Disclaimer: Si Harry Potter m'appartenais, je serai mariée avec Severus Rogue et Draco Malfoy serait mon amant...
Raison D'Aimer, Raison De Vivre
Chapitre 3 : Où le plus beau des cadeaux c'est d'aimer et d'être aimé en retour
*1 mois et demi plus tôt*
Draco Malfoy. Élève studieux, classé dans les dix meilleurs étudiants de sa promotion. Né dans une famille se qualifiant de sang-pur et unique héritier de la fortune Malfoy-Black. Connu pour être considéré comme le prince des Serpentard, il était l'élève favori du redouté professeur de potions et le passe temps préféré de cet adolescent était d'embêter les autres. En effet Draco prenait un malin plaisir à faire des méchancetés aux autres élèves, en compagnie de ses amis d'enfance Blaise Zabini, Grégory Goyle et Vincent Crabbe. Mais actuellement son principal passe temps constituait à se balader dans les rues moldus de Paris avec Hermione Granger.
« Draco, viens voir ! » l'appela-t-elle.
Ravalant ses sombres pensés, il la rejoignit d'un pas nonchalant. Hermione était occupée à admirer la vitrine d'un antiquaire où un nombre incalculable de babioles étaient exposées. Le jeune homme soupira, il se demandait quel livre Hermione avait trouvé digne d'intérêt pour les obliger à s'arrêter. Habituellement, il aurait trouvé cela agaçant d'aller de boutique en boutique mais bizarrement il ne s'en plaignait pas. Cela devait bien faire deux semaines qu'il passait ses journées à faire ce qu'il redoutait tant et la seule chose qui pouvait l'agacer s'avérait être le fait qu'Hermione puisse délaisser le livre qu'il lui avait offert au profit d'un auteur moldu. D'ailleurs, il ne comprenait toujours pas ce qui l'avait poussé à offrir ce fameux bouquin écrit par Salazar. Draco soupira de nouveau, sa vie avait prit un chemin tellement étrange ses dernièrs temps, qu'il s'étonnait encore de se souvenir de son propre nom.
« C'est joli, non ? lui demanda Hermione.
-Un livre n'est pas fait pour être « joli », lui répondit Draco, toujours dans ses réflexions.
-Si tu prenais la peine de regarder, tu verrais qu'il ne s'agit nullement d'un livre, Malfoy. »
Draco sourit. Depuis qu'il faisait l'effort de s'appeler par leur prénom Hermione ne l'avait appelé que par deux fois par son nom de famille. Quel progrès. Sentant que l'humeur de la jeune fille ne dépendait que de lui, il regarda ce qu'elle désirait tant lui montrer. Il s'agissait d'un collier, avec une longue chaine en argent et un pendentif vert émeraude.
« Depuis quand qualifies-tu les couleurs verte et argent de « jolies » ?
-Il ne s'agit pas de ça, je trouve simplement que c'est un beau collier.
-Magnifique. Mais pas du tout le style Gryffondor.
-Tu sais quoi ? Tu m'énerves. »
Hermione s'éloigna brusquement de la vitrine et tourna les talons. Draco sut qu'il était allé trop loin et il se dépêcha de rattraper la jeune fille. Il posa sa main sur son épaule.
« Ecoute je suis désolé, dit-il. Je ne voulais pas que tu le prennes mal.
-Oh mais c'est tout à fait normal, répondit Hermione d'un ton cassant.
-Explique-toi.
-Tu agis comme un Serpentard face à une Gryffondor !
-Mais c'est exactement ce que nous sommes.
-Faux ! C'est la où tu te trompes Draco, avant tout nous sommes des êtres-humains, des adolescents. A Poudlard on est rangé par maison, on ne fréquente que ceux qui rentrent dans notre catégorie, parfois même on en juge certain à cause de leur rang, de leur sang, de leur origine, de leur famille et on se met à les insulter, à les détester pour des raisons qu'on ignore. On suit les règles de gens qui, eux-mêmes, ne savent pas pourquoi ils agissent ainsi et quand on leur fait la remarque ils en rient en appelant ça la « tradition ». Il n'y a plus de place au libre-arbitre. Un Gryffondor et un Serpentard ne peuvent être ami sans se faire rejeter par ceux qu'ils considéraient comme leurs amis ! Alors maintenant explique moi en quoi ça fait de moi une Serpentard de mettre un simple collier vert ? Si demain tu décidais de porter une robe de sorcier rouge et or, cela ferait-il de toi un Gryffondor ? »
Draco recula, comme ci Hermione venait de proférer les pires aberrations du monde. Ces paroles sonnaient étrangement dans son esprit tant elles étaient vrai. Elle avait raison, ils agissaient comme des moutons en suivant des traditions dénuées de bon sens. Il remit de l'ordre dans sa tête et se forgea un visage rassurant avec un de ses fameux sourires en coin.
« Je ne pense pas que j'enfilerai une robe de sorcier rouge demain, si c'est le cas prévient Ste Mangouste de me réserver leur meilleur lit, plaisanta Draco.
-Tu ne comprends rien », soupira Hermione en lui tournant de nouveau le dos.
Une fois encore Draco la rattrapa mais par le poignet cette fois-ci, le contact de leur deux peaux les firent tressaillir cependant ils ne le brisèrent pas.
« Tu sais je suis d'accord avec toi, continua le jeune homme.
-Tu m'en vois ravie, railla la jeune fille.
-Oui… ce collier est magnifique. »
Hermione leva les yeux au ciel avec un sourire amusé sur les lèvres et Draco sut qu'elle l'avait comprise. Il mit ses mains sur les épaules de la brune.
« Rentrons, je commence à en avoir ma claque de ses moldus, murmura-t-il.
-Je pensais que tu ne devais pas te plaindre, rigola la Gryffondor.
-« Broncher ». J'avais employé le mot « broncher ».
-C'est exactement la même chose ! Mais… »
Draco ne lui laissa pas le temps de protester d'avantage qu'il transplana emmenant Hermione avec lui en augmentant la pression qu'il exerçait sur ses épaules.
Le trente et un juillet arriva bien trop vite au goût d'Hermione. Elle contempla son visage dans la glace, elle avait bien meilleur mine : ses joues avaient reprit des couleurs, ses cernes avaient quasiment disparus, et le pli sur son front, qui apparaissait à chaque fois qu'elle avait des envies de meurtre sur Ron, n'était qu'un mauvais souvenir. Tout cela aurait dut l'enchanter mais cela ne faisait que l'irriter d'avantage car elle avait beau avoir tout essayé pour les camoufler, ses cheveux prenaient leur pied à demeurer indomptable. Hermione passa, rageusement, sa brosse dans sa touffe. Elle voulait paraitre jolie, elle voulait rivaliser avec la beauté discrète de Luna, elle voulait être comparée à la magnificence de Ginny, elle voulait sublimer sa mère, et elle ne voulait pas casser sa brosse. Malheureusement celle-ci avait rencontré un gros nœud et avait cédée. Hermione sortit sa baguette et répara son accessoire. Se sentant à deux doigts de perdre son calme, elle noua ses cheveux dans un chignon compliqué et peu élégant, puis elle mit une touche modéré de maquillage.
Hermione retrouva Draco, nonchalamment couché sur le canapé du salon, un livre devant les yeux. Celui-ci fronça les sourcils en observant la jeune fille. Il faut dire qu'Hermione avait choisit de le provoquer délibérément en portant une superbe robe ballon d'un vert profond au décolleté carré, laissant voir sa gorge nue. Mais ce n'était pas la robe qui le faisait sourciller.
« Intéressant, dit Draco.
-Hum ? répondit distraitement Hermione en rangeant son sac à main.
-Ce que je veux dire par là, c'est que… euh… osé.
-Mais de quoi parles-tu ? »
Hermione affichait une mine perplexe craquelant partialement le masque de sérénité qu'elle comptait montrer pendant la soirée. Elle se doutait que si quelque chose ne plaisait pas à Draco il ferait tout pour lui faire remarque subtilement.
« As-tu l'intention de te recoiffer ? demanda finalement le blond.
-Me recoiffer ? » siffla Hermione.
Si maintenant elle ne perdait pas son sang-froid, cela relèverait d'un digne miracle moldu. Hermione lâcha un soupire, elle ferma les yeux, compta jusqu'à dix dans sa tête, et ouvrit les yeux. Elle balaya la table d'un regard, jonché d'objets qui auraient dut intriguer plus d'une personne normal, des grimoires de potion, de sortilège, de métamorphose, d'un chaudron miniature, de multiple fioles et d'un étrange coffret en velours. L'objet était totalement décaler par rapport au reste. Hermione s'en empara.
« Qu'est-ce que c'est ? »
Draco leva à peine les yeux de son livre.
« C'est pour toi.
-Vraiment ?
-Ne t'en fait pas Hermione, il ne s'agit que d'une simple babiole. »
La jeune fille parut surprise mais elle ne le montra pas. D'un geste brusque elle ouvrit le coffret qui lui échappa des mains comme-ci il l'avait brulé. Il serait surement tombé si Draco n'avait pas sortit se baguette et lancé un Wingardium Leviosa. Le jeune homme se leva et prit le coffret.
« Si j'avais sut je ne te l'aurai pas offert, marmonna-t-il.
-Tu es complètement fou ? Je peux savoir ce qui t'es passé par la tête ?
-Hé, tu n'imagines pas tout le mal que j'ai eu pour échanger mes Gallions contre de l'argent moldu. Tu aurais rit si tu avais vu la tête du vendeur quand j'ai étalé mes billets sur son comptoir…
-Combien ?
-Trois fois rien… une broutille…
-Combien !
-Deux mille… »
Le coup partit. Hermione l'avait giflé, rien de bien méchant, juste assez pour évacuer la colère qu'elle sentait monter. En fin de compte le miracle n'aurait pas lieu, elle avait perdu son sang-froid. Elle regarda la joue de Draco, elle était légèrement rouge. Bien que la marque fût petite cela ne l'empêchait pas d'être parfaitement visible sur la peau blanche de Draco.
« Suis-je sensé répliquer ou dire simplement… « aie » ? demanda Draco la voix chargé d'ironie.
-Pardonne-moi ! s'exclama Hermione, totalement paniquée. Je ne sais pas ce qu'il m'a prit… Je suis…
-C'est bon. Tu m'as déjà mit une droite en troisième année alors crois moi, cette gifle c'était une bagatelle à coté.
-J'ai besoin de m'asseoir. »
Hermione tituba jusqu'au canapé où elle s'y laissa tomber très lasse. Elle se demanda où la journée, qui avait pourtant bien commencé, avait échappé à son contrôle. Draco s'installa à ses côtés et posa maladroitement sa main sur son épaule.
« Je peux le rapporter si tu veux, proposa-t-il.
-Combien de film moldu as-tu regardé récemment Draco ?
-Pas mal. Mais cela ne m'empêche pas de continuer de croire qu'il t'irait bien.
-Prouve-le. »
Les doigts agiles de Draco survolèrent à peine le cou d'Hermione ce qui ne la retint pas de frissonner agréablement à ce contact. Elle sentait le métal froid sur sa peau et elle ressentait le poids de l'émeraude au creux de sa gorge. Elle se posta devant le miroir qui ornait le mur et se sentit fière de l'image qu'il renvoyait. Elle savait qu'elle ne pouvait put rien faire pour sa coiffure et cessa de se torturer inutilement l'esprit. D'ailleurs elle n'avait d'yeux que pour le bijou. Alors elle attrapa la pince qui retenait ses cheveux et les laissa tomber sur ses épaules. Draco en profita pour murmurer un sort et la touffe d'Hermione se modifia progressivement ne laissant place à des boucles soyeuses plus ou moins ordonné.
« Comment as-tu fait ça ? demanda la jeune fille.
-Un simple sort que j'ai lu il y a pas mal de temps, dit-il. Quand même tu aurais dut obtenir comme résultat des cheveux raides mais je suppose avec la masse que tu as… eh bien c'est le mieux qu'on puisse faire.
-Merci Draco !
-Comparé au prix d'une vie ce n'est rien. »
Alors prise d'une pulsion inconnue Hermione se jeta dans ses bras et l'embrassa derechef sur la joue qu'elle avait frappée un peu plus tôt. Et avant de lui laisser le temps de dire quoi que se soit, elle ramassa ses affaires, sortit de la maison et transplana le cadeau d'Harry dans les mains.
Lorsqu'Hermione rentra chez elle, elle ne fut à moitié surprise de voir Draco endormit sur le canapé, la télécommande dans la main et la télévision allumée diffusant des infos. La jeune fille grimaça, elle enleva ses chaussures à talon haut, retira son collier ainsi que ses boucles d'oreille puis elle se laissa tomber sur le fauteuil. Draco se réveilla d'un bond, il regarda autour de lui et inévitablement il vit la Gryffondor.
« Hermione… »
Il fut prit d'un brusque élan d'affection, elle avait l'air si fragile, si vulnérable. Draco se leva et maladroitement il la serra dans ses bras. Il ne savait pas ce qui le poussait à agir et pour être franc il s'en fichait royalement. Hermione avait réussi à briser une à une les barrières qui lui empoisonnait le cœur, rien que par sa présence, son rire, ses mimiques, ses crises de colère, ses repas qui sentait le brûlés, sa passion des livres, sa tolérance. Bien entendu il restait encore du travail mais les résultats étaient déjà là. Draco entendit Hermione renifler. Elle allait craquer.
« Tu peux y aller je n'aime pas cette chemise de toute façon.
-Ne dit pas n'importe quoi, répliqua mollement Hermione. Moi je trouve qu'elle te va très bien.
-Je trouve aussi. »
La jeune fille étouffa un rire puis se dégagea légèrement de son étreinte.
« Comment c'était ? murmura Draco. Les moldus ont parlé d'un départ de feu inexpliqué.
-Les Mangemorts ne savent pas exactement où se trouve le Terrier, alors ils ont mit le feu à l'aveuglette… »
La voix d'Hermione mourut et elle fut prise d'un violent tremblement. Elle avait faillit mourir tout à l'heure. Instinctivement Draco lui caressa le dos, la Gryffondor ne broncha pas, ce geste était rassurant.
« N'ai pas peur, tant que je serai la il ne t'arrivera rien Hermione. »
La jeune fille le crut et laissa aller sa tête sur son épaule, rassurée.
Epuisés, ils tombèrent dans l'herbe jaunit de ce mois d'aout, le souffle court. Hermione jeta le plus loin possible l'instrument de sa torture.
« Je déteste voler, se plaignit-elle.
-Ma foi je trouve que tu te débrouilles très bien, dit Draco en dissimulant un sourire.
-Arrête tes salades ! »
Hermione lui donna une gentille bourrade dans l'épaule et ils se mirent à rire. Depuis la fameuse nuit de l'attaque du Terrier, les deux adolescents c'étaient drôlement rapprochés, multipliant les contacts physique, pouvant aller des chatouilles jusqu'au décoiffage intensif des cheveux, ce que Draco détestait par-dessus tout. A partir de cette nuit-là ils étaient rentrés à Londres, vivant dans la demeure familiale des Granger. Hermione avait envoyé ses parents en Australie leur modifiant leurs souvenirs par précautions. Draco se tourna vers Hermione, elle semblait regarder les nuages, alors prit d'un accès de plaisanterie il bascula sur elle. La jeune fille se mit à rire. Le Serpentard se retrouva à califourchon sur elle.
« Oups… quelle situation extrêmement embarrassante, dit-il d'un air faussement désolé.
-Tu crois ? »
Et Draco ne contrôla plus rien, ni son corps, ni son visage, ni ses lèvres qui se posèrent doucement sur celles d'Hermione. Sa raison lui disait de se relever et de lui demander pardon mais son cœur, qui tambourinait incroyablement fort dans sa poitrine, lui ordonnait de rester la. Une des barrières venait encore de céder, l'envahissant d'un sentiment à la fois inconnu et étrangement familier. A quoi bon se leurrer ? Il la désirait, dans le bon sens du terme. Tout avait commencé quand il lui avait offert ce stupide livre, à ce moment là il avait désiré lui faire plaisir et maintenant il désirait la rendre heureuse. Il devait bien se l'admettre, il avait été idiot de croire qu'en passant deux mois en compagnie d'Hermione ne le changerait pas. Elle était si vivante, si drôle, si passionnée par la lecture, il adorait la voir froncer les sourcils quand elle se concentrait sur un manuel, la manière dont ses yeux chocolat lançaient des éclaires quand il faisait un commentaire sur ses maladresse en cuisine. Mais par-dessus tout il aimait passer du temps avec elle et il tenait à elle.
Hermione ne s'y opposa pas, mieux elle approfondit le baiser. Bien qu'elle fût relativement limitée sur le sujet, elle devait reconnaitre que Draco s'y connaissait particulièrement bien. Elle sentit sa langue titiller la sienne. C'était agréable. Alors elle perdit le sens des réalités. Elle n'était sur que de quelques petites choses : premièrement elle croyait en Draco, deuxièmement elle voulait lui accorder une chance, il faut dire que sa seule relation s'était soldée par une lourde humiliation et ce n'était rien à coté de la présence quasi quotidienne de Ron, troisièmement elle voulait être aimée et elle voulait aimer. De toute façon même si elle l'aurait voulu, et ce n'était pas le cas, elle ne pouvait reculer. Dès le début elle s'était sentit attiré par Draco, il avait ce petit quelque chose, ses grands yeux bleu-gris, ses lèvres qui se dessinaient en un sourire à la fois sexy et charmeur, ses cheveux blond platine qu'il passait des heures à coiffer pour leur donner leur petit air si parfaitement négligé, bref tout ça le rendait plus qu'attirant sans parler des petites attentions qu'il lui faisait. Elle tenait à lui.
Draco laissa sa main dériver dans la masse bouclée des cheveux d'Hermione, avant que celle-ci, légèrement agacée, lui attrape et la serra fort. Alors qu'il la lui caressait Draco songea qu'un bijou, comme un bracelet ou une bague, irait bien à la main de la Gryffondor.
