Le 8 septembre

Cher Journal,

Oui je sais ça fait quelques temps que je n'ai pas écrit. mais je n'ai pas vraiment le temps de tenir ce journal quand je veux. Par les temps qui courent, il faut être discret et prudent.

Chaque jours, les professeurs nous donnent une montagne de devoirs. Le rythme est soutenu. Ils veulent que les septièmes années réussissent leurs ASPICS. Tous les soirs la Salle Commune est bondée d'élèves qui travaillent tard.

Je fais tout pour que mes notes soient égales au travail que j'apporte. Les efforts que je fournis me permettent d'avoir  des C , des B et un A en Botanique. Je suis plutôt fier de moi. Tu te rends compte, Journal, un C en potion alors que je suis un des plus nuls de ma classe.

La Botanique est vraiment une passion. Ma grand mère m'achète beaucoup de livre à ce sujet et je les ai tous lus ( moi qui ne suis pas un grand lecteur). J'aime m'occuper des plantes magiques. Leurs propriétés si différentes me fascinent. Le jardinage me donne l'impression de faire vraiment quelque chose de concret avec mes mains. Les sorts que j'ai à apprendre me paraisse simple. J'aime sentir la nature respirer avec moi. Sentir ces plantes confinées dans les serres. Découvrir de nouvelles pousses dans le parc ou dans mon jardin.

Assez parlé de cette passion, je crois... Ce n'est pas vraiment le moment.

Il y'a trois jours je suis allé dans la Salle Sur Demande avec Luna et Ginny entre midi et deux. Cette Salle m'est chère. C'est ici que je me suis fais vraiment des amis, que j'avais l'impression d'avoir du soutient.

J'ai essayé de combler la Salle de tout ce qui était nécessaire. J'avais juste à penser à quelque chose que l'objet en question apparaissait. J'ai même demandé un plan de Poudlard et un est apparu. Il est parfaitement détaillé.

Les livres ne manquaient pas. Je me suis assuré de toutes les protections pour que les Carrows ne rentrent pas.

Oui je me disais bien que j'avais "oublié" de parler d'eux.  Du moins j'ai Les Carrows sont devenus en quelques jours la menace des élèves. Ces derniers étaient plutôt agités (même les plus petits ce qui est étonnant). Les blagues fusaient, les petits mots passaient, les produits Weasley faisaient fureur... Bref toute l'indiscipline caractéristique de Poudlard.

Les professeurs faisaient tout pour que l'ordre soit rétabli. Mais ils semblaient inquiets et nous priaient de se calmer.

Cette indiscipline retentit aux oreilles des Carrows qui prirent tout de suite les choses en main. Ils étaient chargés de la discipline.

 Les professeurs avaient pour ordre d'envoyer les élèves insolent dans leurs bureaux. Des rondes de professeur allaient patrouiller dans le château la nuit (des garçons allaient retrouver leurs copines dans les salles de cours...). Toute forme d'indiscipline sera punie par une retenue.

Ces mesures n'effrayent pas plus les élèves.

J'eus pour la première fois en cours la soeur Carrow il y a deux jours. On entra un peu intimidé. La salle était ornée de photos de Moldus et de titres de journaux qui donnait qu'une envie les haïr pour le plus crédule. La mort, les attentats, la guerre, la drogue, le viol, l'alcool... étaient les sujets favoris.

Je compris tout de suite qu'elle n'était pas là pour nous faire l'éloge des Moldus

Ce cours fut un des plus insupportables que je n'ai jamais vécu. Même les cours d'Ombrage sont supportables comparés à elle.  Entendre cette femme dénigrer les non-sorciers est insupportable. Ils ne sont pas pire que les sorciers. Il y a des gens "bien" des deux côtés. On pourrais faire un cours du même genre en parlant des sorciers !

Beaucoup de membres de l'AD me parlaient ou me saluaient dans les couloirs. Avant je n'avais pas l'habitude qu'on me dise bonjour ou que l'on me parle. Au contraire j'étais simplement ignoré. Désormais je révise avec Ernie Macmillan, je suis à côté de Terry Boot et Michael Corner en sortilèges, je mange avec des Gryffondors, Hannah Abbot et moi formons une belle équipe en botanique...

Cela me surprit les premières fois d'être autant entouré mais je m'y habitue très vite.

Les retenues ne nous faisait pas plus peur . Cependant hier quand j'ai réalisé ce que les Carrows appelait retenue, j'en étais horrifié.

Les septièmes années de Gryffondor et Serpentard avaient cours avec le frère Carrow. Ce n'était plus de la Défense Contre Les Forces Du Mal mais un cours sur la magie noire. Carrow nous fit tout un discours mettant en valeurs la magie noire.

Il nous donna une série de livre disponibles à la réserve que l'on pouvais lire si l'on avait envie. Puis il voulu que l'on se lève et qu'on le rejoins au fond de la Salle. Il parla des sortilèges impardonnables. Les élèves s'échangeaient tous des regards surpris. Puis il appela une dizaine d'élève qui se pointèrent devant nous. Je compris vite avec horreur que nous allions torturer ces pauvres élèves.

Il appela une dizaine d'élèves dont moi, pour jeter le sort Doloris. J'étais mal , mes jambes tremblaient, et mon coeur battait à tout rompre. Devoir jeter le sort qui a torturé mes parents me rendaient malade. Je ne pouvais pas y arriver, je n'avais pas envie de le faire.

Carrow encourageais les élèves à jeter ce sort de souffrances avec un air sadique.

Certains essayèrent, comme Crabbe, mais ça ne marchais pas. D'autres comme moi ne tentèrent rien du tout.

Il me vit, tétanisé, regardant ma baguette. Il me provoqua d'abord me disant que j'étais un incapable, indigne d'Un Gryffondor soi-disant courageux. puis voyant que ça me donnait pas d'effets, il leva la baguette en la pointant vers moi. Il me fit du chantage: si je n'essayais pas il me punirait. Je leva ma baguette tremblant, et prononça la formule pour jeter le sort. Il ne se passa rien.

Carrow ricana et me dit qu'il faut vraiment vouloir la souffrance de l'autre pour que le sort marche.

J'étais toujours tremblant, incapable de prononcer un mot ... 

Le frère Carrow regarda autour de lui et vit que les autres n'avaient toujours pas bougés. Alors il prit la parole en disant qu'on était des incapables... Il leva sa baguette sur un des élèves (de deuxième année je crois) et cria Doloris. Des cris résonnèrent dans la pièce. Ce qui se passait devant mes yeux me répulsait.

Carrow nous dit voyant notre air dégoûté que ces élèves ont étés insolent, c'était leur retenue

Quand la cloche sonna la fin du cours je fus soulagé de sortir de ce cours, titubant et tremblant. Seamus me donna une tape sur les épaules. Une nausée me prit d'un coup. Je couru vomir dans les toilettes les plus proches. 

Je me précipita dans le parc. J'avais besoin de prendre l'air, j'étouffais dans ce château.

M'asseoir prés du lac, sentir le vent fouetter mon visage pâle, écouter la nature me calma peu à peu.

J'étais en colère. Je voulais faire bouger les choses. Je ne voulais pas que d'autres élèves subissent le même sort.

J'étais noyé dans mes pensées lorsque Luna et Ginny se sont installées autour de moi. Elles s'inquiétaient pour moi, j'étais touché et je le suis encore. Leur soutient moral et leur présence me redonna du courage.

Quelques heures plus tard les membres de l'AD étaient réunis dans la Salle Sur Demande...

Cela faisait depuis un an que j'espérais que ce moment arriva. Mais je ne me serais jamais douté que Luna, Ginny et moi serions comme les leaders.

Cette réunion fut l'occasion de parler d'Harry, de Poudlard, des Carrows... Nous étions tous d'accord pour résister, pour soutenir Dumbledore, Harry, le Bien. Montrer qu'a Poudlard les élèves n'obéissaient pas bêtement aux Mangemorts, au Mal. Que l'on était pas tous fermé d'esprit, que nous acceptions les Nés-Moldus, nos amis.

L'AD décida de mener des actions souterraines. Nous avions des idées mais peu osaient vraiment aller jusqu'au bout. Il fallait que quelques uns montrent l'exemple, pour donner de l'espoir et du courage aux autres.

Il reste maintenant plus qu'à agir...

A bientôt, Journal,

N. Londubat