Disclaimer : Voir premier chapitre.

Note : Je suis impardonnable. Pratiquement un an sans poster une nouvelle histoire. Et je ne peux pas dire que c'est (uniquement) dû à un manque de temps chronique. Bref voici un nouvel épisode à ajouter à ce recueil qui, il faut bien l'avouer, manque cruellement de sérieux.

Le mot du jour : toilettes. Une fois de plus vous pouvez voir le talent de mes comparses pour choisir des mots absolument charmants, ainsi que mon talent pour choisir les pires parmi ceux donnés.

Cette fois-ci c'est Sanzo qui tient le presque premier rôle (j'aurais pu dire qu'il s'y collait, mais ça aurait été du plus mauvais goût).


Titre : Pause pipi

Le problème lorsqu'on voulait se rendre dans un lieu éloigné, c'était le voyage.

Le problème quand on voulait se rendre au Château d'Hoto depuis le Togenkyo c'était que le voyage s'annonçait assez long.

Et au final, de cet énoncé de base, une nouvelle pléthore de problèmes apparaissait comme le manque de ravitaillement (en particulier lorsque l'un des voyageurs souhaitait récupérer de son jeûne forcé de cinq siècles), les nuits à la belle étoile (et la présence d'insectes nuisibles comme ce gros cafard là) et de façon plus générale, la promiscuité entre les membres de cette équipe de bras cassés.

Toutefois, un autre problème apparaissait immanquablement, celui de la sacro-sainte "pause pipi". A noter que ce problème évolue de manière exponentielle avec le nombre de voyageurs et en l'occurrence, quatre était un chiffre bien trop élevé. Ajoutons à cela le fait qu'ils appartenaient tous à la gente masculine, noble communauté s'il en est, mais qui malheureusement ne sait pas se retenir plus de cinq minutes. De plus, quand les membres de cette charmante assemblée ont un très fort esprit de contradiction, il est bien impossible qu'ils aient envie de se soulager en même temps. Vous comprendrez bien avec cette liste (non exhaustive) de problèmes urinaires que les arrêts étaient plus que nombreux. Hakkai avait d'ailleurs fait remarquer avec son éternel sourire qu'ils semblaient un peu marquer leur territoire, blague qui n'avait pas été accueillie avec un public enthousiaste.

Bref, au final, les pauses récurrentes pour soulager les vessies de ces messieurs malmenaient encore un peu plus la "bonne entente" qui existait entre lesdits messieurs. A noter que si leurs ennemis avaient eu vent du problème, nul doute qu'ils s'en seraient servi à leur avantage et que "la défaite de l'équipe de Sanzo pour cause de vessies récalcitrantes" en aurait fait se gausser plus d'un dans les tavernes du Tenjiku.

C'était donc avec soulagement qu'ils accueillaient la présence de villages sur leur chemin, car qui disait civilisation, disait également toilettes, à la grande joie des quatre comparses qui s'ils aimaient le grand air, aimaient aussi leur petit confort. Et en cette fin d'après-midi, tous étaient heureux de voir ce petit assemblage de bâtiments qui signifiait la fin de leur calvaire. Après plus d'une dizaine de pauses, Sanzo avait décrété qu'ils se retiendraient tous jusqu'au soir et la perspective de se retrouver avec une aération à l'organe incriminé avait tué dans l'œuf les contestations.

Et quand l'aubergiste vit cette bande d'hurluberlus se battre pour accéder à ses toilettes, il ressentit un léger frisson bien désagréable. C'était bien la première fois qu'il voyait un moine utiliser une arme à feu pour faire valoir ses droits sur la précieuse cuvette.

And that's all ? ...



Note de fin : Finalement, cet OS ne correspond pas plus que ça avec le mot de départ et je suis assez déçue du résultat obtenu.

Un grand merci à Meenoo, Padra, Aoi Boya, Hakase et Ruize-chan pour leurs commentaires et leurs compliments. En espérant que cet OS ait été à la hauteur de vos attentes et que mes écrits continuent de vous faire rire.

Et bien sûr merci à Celebrindal (alias Dadal) et Lûthita pour les nombreuses listes de mots régulièrement perdue par moi-même.