Plusieurs jours passèrent. Les deux plus âgés des jounins et leur maître commençaient à désespérer aussi. Ils ne pouvaient s'échapper et la seule peine
qui punissait ce genre de crime était la mort. Mais, un jour, leur geôlier leur annonça qu'ils avaient de la visite. C'étaient les 12 ninjas de Konoha (5). Ils entrèrent dans le cachot et le geôlier referma la porte derrière eux.
Sakura : Vous allez bien ?
Temari, surprise : Comment êtes-vous ici ?
Naruto : Matsuri. Dès qu'elle a appris la nouvelle de votre arrestation, elle nous a envoyé un message.
Neji : Nous sommes donc ici avec l'accord de Tsunade, officiellement pour vous soutenir en tant qu'amis, officieusement, pour trouver un moyen de vous sortir de là.
Kankuro, les larmes aux yeux : Merci.
Temari quand à elle, venait d'apercevoir son petit ami. Elle se jeta dans ses bras et se mit à sangloter. Les ninjas de Konoha demandèrent des explications sur les raisons de leur arrestation que Kankuro s'empressa de leur donner en détail.
Kankuro : Voilà, Gaara était amoureux d'une fille qui s'appelle Kona. Il a finit par lui dire ses sentiments et…
Naruto : Naaan, Gaara a une petite amie ?
Temari : « avait » serait plus juste.
A ce moment, Gaara, qui n'avait pas encore dit un mot, poussa un gémissement et enfouit sa tête dans ses genoux. Temari continua.
Temari : Un soir, il y a 3 semaines, j'ai surpris Kona en train d'embrasser un autre garçon. Je l'ai dit à Gaara qui, évidement, en a beaucoup souffert. Le lendemain, alors qu'on s'entraînait tous les trois, Kona est apparue, au bras de son nouveau fiancé, comme si c'était naturel. Là, Gaara est devenu complètement fou. Il s'est jeté sur eux et a essayé de les tuer. Grâce à une idée de Kankuro, j'ai pu le stopper et les deux blessés ont été envoyés à l'hôpital. Pour couvrir Gaara qui regrettait déjà sa stupidité, Baki a prétendu les avoir trouvés dans le désert. Malheureusement, nous sommes tombés sur un médecin soupçonneux qui a mené une enquête et a prouvé que Gaara était bien l'auteur de l'agression et nous, ses complices. Et voilà comment nous nous sommes retrouvés, ici…
Naruto : Ben, vous êtes dans la m…
Kankuro : On sait, pas besoin de nous le rappeler.
Baki : Si nous sommes jugés, nous risquons la condamnation à mort.
Tenten : Pourtant, la réaction de Gaara, quoiqu'un peu exagérée, est compréhensible…
Ino : Cette fille est une vraie s…
Sakura : Pour une fois, je suis d'accord avec toi…
Shikamaru : Ca va être difficile, mais nous vous promettons de vous aider à vous en sortir.
Tous : Oui.
Kankuro, Temari et Baki : Merci, merci !
Ainsi se conclue la visite des ninjas de Konoha. Ils ne purent avoir la permission de revoir les prisonniers mais travaillèrent activement à leur libération. Les jours passaient.
Un matin, le capitaine de la garde de Suna entra dans le cachot. Il avait, à la main, un document officiel. Il le déroula et commença à le lire.
Capitaine : Gaara, ex-Kazekage de Suna, vous êtes accusé de tentative de meurtre sur deux ninja de Suna, aggravée d'une dissimulation de ce crime, avec la complicité de Baki, Temari et Kankuro. En conséquence, vous, ainsi que vos complices êtes condamnés à la mort par pendaison. Vous serez exécutés ce soir, au coucher du soleil. Avez-vous une dernière volonté ?
Temari : Je…j'aimerais passer cette dernière journée en compagnie de mon petit ami Shikamaru Nara de Konoha.
Capitaine : Bien, je vais l'envoyer chercher immédiatement. Autre chose ?
Kankuro : Mes marionnettes ont été toute ma vie. Vous pourriez me les apporter ?
Capitaine : Bien sûr ! Baki ?
Baki : Euh…J'aimerais voir une dernière fois le désert…
Capitaine : Un contingent de soldat va venir vous chercher. Et vous, Gaara ?
Gaara ne répondit pas. Il n'avait pas de dernière volonté. Tous ses espoirs étaient désormais morts. Alors, il ne désirait plus qu'une chose : Mourir également. Les trois autres occupants du cachot d'inquiétèrent de sa profonde apathie.
Mais, ils furent bientôt distraits de leur inquiétude. Shikamaru entra dans la cellule et Temari se précipita de nouveau dans ses bras. Après que le jeune homme aie assuré que ses compagnons faisaient tout pour les tirer de là, les deux amoureux se retirèrent dans un coin de la cellule et passèrent la journée, dans les bras l'un de l'autre, à s'embrasser et à se dire des mots d'amour. Un soldat avait apporté les marionnettes de Kankuro, et celui-ci, sous le choc de savoir sa fin si proche, les caressait du bout des doigts, imprimant dans sa peau les aspérités du bois, si familières. Un groupe de soldat avait emmené Baki. Il revient 2h plus tard, les yeux brûlants d'avoir contemplé les reflets du soleil sur le sable mais heureux. Les heures passèrent bien trop vite à leur goût.
Quand le soleil déclina sur l'horizon, une troupe nombreuse de soldats, dirigée par le capitaine, vint les chercher. Ils furent détachés et sortis de leur prison. Il fallu la force de 5 soldats pour arracher Temari des bras de Shikamaru. Elle criait tout en pleurant toutes les larmes de son corps. Kankuro et Baki ne se laissèrent pas faire non plus, essayant de retarder au maximum leur exécution, craignant soudain la mort qu'ils avaient si souvent affrontée par le passé. Gaara, en revanche, se laissa totalement faire.
Enfin, les soldats réussirent à les faire sortit du bâtiment où ils étaient enfermés et à les traîner sur la place centrale. La population s'était amassée pour assister à cette exécution. Sur le passage des prisonniers, ils les insultaient et leur lançaient des cailloux. Voyant cela, Gaara eu une réaction pour la première fois depuis longtemps. Il s'arrêta, ne prêtant pas attention aux cailloux qui heurtaient son bouclier de sable et regarda la foule avec, dans son regard, une tristesse infinie. Ce qui le toucha le plus fut d'entendre une femme le traiter de « monstre ». Cela faisait si longtemps qu'il n'avait pas été appelé ainsi. Il croyait cette période révolue. Mais, apparemment, il s'était trompé. Il ne demandait qu'à vivre comme tous les autres habitants du village, mettant, en tant que Kazekage, sa force à leur service. Seulement, il semblait ne jamais pouvoir y arriver. Que les humains étaient cruels.
Voyant ça, le sang de Naruto ne fit qu'un tour. Il bouscula les personnes qui se trouvaient devant lui et couru se placer devant Gaara. Ceux qui lançaient des pierres s'arrêtèrent, surpris. L'ex- ne réagit pas. Une fois remis de leur surprise, des ninjas de Suna s'avancèrent pour le faire évacuer.
Ninja 1 : Jeune homme. Veuillez rejoindre le reste de la population. Vous perturbez l'exécution.
Naruto : Non, c'est injuste ce que vous allez faire.
Sakura : Naruto, reviens immédiatement. On ne doit pas interférer dans les affaires de Suna.
Naruto : Est-ce une raison pour laisser mourir un ami ? Je refuse de faire une telle chose. Gaara est plus qu'un ami pour moi, c'est un frère. Je sais ce qu'il a vécu, à subir la haine et les insultes des autres. Je sais aussi le travail qu'il a du fournir pour gagner votre confiance et pour accéder au titre de Kazekage. Il n'a mesuré ni son temps, ni son énergie pour y parvenir et, une fois intronisé, pour faire régner la prospérité à Suna. Et vous, à cause d'un acte, certes grave, mais que n'importe lequel d'entre vous aurait fait dans la même situation, vous voulez le condamner ? Et vous voulez aussi « assassiner », oui, « assassiner », il n'y a pas d'autres mots, ceux qui, par amour pour lui, ont simplement voulu le protéger des conséquences d'un geste qu'il regrettait déjà ? Si vous tenez tant que ça à pendre quelqu'un, pendez celle qui lui a brisé le cœur.
Un homme dans la foule : Hein ? Qu'est-ce qu'il raconte ?
Une femme dans la foule : Aucune idée. Je n'ai jamais entendu parler de ça.
Ninja 2, menaçant Naruto d'un kunai : Expliques-toi !
Naruto : Comment ? Vous condamnez Gaara sans connaître les raisons de son geste ? Quelle honte. Alors, je vais vous les apprendre. Peut-être savez-vous que Gaara était, depuis deux mois, amoureux de Kona. Elle et lui étaient ensembles, si vous voyez ce que je veux dire…Mais la traîtresse a « trompé »Gaara, séduisant un autre garçon et infligeant à son cœur amoureux, la pire des blessures. Mais, comme si ce n'était pas suffisant, le lendemain même de sa trahison, elle se promenait fièrement au bras de sa nouvelle conquête, sans la moindre considération pour la peine de Gaara. Qui d'entre vous n'aurais pas été saisi de rage à cette vue ? De plus, cet amant avec lequel Kona l'a trahi, a insulté Gaara, le traitant de « cinglé ». Voilà la raison de l'acte de Gaara.
Il y eu un nouveau mouvement de surprise dans la foule. Les gens bavardaient, commentaient le discours de Naruto. Gaara, lui, n'avait toujours pas bougé, mais une larme unique, brillait sur sa joue. Dans la population, deux groupes se formèrent. L'un de ceux-ci regardait les deux jinchuurikis avec méfiance. Un homme, reconnaissant en Naruto le porteur de Kyuubi, lui lança une pierre en disant :
L'homme : Tais-toi, monstre ! Tu le défends car tu es comme lui !
Naruto : Oui, je suis comme lui et justement, je ne sais que trop ce qu'il peut ressentir.
L'homme : Tais-toi, on t'a dit ! A mort, à mort les aberrations ! A la corde, les démons !
Tout en continuant de les insulter, lui et son groupe se remirent à les bombarder de caillou. Naruto les évitait ou les détruisait. Gaara, toujours plongé dans ses tristes pensées, laissait son sable le protéger.
Pendant ce temps, l'autre groupe réfléchissait aux dires de Naruto et aux actes passés de Gaara et commençaient à douter de la légitimité de cette exécution. Parmi ces personnes, se trouvaient la majorité des membres du Conseil. Ils décidèrent de se réunir pour statuer du sort de Gaara et de ses « complices ». Après une courte discussion, un vote eu lieu. Les condamnés furent jugés innocents par circonstances atténuantes.
Un conseiller : Suite aux nouveaux éléments apportés pas le jeune ninja de Konoha, et après un vote des membres du Conseil, nous déclarons les accusés, non coupables en raison des circonstances du « crime ». Ils sont donc acquittés. En outre, le Kazekage est rétablit dans ses fonctions.
A ces mots, la majorité de la foule applaudit et hurla de joie. Gaara aussi sortit enfin de sa tristesse. Il sourit doucement, heureux de retrouver la confiance de la population.
Malheureusement, l'un des conseillers, virulent ennemi du « monstre-arme »décida qu'il en serait autrement.
Pendant que les autres conseillers délibéraient, persuadés que la condamnation allait être confirmée, ce conseiller et son groupe (ceux qui lançaient des pierres sur les jinchuurikis) avaient menés les quatre accusés au gibet et leur avait passé la corde au cou. Naruto essaya de s'y opposer mais il fut empêché par deux soldats, partisans de ce groupe.
Quand il entendit la sentence du Conseil et se rendit compte que le « démon » allait lui échapper, le conseiller se précipita sur le gibet et renversa le tabouret sur lequel Gaara était perché, provoquant sa pendaison. Immédiatement, Gaara commença à étouffer. Les mains sur la corde, pour l'écarter de sa gorge, Gaara se tortillait, essayant de faire glisser la corde au-dessus de sa tête. Mais son propre poids jouait contre lui, l'empêchant de soulever la corde. Plus les secondes passaient et plus sa force faiblissait. Des étoiles commencèrent de danser devant ses yeux. Les trois autres condamnés, pourtant juste à côté de lui, ne pouvaient rien faire pour l'aider, vu qu'ils avaient les mains attachées. Sa vision s'assombrit et il se sentit partir. Tout devint noir.
Heureusement, Naruto réagit avec une rapidité étonnante. Après quelques secondes d'immobilité dues au choc, il bondit en avant, bouscula les partisans du conseiller, monta sur l'estrade, et se précipita sur Gaara, faisant tomber le conseiller de l'échafaud. Dès qu'il fut près de Gaara, il dégaina un kunai et trancha la corde. Gaara lui tomba dessus, inconscient. Naruto le retourna et approcha sa tête de sa bouche pour écouter sa respiration. Il n'entendit rien et ne sentit aucun souffle d'air.
Naruto : M… !Gaara !
Il commença à lui faire un massage cardiaque, remerciant intérieurement Sakura pour le lui avoir appris. Temari, Kankuro et Baki suivaient les gestes de Naruto avec attention, les mains toujours attachées. Une équipe de médic-nins arrivait en courant. Chaque seconde parut des heures à Naruto. Il avait beau appuyer de toutes ses forces sur le cœur de Gaara, il ne parvenait pas à le ranimer.
Naruto : Allez Gaara ! Respire ! Respires !
Enfin, les médic-nins arrivèrent près de lui. Ils lui demandèrent de continuer son massage cardiaque pendant qu'ils sortaient les défibrillateurs. Soudain, Naruto entendit un bruit infime, comme une petite toux. Il se pencha de nouveau sur la poitrine de Gaara et son visage s'éclaira.
Naruto : Il respire ! Il est vivant ! Yatta !
Médic-nin : Bravo. Nous allons prendre le relais. Son pouls ?
Médic-nin2 prenant le poignet de Gaara : Faible mais palpable.
Médic-nin : Sa respiration ?
Médic-nin2 se penchant sur sa poitrine : Faible et irrégulière…
Médic-nin : Mettez-lui un masque respiratoire. Nous l'emmenons d'urgence à l'hôpital.
Ainsi fut fait. Pendant ce temps, les autres prisonniers avaient été détachés par des soldats. Ils étaient sous le choc de leur quasi-mise à mort et de la tentative de pendaison de Gaara. Les soldats les aidèrent à descendre de l'estrade. C'est à ce moment que Temari vit Shikamaru qui s'était anxieusement rapproché durant le sauvetage de Gaara. Elle se précipita dans ses bras et éclata en sanglots nerveux. Shikamaru la serra avec force, trop heureux de la sentir contre lui. Il avait cru la perdre à jamais. Après un petit moment, Temari releva la tête et ils s'embrassèrent amoureusement sous les sifflets de quelques jeunes amusés.
Ils se rendirent ensuite à l'hôpital pour avoir des nouvelles de Gaara. Là-bas, une infirmière leur dit qu'on était en train de lui faire passer des examens et les invita à attendre. Une demi-heure plus tard, un médecin arriva.
Médecin : Nous avons fait passer une série d'examens au Kazekage. Nous n'avons détectées aucune lésion cervicale due au manque d'oxygène. Il ne devrait donc garder aucune séquelle de la tentative d'assassinat. Néanmoins, par précaution, nous allons le garder en observation jusqu'à demain. Pour l'instant, il est encore inconscient mais ne devrait pas tarder à se réveiller.
Kankuro : Peut-on le voir ?
Médecin : Seulement sa famille.
Temari : Je vous en prie. Permettez à Naruto de venir avec nous, c'est lui qui lui a sauvé la vie.
Médecin : D'accord, mais uniquement lui…
Naruto : Merci Temari et merci aussi à vous, docteur.
Médecin : Suivez-moi.
Le médecin les conduisit à une petite chambre. Gaara s'y trouvait, toujours inconscient. Le masque respiratoire avait été remplacé par une assistance respiratoire par voie nasale (6). Un moniteur enregistrait ses pulsations cardiaques. Les trois visiteurs s'assirent sur des chaises, près du lit et attendirent anxieusement son réveil. Soudain, Gaara commença à bouger légèrement. Temari qui se trouvait la plus proche de lui, se leva précipitamment.
Temari : Il se réveille.
Effectivement, quelques longues minutes plus tard, Gaara ouvrit lentement les yeux. Naruto poussa alors un hurlement de joie qui fit sursauter tout le monde.
Kankuro : Naruto !Nous sommes dans un hôpital, je te rappelle.
Temari à Gaara : Tu nous as fait une de ces peurs ! Comment te sens-tu ?
Gaara ouvrit la bouche pour parler mais aucun son n'en sortit. Il fronça les sourcils (enfin…façon de parler) et retenta d'émettre un son mais rien ne se produisit. Les trois ninjas le regardaient, surpris. Puis, Naruto se précipita hors de la chambre en hurlant.
Naruto : DOCTEUR ! DOCTEUR !
Kankuro : Apparemment, il n'a rien écouté de ce que je viens de dire…
Naruto revint quelques instants plus tard, accompagné du médecin qui avait fait passer les examens à Gaara. Celui-ci palpa la gorge de Gaara, d'un air soucieux puis lui dit :
Médecin : Dites « Aaaaah. »
Gaara ouvrant la bouche:…
Médecin, lui examinant la gorge : Je vois. Je ne pense pas qu'il y ait de raison de s'alarmer. Kazekage-sama souffre d'une aphonie, conséquence de la pression de la corde sur ses cordes vocales. Sa voix devrait revenir progressivement. Cependant, comme ce peut aussi être un symptôme d'un début de paralysie, dût à une lésion, nous vous ferons passer des examens complémentaires. Vous pourrez sortir, demain à midi. Ce soir et cette nuit, si quoi que ce soit vous gêne, si vous ressentez un début de paralysie ou de fourmillement dans les membres, appelez les infirmières.
Gaara lui fit un signe de tête qui signifiait à la fois qu'il avait compris et qu'il le remerciait. Le médecin poursuivit en se tournant vers les trois visiteurs.
Médecin : Je vais vous demander de quitter la chambre, maintenant.
Naruto : Quoooi !Déjà ! Mais on l'a a peine vu.
Médecin : Kazekage-sama doit se reposer.
Tout le monde quitta donc la chambre.
(5)Sai remplace Sasuke qui est toujours déserteur…
(6) Vous savez, le tube sous le nez…
