Thanks : Encore une fois, merci à tous ceux qui ont eut l'immense gentillesse de me laisser quelques reviews. Vos critiques m'aident à progresser et vos compliments me motivent pour la suite ! Merci aussi à tous les autres lecteurs anonymes qui suivent ma fanfic. J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira tout autant que les précédents ! =)
« La perfidie la plus ignoble qu'un être puisse nourrir
est sans conteste la jalousie d'un de ses semblables.
A l'effigie d'un acide à double effet,
elle meurtrie bien plus celui qui en fait l'objet
que celui qui la crée. »
[Bruyère]
.MON CŒUR ENTRE 2 IDENTITÉS.
- Chapitre 3 : Émulation -
Je regardais fixement le plafond de ma chambre. Mon réveil indiquait minuit passé, et je n'arrivais toujours pas à trouver le sommeil. Mes rideaux, à moitié tirés, filtrait la lumière blafarde et crue du clair de lune, envoyant des ondulations argentée sur le parquet. Dans exactement huit heures, je retrouverais Deidara... Huit heures c'était long. Surtout pour moi, qui possédait un caractère on ne peut plus impatient. Je soufflais d'exaspération, et me tournait sur le flan, dans le but illusoire de m'endormir.
Je ne pouvais penser qu'à lui. C'était devenu une sorte d'obsession dont je ne pouvais plus me défaire. Chaque chose que je regardais, même les plus banales ou incommodes, me rappelait sans relâche son visage, ses courbes, sa douceur... Et le pire dans tout ça, c'est que je me plaisais à n'avoir dans mon esprit que ce simple et unique prénom à longueur de temps : Deidara. Ma discussion avec Konan avait abouti à une réponse simple, qui me convenait parfaitement : De la curiosité... J'essayais de me convaincre qu'il ne s'agissait que de cela, mais plus j'y pensais, moins j'en étais assuré.
« - C'est ridicule... » Murmurais-je, en fermant les yeux.
Je dus me faire violence durant plusieurs heures avant d'arriver enfin à trouver le sommeil. Malheureusement, à peine était-ce chose faite que mon réveille sonna, m'indiquant qu'il était temps de me lever pour aller au lycée. Si j'avais suivit mon instinct, j'aurais sécher les cours, comme à mon habitude. Mais une motivation sans pareille enflammait tout mon corps, et il me faut bien reconnaître qu'il en était une fois encore la raison : Deidara...
Je courus presque pour rejoindre le lycée, tant mon impatience de le revoir était grande. Lorsque j'arrivais devant le portillon, j'aperçus Hidan et Pein en pleine discussion. Alors que je m'apprêtais à les rejoindre, un bruit suspect reteint mon attention. Il me sembla reconnaître la voix de Deidara au travers d'une conversation qui, à première vue, semblait plutôt mouvementée. Scrutant les alentour à la recherche du blondinet, je l'aperçus bientôt dans un angle de la cour, entouré par un groupe de filles qui, si j'avais bonne mémoire, se trouvaient dans notre classe. Aculé contre l'un des murs qui bordait l'enceinte de l'établissement scolaire, il me sembla distinguer dans ses yeux un mélange de frustration, de peur et d'ennui. J'observais la scène de loin, prêt à intervenir si l'une d'entre elle devenait « trop intime » avec lui. Ce fut pourtant tout autre chose qui se produisit, car je vis une rouquine aux yeux noisette le saisir par le col d'un air menaçant. La conversation me parvint – faiblement certes, mais j'entendis dors et déjà ce qu'elle disait.
« - Ne t'approche plus de lui ou je défonce ta petite gueule d'ange ! » Susurra-t-elle, agressive.
« - Vous vous trompez. Il n'y a rien de tel entre nous, hm ! » Riposta alors Deidara en se dégageant.
« - Ne fait pas l'innocent ! Tu as tenté de l'embrasser hier ! »
« - C'est pas parce que Sasori est un peu gentil avec toi que t'as le droit de l'approcher de si près ! N'oublie pas qui il est ! » Hurla de nouveau la rouquine.
« - Il avait de la fièvre, j'ai juste voulu l'aider, hm ! » S'offusqua-t-il en retour.
« - Menteur ! »
Je tiltais plusieurs fois à l'entente de mon nom. Alors que je comprenais enfin la situation dans laquelle se trouvait Deidara, une vague de rage m'envahit et je fixais d'un air méprisant le groupe de fille qui l'entourait, me retenant avec violence pour ne pas les envoyer à l'hôpital. Une main se posa sur mon épaule, coupant court à mes pulsions meurtrières – pour quelques secondes tout du moins. Hidan et Pein m'avaient rejoints et m'observaient, inquiets.
« - Hey Sasori, ça va pas ma poule ? » Demanda Hidan, en me fixant de ses yeux rouge amarante.
« - Je vais les tuer. » Répondis-je le plus simplement du monde en me dirigeant vers Deidara.
Mes deux amis sursautèrent face à ma déclaration. La dernière fois que j'avais dit pareille chose, j'avais bien faillit tuer un homme. Ils me suivirent donc en tentant de comprendre ce qui m'arrivait, mais je les ignorais de plus belle, focalisé sur mon but qui était de donner une bonne leçon à ces petites pestes. J'arrivais donc à leur hauteur, et l'une d'entre elle cria lorsqu'elle me vit.
« - Ah ! C'est Sasori-sama ! »
Toutes se retournèrent dans ma direction, et commencèrent à glousser hypocritement. La rouquine – entre autre, celle que j'avais le plus envie de frapper – se dirigea vers moi dans une démarche qu'elle croyait certainement aguicheuse, mais qui ne l'était pas le moins du monde en réalité. Elle se présenta à moi dans un sourire charmeur – répugnant – sous le nom de Karin. Pendant ce temps, Deidara me fixait, impassible et reconnaissant.
« - Sasori-sama, nous étions justement en train d'expliquer au nouveau qu'il ne faut pas vous importuner. Votre compagnie est réservée à votre cercle d'amis, n'est-ce pas ? » Amorça une blondasse aux yeux bleus – Ino si je ne me trompais pas – dans une mimique incroyablement grotesque.
« - Sasori, qu'est-ce qui se passes ? » M'interrogea Hidan, qui n'avait pas du tout comprit la situation.
« - Il se passe que j'ai une envie folle de tuer ces filles. » Répondis-je, le regard assassin.
Toutes se figèrent, et m'observèrent d'un air pantois. Personne ne touchait à Deidara sans en subir les conséquences, mais j'étais assez bien éduqué pour ne pas frapper une fille. C'est une chose ignoble que de brutaliser une femme, mais je dois bien avouer que ce n'était pas l'envie qui me manquait à cet instant. Karin tortilla nerveusement une mèche de cheveux cuivrée entre ses doigts et partit dans un rire nerveux, suivie de ses amies. Je les ignorais et passais devant elles pour rejoindre Deidara, qui semblait tout aussi surpris de ma conduite. Une fois arrivé à sa hauteur, j'encerclais mes bras autour de sa taille et l'attirais près de moi, dans une gestuelle protectrice.
« - Que ce soit bien clair : Si vous ne toucher ne serait-ce qu'une fois encore à lui, je m'arrangerais pour que vos noms disparaissent de la liste des élèves de cet établissement. Me suis-je bien fait comprendre ? » Grognais-je, le regard assassin et la voix tremblante de rage.
« - O... Oui Sasori-sama. » Bégayèrent mes interlocutrices, horrifié.
« - Nous ignorions que vous étiez... amis. » Tenta Karin, que je fusillais si tôt du regard.
« - Et bien maintenant vous le savez ! » Hurlais-je, avant qu'elles ne partent en courant.
Il ne resta bientôt plus que Pein, Hidan, Deidara et moi. Mes deux amis semblaient étonnés de mon comportement... Et il y avait de quoi. J'étais réputer pour avoir un caractère impassible, et je n'intervenais jamais dans ce genre de conflit, même si je savais en être la cause. Mais Deidara était spécial après tout. Et j'étais près à le protéger quoi qu'il arrive.
« - Sasori... Tout va bien maintenant, tu peux me lâcher, hm... » Murmura-t-il, toujours plaqué contre mon torse.
Je m'écartais à regret, et m'excusait pour tout ça. Il me sourit gentiment en retour, et j'eus l'exquise surprise d'apercevoir quelques rougeurs sur ses adorables pommettes. Il était... Incroyablement mignon. Oui c'était le mot. La cloche sonna et je me retournais donc, suivit de Deidara. Hidan et Pein ne bougeaient plus, comme statufiés. Leurs mâchoires étaient grandes ouvertes et il en allait de même pour leurs yeux. J'eux un léger sourire à cette vision et mon blondinet étouffa également un rire. Nous passâmes devant eux, et nous dirigeâmes vers le bâtiment principal, où un passionnant cours d'histoire nous attendait.
« - Merci de m'avoir aidé... Sasori, hm. » Déclara-t-il, lorsque nous fumes assis à nos table respectives – c'est-à-dire l'un à côté de l'autre.
« - De rien. Après-tout, c'est un peu de ma faute si elles s'en sont prises à toi. Excuse-moi... »
« - Tu n'as pas à t'excuser, hm ! » S'indigna-t-il, dans une mimique que je pourrais qualifier d'incroyablement mignonne.
« - Hm... Quoi qu'il en soit, si elle te cause encore des ennuis dis-le-moi... Je te protègerais. » Déclarais-je, alors qu'il rougissait de plus belle.
Le professeur ne tarda pas à arriver, et les conversations cessèrent de suite. Alors qu'il entamait un long discours sur les pratiques d'armement lors de la seconde guerre mondiale, je détournais quelque peu le regard afin de contempler mon mignon petit voisin. Il écrivait d'une main habile et rapide sur un carnet de note, ses cheveux glissant sur son visage à chaque fois qu'il levait ou baissait la tête. La douceur de ses traits, quelque peu tendus par la concentration extrême dont il faisait preuve, me fit irrémédiablement sourire. Je l'observais le plus discrètement possible, sachant néanmoins que quiconque aurait pu deviner que je ne prêtais pas la moindre attention au cours du professeur Kabuto. Non pas que l'histoire de mon cher et tendre pays me laissa indifférent, mais je trouvais bien plus plaisant d'admirer mon voisin dont le physique équivalait les plus belles beautés du monde. Une fois encore, le cours passa avec une rapidité déconcertante, et c'est à regret que je quittais mon blondinet pour me diriger en salle 210 pour une leçon d'anglais – que nous n'avions malheureusement pas en commun en vu de nos choix d'options. Lorsque j'arrivais, Pein et Hidan se trouvait déjà dans la salle, et je sentis leurs regards inquisiteurs se braquer sur moi.
« - Sasori... C'était quoi ça ? » Me demanda Pein, alors que je m'asseyais à ses côtés.
« - De quoi tu parles ? »
« - Ne fais pas l'innocent ! C'est qui cette nana que t'as aidé ce matin ? » S'offusqua Hidan, un sourire pervers coller au visage.
Je levais un sourcil, incrédule. De qui parlaient-ils ? A mon souvenir, je n'avais parlé avec aucune autre personne que Deidara et Karin ce matin... Et il était peu probable que la « nana » en question fut cette dernière étant donnée la façon dont je l'avais réprimandé.
« - Et puis-je savoir quel est le nom de cette « nana » dont tu parles ? »
« - Hum... Je crois que tu l'as appelée Deina ou un truc du genre. » Déclara Pein, bien que peut convaincu de son idée.
« - Oh ! Tu veux parler de Deidara. Pour information : C'est un homme. » Répondis-je, amusé de leur méprise.
« - Quoi ? T'es pas sérieux quand même ? » Hurla Hidan, en tombant à la renverse.
« - Je me disais bien aussi... » Marmonna le second, en esquissant un sourire lubrique.
« - C'est un nouveau. Il a été transféré ici il y a à peine trois jours. Je le trouve plutôt… sympathique. » Expliquais-je brièvement alors que notre professeur d'anglais pénétrait dans la salle de classe.
Le cours débuta sans anicroche. Hidan fut interrogé sur la leçon de la semaine dernière, qu'il n'avait évidemment pas prit la peine de retenir, et sa bêtise lui value une heure de colle. Je regardais distraitement par la fenêtre, mes pensées toujours tournée vers la même personne, lorsqu'on frappa à la porte. Un jeune homme filiforme, brun et à l'expression profondément lasse fit irruption dans la pièce, suivit par Kakuzu.
Itachi Uchiwa était le président du comité disciplinaire de notre école. La plupart des filles de l'établissement auraient vendu père et mère pour avoir ne serait-ce que l'occasion de l'approcher. En conséquence de quoi, des gloussements hypocrites et grossiers s'élevèrent dans toute la salle lorsqu'il apparut.
« - Bonjour à tous… Comme vous le savez, le festival de printemps approche à grands pas, et la participation de tous les élèves est requise pour sa mise en place. Le personnel enseignant a fixé la date des festivités au 20 mars prochain, c'est-à-dire dans deux semaines... Chaque classe doit réfléchir à une activité d'ici trois jours. Kakuzu viendra récupérer les formulaires. Merci de votre attention. » Déclara-t-il, froid comme un glaçon, avant de repartir.
Un brouhaha infernal s'éleva dans la pièce. Chacun semblait se réjouir de l'évènement. Pour ma part, je trouvais cette idée grotesque et puérile… Mais après tout, ce n'était que mon avis.
Les cours de l'après-midi furent annulés, et les élèves durent rejoindre leur classe attitrée pour délibérer sur l'activité qu'ils présenteraient lors du festival. J'avais pour habitude de ne jamais aller à ce genre de réunion ennuyeuse et simplette, mais cette année il y avait un hic… Ca aurait été criminel de décliner la possibilité de passer une après-midi entière avec Deidara !
« - Vous avez des idées ? » Demanda le professeur, en prenant une craie immaculée.
Certain proposèrent un stand de gâteaux, d'autres une maison hantées. De nombreuses idées, toutes plus banales les unes que les autres furent énoncés, et j'étais effaré du manque d'originalité dont faisaient preuve mes camarades. Trop occupé à regarder Deidara, je perdis bientôt le cours des discussions et plongeai dans l'univers gracieux et limpide où seul son visage m'apparaissait. Ma surprise fut d'ailleurs immense lorsque je le vis lever le bras.
« - Oui, Deidara ? » Interrogea le professeur, qui espérait, tout comme moi, la venue d'une idée nouvelle qui sortirait un peu de l'ordinaire.
« - Dans mon ancien lycée, en Angleterre, on faisait souvent des stand de thé, hm. Toutes les filles devaient s'habiller en robe mondaine du XIXème siècle, et nous servions les familles en respectant les principes de bonne conduite de notre pays. J'ai cru comprendre que les japonais étaient eux aussi de grands amateurs de thé, hm. Pourquoi ne pas faire la même chose, en habillant les filles en kimono ? » Proposa-t-il, alors que Kakashi-sensei s'émerveillait devant une telle suggestion.
« - C'est une excellente idée ! » M'exclamai-je.
Tous les élèves approuvèrent également, et la chose fut favorablement votée par une majorité écrasante. La répartition des tâches se fit dans le calme. Certain furent chargés d'apporter du tissu, d'autres de les coudre. Quelques filles se proposèrent pour le maquillage et la coiffure, deux garçons décidèrent de prendre des photos pour les vendre à la sortie, et l'on organisa la location des services à thé. C'était bien la toute première fois, à mon souvenir en tout cas, que je prenais plaisir à m'investir dans la préparation du festival de printemps.
Les semaines suivantes furent consacrée à l'aménagement de la salle, ainsi qu'à la disposition des tables et des coussins. Les garçons étaient réquisitionnés pour les activités demandant de gros efforts physique, et les filles s'occupaient de l'atelier de couture. Deidara, que la classe avait désigné « chef de projet » allait et venait un peu partout, réglant les détails qui ne convenaient pas et remerciant chaque élève pour l'aide apporté. Notre classe fut bientôt complètement transformée, et même les professeurs s'extasièrent devant un tel raffinement.
Mon petit blond avait pensé à tout : des tapis de sol imitant un parquet, au faux panneau en bois pour cachés les murs, en passant par une légère musique de relaxation diffusée par des enceintes aux angles du plafond. Les costumes, eux aussi, étaient fin prêts, et l'on pu prendre des photos de toute nos geishas, afin de les vendre le jour du festival – c'est-à-dire le lendemain même.
Evidemment, tout allait trop bien pour que ça dure… La fête battait déjà son plein à l'extérieur, et notre stand devait ouvrir ses portes à cinq heures exactement, soit dans moins d'une demi-heure. Malheureusement, Sakura Haruno, jeune fille de notre classe qui tenait le rôle d'une ôte déguisée, venait d'appeler l'une de ses amies en disant être malade et ne pas pouvoir venir. Il nous fallait donc trouvée une remplaçante… Et vite. Nous avions essayé avec Hinata Hyuga, de la seconde B, mais sa poitrine trop imposante ne correspondait pas aux mensurations de Sakura. Tenten Hatsugaya s'était également proposée, mais le kimono s'était avéré beaucoup trop long, et nous craignons qu'elle ne trébuche en le portant. La plupart des élèves étaient déjà occupés avec le stand de leur propre classe, et ne pouvait donc venir nous aider…
« - Je vais le faire, hm. » Déclara Deidara, rouge comme une pivoine.
Les élèves de la classe le regardèrent, ébahis. Je restais moi aussi tout à fait pantois devant son idée, bien qu'elle me parut singulièrement bien trouvée. Et puis de toute façon, avions-nous une autre alternative ?
« - Tu… Tu es sur Deidara ? » Demandais-je, en arquant les sourcils.
« - En temps que chef de projet, c'est à moi de régler ce problème, hm. Et puis, je ne suis pas si bête que ça : Je sais parfaitement que bon nombre d'entre vous m'ont pris pour une fille la première fois qu'il m'ont vu, hm. C'est moi qui suis le mieux placé pour jouer ce rôle. Et puis, ça ne serra plus vraiment le Temple des 10 geishas s'il y en a que neuf, hm. » Assura-t-il, rougissant.
La plupart des garçons baissèrent la tête, avouant de ce fait que Deidara n'avait pas tout à fait tord : La plupart d'entre nous – moi y compris – l'avions confondu avec une fille lors de son arrivée. Mais qu'il le reconnaisse ouvertement et nous fasse savoir qu'il avait bel et bien remarqué notre méprise nous mit tous singulièrement mal à l'aise. Quoi qu'il en soit, il alla au bout de son idée, et beaucoup s'extasièrent en le voyant apparaître vêtu d'un magnifique kimono bleu azur aux motifs noirs ébène et rouges flamboyant, les cheveux relevés en un catogan artistique à l'aide d'une baguette traditionnel. Il était magnifique, peut-être même plus que les véritables filles qui posaient à ses côtés.
Nous pûmes finalement ouvrir le stand, et ce dernier connu un succès phénoménal. Les gens se bousculaient à l'entrée pour y accédée, tant et si bien que nous dûmes établir des réservations afin de ne pas être surpassés. Ironie du sort : La plupart des visiteurs voulaient que la jeune fille blonde au kimono turquoise soit leur ôte. Deidara faisait ça superbement : Il accueillait les clients avec douceur, leur servait un thé au jasmin, à la poire ou aux myrtilles, puis dansait devant leurs yeux fascinés, agitant souplement ses deux éventails autour de son visage, et tournant sur lui-même avec une telle grâce qu'on aurait facilement pu croire qu'il l'avait fait toute sa vie.
Cinq heures passèrent, et le stand du bientôt fermé. Les visiteurs avaient complètement déserté les couloirs, se rassemblant sur la pelouse extérieure où le feu d'artifice allait être tiré. Les élèves s'étaient mis d'accord pour tout rangé demain, afin qu'aucun de nous ne loupa le spectacle qui n'allait pas tarder à commencer. J'attendis Deidara, et ce dernier déclara qu'il se changerait après, une fois la fête totalement finie.
« - Je connais un endroit où il n'y a jamais personne. » Assurais-je, l'entrainant dans les couloirs assombrit.
Comme je m'y attendais, le toit était désert. Aucun élève ne se risquait à venir ici – tout simplement car c'était interdit – et nous pûmes donc nous asseoir librement sur le dallage, alors que les premières lueurs prenaient forment dans le ciel. Deidara s'extasia devant ce spectacle aux milles couleurs, dont les détonations nous assourdissaient parfois. Toutes ces lumières qui dansaient sur les traits fins de son visage avaient quelque chose de surnaturel et de merveilleux. Le sourire qu'il arborait continuellement me plongea dans une état de songes, si bien que je ne vit pas un seul feu d'artifice.
« - Sasori, je vais te montrer un secret, hm ! » Clama-t-il, alors que le spectacle continuait.
Il extirpa une petite sacoche en daim du ceinturon de son kimono, et plongea sa main à l'intérieur. Lorsqu'il la ressorti, elle était imprégné d'une légère poudre granuleuse et blanche. Je reconnu immédiatement l'argile qu'il avait acheté deux semaine plus tôt… Il se leva, et lança l'étrange patte en l'air. Elle explosa bruyamment à quelques mètres seulement au-dessus de nous. Il répéta son geste encore et encore, et j'admirais les trainées blafardes se désintégrée juste devant mes yeux en des milliers d'étincelles.
« - L'art est une explosion ! » Criait-il, riant toujours plus fort.
Je voulais que cette image reste à jamais gravée dans ma mémoire. Je voulais m'imprégner de ce sourire et le posséder entièrement. Je voulais le serrer dans mes bras et lui dire au combien il était devenu quelqu'un de cher à mes yeux, et au combien sa présence m'avait sauvé de cet univers fade et répétitif dans lequel j'avais toujours vécu. Je voulais le garder à mes côtés pour toujours… C'est en pensant cela que je me rendis compte que la curiosité n'avait rien à voir dans l'affection que je lui portais. C'était un sentiment nouveau, plein de passion, de douceur et de vie. Aucun rapport avec l'exaltation des premiers jours que l'adrénaline induit souvent à la rencontre d'une nouvelle personne, mais bel et bien une inclination calmée, profonde, comme une sorte d'amour dont j'avais pris l'habitude sans en être conscient.
« - Sasori… Qu'est-ce que tu fais, hm ? »
La voix de Deidara me ramena brutalement à la réalité. Et je m'aperçus en rougissant que mes pensée avait eut certaines conséquence sur mes actions : Je le tenais fermement enserrer dans mes bras, sa tête reposant contre mon torse et mon visage enfouit dans la longue chevelure de miel. Mon cœur se mit à battre frénétiquement, et ses yeux bleus céruléens qui me fixaient, incrédules et surpris, me firent perdre contenance…
~ Petit mot : Voilà… Troisième chapitre très niais et affreusement « fleur bleue » ! lol. Désolée, je me sentais d'humeur à pondre une calamité pareille XD. J'espère malgré tout que vous avez apprécié et que vous serrez là au prochain chapitre ! Sasori va bientôt prendre conscience de ce qu'il fait, et les choses vont commencées à sérieusement se compliquer ! =)
