner ensemble ce midi ?

- D'accord. Je t'y retrouve d'ici une demi heure. À tout à l'heure.

En effet, Beckett n'avait pas vu le temps passé mais il était déjà une heure de l'après midi. Castle laissa Beckett pour aller retrouver Alexis qui l'avait convié. Beckett rempli le « murder board » avec les quelques infos qu'elle avait receuillies puis partit rejoindre son amie comme convenu.


Castle retrouva Alexis dans le restaurant qu'elle lui avait indiqué. Elle avait réservé une table dans le fond pour plus de tranquillité et d'intimité. Castle ne savait pas vraiment pourquoi sa fille lui avait demandé de venir. Peut-être avait-elle besoins d'un conseil ?

- Salut papa, déclara Alexis en embrassant son père avoir de s'asseoir.

Ils choisirent un plat chacun, à base de viande pour Castle et de légumes pour Alexis et commencèrent à manger en silence. Alexis, se décida finalement à parler :

- Papa, si je t'ai fait venir c'est parce que j'ai cruellement besoins de conseil.

- Explique-moi tout ma chérie.

- Alors voilà : j'ai une amie à l'école qui ne vas pas très bien ces derniers temps. Je veux dire, d'habitude c'est toujours la première à rire, à faire des blagues, à s'amuser mais depuis peu elle ne sourit même plus, elle paraît si triste…. je ne sais pas quoi faire. Au début je me disais que je n'allais rien lui demander, et attendre que ce soit elle qui vienne me parler mais elle ne l'a pas fait et je veux vraiment l'aider. Du coup j'ai eut une petit idée et je voulais ton avis : Je pensais aller la voir chez elle après les cours ce soir et lui dire que si elle veux me parler elle peut, que si elle a juste besoins de quelqu'un je suis là. Mais j'ai un peu peur de sa réaction.

- Je pense que c'est une excellente idée et que cette fille a beaucoup de chance de t'avoir comme amie !

- Merci papa

Pendant le reste du repas, père et fille discutèrent de tout et de rien, de l'école d'Alexis et des prochaines vacances…

En repartant pour le commissariat, Castle repensa à l'amie d'Alexis en faisant un parallèle avec Beckett, qui ne semblait plus vraiment elle-même depuis qu'il l'avait quittée le soir précédent. Il se promit de lui parler si les choses se s'arrangeaient pas d'elle même parce que la voir triste lui faisait du mal, lui comprimait le coeur.


Beckett revint finalement au 12ème district après avoir déjeuné. Au court du repas, elle avait plusieurs fois été à deux doigts de raconter à Lanie pour la lettre d'amour, après tout c'était sa meilleure amie. Mais elle s'était retenue, à chaque fois que l'envie de parler l'avait traversé, tout d'abord parce que Lanie ne pourrait rien faire pour l'aider mais aussi car, d'une certaine manière, le sujet la mettait mal à l'aise : tout ce qu'elle voulait c'était penser à autre chose, oublier cette fichu lettre d'amour, oublier le fait que pendant un court moment, elle avait été flatté, elle s'était sentit aimée.

Elle retrouva finalement son bureau, s'assit à sa chaise, soupira, et prit sa tête entre ses mains : elle se promit de parler de tout ça à Lanie plus tard mais en attendant, elle devait faire abstraction de ses soucis et se concentrer sur son enquête.

Elle releva la tête et c'est à ce moment qu'elle le remarqua : le post-it rose qui était collé sur son écran d'ordinateur, oui ce post-it rose en forme de cœur qui la narguait, ce post-it dont l'écriture ressemblait trop à celle de la lettre que Beckett avait trouvé, ce post-it qu'elle n'avait pas envie de regarder.

Pourtant elle le saisi et lu alors que dans sa poitrine, les battements de son cœurs étaient de plus en plus rapprochés. Une boule naissante s'installa au creux de son ventre.

« Kate,

Je vous observe vous femme parfaite

De cette vue, je me délecte

Vous voir manger ou soupirer

Je ne m'en lasse jamais

Mais vous me semblez

En ce matin, préoccupé

Je le comprends car c'est

Ma lettre qui vous a bouleversée

J'espère que vous avez appréciez

Mes mots d'amour sincères

Et que vous attendez comme hier

Une autre lettre pour vous charmer.

L'amour arrive toujours. »


Alors? Verdict? N'hésitez pas à laisser un commentaire, c'est rapide, toujours plaisant et très motivant! La suite mardi!