Coucou, chers lecteurs ! Voici la suite et fin de cette histoire. Je suis encore désolée de poster ça extrêmement tard, mais j'ai été pas mal prise ces temps-ci alors j'en profite pour vous poster plein de choses en même temps ^^. Attention à l'overdose !
Bonne lecture !
.Chapitre III.
Lorne essaya de rester calme mais son coeur cognait contre sa poitrine. Il se dirigea d'un pas pressé vers l'infirmerie où il croisa Beckett.
-"Je viens voir Da... euh le Docteur Parrish"
Le médecin eut un petit sourire, avant de lui montrer le lit sur lequel le botaniste était allongé.
Lorsque Lorne arriva, il vit avec horreur son botaniste allongé, une perfusion rivée à son bras.
-"Qu'est-ce qui s'est passé, Doc?" demanda-t-il à Beckett, le scientifique dormant.
-"Intoxication alimentaire et déshydratation. Il a tourné de l'oeil. Cadman nous a prévenus. Il sera sur pied d'ici quelques jours"
Beckett lui lança un regard rassurant et le laissa. Lorne aurait du simplement accepter la nouvelle et aller vaquer à ses occupations, comme il le faisait toujours. Mais il n'arrivait pas à bouger. Voir Parrish sur ce lit lui donnait mal au ventre. Voyant qu'il était seul dans la pièce, il prit une chaise et la plaça à côté du botaniste. Après quelques minutes, sa main vint trouver celle de Parrish.
Il resta ainsi plusieurs minutes, voire heures à regarder le botaniste dont le torse se levait et se baissait sous sa respiration. Il était profondément endormi et commençait à retrouver des couleurs, grâce à la perfusion de Beckett.
Il s'attendait à ce que le jeune homme se réveille mais il dut se résoudre à aller prendre un petit quelque chose au Mess, sans lui.
Sur le chemin, il repensa à ce que Sheppard lui avait dit. Apparemment, bon nombre de leurs équipiers avaient remarqué les oeillades et les sourires que David et lui se lançaient. Pourtant, il ne les avait jamais interprêté autrement qu'un signe d'amitié. Ok, de l'amitié un peu poussée peut-être. Mais ils n'avaient rien fait de mal...
Il arriva au Mess, qui était quasiment désert, vu l'heure tardive. Il aperçut McKay au niveau des desserts et son sang ne fit qu'un tour. Lorne se précipita vers lui, lui arrachant quasiment le pot des mains.
-"Hey! Mon Ptit Filou!" s'énerva McKay lorsqu'il vit Lorne attraper le pot comme s'il en avait cruellement besoin.
-"Désolé, c'est pour un cas d'extrême urgence" fut la seule excuse que le Major trouva.
-"Ouais, bien sur... un cas qui s'appelle David Parrish, je parie!" cria-t-il alors que Lorne se dirigeait à nouveau vers l'infirmerie. "J'ai pas dit mon dernier mot!"
Dans le couloir, Lorne regarda le pot. Mince... il avait pris des abricots. David détestait les abricots. Retourner voir McKay et lui rendre son Ptit Filou à la con pour l'échanger contre... une crème brûlée? De toute façon, il devait bien se résigner. Il n'allait pas forcer David à manger un truc qu'il n'aimait pas.
-"Désolé McKay, j'ai réagi un peu... brutalement?" s'excusa-t-il en rendant le pot au scientifique qui n'avait pas l'air si renfrogné que ça.
-"Ouais ben heureusement que vous êtes revenu. Tous les autres sont au citron"
C'est sur... Evan s'en serait voulu d'imposer ça à McKay... Quoique. Au vu du sourire narquois qu'il arborait, il avait envie de lui faire ravaler ses dents. "Sérieusement, Lorne. Je sais que vous ne voulez pas de mes conseils mais je vais vous dire ce que j'en pense. Entrez dans cette infirmerie et quand Parrish sera réveillé, agrippez-le par le col et roulez-lui une pelle, qu'on en soit quitte. Ca va pas nous tuer"
C'est vrai que franchement, il n'avait qu'une envie, c'était d'écouter McKay (pour une fois!). Mais il ne savait même pas ce que Parrish ressentait pour lui, s'il ressentait quoi que ce soit d'ailleurs. Et il ne pouvait pas lui imposer ça, ils travaillaient ensemble. Même si le DADT avait été aboli, il ne s'appliquait déjà pas à eux. Parrish était un scientifique, cette règle n'avait jamais été la raison pour laquelle Lorne n'avait pas fait un pas. Avant la semaine précédente, il n'avait jamais vu son botaniste de cette façon. Et maintenant, il ne pouvait plus se passer de lui.
Leurs collègues semblaient ne pas avoir d'appréhensions de les voir ensemble mais Lorne ne savait pas ce que le jeune botaniste ressentait.
Quand il entra dans l'infirmerie, il sourit en voyant Parrish réveillé, à moitié redressé dans son lit. Il semblait faible, encore un peu pâle, mais au moins il était entier.
Il s'approcha du lit en frottant sa nuque, ne sachant pas très bien quoi dire. Il lança à Parrish un petit air gêné avant de s'installer à côté de lui.
-"Je venais voir comment vous alliez... quand j'ai vu que vous étiez en retard..."
Parrish - David - eut un petit sourire espiègle.
-"Ah, en retard à notre rencard"
Lorne écarquilla les yeux et toussa. Il n'arrivait pas à parler et devant son air catastrophé, David continua:
-"Je suis désolé de ne pas être venu mais comme vous le voyez, j'ai de bonnes raisons..."
-"Rencard?" répéta Lorne, abasourdi. Ce qui l'étonnait le plus était que le botaniste ne semble pas en colère.
-"Tout le monde sur Atlantis pense que nous sortons ensemble. Est-ce le cas, Major?" demanda-t-il, la voix pleine d'espoir, un petit sourire étirant ses lèvres. Evan était perdu et un peu apeuré. David semblait attendre, relativement calme.
Voyant que Lorne avait du mal, mais ne l'avait pas encore rejeté, Parrish pensa qu'il pouvait lui donner un petit coup de pouce.
-"Parce que moi, je suis plutôt pour"
Le sourire qu'il lança à Lorne fut le déclencheur qui lui fit briser ses dernières entraves. Il se rapprocha et prit le visage de David au creux de ses mains, avant de poser ses lèvres sur les siennes. Peu habitué, Evan tâtonna un peu mais David eut tôt fait de l'initier et ils commencèrent à trouver un rythme qui leur était propre.
Lorsque le besoin d'air se fit ressentir, ils s'écartèrent mais gardèrent leurs fronts accolés.
-"Quand je sortirai d'ici, je veux un vrai rencard..." murmura le botaniste à bout de souffle. Ils eurent tous deux un petit rire, avant que Lorne ne lui réponde:
-"Avec plaisir"
