Hello !

Troisième et dernier chapitre ! Merci beaucoup d'avoir lu et laissé des reviews. :) C'est ce qui permet à l'auteur de continuer sa fic, car on sent qu'elle plait et rien ne fais plus plaisir ^^

Aller j'arrete là ! Je vous laisse avec le Sebby qui cherche desespérément ses chats... ou pas d'ailleurs... Ciel arrive ! ;)

Koukin-kun :Merci beaucoup ! :) Mouhaha, c'est vrai qu'un Sebastian ne contrôlant pas la situation est assez... jouissif ? héhé très amusant en tout cas ! ^^ aaah... j'adore martyriser ce cher majordome ! ;D

Alice L. Nightray : Moi aussi j'adore les chats ! C'est vrai, pourquoi les gens prennent des chiens ? Surement parce qu'ils sont toujours à montrer leur attachement pour leur maître, alors que le chat... il faut lui demander ! et parfois ça marche pas ! c'est pour ça qu'on les aime ! ^^ lol je pense que la seule chose qui ait plu à Sebastian dans l'affaire du cirque n'est pas d'avoir pu assouvir ses... pulsions masculines (^^) avec Beast, ni d'avoir pu voir son Bocchan faible (le pauvre) mais bien d'avoir pu carresser un tigre ! ;D

Lady lisa-chan : Merci beaucoup ! :) tout le monde a une part de fainéantise en soi, que ce soit un beau démon ou le majordome le plus travailleur (et sexy) du monde ! ;)

Cyanhi8 : haha je ferai peut être la même chose ! Mais Sebby a un contrat avec Ciel, il ne faut pas qu'il le brise ! ^^ En plus malgré l'ordre de son Bocchan il garde quand même des chats, le bougre ! ^^

Servania : Merci d'avoir "ressuciter" ^^ oh oui les chats font au moins toutes ses conneries une fois par jour ! ;D mais c'est comme ça, on ne peut pas leur en vouloir ! ;) Ha du Sebaciel... Je te laisse découvrir la suite, je te dirai juste que je suis aussi une grande fan ! 3

Lady Missy : Tu as bien raison, le dernier chat va causer des problèmes à Sebastian... pas qu'a lui, peut être... ^^ Aaaah, le torse de Sebby... pas trop muclé sinon c'est moche ! ^^'

ArtemisSnape : Merci beaucoup ! En effet j'adore le côté caricatural de Sebastian. Dommage qu'il ne soit pas assez montrer dans le manga -' Oui, tu as bien calculé, il reste un chat. Sebastian ne calcule peut etre pas aussi bien que toi, par contre... ^^ je te laisse découvrir ! Alors ce n'est pas un POV ciel, mais il a un rôle important dans le chapitre :)

Marine : Merci beaucoup ! ^^

Bocchan-chan : Merci ! ^^ lol j'adore ce moment dans le manga avec la chatte noire ! ;D "chez nous, nous avons bien des animaux de compagnie...mais... très peu pour moi ! Non merci !" Enorme ! ;D Ah ça non, dresser un chat, impossible, je suis d'accord avec toi ! (faute d'avoir déjà... tenter... en vain !) ^^ aaah j'ai grandi avec les aristochats ! 3 J'aime beaucoup de DA aussi :) moi j'aime bien Thomas O' Malley aussi, le chat qui aide Duchesse et ses chatons ^^ Sebby, modeste ? Non, Oh non, tu as raison ! ^^ C'est un démon, on ne peut pas le changer ;) C'est vrai, les chats ont beaucoup souffert de ce genre de préjugés, surtout au moyen-âge. Encore aujourd'hui, les chats noirs sont pris pour des être porte-malheurs. Pourtant ils sont magnifiques... Oh, ben Sebby est un diable, même sous la torture, il ne fera jamais un seul compliement à Dieu ! ;) à bientôt :)

Yui-Chan : Un chat encore ! ;) Oui, très méchant majordome, pas du tout professionnel, finalement ! ;)

Maintenant, la suite !


Arrivé dans ma chambre, je dépose le Bengal avec les autres chats, rajoute encore du lait dans les bols, Et entreprend d'enlever les nombreux poils collés à mon costume de majordome.

Et maintenant, Comptons-les. Mon angora est là, mon siamois aussi. Deux. Les deux Bengales se sont lovés ensemble sur mon oreiller, et semblent dormir profondément. Quatre. Mon chat noir et blanc s'étire sur mon lit. Cinq. Et les deux derniers, mes persans, ces gloutons, sont occupés à finir les coupelles de lait. Sept.

Je les ai tous ! Magnifique ! Les soucis sont à présent finis ! Je parcours ma chambre du regard, cherchant mon chaton préféré, bien décidé à passer le reste de la nuit à jouer avec lui sur le lit, petit chaton parfois très capricieux mais très aimant, qui…

Non. J'en avais huit au départ. Il en manque un.

Il me manque un persan.

Mon préféré. Le plus jeune, le plus petit, le plus farouche, le plus maigre.

Lui, que j'avais sauvé d'une bande de gamins voulant le frapper et le tuer. *

Lui, rassuré par ma seule présence plus que toutes les autres.

Lui, qui adore se lover dans des couvertures chaudes et douces.

Il est mon préféré, car sa fourrure douce a étrangement la même couleur que les cheveux de…

« CIEL ! » ne puis-je m'empêcher de crier.

Je sors en courant de ma chambre. Déjà, la respiration à deux étages au dessus devient sifflante. Pourquoi n'y ai-je pas pensé plus tôt ? J'aurais du me douter que mon chaton, appréciant la chaleur des couvertures et la présence de quelqu'un, irait dans la chambre du jeune maître. Et en ce moment, Bocchan, terrorisé par ces cauchemars revenant régulièrement en ce début de décembre, préfère dormir la porte entre-ouverte ! J'avais fini par m'en apercevoir, car, après s'être réveillé la nuit, il allait à pas de loup ouvrir légèrement sa porte, et retournait se coucher. Après avoir fait cela trois nuits de suite, j'avais décidé de laisser la porte ainsi toute la nuit, pensant que ses cauchemars disparaitraient. Ciel n'en avait fait aucun commentaire, mais ses mauvais rêves étaient toujours présents.

Jusqu'à cette nuit. Cette nuit, il dormait bien. Dormait.

Et il faut dire que j'ai généralement une chance nulle, ainsi que mon Bocchan. Rien que d'y penser, nous faisons vraiment la paire ! Alors pour l'opération « récupération-de-mes-adorables-boules-de-poils-incognito », c'était raté d'avance.

J'accélère. Ce n'est plus l'humain qui court, c'est le démon. Un démon inquiet, dont l'organe qui lui tient lieu de cœur bat de plus en plus vite. Je l'entends. Pour la première fois depuis longtemps, il m'appelle. Pour la première fois depuis longtemps, ce ne sont pas ses cauchemars qui l'ont réveillé…

«Bocchan ! »

Il est assis sur son lit, réveillé par son asthme, les yeux fermés et la respiration sifflante, essayant désespérément de respirer, de me prévenir…

J'aperçois mon chaton, dans un coin, effrayé par le réveil mouvementé du jeune maître. Avant que Ciel ne le remarque et tentant surtout d'éloigner le problème, je mets le chat dehors, en prenant garde qu'il ne touche pas mes vêtements et de fermer la porte. J'attrape une couverture et ensuite mon jeune maître, dont l'état empire, ouvre la fenêtre et l'emporte dans le jardin. Rien de telle que l'air frais pour ce remettre d'une crise d'asthme.

Arrivé dans le jardin, je m'assis prestement sur un banc, Ciel sur mes genoux, et je le recouvre de la couverture. Haletant, il retrouve peu à peu une respiration quasi normale, mais sifflante. Je le sers alors dans mes bras, enfouissant sa tête contre mon cou.

Jamais je ne l'avouerais, par pure fierté de démon, mais les crises de Ciel me surprennent à chaque fois, m'effraient même, et je me rends alors compte qu'il n'est qu'un enfant, un simple humain, faible et vulnérable. Je me rends compte aussi que mon diner peut disparaître en un rien de temps.

« C'est fini. » Tenté-je de le rassurer, une main encerclant son corps, l'autre parcourant ses doux cheveux, au parfum de lavande.

Il se love contre mon torse, ses mains serrant mon frac, alors qu'il tente à grande peine de retenir ses larmes. Nous restons ainsi, moi sur le banc, Ciel sur mes genoux recouvert de la couverture, longtemps. Combien ? Je ne sais pas. Le temps s'est arrêté, plus rien d'autre pour moi n'a de l'importance que le petit comte lové contre ma poitrine, essayant de calmer les battements de son cœur. Quand enfin, il y parvient, il se détache légèrement de moi, me regarde de ses yeux humides de larmes, et me dit d'une voix faible que je ne lui connaissais pas :

« Sebastian, j'ai eu si peur… »

A cet instant, il n'est plus le comte de Phantomhive, il n'est plus l'enfant capricieux et arrogant essayant tant bien que mal de se conduire en adulte, chose qu'il réussit à la perfection. Même moi ai-je oublié qu'il n'est âgé que de treize ans. Non. A cet instant, il est juste Ciel, il fait son âge, enfant terrorisé et traumatisé. D'autant plus mignon, comme dirait son idiote de cousine, que je ne peux décemment pas voir en peinture.

J'aime quand il se confie ainsi à moi. Vulnérable, chétif, infantile la nuit, capricieux, fort, fier le jour. Quel goût exquis donnera ce mélange à son âme ?

Je lui souris. Un vrai sourire, rassurant, sincère, pour une fois. Sans cesser de lui caresser les cheveux, je le ramène vers moi.

« Je suis là à présent. N'ayez plus peur. Il ne peut rien vous arriver tant que je suis là, même quand il s'agit de votre asthme. »

Il souffle, comme pour se calmer, ou se prouver qu'il peut encore respirer.

« Je sais mais… Imagine, Sebastian ! Tu dors tranquillement, et tu es réveillé par une sensation d'étouffement, où tu as à peine assez de voix pour appeler à l'aide. Mais tu es un démon, tu ne peux imaginer tout cela. Je pensais être guéri ! Et une crise la nuit, cela ne m'étais arrivé qu'il y a des années ! Mais cette fois J'ai vraiment cru que… »

« Stop, c'est fini. Cela ne se reproduira plus. Plus jamais. » le coupé-je, sachant qu'il parlait plus à lui-même qu'à moi, et qu'il n'aurait pas apprécié que j'entende ceci de sa bouche, et que j'en entende plus. Il déteste montrer ces signes de faiblesse.

Il renifle, se cale contre moi un peu plus. Quelques minutes plus tard, il dort. Chacun de ses mots me fais l'effet d'un pieu dans le cœur, non, d'une faux de la mort. C'est ma faute, entièrement ma faute. Je dois prendre soin de son âme, et ce jusqu'à la fin de la partie d'échec. Et alors à ce moment là, je pourrais enfin dévorer ce met exquis, dont l'odeur m'attire un peu plus chaque jour. Calé ainsi contre moi, je peux sentir son sang circulé dans ses veines. Son sang où demeure chaque parcelle de son âme, délicieuse âme. Oh, en cet instant je pourrais le tuer tellement facilement

Mais je reprends mes esprits. Les mots « échecs et mat » arriveront tôt ou tard. Et plus on a faim, meilleur est le diner.

Je me lève, Ciel dans les bras, et reprends la direction du manoir, lentement. La nuit est silencieuse. Pour rentrer dans sa chambre, je me propulse avec grâce à sa fenêtre restée ouverte. Je pose Ciel délicatement dans un fauteuil, et enlève les draps, couverts de poils de chat, et les remplace par d'autres. Mon chaton devait être dans la chambre depuis longtemps. Tiens, en y pensant, il va falloir que je le cherche. Après.

Je reprends Ciel délicatement et l'allonge dans son lit. Mais au moment d'atteindre la porte...

« Sebastian, reste avec moi cette nuit, s'il-te-plait. »

« S'il-te-plait » ? Il doit être vraiment tourmenté.

« Vous allez bien, Bocchan ? »

« J'ai l'air, là ? Reste avec moi cette nuit. »

« Mais, jeune maître, il faut que je fasse les préparatifs pour vos invités, et…

« Annule. J'ai peur de refaire une crise. Reste, s'il te plait. »

Deux fois « s'il-te-plait » en une nuit, c'est beaucoup trop pour que j'y reste indifférent, cela m'inquiète. Et quelque part, cela m'arrange aussi, car je n'ai plus de dinde ! Oh, c'est si dommage d'annuler… Et le voir si fragile, si anxieux, avec une attitude s'opposant nettement à celle qu'il a d'habitude, tout cela par ma faute en plus, me fend ce qui me sert le cœur. Mais cette attitude si soumise, tranchant nette avec celle qu'il aborde le jour, m'affame encore plus.

C'est donc avec une immense joie intérieure que j'accepte.

« Yes, my lord. Je serais là, jusqu'au bout, vous pouvez être tranquille. »

Le soulagement se lut alors dans ses yeux. Il tapote son matelas. Surpris mais heureux, j'enlève mon frac et mes chaussures, et m'installe à côté de lui. Il ferme alors les yeux, son corps tourné vers moi, proche du mien sans le toucher vraiment.

Cette nuit, ma main non gantée s'attardera peut être un peu trop sur la joue de Ciel, aussi douce que les coussinets des chats.


*Les garçons en question sont morts et enterrés, assassinés froidement avec une botte à talon aiguille en cuir noir plantée dans le coeur ! ^^


Et voilà, c'est la fin ! Merci beaucoup d'avoir suivi jusque là, n'hésitez pas à mettre des reviews, je vous répondrai par message privé :)

à très bientôt pour une nouvelle fic ! :)