Titre : Rencontre un siècle avant…

Auteuses : Clochette et Lolita

Couple : Edward/Bella principalement

Rating : T

Résumé : et si Bella avait vécu en 1918, travaillé avec Carlisle lors de la transformation d'Edward ? Que se serait-il passé ?

Notes Voilà enfin le 3ème chapitre, avec un peu plus d'Edward. Chapitre guimauve (un peu) et triste (un peu plus). Petit conseil : préparez vos mouchoirs !! (Rien que nous en tapant et relisant, on a eu envie de se pendre…)

Disclaimer : Rien n'est à nous mais à Stephenie Meyer !

RaR Anonymes :

Coco : merci pour le mot ! voilà la suite attendue bizzz

Mel31 : sniff on est toutes némues par tes compliments ! Pour les yeux de Carlisle, le noisette pour nous c'est une manière de dire doré ^^ bonne lecture bizz

Mag : moui on peut dire ça comme ça, la petite infirmière qui craque sur son patient. Ton souhait va être exaucé, ce chapitre montre la relation entre nos 2 personnages. bisoux

Cecyas : voilà la suite ma dede !! Pour une fois t'as pas trop eu en direct l'avancée de la rédaction. J'espère que ce chapitre te plaira. Kiss

Vinou : comme promis, la suite une semaine après. J'espère que ce chap te plaira. Biz

Merci aussi à : Angel in the twilight, Aiko17, tchingtchong, lapetiotesouris et Bellardtwilight pour leurs reviews!

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Chapitre 3: Lien interdit

Je remplissais la fiche d'entrée d'Edward Masen lorsque Carlisle poussa la porte. Son regard sombre était emprunt de surprise.

« Bella, que faites-vous encore là, il est 17h, votre service commence à 20h. Vous n'avez pas pris assez de repos et …

- Edward Masen, 17 ans, température à 39°C, en constante augmentation, pouls rapide, tension basse. Il a deux signes d'infection prononcés. J'ai pris l'initiative de l'installer directement au premier étage, il sera mieux pris en charge même si il n'est qu'au début du second stade ; m'empressais-je de réciter, lui coupant sa tirade paternaliste pour laquelle nous n'avions pas le temps.

- Masen ?! Je m'en occupe », décréta-t-il.

Sa mère était dans un tel état, son père mort, il voulait le sauver, lui au moins.

« Allez-vous reposer et revenez pour 23h ici même, m'intima-t-il. Plusieurs infirmières et trois médecins nous ont rejoint. Vous serez uniquement référente et vous vous occuperez de cas particuliers que je vous indiquerais, ajouta-t-il fermement, à tout à l'heure Bella ! »

Souriant reconnaissante, je sortais et repartais pour ma chambre où je me rendormais avant même que mes cheveux aient touchés le tissus des draps.

A 22h30, je m'éveillais enfin et m'empressais – encore à moitié dans mes rêves emplis de regards émeraude – de m'habiller pour le service. Comme convenu je me rendais à la chambre Masen pour 23h. Carlisle devait avoir beaucoup de travail car il n'était pas encore arrivé. Les seules silhouettes qui emplissaient la chambre étaient celles des patients couchés, souffrants encore dans leur état inconscient. Seul l'un d'entre eux était encore éveillé. Sa voix perça le silence nocturne.

« Madame, aidez-moi pitié », me supplia-t-elle.

Bien que celle-ci fût rocailleuse et imprégnée de souffrance, je reconnus le ténor superbe du fils Masen. Je finissais d'enfiler mes gants et me rendais à son chevet resté allumé. Dans cette pâle lumière ses traits se dessinaient plus fin et réguliers que je ne les avaient d'abord vu. Il prit ma main et la serra fortement.

« J'ai si mal, pitié », répéta-t-il.

Je posais ma main sur son front brûlant quand la porte s'ouvrit sur le médecin que j'attendais.

« Docteur, Mr Masen est douloureux et sa température semble avoir augmenté. »

Carlisle réagit à une vitesse incroyable et bientôt le jeune Masen s'apaisa. Son visage se détendit et, avant de sombrer dans le sommeil, il m'adressa un sourire doux étirant ses lèvres et éclairant ses yeux verts. Il était en paix.

Le docteur Cullen m'expliqua alors quel allait être mon rôle. Il m'assigna une liste de quatre patients. Il s'agissait de stades 1 au rez-de-chaussée, deux hommes et deux femmes. Leurs vies n'étaient plus en danger, et ils avaient été mis en quarantaine. En effet, il était impossible pour l'instant de leur rendre la « liberté ». Celle-ci était trop risquée pour eux ; le risque de rechute ou de contagion n'étant pas encore totalement écarté.

Dans leur grande chambre je devais m'occuper de leur bien-être et de la stabilisation de leur état de santé. Je passais alors en poste de jour et restais avec eux.

C'est ainsi que deux semaines s'écoulèrent. J'allais ponctuellement à droite à gauche pour des collègues et ne pouvait me rendre auprès des Masen que rarement entre mes postes. J'aimais m'installer vers Mme Masen et discuter longuement avec elle. C'était une femme aimante et courageuse et, malgré son état, nos discussions étaient toujours très agréables et intéressantes. Quant à Edward, il parlait peu mais semblait beaucoup apprécier ma présence. Je faisais un point d'honneur à faire le facteur entre les deux membres de cette famille mutilée. Lui me confiait ses rêves de guerres, ses idéaux, ses inquiétudes. Il m'écoutait lui parler de mon métier pour lequel il avait un intérêt certain et mon côté passionné le faisait rire aux éclats. Dans ses moments douloureux je restais à ses côtés. Il aimait être protégé lorsque cela arrivait ; il se sentait si seul.

Plusieurs fois je croisais Carlisle dans sa chambre, mais jamais il ne fit de remarques sur la relation que je tissais doucement avec Edward, se contentant de sourire.

Un soir où je croisais Carlisle au chevet de Mme Masen, il me proposa une nouvelle mission : 4h de la fin de mon poste seraient consacrées aux soins de la famille Masen. Je serais avec Elizabeth Masen au second 4h en fin de journée un jour sur deux, vers Edward Masen Junior les autres jours. Mais serais-je seule à m'occuper de cette famille ? En étais-je capable ? Il ne m'expliqua pas d'avantage mais je compris son sentiment. Une famille annihilée par cette maladie, c'était inadmissible. De plus, comme moi, il semblait s'être attaché à eux, déjà privée de leur père.

« Restez près d'Edward pour vérifier que tout va bien et retournez vous coucher, vous prenez tôt le matin», finit-il en me souriant.

Devais-je lui en vouloir ou le remercier ? Je me contentais de lui rendre son sourire et retournais vers « mon » patient alité et enfin calme. J'entendais à peine Carlisle quitter la chambre et m'asseyais près de lui. Je ne me rappelais pas la dernière fois que j'avais vu un visage si calme, si détendu, reflétant un tel bien-être, une telle sérénité. Il était magnifique et me transmettais cette paix.

8h, je frappais à la chambre 36. Mes quatre patients attendaient leur petit-déjeuner. La journée en leur compagnie m'ennuya. Je restais souriante et sympathique, répondant à leurs questions, les occupants, les surveillant. Nous étions le 12 septembre, et le premier jour de ma nouvelle mission commençais comme les autres, aussi désagréablement lassante. Les rares questions de mes collègues me sortaient de cet enfer personnel.

A 16h, je laissais enfin le quatuor trentenaire devant un poker et montais au deuxième étage. La chambre au milieu du couloir où l'on m'avait indiqué Mme Masen était vide. Un collègue était alors arrivé avec un nouveau lit dont je reconnu l'occupant immédiatement. Son front plissé par la douleur, ses yeux verts appelant de l'aide, sa peau perlée de sueur, ses cheveux embrouillés, son corps meurtrit : Edward ! Je m'emparais de son dossier. Son état avait empiré dans la journée, et il semblait être en train de nous quitter, comme s'il refusait de s'accrocher. Le médecin de jour, que je ne connaissais pas, lui administra une dose de sédatif qui l'anéantit en quelques secondes. Son regard se voilà tandis que je tenais sa main.

« Celui-là ne tiendra plus longtemps, fit remarquer le médecin à son interne. Quelle saloperie cette grippe ! »

Je ne sais pourquoi mes yeux s'embuèrent de larmes. Devais-je les retenir, ces larmes, preuves du sentiment interdit qui était né ? Je reposais mon regard humide sur le visage d'ange qui me fixait. Il voyait ma tristesse et n'en fut nullement surpris. Malgré la douleur, la fièvre et les sédatifs, il trouva la force de serrer un peu plus ma main et me sourit. Cette simple pression ouvrit les vannes et je sentais perler sur mes joues de lourdes gouttes chaudes. Sa main libre s'éleva jusqu'à ma joue et essuya mes larmes d'un revers de pouce.

Ce contact brûlant fût d'une simplicité extrême mais d'une intensité que je n'avais encore jamais connue. Sa main retomba doucement alors qu'il arrêtait de lutter contre le sédatif. Je fixais encore quelques instants son corps inerte et essuyais mes larmes. Je devais voir sa mère, j'allais passer 4 heures avec elle et je ne devais rien laisser paraître de ma tristesse.

Je passais les portes du mouroir. Un infirmier m'avait indiqué le changement d'état de la patiente et m'avais emmené auprès d'elle.

Son visage cireux était tordu par la douleur. Cependant, lorsqu'elle me vit, un sourire étira son visage gracieux.

« Je suis heureuse de vous voir Isabella, me dit-elle de sa voix d'outre-tombe. Vos yeux sont rougis, belle Bella, que se passe-t-il ? Je ne connais que l'amour pour faire de votre regard d'un naturel si brillant d'espoir un tel gouffre de tristesse. »

Je ne répondis pas, me contentant de sourire. Mon regard ne changea cependant pas. Je savais qu'Elizabeth était très intelligente, très intuitive. Ainsi n'eut-elle pas à chercher loin.

« Comment va mon fils demoiselle ? », me demanda-t-elle comme à son habitude.

Voyant mon regard s'assombrir d'avantage, elle se mit à hurler et à pleurer. Je m'approchais d'elle et pris sa main, continuant de pleurer Edward moi aussi, en silence.

Quelques dizaines de minutes plus tard, nos larmes se tarirent et son regard s'alluma d'une nouvelle flamme maternelle.

« Miss Isabella, vous appréciez mon fils, je me trompe ? »

Je gardais le silence, gênée.

« Et plus que votre rôle vous y autorise n'est-ce pas ? »

Je m'obstinais dans mon silence et piquais un fard.

« Je suis mourante Bella, je ne dirais rien. J'aime à savoir qu'il ne sera pas seule quand je partirais », me sourit-elle.

J'opinais faiblement, un sourire au coin des lèvres.

« Mme Masen, puis-je vous demander comment vous l'avez su ? »

Je déclenchais ses rires, ils ressemblaient tant à ceux de son fils. Le même tintement de bonheur simple, la même chaleur s'en dégageait. Dans un tel endroit, les belles émotions étaient rares. La plupart des patients étaient inconscients, les autres seuls.

« Votre affection se lit dans chaque mot que vous prononcez à son sujet jeune Bella, mais c'est votre comportement protecteur à son égard qui a confirmé mes soupçons. »

Je lui rendis son sourire et nous entamâmes une nouvelle conversation. La plus intéressante à laquelle il m'ait été donné de participer en sa compagnie. Nous parlâmes de son merveilleux fils pendant plus de 3 heures. Elle me raconta sa vie sous un autre jour. Son bras cassé quand il avait 9 ans – chute de luge dans les Rocheuses au lendemain de Noël –, son allergie au pollen qui lui donnait un air hivernal en plein milieu de l'été avec son nez rouge et ses yeux brillants.

L'amour qu'il avait pour ses parents et le dévouement dont il avait toujours fait preuve envers eux. Son manque d'intérêt pour les relations humaines dû à sa grande timidité. Son intérêt grandissant pour la guerre et sa promesse d'engagement prochain. Je me pétrifiais à cette annonce. Devais-je remercier cette grippe qui l'avait retiré des griffes de la guerre pour venir dans mes bras ? Je refusais cette idée, cette maladie allait le tuer, me l'arracher avant même que je n'ai pu partager de beaux moments avec lui.

Mon esprit se perdait dans une vision féerique d'un couple se baladant dans un parc. La neige recouvrait tout, transformant Chicago en une ville de coton. Main dans la main, le couple marchait le long d'un chemin bordé d'arbres blancs. Puis sans prévenir, ils s'arrêtaient, se regardaient longuement avec un sourire mystérieux et s'embrassaient.

Lorsque les lèvres d'Edward touchèrent les miennes, je sursautais et revenais à la réalité où Mme Masen s'était endormie paisiblement. Edward avait des traits communs avec elle, que je remarquais plus aujourd'hui. Je caressais une dernière fois le dos de sa main avec mon pouce et déposais celle-ci à côté de sa jumelle sur son ventre qui montais et descendais difficilement au rythme de sa respiration saccadée.

Sortant de la chambre, je vérifiais l'heure. 20h30. J'effectuais un rapide détour par la chambre d'Edward qui dormait profondément, son visage apaisé laissant trahir son lien de parenté. Il était si beau. Je gravais chacun de ses traits comme si cela avait été ma dernière visite.

La nuit fut emplie de belles promenades dans Chicago, main dans la main. Le soleil nimbant nos pas et inondant nos baisers. Seule dans mon lit, pensant comme une condamnée, je me demandais en quoi ce que je faisais était-il interdit ? Je ne faisais de mal à personne, sauf à moi-même !

La journée passa étrangement vite malgré la présence de mon quatuor mortel. Je ne sais si j'étais plus ouverte ou moins irritée mais ils arrivèrent même à me faire rire. A 16h, ils me poussèrent dehors. L'une des patientes posa sa main sur mon épaule et me sourit, complice. Qu'est-ce qui avait changé depuis la veille ? Pourquoi notre lien avait-il changé ?

C'est en passant le palier de la porte que j'eu ma réponse. Il m'attendait avec un sourire détendu. Son visage s'éclaira à la vie comme le mien à la vue de ses traits parfaits même meurtris par la douleur. Je m'étais avoué mes sentiments et je les savais réciproques : j'étais heureuse !

« Bonjour Bella, sourit-il. Comment vas-tu ? »

Il m'avait tutoyée ! N'étais-ce pas la preuve de notre nouvelle proximité ? Je fermais soigneusement la porte dernière moi et me dirigeais à son chevet. Il tendit sa main brûlante vers moi et prit la mienne tendrement. Je rougissais mais me sentais soulagée de ce contact simple mais intime, que j'avais attendu depuis toujours. Je m'assis au bord du lit et nous nous contemplâmes quelques minutes.

« Je vais à merveille », soufflais-je enfin.

Il rit et embrassa ma main. Sa peau était si chaude, ses lèvres me brûlèrent doucement et gravèrent à jamais cette sensation sur ma main.

« Je n'ai pas le droit, lui expliquais-je. Tu es un patient et moi une soignante, ce genre de relation est interdite.

- Bella, à quoi bon ! Même dans l'état où je me trouve je n'ai jamais été aussi heureux. J'aime te voir, tu es le meilleur médicament de cet hôpital, marmotta-t-il. Tu souries, c'est que j'ai raison ! finit-il triomphant.

- Edward, je devrais être désolée mais je n'arrive pas à l'être, rougis-je. »

Nous discutâmes pendant trois bonnes heures de choses et d'autres. Ses lèvres se posaient de temps en temps sur ma main, mon poignet, déclenchant mes frissons et donc son hilarité. Vers 19h, le repas lui fut servit.

« Quel romantisme, notre premier repas en tête à tête ! Miss Swan, voulez-vous bien dîner avec moi ? » demanda-t-il en serrant ma main, un sourire craquant au coin des lèvres.

Nous ne partageâmes pas son repas à cause de sa maladie, mais il m'offrit son entrée et me demanda de couper son dessert en deux avant de le commencer. Le soleil se cachait derrière sa fenêtre et la chambre était dans une lumière douce et chaleureuse.

« La lumière te vas à merveille, tu es sublime Bella. »

Je ne rougis pas et posais ma main sur sa joue irradiante de chaleur. Il sourit de contentement tel un chat que l'on flatte et cela me fit rire. Jamais encore je n'avais rit de si bon cœur en sa présence. Mon rire le fascina, comme tout le reste de ma personne m'avoua-t-il, comme lui me fascinait.

Après son repas, je sortis afin de déposer son (notre) plateau sur le chariot. Dans le couloir, je croisais Carlisle qui venait tout juste de prendre son poste. Il vint vers moi, le regard froid, sombre.

« Bella !, me salua-t-il, comment va le jeune Masen ? s'enquit-il, distant.

- Il est brûlant, mais son état général n'a pas empiré depuis hier. Docteur cette fièvre qui refuse de céder m'inquiète, lui transmis-je, intriguée par son attitude.

- Bella, Mme Masen nous a quittée à l'instant. Je la tenais contre moi quand son cœur a lâché. Edward voudra certainement qu'on le lui dise et je pense que votre présence sera indispensable à cette annonce. »

Accusant le choc, j'entrais donc dans la chambre d'Edward à sa suite. Je m'avançais vers mon patient amoureux et pris sa main. Carlisle fut doux et le prévint avec tact avant de sortir. Cette froideur ne s'était jamais tant fait sentir chez lui, ce qui me surprenait de plus en plus. Edward retint ses larmes jusqu'à la fermeture de la porte, puis celles-ci coulèrent silencieusement sur ses joues.

Alors tout s'accéléra. Il serra ma main et me regarda intensément, puis ses yeux se voilèrent et son corps se raidit. Il convulsa. Avant même que j'ai eu le temps de l'appeler, Carlisle était avec nous et, me repoussant doucement, il s'occupa de notre malade.

J'étais figée. Terrifiée.

Quelques dizaines de minutes plus tard, c'est avec regret que le Docteur Cullen le fit admettre au mouroir. Encore une fois, il prenait la place d'Elizabeth, sa défunte mère qu'il suivait implacablement. Alors que sa conscience diminuait, je restais près de mon aimé, indifférente aux commentaires qui fusaient dans mon dos. Il partait vite et je tenais à l'accompagner aux portes du paradis. Je lui lu un livre de Victor Hugo – un auteur français – « Les travailleurs de la mer ». Ce livre m'avait toujours apporté la paix, ce qui semblait être son cas.

Vers 23h30, je commençais à somnoler, ma tête posée sur son ventre, alors que sa main passait dans le flou de mes cheveux bouclés.

« Je t'aime, Bella », souffla-t-il avant de s'endormir.

Une larme coula le long de ma joue, je n'y fis pas attention, la laissant courir sur ma peau. Son ventre montait et descendait à un rythme régulier, lent, profond.

Quelques minutes plus tard, c'est une main froide qui m'éveilla.

« Bella, dit froidement Carlisle, allez dormir dans votre chambre. »

Je refusais mais il m'y contraint. Jamais je n'ai reçu de lui un ordre si solennel. Je me levais donc et déposais un baiser sur le front d'Edward avant de lui rendre son amour dans un souffle au creux de son cou.

Je levais la tête sur les yeux sombres de Carlisle qui m'accompagna à l'ascenseur. Avant que les portes ne se referment sur moi, je lui dis « Pardonnez-moi Docteur », mais c'est dans ses yeux que je lu la demande que je formulais à voix haute.

Ma nuit fut dure, remplie de cauchemars. Mais avant de me réveiller, IL me revint et m'embrassa avec fougue.

« Je t'aime », murmura-t-il enfin avant que le soleil du petit matin me transperce les paupières.

Aussitôt je me préparais. 6h, j'étais en avance. Je pris l'ascenseur, direction le 2ème étage. A mon arrivée, les soignants eurent un regard compatissant, celui qui ne valait rien de bon. Je couru dans le mouroir. Déjà un infirmier sur les talons. Je n'entendis pas sa voix m'appeler, tenter de me contraindre de rester, d'attendre.

Arrivée devant son lit, je découvris celui-ci vide. Une petite bougie était allumée sur la table de chevet, signe d'un deuil nouveau.

Le 14 septembre, il m'avait à jamais quittée.

La force que je mis dans mes larmes me coupa les jambes et l'infirmier me retint dans ma chute. Il me raccompagna dans mes appartements ou je pleurais tout le jour mon jeune amour défunt.

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Voilà, ne nous en voulez pas c'était dur pour nous aussi d'écrire ça…

J'espère (Clochette) réussir à taper le chapitre 4 pour la semaine prochaine

En attendant, petits messages pour gentilles auteuses ? ^^

Bonne semaine !