Eeeet le chapitre 3!

Bon, pour l'instant pas trop trop d'action, ça risque de prendre un petit peu de temps, histoire que j'installe bien le contexte et les personnages, mais ça viendra!

CathouxXx: j'y crois pas tu me review et follow, je crois que je viens de faire deux infarctus à la suite!
J'ai fini hier Between live and survive cette fic est juste géniale, et et et et voilà c'est honneur que t'aimes la mienne, merciiiiiiiiiiii!

Sur ce, je m'en retourne faire la danse de la joie devant mon PC et vous laisse à votre lecture.


April sursauta à cette phrase. Question ressemblant étrangement à une accusation, elle fronça les sourcils. Elle s'était assise sur un des fauteuils du salon, observant le survivant découvrir son appartement. Se râclant la gorge, cherchant ses mots, elle commença. « On est en Australie, à Melbourne. Je sais pas si tu étais au courant, mais même avant l'épidémie, le pays avait les règles d'immigration et de douanes les plus strictes au monde. Alors bien sûr, il y a eu des rôdeurs ici aussi, mais contrairement aux autres pays, le gouvernement avait envisagé une situation d'une telle ampleur. Ils ont directement instauré des quarantaines, et une interdiction d'arrivée ou de départ sur leur territoire dès les premiers cas. La garde nationale s'est chargée du nettoyage. D'après les locaux, ils ont mis du temps avant de pouvoir sécuriser la ville entière, mais ils y sont arrivés. Sydney est toujours en cours de nettoyage, ainsi que Perth. Mais ça avance. Après avoir décontaminé la ville entière, le gouvernement a décidé de lancer une opération de secours mondiale. Ils ont commencé par le continent américain, et n'ont toujours pas terminé, comme tu peux l'avoir remarqué. C'est pour ça qu'ils nettoient les autres villes, pour libérer des places pour les nouveaux arrivants. Ensuite, ce sera au tour de l'Europe, puis de l'Afrique, et enfin de l'Asie, plus proche d'ici. » Il s'était appuyé sur la baie vitrée, fixant l'horizon, sceptique. « Et comment vous avez évité une nouvelle épidémie ? » « Tu vois les boitiers électroniques devant les portes ? C'est un scanneur oculaire, entre autres. Si jamais tu veux sortir, tu dois prouver que tu n'est pas infecté, pour ne pas que la contamination se propage. Il y a des caméras disposées un peu partout dans la ville et les appartements, qui ne se déclenchent qu'en cas de suspicion de contamination. Si jamais tu es infecté, des militaires t'emmènent dans le centre de contrôle. Et puis ils avisent. » Daryl haussa un sourcil à la dernière phrase. Ils avisaient ? Ils tiraient une balle dans le crâne de tous les infectés ouais !

Un énième silence s'était installé depuis qu'elle avait arrêté de parler. Soupirant, elle se leva avant d'aller chercher un petit paquet sur la table du salon, et de le tendre à Daryl. « Tiens, tu as des vêtements propres la dedans. J'pense que t'en as besoin. » Elle avait dit ça avec un sourire malicieux, mais la seule réaction qu'elle reçut de l'homme fut un regard assassin. Ok ok, elle avait compris, l'humour n'était apparemment pas son truc. Quand elle le vit se diriger vers la salle de bain , elle alla fouiller les placards de la cuisine. Il était plus de midi, et elle crevait la dalle. Elle trouva de quoi faire des macaronis au fromage, rien de bien exceptionnel en soi, mais l'agence d'intégration ne leur fournissait que le stricte minimum à leur arrivée. Ayant entendu la porte de la salle de bain s'ouvrir, ainsi que celle de la chambre, elle alla toquer à cette dernière avant d'entrer sans attendre une réponse positive. Elle entraperçut à peine Daryl enfiler un tee shirt en quatrième vitesse, mais pu surtout l'entendre. « ET TU PEUX PAS ATTENDRE QU'ON TE DISE D'ENTRER BORDEL ? PUTAIN DE GONZESSE, QU'EST CE QUE J'AI FAIT AU BON DIEU POUR ME RETROUVER AVEC UNE EMPOTEE PAREILLE ?! » April ouvrit grand les yeux, restant quelques secondes sans voix avant de répondre, doucement mais sûrement. « C'est pas en haussant la voix que tu vas me faire peur chéri. Et puis des mecs torse nus, j'en ai déjà vu. Alors à moins que tu sois difforme, ou complètement prude, j'vois pas le problème. Sur ce, une assiette t'attend dans la cuisine. » Se retournant, elle tressaillit à l'entente de la réponse de son interlocuteur. « Va te faire foutre. »

Elle avait mis le doigt pile où il fallait, une difformité. C'était ainsi que Daryl considérait ses cicatrices, que peu de gens avaient eu l'occasion de voir. Des filles bourrés ou passablement droguées qui finissaient dans son lit, ou le Gouverneur. Réprimant une grimace de dégout en repensant à ce dernier, il essaya de fermer cette partie de sa mémoire. Tout lui revint pourtant en flashs. Un orage éclatant alors qu'ils marchaient en groupe dans la fôret, une horde de rôdeurs les séparant. Le cri de Carol, déchirant la nuit. Il aurait pu le reconnaître en tous. Il avait essayé de les retrouver, sans succès, éliminant tour à tour les rodeurs tentant de le mordre par tous les moyens. Après des jours à errer, il avait trouvé son radeau de la méduse amélioré. Et il se retrouvait en vie, dans une situation qu'il n'aurait jamais osé espéré, alors que les autres étaient toujours là bas. Se prenant la tête dans les mains, assis sur le lit, il laissa couler quelques larmes, les premières depuis de nombreuses années. Se ressaisissant, et sifflant entre ses dents « Chiale pas comme une gonzesse putain ! », il se leva avant de se diriger vers la cuisine. Il n'adressa même pas un mot d'excuse à la jeune femme, avant de se jeter vers son assiette. Cette dernière l'avait entendu renifler, à travers la porte entrouverte, mais n'avait pas bougé d'un pouce, vexée. Elle en avait pourtant eu l'envie, qui redoublait à la vue des yeux rougis de l'homme. Mais elle ne pipa mot, réfrénant sa pulsion subite, et pourtant étrange. Elle avait l'impression de se prendre d'affection pour l'homme détestable qui se trouvait en face d'elle. Se giflant mentalement, en commençant à manger, elle énuméra tous les contre qu'elle pouvait trouver à cette attirance. Il a au moins quinze ans de plus que toi, il est certainement traumatisé, macho et aggressif, asocial, redneck en plus de ça. Laisse tomber April, tu vas encore te faire du mal sinon. Elle ne pouvait cependant pas s'empêcher de suivre chacun de ses mouvements du regard. Il avalait son plat à toute vitesse, comme n'importe quel nouvel arrivant qu'elle voyait débarquer aussi. La peur du manque de nourriture était encore forcément pesant, et elle eut soudainement une idée, qui pourrait l'aider à oublier cette dernière. Elle hésitait à vrai dire à parler, sachant qu'elle s'exposait à nouveau à une réflexion acerbe, mais elle décida de ne pas s'en soucier. Personne ne lui avait jamais marché sur les pieds, et ce n'est pas maintenant qu'un abruti allait commencer. « Bon. On va faire des courses. » Ce n'était pas une question, ce qui eut le don d'agacer Daryl au plus haut point. Mais pour qui elle se prenait, à lui donner des ordres ?! Soufflant pour montrer son exaspération, il la suivit, se soumettant aux nombreux examens des scanneurs avant de pouvoir sortir du bâtiment.